Saint Joseph de Cupertino, confesseur
Collecte
Ô Dieu, qui avez voulu qu'une fois qu'il serait élevé de terre, tout fût attiré à votre Fils unique : faites dans votre bonté que, par les mérites et l'exemple de votre séraphique confesseur Joseph, nous élevant au-dessus de tous les désirs terrestres, nous méritions de parvenir jusqu'à celui qui vit...
Lecture Cor I. 13, 1-8
Mes frères, quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je suis comme un airain sonnant ou une cymbale retentissante. Et quand j'aurais le don de prophétie, que je pénétrerais tous les mystères et toute science, quand j'aurais même toute la foi, jusqu'à transporter les montagnes : si je n'ai pas la charité, je ne suis rien. Et quand je distribuerais tous mes biens pour nourrir les pauvres, et quand je livrerais mon corps pour être brûlé : si je n'ai pas la charité, tout cela ne me sert de rien.
La charité est patiente, elle est bienveillante ; la charité n'est pas envieuse, elle n'agit pas à la légère, elle ne s'enfle pas d'orgueil, elle n'est point ambitieuse, elle ne cherche pas ses intérêts ; elle ne s'irrite pas, elle ne pense pas le mal ; elle ne se réjouit pas de l'injustice, mais se réjouit de la vérité ; elle souffre tout, croit tout, espère tout, supporte tout. La charité ne passera jamais. Les prophéties ? Elles disparaîtront. Les langues ? Elles cesseront. La science ? Elle disparaîtra.
IIIª q. 2 a. 6 co.
IIIª q. 2 a. 6 co. Respondeo dicendum quod, ad huius quaestionis evidentiam, sciendum est quod circa mysterium unionis duarum naturarum in Christo, duplex haeresis insurrexit. Una quidem confundentium naturas, sicut Eutychetis et Dioscori, qui posuerunt quod ex duabus naturis est constituta una natura; ita quod confitentur Christum esse ex duabus naturis, quasi ante unionem distinctis; non autem in duabus naturis, quasi post unionem naturarum distinctione cessante. Alia vero fuit haeresis Nestorii et Theodori Mopsuesteni separantium personas. Posuerunt enim aliam esse personam Filii Dei, et filii hominis. Quas dicebant sibi invicem esse unitas, primo quidem, secundum inhabitationem, inquantum scilicet Verbum Dei habitavit in illo homine sicut in templo. Secundo, secundum unitatem affectus, inquantum scilicet voluntas illius hominis est semper conformis voluntati Dei. Tertio modo, secundum operationem, prout scilicet dicebant hominem illum esse Dei Verbi instrumentum. Quarto, secundum dignitatem honoris, prout omnis honor qui exhibetur Filio Dei, exhibetur filio hominis, propter coniunctionem ad Filium Dei. Quinto, secundum aequivocationem, idest secundum communicationem nominum, prout scilicet dicimus illum hominem esse Deum et Filium Dei. Manifestum est autem omnes istos modos accidentalem unionem importare. Quidam autem posteriores magistri, putantes se has haereses declinare, in eas per ignorantiam inciderunt. Quidam enim eorum concesserunt unam Christi personam, sed posuerunt duas hypostases, sive duo supposita; dicentes hominem quendam, compositum ex anima et corpore, a principio suae conceptionis esse assumptum a Dei Verbo. Et haec est prima opinio quam Magister ponit in sexta distinctione tertii libri sententiarum. Alii vero, volentes servare unitatem personae, posuerunt Christi animam non esse corpori unitam, sed haec duo, separata ab invicem, esse unita verbo accidentaliter, ut sic non cresceret numerus personarum. Et haec est tertia opinio quam Magister ibidem ponit. Utraque autem harum opinionum incidit in haeresim Nestorii. Prima quidem, quia idem est ponere duas hypostases vel duo supposita in Christo, quod ponere duas personas, ut supra dictum est. Et si fiat vis in nomine personae, considerandum est quod etiam Nestorius utebatur unitate personae, propter unitatem dignitatis et honoris. Unde et quinta synodus definit anathema eum qui dicit unam personam secundum dignitatem, honorem et adorationem, sicut Theodorus et Nestorius insanientes conscripserunt. Alia vero opinio incidit in errorem Nestorii quantum ad hoc, quod posuit unionem accidentalem. Non enim differt dicere quod Verbum Dei unitum est homini Christo secundum inhabitationem sicut in templo suo, sicut dicebat Nestorius; et dicere quod unitum fuit Verbum homini secundum induitionem sicut vestimento, sicut dicit tertia opinio. Quae etiam dicit peius aliquid quam Nestorius, quod anima et corpus non sunt unita. Fides autem Catholica, medium tenens inter praedictas positiones, neque dicit esse unionem factam Dei et hominis secundum essentiam vel naturam; neque etiam secundum accidens; sed medio modo, secundum subsistentiam seu hypostasim. Unde in quinta synodo legitur, cum multis modis unitas intelligatur, qui iniquitatem Apollinarii et Eutychetis sequuntur, interemptionem eorum quae convenerunt colentes, (idest, interimentes utramque naturam), unionem secundum confusionem dicunt; Theodori autem et Nestorii sequaces, divisione gaudentes, affectualem unitatem introducunt, sancta vero Dei Ecclesia, utriusque perfidiae impietatem reiiciens unionem Dei verbi ad carnem secundum compositionem confitetur, quod est secundum subsistentiam. Sic igitur patet quod secunda trium opinionum quas Magister ponit, quae asserit unam hypostasim Dei et hominis, non est dicenda opinio, sed sententia Catholicae fidei. Similiter etiam prima opinio, quae ponit duas hypostases; et tertia, quae ponit unionem accidentalem; non sunt dicendae opiniones, sed haereses in Conciliis ab Ecclesia damnatae.
