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Articles récents

Saint Matthieu, apôtre et évangéliste

21 Septembre 2026 , Rédigé par Ludovicus

Saint Matthieu, apôtre et évangéliste

Collecte

Seigneur, que les prières de votre bienheureux apôtre et évangéliste Matthieu nous viennent en aide : afin que nous soit accordé par son intercession ce que nous ne pouvons obtenir par nous-mêmes. Par...

Lecture Éz 1, 10-14

Voici quelle était la ressemblance de la face des quatre vivants : une figure d'homme par-devant et une figure de lion à droite, à tous les quatre ; une figure de taureau à gauche, à tous les quatre, et une figure d'aigle par-dessus, à tous les quatre. Leurs faces et leurs ailes se déployaient au-dessus d'eux ; ils se tenaient l'un l'autre par deux de leurs ailes, et des deux autres ils couvraient leur corps. Chacun d'eux allait devant soi ; là où le mouvement de l'esprit les poussait, ils allaient ; ils ne se tournaient pas en avançant. La ressemblance des vivants et leur aspect étaient comme un feu de charbons ardents et comme un aspect de lampes. Voici ce qu'on voyait courir au milieu des vivants : l'éclat d'un feu, et la foudre sortant du feu. Et ces vivants allaient et venaient, semblables à la foudre étincelante.

Évangile  Mt 9, 9-13

En ce temps-là, Jésus vit un homme appelé Matthieu, assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » Celui-ci se leva et le suivit. Or il advint, pendant que Jésus prenait le repas dans sa maison, que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Ce que voyant, les Pharisiens dirent à ses disciples : « Pourquoi votre Maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Mais Jésus, les entendant, leur dit : « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Allez, et apprenez ce que signifie cette parole : Je veux la miséricorde et non le sacrifice. Car je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. »

Postcommunion

Ayant reçu ces sacrements, nous vous supplions, Seigneur, par l'intervention du bienheureux Matthieu, votre apôtre et évangéliste : que les mystères célébrés pour sa gloire servent à notre guérison. Par...

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XVIIe Dimanche après la Pentecôte

20 Septembre 2026 , Rédigé par Ludovicus

XVIIe Dimanche après la Pentecôte

Introït

Vous êtes juste, Seigneur, et votre jugement est droit ; usez de miséricorde envers votre serviteur. Heureux ceux qui sont sans tache dans leur voie et qui marchent selon la loi du Seigneur. ℣. Gloire..

Collecte

Donnez à votre peuple, Seigneur, nous vous en prions, d'éviter le contact du démon, et de s'attacher à vous seul, ô Dieu, d'une âme pure. Par...

Épitre Ép 4, 1-6

Mes frères, je vous prie instamment, moi qui suis prisonnier dans le Seigneur, d'avoir une conduite digne de la vocation à laquelle vous avez été appelés, en toute humilité, douceur et patience, vous supportant mutuellement dans la charité, vous efforçant de conserver l'unité d'esprit dans le lien de la paix
Il n'y a qu'un seul corps et qu'un seul esprit, de même que vous avez été appelés par votre vocation à une seule espérance. Il y a un seul Seigneur, une foi, un baptême. Il n'y a qu'un Dieu, Père de tous, qui est au-dessus de tous, qui agit par tous et qui est en nous tous, lui qui est béni dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Graduel

Heureuse la nation dont le Seigneur est le Dieu ! Heureux le peuple que le Seigneur s'est choisi pour héritage ! ℣. Par la parole du Seigneur, les cieux ont été affermis ; et du souffle de sa bouche vient toute leur force.

Évangile Mt 22, 34-46

En ce temps-là, des pharisiens vinrent à Jésus, et l'un d'eux, docteur de la loi, lui demanda pour le tenter : « Maître, quel est le plus grand commandement de la loi ? » Jésus lui dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. C'est là le plus grand et le premier commandement, et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Ces deux commandements renferment toute la loi et les prophètes. »
Comme les pharisiens étaient réunis là, Jésus leur fit à son tour cette question : « Que pensez-vous du Christ ? De qui est-il le fils ? » Ils lui répondirent : « De David. » Il dit : « Comment alors David, inspiré d'en haut, l'appelle-t-il Seigneur, en disant : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis l'escabeau de tes pieds ? Si donc David l'appelle Seigneur, comment est-il son Fils ? » Et personne ne pouvait lui répondre ; et depuis ce jour-là, nul n'osa plus l'interroger.

