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Regnum Galliae Regnum Mariae
Articles récents

Iª q. 105 a. 5 co

24 Septembre 2026 , Rédigé par Ludovicus

Iª q. 105 a. 5 co

Iª q. 105 a. 5 co. Respondeo dicendum quod Deum operari in quolibet operante aliqui sic intellexerunt, quod nulla virtus creata aliquid operaretur in rebus, sed solus Deus immediate omnia operaretur; puta quod ignis non calefaceret, sed Deus in igne, et similiter de omnibus aliis. Hoc autem est impossibile. Primo quidem, quia sic subtraheretur ordo causae et causati a rebus creatis. Quod pertinet ad impotentiam creantis, ex virtute enim agentis est, quod suo effectui det virtutem agendi. Secundo, quia virtutes operativae quae in rebus inveniuntur, frustra essent rebus attributae, si per eas nihil operarentur. Quinimmo omnes res creatae viderentur quodammodo esse frustra, si propria operatione destituerentur, cum omnis res sit propter suam operationem. Semper enim imperfectum est propter perfectius, sicut igitur materia est propter formam, ita forma, quae est actus primus, est propter suam operationem, quae est actus secundus; et sic operatio est finis rei creatae. Sic igitur intelligendum est Deum operari in rebus, quod tamen ipsae res propriam habeant operationem. Ad cuius evidentiam, considerandum est quod, cum sint causarum quatuor genera, materia quidem non est principium actionis, sed se habet ut subiectum recipiens actionis effectum. Finis vero et agens et forma se habent ut actionis principium, sed ordine quodam. Nam primo quidem, principium actionis est finis, qui movet agentem; secundo vero, agens; tertio autem, forma eius quod ab agente applicatur ad agendum (quamvis et ipsum agens per formam suam agat); ut patet in artificialibus. Artifex enim movetur ad agendum a fine, qui est ipsum operatum, puta arca vel lectus; et applicat ad actionem securim quae incidit per suum acumen. Sic igitur secundum haec tria Deus in quolibet operante operatur. Primo quidem, secundum rationem finis. Cum enim omnis operatio sit propter aliquod bonum verum vel apparens; nihil autem est vel apparet bonum, nisi secundum quod participat aliquam similitudinem summi boni, quod est Deus; sequitur quod ipse Deus sit cuiuslibet operationis causa ut finis. Similiter etiam considerandum est quod, si sint multa agentia ordinata, semper secundum agens agit in virtute primi, nam primum agens movet secundum ad agendum. Et secundum hoc, omnia agunt in virtute ipsius Dei; et ita ipse est causa actionum omnium agentium. Tertio, considerandum est quod Deus movet non solum res ad operandum, quasi applicando formas et virtutes rerum ad operationem, sicut etiam artifex applicat securim ad scindendum, qui tamen interdum formam securi non tribuit; sed etiam dat formam creaturis agentibus, et eas tenet in esse. Unde non solum est causa actionum inquantum dat formam quae est principium actionis, sicut generans dicitur esse causa motus gravium et levium; sed etiam sicut conservans formas et virtutes rerum; prout sol dicitur esse causa manifestationis colorum, inquantum dat et conservat lumen, quo manifestantur colores. Et quia forma rei est intra rem, et tanto magis quanto consideratur ut prior et universalior; et ipse Deus est proprie causa ipsius esse universalis in rebus omnibus, quod inter omnia est magis intimum rebus; sequitur quod Deus in omnibus intime operetur. Et propter hoc in sacra Scriptura operationes naturae Deo attribuuntur quasi operanti in natura; secundum illud Jb X, pelle et carnibus vestisti me, ossibus et nervis compegisti me.

 

Iª-IIae q. 10 a. 4 co. Respondeo dicendum quod, sicut Dionysius dicit, IV cap. de Div. Nom., ad providentiam divinam non pertinet naturam rerum corrumpere, sed servare. Unde omnia movet secundum eorum conditionem, ita quod ex causis necessariis per motionem divinam consequuntur effectus ex necessitate; ex causis autem contingentibus sequuntur effectus contingenter. Quia igitur voluntas est activum principium non determinatum ad unum, sed indifferenter se habens ad multa, sic Deus ipsam movet, quod non ex necessitate ad unum determinat, sed remanet motus eius contingens et non necessarius, nisi in his ad quae naturaliter movetur.

 

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Mercredi des Quatre-Temps d'Automne mémoire Saint Lin pape et martyr, mémoire de sainte Thècle.