Saints Corneille pape et Cyprien évêque martyrs mémoire des saints Euphémie, Lucie et Géminien.
Collecte
Nous vous en prions, Seigneur, que la fête des saints évêques martyrs Corneille et Cyprien nous protège, et que leur vénérable prière nous recommande auprès de vous. Par...
La commémoration, le même jour, de ces deux martyrs est très ancienne; déjà le martyrologe de saint Jérôme les évoque ensemble. La date choisie indique, en particulier, la déposition du premier de la chaire de saint Pierre, et la mort du second par décapitation.
Corneille, le Pape de l’accueil
A Rome, en 251, après quelque temps de vacance du saint Siège due à la persécution de Dèce, est élu Pape Corneille, romain, peut-être d’origine noble, certainement reconnu comme un homme de foi, juste et aimable. Son élection, cependant, n’est pas acceptée par l’hérétique Novatien qui se fait consacrer antipape et promeut un schisme justement au sein de l’Eglise dans la ville de Rome. Corneille, qui reçoit à distance le soutien de l’évêque Cyprien, est accusé d’être trop faible avec les «lapsi»: les apostats qui reviennent à l’Eglise sans la pénitence et le repentir nécessaires, mais en présentant simplement un certificat de réconciliation obtenu chez quelque confesseur dissident. Comme si cela ne suffisait pas, une épidémie de peste éclate à Rome ainsi que la persécution antichrétienne de Gallus. Le pape Corneille est exilé à Civitavecchia où il meurt, mais il sera enterré à Rome dans les catacombes de saint Calliste.
Cyprien, l’évêque converti
Cyprien naît à Carthage en 210; c’est un habile rhéteur et avocat. Puis un jour il rencontre la parole de Jésus et se convertit au christianisme. Nous sommes en 246 environ. Grâce à sa renommée d’intellectuel, il est aussitôt ordonné prêtre et consacré évêque de sa ville. A Carthage aussi la situation des chrétiens n’est pas facile: les persécutions voulues, d’abord par Dèce, puis par Gallus, Valérien et Galien y font fureur et beaucoup de fidèles, plutôt que mourir, décident de retourner au paganisme. Cependant certains s’en repentent ensuite, mais l’attitude d’accueil et de bienveillance observée par l’évêque Cyprien à leurs égards est mal vue par les rigoristes. Impliqué lui aussi dans la controverse des «lapsi», lutte contre le prêtre Novatus, partisan local de l’antipape Novatien, et contre le diacre Felicissimo qui avait élu Fortunatus comme anti évêque. En 252 il réussit à convoquer un Concile à Carthage et à les faire condamner; le pape Corneille, à Rome, confirme l’excommunication. Durant la persécution de Valérien, Cyprien revient clandestinement à Carthage pour y donner témoignage de la foi en mourant martyr.
Source VaticanNews
Notre-Dame des Sept Douleurs mémoire de saint Nicodème.
Introït
Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Salomé et Marie-Madeleine. ℣. « Femme, voici ton fils » dit Jésus ; il dit ensuite au disciple : « Voilà ta mère. » ℣. Gloire.
Collecte
Ô Dieu, pendant votre passion, suivant la prophétie de Siméon, un glaive de douleur a transpercé l'âme très douce de la glorieuse Vierge Marie, votre mère ; accordez dans votre bonté, à nous qui commémorons avec vénération sa souffrance, d'obtenir l'heureux effet de votre passion. Vous qui...
Lecture Jdt 13, 22-25
Le Seigneur vous a bénie dans sa force, car par vous il a réduit à néant tous nos ennemis. Ma fille, vous êtes bénie par le Seigneur, le Dieu très haut, plus que toutes les femmes qui sont sur la terre. Béni soit le Seigneur, créateur du ciel et de la terre, qui a conduit votre main pour trancher la tête au plus grand de nos ennemis ; car il a rendu aujourd'hui votre nom si glorieux, que votre louange ne disparaîtra pas de la bouche des hommes, qui se souviendront éternellement de la puissance du Seigneur, car pour eux vous n'avez pas épargné votre vie, à cause des souffrances et de la détresse de votre race, mais vous nous avez sauvés de la ruine, en présence de notre Dieu.
Séquence
Debout, la Mère des douleurs,
Près de la croix était en larmes,
Quand son Fils pendait au bois.
Alors, son âme gémissante,
Toute triste et toute dolente,
Un glaive le transperça.