Offertoire

J'ai prié mon Dieu, moi Daniel, en disant : « Exaucez, Seigneur, les prières de votre serviteur ; faites briller la lumière de votre visage sur votre sanctuaire et regardez favorablement ce peuple sur lequel votre nom a été invoqué, ô Dieu. »

Secrète

Seigneur, nous supplions humblement votre majesté, afin que ces saints mystères, que nous célébrons, nous délivrent des fautes passées et à venir. Par...

Communion

Faites des vœux au Seigneur votre Dieu et accomplissez-les ; vous tous qui l'entourez, apportez vos dons au Dieu redoutable, à celui qui ôte la vie aux princes et fait trembler tous les rois de la terre.

Postcommunion

Que par les sanctifications que vous opérez, Dieu tout-puissant, nos vices soient guéris, et les remèdes éternels nous parviennent. Par...

Dom Guéranger L’année liturgique

Épître

L’Église reprend avec saint Paul, dans la lettre aux Éphésiens, l’exposition des grandeurs de ses enfants ; elle les supplie, aujourd’hui, de répondre dignement à leur vocation sublime.

Cette vocation, cet appel de Dieu, nous les connaissons en effet ; c’est l’appel du genre humain aux noces sacrées, la vocation pour nos âmes à régner dans les cieux sur le trône du Verbe, devenu leur Époux et leur Chef (Ép. 2, 5). Jadis plus rapproché de l’Épître qu’on vient de lire, l’Évangile précédent trouvait en elle son brillant commentaire, et lui-même expliquait parfaitement le terme de l’Apôtre. « Lorsque vous serez appelé aux noces, disait le Seigneur, prenez la dernière place » ; — « en toute humilité, dit l’Apôtre, montrez-vous dignes de l’appel que vous avez entendu. »

Quelle est donc maintenant la condition dont l’accomplissement doit nous montrer dignes de l’honneur suprême qui nous est fait par le Verbe éternel ? L’humilité, la mansuétude et la patience sont les moyens recommandés pour arriver au but. Mais le but lui-même, c’est l’unité de ce corps immense que le Verbe fait sien dans la célébration des noces mystiques ; la condition qu’exige l’Homme-Dieu de ceux qu’il appelle à devenir, en participation de l’Église son Épouse, os de ses os, chair de sa chair (Ép. 5, 3o), est de maintenir entre eux une telle harmonie, qu’elle fasse de tous véritablement un même esprit et un seul corps, dans le lien de la paix.

« Lien splendide ! s’écrie saint Jean Chrysostome ; lien merveilleux qui nous réunit tous mutuellement, et, tous rassemblés, nous unit à Dieu (Chrys. in Ép. ad Éph. Hom. 9, 3) ! » Sa puissance est celle de l’Esprit-Saint lui-même, toute de sainteté et d’amour ; car c’est l’Esprit qui forme ses nœuds immatériels et divins, l’Esprit faisant l’office, au sein de la multitude baptisée, de ce souffle vital qui, dans le corps humain, anime à la fois et rallie tous les membres. Par lui jeunes gens et vieillards, pauvres et riches, hommes et femmes, distincts de race et de caractère, ne sont plus qu’un seul tout comme en fusion dans l’immense embrasement dont brûle sans fin l’éternelle Trinité. Mais pour que l’incendie de l’amour infini puisse s’emparer ainsi de l’humanité régénérée, il faut qu’elle soit purgée des rivalités, des rancunes, des dissensions qui montreraient qu’elle est encore charnelle (1 Cor. 3, 3), et peu accessible dès lors à la divine flamme comme à l’union qu’elle produit. De même en effet, selon la belle comparaison de saint Jean Chrysostome (Chrys. ubi supra), de même que le feu, quand il trouve les diverses variétés de bois qu’on offre à son action préparés par une dessiccation suffisante, ne fait de tous qu’un seul bûcher, mais ne peut, s’ils sont encore humides, ni prendre sur eux isolément, ni les unir ensemble : ainsi en est-il dans l’ordre du salut ; l’humidité malsaine des passions ne laisse point prise à l’Esprit sanctificateur, et l’union, condition et but de l’amour, est dès lors impossible.