23 Septembre 2026 , Rédigé par Ludovicus

Mercredi des Quatre-Temps d'Automne mémoire Saint Lin pape et martyr, mémoire de sainte Thècle.

Collecte

Que notre fragilité, nous vous en prions, Seigneur, soit soutenue par les remèdes de votre miséricorde ; si bien que, ruinée par suite de sa condition, elle soit restaurée par votre clémence. Par...

Lecture  Am 9, 13-15

Ainsi parle le Seigneur Dieu : « Voici que des jours viennent où le laboureur suivra de près le moissonneur, et celui qui foule le raisin celui qui répand la semence. Les montagnes feront couler la douceur et toutes les collines seront cultivées. Et je ramènerai les captifs de mon peuple Israël : ils rebâtiront les villes désertes et les habiterons. Ils planteront des vignes et en boiront le vin, ils établiront des jardins et en mangeront les fruits. Je les planterai sur leur terre et je ne les arracherai plus du pays que je leur ai donné, dit le Seigneur ton Dieu. »

Lecture  Esd II. 8, 1-10

En ces jours-là, tout le peuple s'assembla comme un seul homme sur la place qui est devant la porte des Eaux. Ils dirent à Esdras le scribe d'apporter le livre de la loi de Moïse, que le Seigneur avait prescrite à Israël. Et le prêtre Esdras apporta la loi devant la multitude des hommes et des femmes et de tous ceux qui étaient capables de l'entendre. C'était le premier jour du septième mois. Et il lut distinctement dans le livre depuis le matin jusqu'au milieu du jour, sur la place qui est devant la porte des Eaux, en présence des hommes et des femmes et de ceux qui étaient capables de l'entendre. Tout le peuple avait les oreilles attentives à la lecture du livre. Esdras, le scribe, se tenait sur une estrade de bois, qu'il avait dressé pour parler. Il ouvrit le livre devant tout le peuple, car il était élevé au-dessus de tous, et lorsqu'il l'eut ouvert, tout le peuple se tint debout. Esdras bénit le Seigneur, le grand Dieu, et tout le peuple répondit en levant les mains : « Amen, amen. » Et ils s'inclinèrent et adorèrent Dieu, prosternés jusqu'à terre.
Cependant les lévites faisaient taire le peuple, afin qu'il écoutât la loi ; et le peuple se tenait debout, chacun à sa place. Ils lisaient distinctement dans le livre de la loi de Dieu et ils en donnaient le sens, et l'on comprenait ce qui était lu. Néhémie, Esdras, le prêtre et le scribe ainsi que les lévites qui enseignaient le peuple, leur dirent : « Ce jour est consacré au Seigneur notre Dieu : ne vous attristez pas, ne pleurez pas. » Et il leur dit : « Allez, mangez des viandes grasses et buvez des liqueurs douces, et envoyez des parts à ceux qui n'ont rien préparé, car c'est le jour saint du Seigneur. Ne vous attristez pas, car la joie du Seigneur est notre force. »

Evangile Mc 9, 16-28

En ce temps-là, un homme de la foule s'adressa à Jésus et dit : « Maître, je t'ai amené mon fils, possédé d'un esprit muet. En quelque lieu où l'esprit s'empare de lui, il le jette par terre ; l'enfant écume, grince des dents et devient tout raide. J'ai prié tes disciples de chassez l'esprit et ils ne l'ont pas pu. » Jésus leur dit : « Ô génération incrédule, jusqu'à quand serai-je avec vous ? Jusqu'à quand vous supporterai-je ? Amenez-le-moi. » On le lui amena.
À la vue de Jésus, l'esprit agita l'enfant avec violence, et celui-ci, tombant à terre, se roulait en écumant. Jésus demanda au père : « Combien y a-t-il de temps que cela lui arrive ? » Il répondit : « Depuis son enfance. Souvent l'esprit l'a jeté dans le feu et dans l'eau pour le faire périr. Si tu peux quelque chose, aide-nous, aie pitié de nous. » Jésus lui dit : « Si tu peux croire, tout est possible à celui qui croit. » Aussitôt le père de l'enfant s'écria : « Je crois, Seigneur, viens en aide à mon incrédulité. » Jésus, voyant accourir la foule, menaça l'esprit impur, et lui dit : « Esprit muet et sourd, je te l'ordonne, sors de cet enfant et n'y rentre plus. » Et il sortit en poussant des cris et en l'agitant avec violence. L'enfant devint comme mort, au point que plusieurs disaient : « Il est mort. » Mais Jésus, le prenant par la main, le releva et il se tint debout.
Quand Jésus fut entré dans la maison, ses disciples lui demandèrent en particulier : « Pourquoi n'avons-nous pu chasser cet esprit ? » Il leur dit : « Ce genre de démons ne peut être chassé que par la prière et le jeûne. »

Secrète

Que cette hostie, Seigneur, nous vous en prions, nous purifie de nos péchés ; et qu'elle sanctifie les corps et les âmes de vos serviteurs en vue de la célébration de ce sacrifice. Par..