Qu’elle était triste, anéantie,
La femme entre toutes bénie,
La Mère du Fils de Dieu !
Dans le chagrin qui la poignait,
Cette tendre Mère pleurait
Son Fils mourant sous ses yeux.
Quel homme sans verser de pleurs
Verrait la Mère du Seigneur
Endurer si grand supplice ?
Qui pourrait dans l’indifférence
Contempler en cette souffrance
La Mère auprès de son Fils ?
Pour toutes les fautes humaines,
Elle vit Jésus dans la peine
Et sous les fouets meurtri.
Elle vit l’Enfant bien-aimé
Mourir tout seul, abandonné,
Et soudain rendre l’esprit.
Ô Mère, source de tendresse,
Fais-moi sentir grande tristesse
Pour que je pleure avec toi.
Fais que mon âme soit de feu
Dans l’amour du Seigneur mon Dieu :
Que je lui plaise avec toi.
Mère sainte, daigne imprimer
Les plaies de Jésus crucifié
En mon cœur très fortement.
Pour moi, ton Fils voulut mourir,
Aussi donne-moi de souffrir
Une part de ses tourments.
Donne-moi de pleurer en toute vérité,
Comme toi près du crucifié,
Tant que je vivrai !
Je désire auprès de la croix
Me tenir, debout avec toi,
Dans ta plainte et ta souffrance.
Vierge des vierges, toute pure,
Ne sois pas envers moi trop dure,
Fais que je pleure avec toi.
Du Christ fais-moi porter la mort,
Revivre le douloureux sort
Et les plaies, au fond de moi.
Fais que ses propres plaies me blessent,
Que la croix me donne l’ivresse
Du sang versé par ton Fils.
Je crains les flammes éternelles ;
O Vierge, assure ma tutelle
A l’heure de la justice.
Ô Christ, à l’heure de partir,
Puisse ta Mère me conduire
À la palme des vainqueurs.
À l’heure où mon corps va mourir,
À mon âme, fais obtenir
La gloire du paradis. Amen. Alléluia.
Évangile Jn 19, 25-27
En ce temps-là, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie-Madeleine. Jésus, ayant vu sa mère et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Il dit ensuite au disciple : « Voilà ta mère. » Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
Secrète
Nous vous offrons des prières et des hosties, Seigneur Jésus-Christ, et vous supplions humblement afin que, commémorant dans nos prières la transfixion du très doux esprit de la bienheureuse Marie, votre mère, nous soyons, par sa très aimante et fréquente intercession, par celle des saints qui l'entouraient au pied de la croix et par les mérites de votre mort, récompensés avec les bienheureux. Vous qui...
Communion
Heureuse l'âme de la bienheureuse Vierge Marie qui, sans mourir, obtint la palme du martyre au pied de la croix du Seigneur.
Postcommunion
Seigneur Jésus-Christ, que le sacrifice auquel nous avons pris part en célébrant dévotement la transfixion de la Vierge, votre mère, nous obtienne de votre clémence la réalisation de tout bien salutaire. Vous qui...
Exaltation de la Sainte Croix
Introït
Quant à nous, c'est dans la croix de notre Seigneur Jésus-Christ qu'il nous faut nous glorifier : en lui est notre salut, notre vie et notre résurrection ; par lui nous avons été sauvés et délivrés. Que Dieu ait pitié de nous et qu'il nous bénisse ; qu'il fasse luire sur nous la lumière de son visage et qu'il nous fasse miséricorde. ℣. Gloire..
Collecte
Dieu qui, chaque année, en ce jour, nous réjouissez par la fête de l'Exaltation de la sainte Croix : faites, nous vous en prions, qu'après avoir connu le mystère du Christ sur la terre, nous méritions de recueillir les fruits de sa Rédemption dans le ciel. Par le même...
Épitre Ph 2, 5-11
Mes frères, ayez en vous les mêmes sentiments dont était animé le Christ Jésus, lui qui, bien qu'il fût de condition divine, n'a pas retenu avidement son égalité avec Dieu ; mais il s'est anéanti lui-même en prenant la condition d'esclave, devenant semblable aux hommes, et reconnu extérieurement comme un homme. Il s'est abaissé lui-même, se faisant obéissant jusqu'à la mort, et à la mort de la croix. C'est pourquoi Dieu l'a exalté et lui a donné un nom qui est au-dessus de tout nom : (ici on fléchit le genou) afin qu'au nom de Jésus, tout genou fléchisse au ciel, sur terre et dans les enfers, et que toute langue proclame que le Seigneur Jésus-Christ est dans la gloire de Dieu le Père.
Évangile Jn 12, 31-36
En ce temps-là, Jésus dit à la foule : « Maintenant a lieu le jugement du monde, maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors. Et moi, quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai tous les hommes à moi. » (En parlant ainsi, il indiquait de quelle mort il devait mourir.) La foule lui répondit : « Nous avons appris par la loi que le Christ demeure éternellement ; comment donc dis-tu : "Il faut que le Fils de l'homme soit élevé" ? Qui est ce Fils de l'homme ? » Jésus leur dit : « Pour un peu de temps encore, la lumière est parmi vous. Marchez, pendant que vous avez la lumière, de peur que les ténèbres ne vous surprennent ; celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va. Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous soyez des enfants de lumière. »
Offertoire
Seigneur, par le signe de la sainte Croix, protégez votre peuple contre les embûches de tous ses ennemis ; afin que notre ministère vous agrée et que vous acceptiez notre sacrifice, alléluia.