Lions-nous donc à nos frères par cette chaîne bienheureuse de la charité, qui n’immobilise que nos petites passions et dilate nos âmes au contraire, en permettant à l’Esprit de les conduire sûrement à la réalisation de l’unique espoir de notre commune vocation, qui est de nous unir à Dieu dans l’amour. Sans doute, même entre les saints ici-bas, la charité reste une vertu laborieuse, parce que, chez les meilleurs eux-mêmes, la grâce arrive rarement à restaurer sans défectuosité aucune l’équilibre des facultés rompu par le péché d’origine ; il en résulte que l’infirmité, les excès ou les fuites de la pauvre nature se font sentir, non seulement à l’humilité du juste, mais encore quelquefois, il ne l’ignore pas, à la patience bienveillante de ceux qui l’entourent. Dieu le permet pour accroître ainsi le mérite de tous, et raviver en nous le désir du ciel. Là seulement en effet, nous retrouverons facile autant que pleine harmonie avec nos semblables, par la pacification complète de nous-mêmes sous l’empire absolu du Dieu trois fois saint devenu tout en tous (1 Cor. 15, 28). Dans cette patrie fortunée, Dieu même séchera les pleurs de ses élus sur leurs misères, en renouvelant leur être à sa source infinie (Ap. 21, 4-5). Le Fils éternel, ayant en chacun de ses membres mystiques aboli l’empire des puissances ennemies et vaincu la mort (1 Cor. 15, 24-28), apparaîtra, dans la plénitude du mystère de son incarnation, comme la tête véritable de l’humanité, sanctifiée, restaurée et développée en lui (Ép. 1, 10) ; il tressaillira de voir arrivées à la mesure qui leur convenait, grâce aux soins de l’Esprit sanctificateur, les diverses parties de ce corps merveilleux (Ibid. 4, 13-16) qu’il voulut s’agréger par le lien de l’amour, pour célébrer à jamais, dans le concert du Verbe et de la création, la gloire de la Trinité souveraine. Combien alors seront dépassées les harmonies de la terre d’exil ! combien l’accord des chœurs les plus parfaits de ce monde paraîtra discordant, auprès de cet ensemble, de cette harmonie, de cet accord éternel ! Préparons-nous pour le céleste concert ; prenons soin d’ajuster nos voix, en disposant dès maintenant nos cœurs à cette plénitude de l’amour, qui n’est point d’ici-bas, mais que nous devons mériter par nos efforts et le support patient des défauts de nos frères et des nôtres.

 

 

 

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Saints Janvier évêque et ses compagnons,artyrs

19 Septembre 2026 , Rédigé par Ludovicus

Saints Janvier évêque et ses compagnons,artyrs

Collecte

Ô Dieu, qui nous réjouissez chaque année par la fête de vos saints martyrs Janvier et ses compagnons : accordez dans votre bonté que nous soyons enflammés par les exemples de ceux dont les mérites nous remplissent de joie. Par...

Saints Janvier évêque et ses compagnons,artyrs
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Saint Joseph de Cupertino, confesseur

18 Septembre 2026 , Rédigé par Ludovicus

Saint Joseph de Cupertino, confesseur

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Ô Dieu, qui avez voulu qu'une fois qu'il serait élevé de terre, tout fût attiré à votre Fils unique : faites dans votre bonté que, par les mérites et l'exemple de votre séraphique confesseur Joseph, nous élevant au-dessus de tous les désirs terrestres, nous méritions de parvenir jusqu'à celui qui vit...

Lecture Cor I. 13, 1-8

Mes frères, quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je suis comme un airain sonnant ou une cymbale retentissante. Et quand j'aurais le don de prophétie, que je pénétrerais tous les mystères et toute science, quand j'aurais même toute la foi, jusqu'à transporter les montagnes : si je n'ai pas la charité, je ne suis rien. Et quand je distribuerais tous mes biens pour nourrir les pauvres, et quand je livrerais mon corps pour être brûlé : si je n'ai pas la charité, tout cela ne me sert de rien.
La charité est patiente, elle est bienveillante ; la charité n'est pas envieuse, elle n'agit pas à la légère, elle ne s'enfle pas d'orgueil, elle n'est point ambitieuse, elle ne cherche pas ses intérêts ; elle ne s'irrite pas, elle ne pense pas le mal ; elle ne se réjouit pas de l'injustice, mais se réjouit de la vérité ; elle souffre tout, croit tout, espère tout, supporte tout. La charité ne passera jamais. Les prophéties ? Elles disparaîtront. Les langues ? Elles cesseront. La science ? Elle disparaîtra.