Postcommunion

Recevant les dons célestes, Seigneur, nous vous supplions humblement : ce que vous nous donnez d'accomplir par un zélé ministère, puissions-nous le percevoir convenablement avec votre grâce. Par...

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Saint Thomas de Villeneuve, évêque et confesseur mémoire de saint Maurice et ses compagnons.

22 Septembre 2026 , Rédigé par Ludovicus

Saint Thomas de Villeneuve, évêque et confesseur mémoire de saint Maurice et ses compagnons.

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Ô Dieu, qui avez orné le bienheureux évêque Thomas d'une remarquable vertu de miséricorde envers les pauvres, nous vous en prions : par son intercession, répandez avec bienveillance les richesses de votre miséricorde sur tous ceux qui vous supplient. Par...

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Saint Matthieu, apôtre et évangéliste

21 Septembre 2026 , Rédigé par Ludovicus

Saint Matthieu, apôtre et évangéliste

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Seigneur, que les prières de votre bienheureux apôtre et évangéliste Matthieu nous viennent en aide : afin que nous soit accordé par son intercession ce que nous ne pouvons obtenir par nous-mêmes. Par...

Lecture Éz 1, 10-14

Voici quelle était la ressemblance de la face des quatre vivants : une figure d'homme par-devant et une figure de lion à droite, à tous les quatre ; une figure de taureau à gauche, à tous les quatre, et une figure d'aigle par-dessus, à tous les quatre. Leurs faces et leurs ailes se déployaient au-dessus d'eux ; ils se tenaient l'un l'autre par deux de leurs ailes, et des deux autres ils couvraient leur corps. Chacun d'eux allait devant soi ; là où le mouvement de l'esprit les poussait, ils allaient ; ils ne se tournaient pas en avançant. La ressemblance des vivants et leur aspect étaient comme un feu de charbons ardents et comme un aspect de lampes. Voici ce qu'on voyait courir au milieu des vivants : l'éclat d'un feu, et la foudre sortant du feu. Et ces vivants allaient et venaient, semblables à la foudre étincelante.

Évangile  Mt 9, 9-13

En ce temps-là, Jésus vit un homme appelé Matthieu, assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » Celui-ci se leva et le suivit. Or il advint, pendant que Jésus prenait le repas dans sa maison, que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Ce que voyant, les Pharisiens dirent à ses disciples : « Pourquoi votre Maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Mais Jésus, les entendant, leur dit : « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Allez, et apprenez ce que signifie cette parole : Je veux la miséricorde et non le sacrifice. Car je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. »

Postcommunion

Ayant reçu ces sacrements, nous vous supplions, Seigneur, par l'intervention du bienheureux Matthieu, votre apôtre et évangéliste : que les mystères célébrés pour sa gloire servent à notre guérison. Par...

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XVIIe Dimanche après la Pentecôte

20 Septembre 2026 , Rédigé par Ludovicus

XVIIe Dimanche après la Pentecôte

Introït

Vous êtes juste, Seigneur, et votre jugement est droit ; usez de miséricorde envers votre serviteur. Heureux ceux qui sont sans tache dans leur voie et qui marchent selon la loi du Seigneur. ℣. Gloire..

Collecte

Donnez à votre peuple, Seigneur, nous vous en prions, d'éviter le contact du démon, et de s'attacher à vous seul, ô Dieu, d'une âme pure. Par...

Épitre Ép 4, 1-6

Mes frères, je vous prie instamment, moi qui suis prisonnier dans le Seigneur, d'avoir une conduite digne de la vocation à laquelle vous avez été appelés, en toute humilité, douceur et patience, vous supportant mutuellement dans la charité, vous efforçant de conserver l'unité d'esprit dans le lien de la paix
Il n'y a qu'un seul corps et qu'un seul esprit, de même que vous avez été appelés par votre vocation à une seule espérance. Il y a un seul Seigneur, une foi, un baptême. Il n'y a qu'un Dieu, Père de tous, qui est au-dessus de tous, qui agit par tous et qui est en nous tous, lui qui est béni dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Graduel

Heureuse la nation dont le Seigneur est le Dieu ! Heureux le peuple que le Seigneur s'est choisi pour héritage ! ℣. Par la parole du Seigneur, les cieux ont été affermis ; et du souffle de sa bouche vient toute leur force.