Secrète
Avant de nous fortifier par le corps et le sang de notre Seigneur Jésus-Christ, qui a sanctifié l'étendard de la Croix, nous vous demandons, Seigneur notre Dieu, qu'ayant mérité de l'adorer, nous jouissions éternellement aussi des effets de sa gloire salutaire. Par le même...
Communion
Par le signe de la croix, délivrez-nous de nos ennemis, ô notre Dieu.
Postcommunion
Assistez-nous, Seigneur notre Dieu ; et puisque vous nous réjouissez par l'honneur rendu à la sainte Croix, défendez-nous aussi par sa continuelle protection. Par...
XVIe Dimanche après la Pentecôte
Introït
Ayez pitié de moi, Seigneur, car tout le jour j'ai crié vers vous : parce que vous êtes, Seigneur, doux et bon, et riche en miséricorde pour tous ceux qui vous invoquent. Inclinez votre oreille vers moi, Seigneur, et exaucez-moi, car je suis pauvre et sans ressources. ℣. Gloire...
Collecte
Nous vous en prions, Seigneur : que toujours votre grâce nous prévienne et nous suive, et qu'elle nous donne d'être sans cesse appliqués aux bonnes œuvres. Par...
Épitre Ép 3, 13-21
Frères, je vous le demande, ne vous laissez pas abattre par les épreuves que j'endure pour vous : elles sont votre gloire.
C'est pourquoi je fléchis les genoux devant le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, duquel toute paternité tire son nom dans les cieux et sur la terre ; afin qu'il vous donne, selon les richesses de sa gloire, d'être puissamment fortifiés par son Esprit dans l'homme intérieur : pour que le Christ habite en vos cœurs par la foi, et qu'enracinés et fondés dans la charité, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur, et connaître cet amour du Christ qui surpasse toute connaissance, de sorte que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu.
À Celui qui peut tout faire, et bien au-delà de nos demandes et de nos pensées, en vertu de la puissance qui agit en nous, à lui la gloire dans l'Église et dans le Christ Jésus, pour toutes les générations, aux siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Évangile Lc 14, 1-11
En ce temps-là, Jésus était allé prendre son repas, un jour de sabbat, chez l'un des chefs des pharisiens, et ceux-ci l'observaient.
Or voici qu'il y avait devant lui un hydropique. Jésus, prenant la parole, dit aux docteurs de la Loi et aux pharisiens : « Est-il permis de guérir, le jour du sabbat ? » Mais ils gardèrent le silence. Jésus, prenant le malade, le guérit et le renvoya. Et il leur dit : « Lequel de vous, si son âne ou son bœuf tombe dans un puits, ne l'en retire aussitôt, le jour du sabbat ? » Et ils ne pouvaient rien répondre à cela.
Il disait encore une parabole aux invités, en remarquant comment ils choisissaient les premières places ; il leur disait : « Lorsqu'on t'invite à des noces, ne te mets pas à la première place ; de peur qu'on n'ait invité quelqu'un de plus digne que toi, et que celui qui vous a invités, toi et lui, ne vienne te dire : "Cède-lui la place." Alors tu irais, à ta honte, occuper la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place ; et ainsi, lorsque viendra celui qui t'a invité, il te dira : "Mon ami, monte plus haut." Alors ce sera pour toi un honneur devant tous les autres convives. Car quiconque s'élève sera abaissé, et qui s'abaisse sera élevé. »
Offertoire
Seigneur, voyez à me secourir ; que ceux qui cherchent à m'ôter la vie soient couvert de honte et saisis de crainte. Seigneur, voyez à me secourir.
Secrète
Purifiez-nous, Seigneur, nous vous en prions, par la vertu du présent sacrifice ; et dans votre miséricorde à notre égard, faites que nous méritions d'y participer. Par...
Communion
Seigneur, je ne me souviendrai que de votre justice ; ô Dieu, vous m'avez instruit dès ma jeunesse ; jusqu'au temps de la vieillesse et des cheveux blancs, mon Dieu, ne m'abandonnez pas.
Postcommunion
Dans votre bonté, Seigneur, nous vous en prions, purifiez et renouvelez nos âmes par les célestes sacrements, en sorte que nous en retirions aussi un secours pour nos corps, tant dans le présent que dans le futur.
Épître
Mon cœur a proféré une parole excellente ; c’est au Roi que je dédie mes œuvres (Ps. 44, 2). L’enthousiasme du Psalmiste chantant l’épithalame sacré est passé dans l’âme du Docteur des nations, et lui inspire cette lettre merveilleuse qui résume les sublimités de son enseignement comme un hymne d’amour. Devenu le prisonnier de Néron, Paul montre bien que la parole de Dieu n’est pas arrêtée sous les liens qui retiennent l’apôtre captif (2 Tm. 2, 9).