Saint Joseph de Cupertino, confesseur
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IIIª q. 2 a. 6 co.

17 Septembre 2026 , Rédigé par Ludovicus

IIIª q. 2 a. 6 co.

IIIª q. 2 a. 6 co. Respondeo dicendum quod, ad huius quaestionis evidentiam, sciendum est quod circa mysterium unionis duarum naturarum in Christo, duplex haeresis insurrexit. Una quidem confundentium naturas, sicut Eutychetis et Dioscori, qui posuerunt quod ex duabus naturis est constituta una natura; ita quod confitentur Christum esse ex duabus naturis, quasi ante unionem distinctis; non autem in duabus naturis, quasi post unionem naturarum distinctione cessante. Alia vero fuit haeresis Nestorii et Theodori Mopsuesteni separantium personas. Posuerunt enim aliam esse personam Filii Dei, et filii hominis. Quas dicebant sibi invicem esse unitas, primo quidem, secundum inhabitationem, inquantum scilicet Verbum Dei habitavit in illo homine sicut in templo. Secundo, secundum unitatem affectus, inquantum scilicet voluntas illius hominis est semper conformis voluntati Dei. Tertio modo, secundum operationem, prout scilicet dicebant hominem illum esse Dei Verbi instrumentum. Quarto, secundum dignitatem honoris, prout omnis honor qui exhibetur Filio Dei, exhibetur filio hominis, propter coniunctionem ad Filium Dei. Quinto, secundum aequivocationem, idest secundum communicationem nominum, prout scilicet dicimus illum hominem esse Deum et Filium Dei. Manifestum est autem omnes istos modos accidentalem unionem importare. Quidam autem posteriores magistri, putantes se has haereses declinare, in eas per ignorantiam inciderunt. Quidam enim eorum concesserunt unam Christi personam, sed posuerunt duas hypostases, sive duo supposita; dicentes hominem quendam, compositum ex anima et corpore, a principio suae conceptionis esse assumptum a Dei Verbo. Et haec est prima opinio quam Magister ponit in sexta distinctione tertii libri sententiarum. Alii vero, volentes servare unitatem personae, posuerunt Christi animam non esse corpori unitam, sed haec duo, separata ab invicem, esse unita verbo accidentaliter, ut sic non cresceret numerus personarum. Et haec est tertia opinio quam Magister ibidem ponit. Utraque autem harum opinionum incidit in haeresim Nestorii. Prima quidem, quia idem est ponere duas hypostases vel duo supposita in Christo, quod ponere duas personas, ut supra dictum est. Et si fiat vis in nomine personae, considerandum est quod etiam Nestorius utebatur unitate personae, propter unitatem dignitatis et honoris. Unde et quinta synodus definit anathema eum qui dicit unam personam secundum dignitatem, honorem et adorationem, sicut Theodorus et Nestorius insanientes conscripserunt. Alia vero opinio incidit in errorem Nestorii quantum ad hoc, quod posuit unionem accidentalem. Non enim differt dicere quod Verbum Dei unitum est homini Christo secundum inhabitationem sicut in templo suo, sicut dicebat Nestorius; et dicere quod unitum fuit Verbum homini secundum induitionem sicut vestimento, sicut dicit tertia opinio. Quae etiam dicit peius aliquid quam Nestorius, quod anima et corpus non sunt unita. Fides autem Catholica, medium tenens inter praedictas positiones, neque dicit esse unionem factam Dei et hominis secundum essentiam vel naturam; neque etiam secundum accidens; sed medio modo, secundum subsistentiam seu hypostasim. Unde in quinta synodo legitur, cum multis modis unitas intelligatur, qui iniquitatem Apollinarii et Eutychetis sequuntur, interemptionem eorum quae convenerunt colentes, (idest, interimentes utramque naturam), unionem secundum confusionem dicunt; Theodori autem et Nestorii sequaces, divisione gaudentes, affectualem unitatem introducunt, sancta vero Dei Ecclesia, utriusque perfidiae impietatem reiiciens unionem Dei verbi ad carnem secundum compositionem confitetur, quod est secundum subsistentiam. Sic igitur patet quod secunda trium opinionum quas Magister ponit, quae asserit unam hypostasim Dei et hominis, non est dicenda opinio, sed sententia Catholicae fidei. Similiter etiam prima opinio, quae ponit duas hypostases; et tertia, quae ponit unionem accidentalem; non sunt dicendae opiniones, sed haereses in Conciliis ab Ecclesia damnatae.