Évangile Mt 22, 34-46

En ce temps-là, des pharisiens vinrent à Jésus, et l'un d'eux, docteur de la loi, lui demanda pour le tenter : « Maître, quel est le plus grand commandement de la loi ? » Jésus lui dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. C'est là le plus grand et le premier commandement, et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Ces deux commandements renferment toute la loi et les prophètes. »
Comme les pharisiens étaient réunis là, Jésus leur fit à son tour cette question : « Que pensez-vous du Christ ? De qui est-il le fils ? » Ils lui répondirent : « De David. » Il dit : « Comment alors David, inspiré d'en haut, l'appelle-t-il Seigneur, en disant : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis l'escabeau de tes pieds ? Si donc David l'appelle Seigneur, comment est-il son Fils ? » Et personne ne pouvait lui répondre ; et depuis ce jour-là, nul n'osa plus l'interroger.

Offertoire

J'ai prié mon Dieu, moi Daniel, en disant : « Exaucez, Seigneur, les prières de votre serviteur ; faites briller la lumière de votre visage sur votre sanctuaire et regardez favorablement ce peuple sur lequel votre nom a été invoqué, ô Dieu. »

Secrète

Seigneur, nous supplions humblement votre majesté, afin que ces saints mystères, que nous célébrons, nous délivrent des fautes passées et à venir. Par...

Communion

Faites des vœux au Seigneur votre Dieu et accomplissez-les ; vous tous qui l'entourez, apportez vos dons au Dieu redoutable, à celui qui ôte la vie aux princes et fait trembler tous les rois de la terre.

Postcommunion

Que par les sanctifications que vous opérez, Dieu tout-puissant, nos vices soient guéris, et les remèdes éternels nous parviennent. Par...

Dom Guéranger L’année liturgique

Épître

L’Église reprend avec saint Paul, dans la lettre aux Éphésiens, l’exposition des grandeurs de ses enfants ; elle les supplie, aujourd’hui, de répondre dignement à leur vocation sublime.

Cette vocation, cet appel de Dieu, nous les connaissons en effet ; c’est l’appel du genre humain aux noces sacrées, la vocation pour nos âmes à régner dans les cieux sur le trône du Verbe, devenu leur Époux et leur Chef (Ép. 2, 5). Jadis plus rapproché de l’Épître qu’on vient de lire, l’Évangile précédent trouvait en elle son brillant commentaire, et lui-même expliquait parfaitement le terme de l’Apôtre. « Lorsque vous serez appelé aux noces, disait le Seigneur, prenez la dernière place » ; — « en toute humilité, dit l’Apôtre, montrez-vous dignes de l’appel que vous avez entendu. »

Quelle est donc maintenant la condition dont l’accomplissement doit nous montrer dignes de l’honneur suprême qui nous est fait par le Verbe éternel ? L’humilité, la mansuétude et la patience sont les moyens recommandés pour arriver au but. Mais le but lui-même, c’est l’unité de ce corps immense que le Verbe fait sien dans la célébration des noces mystiques ; la condition qu’exige l’Homme-Dieu de ceux qu’il appelle à devenir, en participation de l’Église son Épouse, os de ses os, chair de sa chair (Ép. 5, 3o), est de maintenir entre eux une telle harmonie, qu’elle fasse de tous véritablement un même esprit et un seul corps, dans le lien de la paix.