L’Épître aux Éphésiens n’est pas, de beaucoup, la plus longue de ses lettres ; il n’en est point pourtant auxquelles soient faits de plus nombreux emprunts dans toute la série des Dimanches après la Pentecôte : nous devons en conclure qu’elle présente, mieux qu’aucune autre, la pensée dominante à laquelle l’Église voudrait ramener ses fils dans cette partie de l’Année liturgique. Apprenons donc le mystère de l’Évangile (Ép. 6, 19), en écoutant le héraut qui reçut pour mission spéciale d’annoncer aux nations ce trésor resté caché en Dieu depuis les siècles éternels (Ibid. 3, 8-9). C’est comme ambassadeur qu’il vient vers nous (Ibid. 6, 20) ; les chaînes qui chargent ses bras, loin d’affaiblir l’autorité de son message, sont l’insigne glorieux qui l’accrédite auprès des disciples du Dieu du Calvaire.
Dieu seul au reste, il le déclare, peut fortifier suffisamment en nous les sens de l’homme intérieur pour nous permettre de connaître, avec les saints, les dimensions du grand mystère du Christ habitant l’homme afin de le remplir de la plénitude de Dieu. C’est pourquoi, fléchissant les genoux devant Celui de qui découle tout don parfait et qui nous a engendrés dans la vérité par son amour (s. Jc. 1, 17-18), il lui demande d’ouvrir par la foi et la charité les yeux de notre cœur, afin que nous comprenions les richesses glorieuses de l’héritage qu’il réserve à ses fils et le déploiement de puissance dont sont l’objet nos âmes ici-bas même (Ép. 1, 18- 19).
Mais si la sainteté est nécessaire pour obtenir l’épanouissement complet de la vie divine dont parle l’Apôtre, observons également que le désir de saint Paul et sa prière étant pour tous, il s’en suit que personne n’est exclu de cette vocation sublime. Et par le fait, selon la remarque de saint Jean Chrysostome (In ép. ad Éph. Hom. 1), les chrétiens auxquels il s’adresse vivent au milieu du monde, ayant femme, enfants et serviteurs, puisqu’il leur trace des règles de conduite sur tous ces points (Ép. 5, 22 ; 6, 1, 5). Les saints d’Éphèse, comme de partout, ne sont autres que les fidèles du Christ Jésus (Ép. 1,1), c’est-à-dire ceux qui suivent fidèlement l’impulsion du Seigneur dans la condition qui leur est propre. Or il ne tient qu’à nous de suivre la grâce ; nos résistances seules empêchent l’Esprit de faire de nous des saints. L’accès des régions supérieures où le mouvement progressif de la sainte Liturgie, depuis la Pentecôte, introduit l’Église est ouvert à tous. Si, peut-être, le nouvel ordre d’idées amené par ce mouvement a semblé plus d’une fois dépasser nos forces, peut-être aussi ne pourrions-nous point nous rendre le témoignage d’avoir mis à profit comme il convenait, depuis l’Avent et Noël, les enseignements, les grâces de tout genre, qui devaient développer en nous concurremment la vie chrétienne et la lumière. L’Église s’est mise à la portée de tous au commencement du Cycle ; mais elle ne pouvait rester stationnaire, et, par égard pour nos tiédeurs, négliger de conduire les hommes de bonne volonté à cette union divine qu’on leur avait annoncée comme devant « couronner à la fois le Cycle et l’âme sanctifiée par le Cycle (Le Temps de Noël. Chap. 3). » Gardons-nous cependant de perdre courage. Le Cycle de la Liturgie ne se déroule pas une fois seulement au ciel de la sainte Église. Bientôt, revenant à son point de départ, il adaptera de nouveau la puissance de ses rayons à notre faiblesse. Si alors, instruits par l’expérience, nous ne nous contentons pas d’admirer comme à distance la gracieuse poésie, la douceur et les charmes de ses débuts ; si nous voulons sérieusement grandir avec cette lumière qui n’est autre que le Christ (s. Jean 1, 5), en profitant des grâces de croissance qu’elle répandra de nouveau dans les âmes : l’œuvre de notre sanctification, déjà ébauchée, « pourra recevoir le complément que l’infirmité humaine avait suspendu (Le Temps ap. la Pentec. Chap. 3). »
Dès maintenant, si peu complètes que puissent être nos dispositions, l’Esprit de miséricorde, qui règne sur cette partie du Cycle, ne refusera pas à notre humble prière de suppléer en quelque chose à ce qui nous manque. C’est déjà beaucoup, d’ailleurs, que l’œil de notre foi ait vu s’élargir devant lui les horizons surnaturels, qu’il ait pénétré dans les régions sereines où, loin du regard hébété de l’homme animal (1 Cor. 2, 14), la Sagesse révèle aux parfaits ce secret de l’amour que ne connaissent point les puissants et les sages de ce monde, que l’œil n’avait point vu, ni l’oreille entendu, ni le cœur même soupçonné ou compris (Ibid. 6-9). Nous comprendrons mieux désormais les divines réalités qui remplissent la vie des serviteurs de Dieu ; elles nous apparaîtront comme dépassant mille fois, par leur importance et leur grandeur, les vaines futilités ou les occupations au sein desquelles s’écoule l’existence prétendue positive des hommes de plaisirs ou d’affaires. Méditons sans fin le bienfait de cette élection divine qui nous a désignés, avant les siècles, pour être comblés de toutes les bénédictions spirituelles (Ép. 1, 3), dont les bénédictions temporelles de l’ancien peuple (Dt. 28, 1-14) étaient la figure. Le monde n’était point encore, et déjà Dieu nous voyait dans son Verbe (Ép 1, 4) ; il assignait à chacun de nous la place qu’il devait occuper dans le corps de son Christ (1 Cor. 12, 12-31 ; Ép. 4, 4, 12-16) ; par avance, son regard paternel nous contemplait revêtus de cette grâce (Ibid. 1, 6) qui lui fait trouver dans l’Homme-Dieu ses complaisances, et il nous prédestinait (Ibid. 4-5), comme étant les membres de ce Fils bien-aimé, à nous asseoir avec lui à sa droite au plus haut des cieux (Ibid. 20-23 ; 2, 6).
Combien grandes ne sont pas nos obligations envers le Père souverain dont la bienveillance (Ibid. 1, 9) a décrété d’accorder de tels dons à la terre ! Sa volonté est son seul conseil (Ibid. 11), l’unique règle de ses actes ; et sa volonté n’est qu’amour. C’est de la mort coupable du péché (Ibid. 7 ; 11, 1-5) qu’il nous appelle à cette vie qui n’est autre que la sienne à lui-même ; c’est de l’abîme ignominieux des vices, qu’après nous avoir lavés dans le sang de son Fils (Ibid. 1, 7), il nous élève à cette gloire dont le spectacle étonne les anges et les plonge dans un saint tremblement (Hymn. Ascens. ad Mat.).
Soyons donc saints (Ép. 1, 4) à l’honneur de sa grâce (Ibid. 6). Le Christ est, dans sa divinité, la splendeur substantielle du Père et sa louange éternelle (Hé. 1, 3) ; s’il a pris un corps, s’il s’est fait notre chef, ce n’a été que pour chanter sur un rythme nouveau le cantique des cieux : non content de présenter dans son humanité sainte aux regards de son Père le rayonnement créé des perfections infinies, il a voulu que la création entière renvoyât à l’adorable Trinité l’écho des divines harmonies. C’est pourquoi, rompant dans sa chair l’ancienne inimitié du gentil et du juif (Ép. 2, 14-18) et rassemblant les hommes ennemis, il fait d’eux tous un même esprit, un seul corps, dont les mille voix s’unissent par lui dans l’unité de l’amour aux concerts angéliques, pour entourer sans fin le trône de Dieu d’une harmonie en accord avec le Verbe infini. Ainsi serons-nous à jamais pour Dieu, comme ce Verbe divin, la louange de sa gloire, selon l’expression qu’affectionne l’Apôtre dans le début de cette Épître aux Éphésiens (Ép. 1, 6, 12, 14) ; ainsi doit être consommé le mystère qui fut, dès avant tous les temps, l’objet des desseins éternels : le mystère de l’union divine réalisée par le Christ Jésus rassemblant en lui, dans l’amour, et la terre et les cieux (Ibid. 9-10).
Fête du saint Nom de Marie
Collecte
Nous vous en prions, Dieu tout-puissant : accordez à vos fidèles, qui se réjouissent du nom et de la protection de la très sainte Vierge Marie, que par sa bienveillante intercession ils soient délivrés ici-bas de tout mal et méritent de parvenir aux joies éternelles dans le ciel. Par...
Lecture Eccl 24, 23-31
Comme la vigne, j'ai produit des fleurs d'une agréable odeur, et mes fleurs ont donné des fruits de gloire et de richesse. Je suis la mère du bel amour, de la crainte, de la connaissance et de la sainte espérance. En moi est toute la grâce de la doctrine et de la vérité, en moi est toute espérance de vie et de force.
Venez à moi, vous tous qui me désirez, et rassasiez-vous de mes fruits. Car mon esprit est plus doux que le miel et mon héritage plus suave que le rayon de miel. Ma mémoire demeurera dans la suite des siècles. Ceux qui me mangent auront encore faim, et ceux qui me boivent auront encore soif. Ceux qui m'écoutent ne seront pas confondus, et ceux qui agissent par moi ne pécheront point. Ceux qui me font connaître auront la vie éternelle.
Évangile Lc 1, 26-38
En ce temps-là, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, appelé Joseph. Et le nom de la vierge était Marie.