« Lien splendide ! s’écrie saint Jean Chrysostome ; lien merveilleux qui nous réunit tous mutuellement, et, tous rassemblés, nous unit à Dieu (Chrys. in Ép. ad Éph. Hom. 9, 3) ! » Sa puissance est celle de l’Esprit-Saint lui-même, toute de sainteté et d’amour ; car c’est l’Esprit qui forme ses nœuds immatériels et divins, l’Esprit faisant l’office, au sein de la multitude baptisée, de ce souffle vital qui, dans le corps humain, anime à la fois et rallie tous les membres. Par lui jeunes gens et vieillards, pauvres et riches, hommes et femmes, distincts de race et de caractère, ne sont plus qu’un seul tout comme en fusion dans l’immense embrasement dont brûle sans fin l’éternelle Trinité. Mais pour que l’incendie de l’amour infini puisse s’emparer ainsi de l’humanité régénérée, il faut qu’elle soit purgée des rivalités, des rancunes, des dissensions qui montreraient qu’elle est encore charnelle (1 Cor. 3, 3), et peu accessible dès lors à la divine flamme comme à l’union qu’elle produit. De même en effet, selon la belle comparaison de saint Jean Chrysostome (Chrys. ubi supra), de même que le feu, quand il trouve les diverses variétés de bois qu’on offre à son action préparés par une dessiccation suffisante, ne fait de tous qu’un seul bûcher, mais ne peut, s’ils sont encore humides, ni prendre sur eux isolément, ni les unir ensemble : ainsi en est-il dans l’ordre du salut ; l’humidité malsaine des passions ne laisse point prise à l’Esprit sanctificateur, et l’union, condition et but de l’amour, est dès lors impossible.

Lions-nous donc à nos frères par cette chaîne bienheureuse de la charité, qui n’immobilise que nos petites passions et dilate nos âmes au contraire, en permettant à l’Esprit de les conduire sûrement à la réalisation de l’unique espoir de notre commune vocation, qui est de nous unir à Dieu dans l’amour. Sans doute, même entre les saints ici-bas, la charité reste une vertu laborieuse, parce que, chez les meilleurs eux-mêmes, la grâce arrive rarement à restaurer sans défectuosité aucune l’équilibre des facultés rompu par le péché d’origine ; il en résulte que l’infirmité, les excès ou les fuites de la pauvre nature se font sentir, non seulement à l’humilité du juste, mais encore quelquefois, il ne l’ignore pas, à la patience bienveillante de ceux qui l’entourent. Dieu le permet pour accroître ainsi le mérite de tous, et raviver en nous le désir du ciel. Là seulement en effet, nous retrouverons facile autant que pleine harmonie avec nos semblables, par la pacification complète de nous-mêmes sous l’empire absolu du Dieu trois fois saint devenu tout en tous (1 Cor. 15, 28). Dans cette patrie fortunée, Dieu même séchera les pleurs de ses élus sur leurs misères, en renouvelant leur être à sa source infinie (Ap. 21, 4-5). Le Fils éternel, ayant en chacun de ses membres mystiques aboli l’empire des puissances ennemies et vaincu la mort (1 Cor. 15, 24-28), apparaîtra, dans la plénitude du mystère de son incarnation, comme la tête véritable de l’humanité, sanctifiée, restaurée et développée en lui (Ép. 1, 10) ; il tressaillira de voir arrivées à la mesure qui leur convenait, grâce aux soins de l’Esprit sanctificateur, les diverses parties de ce corps merveilleux (Ibid. 4, 13-16) qu’il voulut s’agréger par le lien de l’amour, pour célébrer à jamais, dans le concert du Verbe et de la création, la gloire de la Trinité souveraine. Combien alors seront dépassées les harmonies de la terre d’exil ! combien l’accord des chœurs les plus parfaits de ce monde paraîtra discordant, auprès de cet ensemble, de cette harmonie, de cet accord éternel ! Préparons-nous pour le céleste concert ; prenons soin d’ajuster nos voix, en disposant dès maintenant nos cœurs à cette plénitude de l’amour, qui n’est point d’ici-bas, mais que nous devons mériter par nos efforts et le support patient des défauts de nos frères et des nôtres.

 

 

 

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Saints Janvier évêque et ses compagnons,artyrs

19 Septembre 2026 , Rédigé par Ludovicus

Saints Janvier évêque et ses compagnons,artyrs

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Ô Dieu, qui nous réjouissez chaque année par la fête de vos saints martyrs Janvier et ses compagnons : accordez dans votre bonté que nous soyons enflammés par les exemples de ceux dont les mérites nous remplissent de joie. Par...

Saints Janvier évêque et ses compagnons,artyrs
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Saint Joseph de Cupertino, confesseur

18 Septembre 2026 , Rédigé par Ludovicus

Saint Joseph de Cupertino, confesseur

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Ô Dieu, qui avez voulu qu'une fois qu'il serait élevé de terre, tout fût attiré à votre Fils unique : faites dans votre bonté que, par les mérites et l'exemple de votre séraphique confesseur Joseph, nous élevant au-dessus de tous les désirs terrestres, nous méritions de parvenir jusqu'à celui qui vit...