L'ange entra chez elle, et dit : « Je vous salue, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes. » L'ayant entendu, elle fut troublée par ses paroles, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit : « Ne craignez point, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu ; voici que vous concevrez en votre sein et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus. Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père. Il régnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin. » Marie dit alors à l'ange : « Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme ? » L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint surviendra en vous, et la puissance du Très-Haut vous couvrira de son ombre. C'est pourquoi l'Être Saint qui naîtra de vous sera appelé le Fils de Dieu. Et voilà qu'Élisabeth, votre parente, a conçu elle aussi un fils dans sa vieillesse ; et ce mois est le sixième de celle qui est appelée stérile : car il n'y a rien d'impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon votre parole. »
Le 12 septembre fut choisi par Innocent XI pour célébrer le nom de la Vierge « en raison de la victoire insigne qui lui avait été rapportée, sur les Turcs, à Vienne, grâce à la protection de cette même Vierge » le 12 septembre 1683. Il se trouve que le 12 septembre est dans le calendrier byzantin le jour de « clôture de la fête de la Nativité de la Mère de Dieu », avant la vigile de la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix.
En 1683 le roi de Pologne Sobieski avait arrêté la marée musulmane sous les murs de Vienne. En 2026, après des décennies d’invasion favorisée par les gouvernements et l’UE, plus de 41% des enfants des écoles primaires et secondaires de Vienne sont musulmans. (17,5% se disent catholiques, 14,5% orthodoxes.)
IIIª q. 8 a. 4 co
IIIª q. 8 a. 4 co. Respondeo dicendum quod, sicut dictum est, ubi est unum corpus, necesse est ponere unum caput. Unum autem corpus similitudinarie dicitur una multitudo ordinata in unum secundum distinctos actus sive officia. Manifestum est autem quod ad unum finem, qui est gloria divinae fruitionis, ordinantur et homines et Angeli. Unde corpus Ecclesiae mysticum non solum consistit ex hominibus, sed etiam ex Angelis. Totius autem huius multitudinis Christus est caput, quia propinquius se habet ad Deum, et perfectius participat dona ipsius, non solum quam homines, sed etiam quam Angeli; et de eius influentia non solum homines recipiunt, sed etiam Angeli. Dicitur enim Ep. I, quod constituit eum, scilicet Christum Deus Pater, ad dexteram suam in caelestibus, supra omnem principatum et potestatem et virtutem et dominationem, et omne nomen quod nominatur non solum in hoc saeculo, sed etiam in futuro, et omnia subiecit sub pedibus eius. Et ideo Christus non solum est caput hominum, sed etiam Angelorum. Unde Mt. IV legitur quod accesserunt Angeli et ministrabant ei.
IIIª q. 8 a. 6 co. Respondeo dicendum quod caput in alia membra influit dupliciter. Uno modo, quodam intrinseco influxu, prout virtus motiva et sensitiva a capite derivatur ad cetera membra. Alio modo, secundum exteriorem quandam gubernationem, prout scilicet secundum visum et alios sensus, qui in capite radicantur, dirigitur homo in exterioribus actibus. Interior autem effluxus gratiae non est ab aliquo nisi a solo Christo, cuius humanitas, ex hoc quod est divinitati adiuncta, habet virtutem iustificandi. Sed influxus in membra Ecclesiae quantum ad exteriorem gubernationem, potest aliis convenire. Et secundum hoc, aliqui alii possunt dici capita Ecclesiae, secundum illud Am VI, optimates capita populorum. Differenter tamen a Christo. Primo quidem, quantum ad hoc, quod Christus est caput omnium eorum qui ad Ecclesiam pertinent secundum omnem locum et tempus et statum, alii autem homines dicuntur capita secundum quaedam specialia loca, sicut episcopi suarum Ecclesiarum; vel etiam secundum determinatum tempus, sicut Papa est caput totius Ecclesiae, scilicet tempore sui pontificatus; et secundum determinatum statum, prout scilicet sunt in statu viatoris. Alio modo, secundum quod Christus est caput Ecclesiae propria virtute et auctoritate, alii vero dicuntur capita inquantum vicem gerunt Christi; secundum illud II Cor. II, nam et ego, quod donavi, si quid donavi, propter vos, in persona Christi; et II Cor. V, pro Christo legatione fungimur, tanquam Deo exhortante per nos.
Saint Nicolas de Tolentino confesseur
Collecte
Soyez favorable, Seigneur, aux supplications que nous vous présentons en la solennité du bienheureux Nicolas, votre confesseur ; afin que, n'ayant pas confiance en notre justice, nous soyons aidés par les prières de celui qui vous a plu. Par...
Lecture I Cor 4, 9-14
Mes frères, nous voici livrés en spectacle au monde, aux anges et aux hommes. Nous sommes fous à cause du Christ tandis que vous êtes sages dans le Christ. Nous sommes faibles tandis que vous êtes forts ; vous êtes à l'honneur, nous dans le mépris. Jusqu'à cette heure, nous souffrons de la faim, la soif, la nudité. Nous sommes maltraités et errants, nous nous épuisons à travailler de nos mains. Nous sommes maudits et nous bénissons ; nous souffrons persécution et nous supportons. Nous sommes diffamés et nous réconfortons. Jusqu'à maintenant nous sommes devenus comme les ordures du monde, le rebut de tous. J'écris cela non pour votre confusion, mais pour vous instruire comme mes enfants bien-aimés dans le Christ-Jésus, notre Seigneur.
Iª q. 29 a. 4 co
Iª q. 29 a. 4 co. Respondeo dicendum quod circa significationem huius nominis persona in divinis, difficultatem ingerit quod pluraliter de tribus praedicatur, praeter naturam essentialium nominum; neque etiam ad aliquid dicitur, sicut nomina quae relationem significant. Unde quibusdam visum est quod hoc nomen persona simpliciter, ex virtute vocabuli, essentiam significet in divinis, sicut hoc nomen Deus, et hoc nomen sapiens, sed propter instantiam haereticorum, est accommodatum, ex ordinatione Concilii, ut possit poni pro relativis; et praecipue in plurali, vel cum nomine partitivo, ut cum dicimus tres personas, vel alia est persona Patris, alia Filii. In singulari vero potest sumi pro absoluto, et pro relativo. Sed haec non videtur sufficiens ratio. Quia si hoc nomen persona, ex vi suae significationis, non habet quod significet nisi essentiam in divinis; ex hoc quod dictum est tres personas, non fuisset haereticorum quietata calumnia, sed maioris calumniae data esset eis occasio. Et ideo alii dixerunt quod hoc nomen persona in divinis significat simul essentiam et relationem. Quorum quidam dixerunt quod significat essentiam in recto, et relationem in obliquo. Quia persona dicitur quasi per se una, unitas autem pertinet ad essentiam. Quod autem dicitur per se, implicat relationem oblique, intelligitur enim Pater per se esse, quasi relatione distinctus a Filio. Quidam vero dixerunt e converso, quod significat relationem in recto, et essentiam in obliquo, quia in definitione personae, natura ponitur in obliquo. Et isti propinquius ad veritatem accesserunt. Ad evidentiam igitur huius quaestionis, considerandum est quod aliquid est de significatione minus communis, quod tamen non est de significatione magis communis, rationale enim includitur in significatione hominis, quod tamen non est de significatione animalis. Unde aliud est quaerere de significatione animalis, et aliud est quaerere de significatione animalis quod est homo. Similiter aliud est quaerere de significatione huius nominis persona in communi, et aliud de significatione personae divinae. Persona enim in communi significat substantiam individuam rationalis naturae, ut dictum est. Individuum autem est quod est in se indistinctum, ab aliis vero distinctum. Persona igitur, in quacumque natura, significat id quod est distinctum in natura illa sicut in humana natura significat has carnes et haec ossa et hanc animam, quae sunt principia individuantia hominem; quae quidem, licet non sint de significatione personae, sunt tamen de significatione personae humanae. Distinctio autem in divinis non fit nisi per relationes originis, ut dictum est supra. Relatio autem in divinis non est sicut accidens inhaerens subiecto, sed est ipsa divina essentia, unde est subsistens, sicut essentia divina subsistit. Sicut ergo deitas est Deus, ita paternitas divina est Deus Pater, qui est persona divina. Persona igitur divina significat relationem ut subsistentem. Et hoc est significare relationem per modum substantiae quae est hypostasis subsistens in natura divina; licet subsistens in natura divina non sit aliud quam natura divina. Et secundum hoc, verum est quod hoc nomen persona significat relationem in recto, et essentiam in obliquo, non tamen relationem inquantum est relatio, sed inquantum significatur per modum hypostasis. Similiter etiam significat essentiam in recto, et relationem in obliquo, inquantum essentia idem est quod hypostasis; hypostasis autem significatur in divinis ut relatione distincta; et sic relatio, per modum relationis significata, cadit in ratione personae in obliquo. Et secundum hoc etiam dici potest, quod haec significatio huius nominis persona non erat percepta ante haereticorum calumniam, unde non erat in usu hoc nomen persona, nisi sicut unum aliorum absolutorum. Sed postmodum accommodatum est hoc nomen persona ad standum pro relativo, ex congruentia suae significationis, ut scilicet hoc quod stat pro relativo, non solum habeat ex usu, ut prima opinio dicebat, sed etiam ex significatione sua.
/image%2F1311266%2F20141110%2Fob_034643_n-d-de-moulins.jpg)
/image%2F1311266%2F20260918%2Fob_f81193_st-joseph-cupertino.jpg)
/image%2F1311266%2F20260918%2Fob_9028f7_26810062-1458747332.jpg)
/image%2F1311266%2F20260917%2Fob_5456c1_stthomas6.jpg)
/image%2F1311266%2F20260916%2Fob_c60d09_corneille.jpg)
/image%2F1311266%2F20260915%2Fob_ea9f7d_nddouleurs.jpg)
/image%2F1311266%2F20260914%2Fob_10775b_crux-salus-mundi.jpg)
/image%2F1311266%2F20260913%2Fob_21eac5_l-hydropique-gueri-un-jour-de-sabbat.jpg)
/image%2F1311266%2F20260912%2Fob_51dbd1_marie110.jpg)
/image%2F1311266%2F20260912%2Fob_459fb2_santissimo-nome-maria-01.jpg)
/image%2F1311266%2F20260911%2Fob_672b14_st-thomas-a-la-trinite.jpg)
/image%2F1311266%2F20260909%2Fob_955197_st-thomas-vainqueur.jpg)