Lecture Cor I. 13, 1-8

Mes frères, quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je suis comme un airain sonnant ou une cymbale retentissante. Et quand j'aurais le don de prophétie, que je pénétrerais tous les mystères et toute science, quand j'aurais même toute la foi, jusqu'à transporter les montagnes : si je n'ai pas la charité, je ne suis rien. Et quand je distribuerais tous mes biens pour nourrir les pauvres, et quand je livrerais mon corps pour être brûlé : si je n'ai pas la charité, tout cela ne me sert de rien.
La charité est patiente, elle est bienveillante ; la charité n'est pas envieuse, elle n'agit pas à la légère, elle ne s'enfle pas d'orgueil, elle n'est point ambitieuse, elle ne cherche pas ses intérêts ; elle ne s'irrite pas, elle ne pense pas le mal ; elle ne se réjouit pas de l'injustice, mais se réjouit de la vérité ; elle souffre tout, croit tout, espère tout, supporte tout. La charité ne passera jamais. Les prophéties ? Elles disparaîtront. Les langues ? Elles cesseront. La science ? Elle disparaîtra.

Saint Joseph de Cupertino, confesseur
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IIIª q. 2 a. 6 co.

17 Septembre 2026 , Rédigé par Ludovicus

IIIª q. 2 a. 6 co.

IIIª q. 2 a. 6 co. Respondeo dicendum quod, ad huius quaestionis evidentiam, sciendum est quod circa mysterium unionis duarum naturarum in Christo, duplex haeresis insurrexit. Una quidem confundentium naturas, sicut Eutychetis et Dioscori, qui posuerunt quod ex duabus naturis est constituta una natura; ita quod confitentur Christum esse ex duabus naturis, quasi ante unionem distinctis; non autem in duabus naturis, quasi post unionem naturarum distinctione cessante. Alia vero fuit haeresis Nestorii et Theodori Mopsuesteni separantium personas. Posuerunt enim aliam esse personam Filii Dei, et filii hominis. Quas dicebant sibi invicem esse unitas, primo quidem, secundum inhabitationem, inquantum scilicet Verbum Dei habitavit in illo homine sicut in templo. Secundo, secundum unitatem affectus, inquantum scilicet voluntas illius hominis est semper conformis voluntati Dei. Tertio modo, secundum operationem, prout scilicet dicebant hominem illum esse Dei Verbi instrumentum. Quarto, secundum dignitatem honoris, prout omnis honor qui exhibetur Filio Dei, exhibetur filio hominis, propter coniunctionem ad Filium Dei. Quinto, secundum aequivocationem, idest secundum communicationem nominum, prout scilicet dicimus illum hominem esse Deum et Filium Dei. Manifestum est autem omnes istos modos accidentalem unionem importare. Quidam autem posteriores magistri, putantes se has haereses declinare, in eas per ignorantiam inciderunt. Quidam enim eorum concesserunt unam Christi personam, sed posuerunt duas hypostases, sive duo supposita; dicentes hominem quendam, compositum ex anima et corpore, a principio suae conceptionis esse assumptum a Dei Verbo. Et haec est prima opinio quam Magister ponit in sexta distinctione tertii libri sententiarum. Alii vero, volentes servare unitatem personae, posuerunt Christi animam non esse corpori unitam, sed haec duo, separata ab invicem, esse unita verbo accidentaliter, ut sic non cresceret numerus personarum. Et haec est tertia opinio quam Magister ibidem ponit. Utraque autem harum opinionum incidit in haeresim Nestorii. Prima quidem, quia idem est ponere duas hypostases vel duo supposita in Christo, quod ponere duas personas, ut supra dictum est. Et si fiat vis in nomine personae, considerandum est quod etiam Nestorius utebatur unitate personae, propter unitatem dignitatis et honoris. Unde et quinta synodus definit anathema eum qui dicit unam personam secundum dignitatem, honorem et adorationem, sicut Theodorus et Nestorius insanientes conscripserunt. Alia vero opinio incidit in errorem Nestorii quantum ad hoc, quod posuit unionem accidentalem. Non enim differt dicere quod Verbum Dei unitum est homini Christo secundum inhabitationem sicut in templo suo, sicut dicebat Nestorius; et dicere quod unitum fuit Verbum homini secundum induitionem sicut vestimento, sicut dicit tertia opinio. Quae etiam dicit peius aliquid quam Nestorius, quod anima et corpus non sunt unita. Fides autem Catholica, medium tenens inter praedictas positiones, neque dicit esse unionem factam Dei et hominis secundum essentiam vel naturam; neque etiam secundum accidens; sed medio modo, secundum subsistentiam seu hypostasim. Unde in quinta synodo legitur, cum multis modis unitas intelligatur, qui iniquitatem Apollinarii et Eutychetis sequuntur, interemptionem eorum quae convenerunt colentes, (idest, interimentes utramque naturam), unionem secundum confusionem dicunt; Theodori autem et Nestorii sequaces, divisione gaudentes, affectualem unitatem introducunt, sancta vero Dei Ecclesia, utriusque perfidiae impietatem reiiciens unionem Dei verbi ad carnem secundum compositionem confitetur, quod est secundum subsistentiam. Sic igitur patet quod secunda trium opinionum quas Magister ponit, quae asserit unam hypostasim Dei et hominis, non est dicenda opinio, sed sententia Catholicae fidei. Similiter etiam prima opinio, quae ponit duas hypostases; et tertia, quae ponit unionem accidentalem; non sunt dicendae opiniones, sed haereses in Conciliis ab Ecclesia damnatae.

 

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Saints Corneille pape et Cyprien évêque martyrs mémoire des saints Euphémie, Lucie et Géminien.

16 Septembre 2026 , Rédigé par Ludovicus

Saints Corneille pape et Cyprien évêque martyrs mémoire des saints Euphémie, Lucie et Géminien.

Collecte

Nous vous en prions, Seigneur, que la fête des saints évêques martyrs Corneille et Cyprien nous protège, et que leur vénérable prière nous recommande auprès de vous. Par...

 

La commémoration, le même jour, de ces deux martyrs est très ancienne; déjà le martyrologe de saint Jérôme les évoque ensemble. La date choisie indique, en particulier, la déposition du premier de la chaire de saint Pierre, et la mort du second par décapitation.

Corneille, le Pape de l’accueil

A Rome, en 251, après quelque temps de vacance du saint Siège due à la persécution de Dèce, est élu Pape Corneille, romain, peut-être d’origine noble, certainement reconnu comme un homme de foi, juste et aimable. Son élection, cependant, n’est pas acceptée par l’hérétique Novatien qui se fait consacrer antipape et promeut un schisme justement au sein de l’Eglise dans la ville de Rome. Corneille, qui reçoit à distance le soutien de l’évêque Cyprien, est accusé d’être trop faible avec les «lapsi»: les apostats qui reviennent à l’Eglise sans la pénitence et le repentir nécessaires, mais en présentant simplement un certificat de réconciliation obtenu chez quelque confesseur dissident. Comme si cela ne suffisait pas, une épidémie de peste éclate à Rome ainsi que la persécution antichrétienne de Gallus. Le pape Corneille est exilé à Civitavecchia où il meurt, mais il sera enterré à Rome dans les catacombes de saint Calliste.

Cyprien, l’évêque converti

Cyprien naît à Carthage en 210; c’est un habile rhéteur et avocat. Puis un jour il rencontre la parole de Jésus et se convertit au christianisme. Nous sommes en 246 environ. Grâce à sa renommée d’intellectuel, il est aussitôt ordonné prêtre et consacré évêque de sa ville. A Carthage aussi la situation des chrétiens n’est pas facile: les persécutions voulues, d’abord par Dèce, puis par Gallus, Valérien et Galien y font fureur et beaucoup de fidèles, plutôt que mourir, décident de retourner au paganisme. Cependant certains s’en repentent ensuite, mais l’attitude d’accueil et de bienveillance observée par l’évêque Cyprien à leurs égards est mal vue par les rigoristes. Impliqué lui aussi dans la controverse des «lapsi», lutte contre le prêtre Novatus, partisan local de l’antipape Novatien, et contre le diacre Felicissimo qui avait élu Fortunatus comme anti évêque. En 252 il réussit à convoquer un Concile à Carthage et à les faire condamner; le pape Corneille, à Rome, confirme l’excommunication. Durant la persécution de Valérien, Cyprien revient clandestinement à Carthage pour y donner témoignage de la foi en mourant martyr.

Source VaticanNews

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Notre-Dame des Sept Douleurs mémoire de saint Nicodème.

15 Septembre 2026 , Rédigé par Ludovicus

Notre-Dame des Sept Douleurs mémoire de saint Nicodème.

Introït

Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Salomé et Marie-Madeleine. ℣. « Femme, voici ton fils » dit Jésus ; il dit ensuite au disciple : « Voilà ta mère. » ℣. Gloire.

Collecte

Ô Dieu, pendant votre passion, suivant la prophétie de Siméon, un glaive de douleur a transpercé l'âme très douce de la glorieuse Vierge Marie, votre mère ; accordez dans votre bonté, à nous qui commémorons avec vénération sa souffrance, d'obtenir l'heureux effet de votre passion. Vous qui...

Lecture  Jdt 13, 22-25

Le Seigneur vous a bénie dans sa force, car par vous il a réduit à néant tous nos ennemis. Ma fille, vous êtes bénie par le Seigneur, le Dieu très haut, plus que toutes les femmes qui sont sur la terre. Béni soit le Seigneur, créateur du ciel et de la terre, qui a conduit votre main pour trancher la tête au plus grand de nos ennemis ; car il a rendu aujourd'hui votre nom si glorieux, que votre louange ne disparaîtra pas de la bouche des hommes, qui se souviendront éternellement de la puissance du Seigneur, car pour eux vous n'avez pas épargné votre vie, à cause des souffrances et de la détresse de votre race, mais vous nous avez sauvés de la ruine, en présence de notre Dieu.

Séquence

Debout, la Mère des douleurs,
Près de la croix était en larmes,
Quand son Fils pendait au bois.
Alors, son âme gémissante,
Toute triste et toute dolente,
Un glaive le transperça.
Qu’elle était triste, anéantie,
La femme entre toutes bénie,
La Mère du Fils de Dieu !
Dans le chagrin qui la poignait,
Cette tendre Mère pleurait
Son Fils mourant sous ses yeux.
Quel homme sans verser de pleurs
Verrait la Mère du Seigneur
Endurer si grand supplice ?
Qui pourrait dans l’indifférence
Contempler en cette souffrance
La Mère auprès de son Fils ?
Pour toutes les fautes humaines,
Elle vit Jésus dans la peine
Et sous les fouets meurtri.
Elle vit l’Enfant bien-aimé
Mourir tout seul, abandonné,
Et soudain rendre l’esprit.
Ô Mère, source de tendresse,
Fais-moi sentir grande tristesse
Pour que je pleure avec toi.
Fais que mon âme soit de feu
Dans l’amour du Seigneur mon Dieu :
Que je lui plaise avec toi.
Mère sainte, daigne imprimer
Les plaies de Jésus crucifié
En mon cœur très fortement.
Pour moi, ton Fils voulut mourir,
Aussi donne-moi de souffrir
Une part de ses tourments.
Donne-moi de pleurer en toute vérité,
Comme toi près du crucifié,
Tant que je vivrai !
Je désire auprès de la croix
Me tenir, debout avec toi,
Dans ta plainte et ta souffrance.
Vierge des vierges, toute pure,
Ne sois pas envers moi trop dure,
Fais que je pleure avec toi.
Du Christ fais-moi porter la mort,
Revivre le douloureux sort
Et les plaies, au fond de moi.
Fais que ses propres plaies me blessent,
Que la croix me donne l’ivresse
Du sang versé par ton Fils.
Je crains les flammes éternelles ;
O Vierge, assure ma tutelle
A l’heure de la justice.
Ô Christ, à l’heure de partir,
Puisse ta Mère me conduire
À la palme des vainqueurs.
À l’heure où mon corps va mourir,
À mon âme, fais obtenir
La gloire du paradis. Amen. Alléluia.

Évangile Jn 19, 25-27

En ce temps-là, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie-Madeleine. Jésus, ayant vu sa mère et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Il dit ensuite au disciple : « Voilà ta mère. » Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

Secrète

Nous vous offrons des prières et des hosties, Seigneur Jésus-Christ, et vous supplions humblement afin que, commémorant dans nos prières la transfixion du très doux esprit de la bienheureuse Marie, votre mère, nous soyons, par sa très aimante et fréquente intercession, par celle des saints qui l'entouraient au pied de la croix et par les mérites de votre mort, récompensés avec les bienheureux. Vous qui...

Communion

Heureuse l'âme de la bienheureuse Vierge Marie qui, sans mourir, obtint la palme du martyre au pied de la croix du Seigneur.

Postcommunion

Seigneur Jésus-Christ, que le sacrifice auquel nous avons pris part en célébrant dévotement la transfixion de la Vierge, votre mère, nous obtienne de votre clémence la réalisation de tout bien salutaire. Vous qui...

 

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