 

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Saints Corneille pape et Cyprien évêque martyrs mémoire des saints Euphémie, Lucie et Géminien.

16 Septembre 2026 , Rédigé par Ludovicus

Saints Corneille pape et Cyprien évêque martyrs mémoire des saints Euphémie, Lucie et Géminien.

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Nous vous en prions, Seigneur, que la fête des saints évêques martyrs Corneille et Cyprien nous protège, et que leur vénérable prière nous recommande auprès de vous. Par...

 

La commémoration, le même jour, de ces deux martyrs est très ancienne; déjà le martyrologe de saint Jérôme les évoque ensemble. La date choisie indique, en particulier, la déposition du premier de la chaire de saint Pierre, et la mort du second par décapitation.

Corneille, le Pape de l’accueil

A Rome, en 251, après quelque temps de vacance du saint Siège due à la persécution de Dèce, est élu Pape Corneille, romain, peut-être d’origine noble, certainement reconnu comme un homme de foi, juste et aimable. Son élection, cependant, n’est pas acceptée par l’hérétique Novatien qui se fait consacrer antipape et promeut un schisme justement au sein de l’Eglise dans la ville de Rome. Corneille, qui reçoit à distance le soutien de l’évêque Cyprien, est accusé d’être trop faible avec les «lapsi»: les apostats qui reviennent à l’Eglise sans la pénitence et le repentir nécessaires, mais en présentant simplement un certificat de réconciliation obtenu chez quelque confesseur dissident. Comme si cela ne suffisait pas, une épidémie de peste éclate à Rome ainsi que la persécution antichrétienne de Gallus. Le pape Corneille est exilé à Civitavecchia où il meurt, mais il sera enterré à Rome dans les catacombes de saint Calliste.

Cyprien, l’évêque converti

Cyprien naît à Carthage en 210; c’est un habile rhéteur et avocat. Puis un jour il rencontre la parole de Jésus et se convertit au christianisme. Nous sommes en 246 environ. Grâce à sa renommée d’intellectuel, il est aussitôt ordonné prêtre et consacré évêque de sa ville. A Carthage aussi la situation des chrétiens n’est pas facile: les persécutions voulues, d’abord par Dèce, puis par Gallus, Valérien et Galien y font fureur et beaucoup de fidèles, plutôt que mourir, décident de retourner au paganisme. Cependant certains s’en repentent ensuite, mais l’attitude d’accueil et de bienveillance observée par l’évêque Cyprien à leurs égards est mal vue par les rigoristes. Impliqué lui aussi dans la controverse des «lapsi», lutte contre le prêtre Novatus, partisan local de l’antipape Novatien, et contre le diacre Felicissimo qui avait élu Fortunatus comme anti évêque. En 252 il réussit à convoquer un Concile à Carthage et à les faire condamner; le pape Corneille, à Rome, confirme l’excommunication. Durant la persécution de Valérien, Cyprien revient clandestinement à Carthage pour y donner témoignage de la foi en mourant martyr.

Source VaticanNews

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Notre-Dame des Sept Douleurs mémoire de saint Nicodème.

15 Septembre 2026 , Rédigé par Ludovicus

Notre-Dame des Sept Douleurs mémoire de saint Nicodème.

Introït

Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Salomé et Marie-Madeleine. ℣. « Femme, voici ton fils » dit Jésus ; il dit ensuite au disciple : « Voilà ta mère. » ℣. Gloire.

Collecte

Ô Dieu, pendant votre passion, suivant la prophétie de Siméon, un glaive de douleur a transpercé l'âme très douce de la glorieuse Vierge Marie, votre mère ; accordez dans votre bonté, à nous qui commémorons avec vénération sa souffrance, d'obtenir l'heureux effet de votre passion. Vous qui...

Lecture  Jdt 13, 22-25

Le Seigneur vous a bénie dans sa force, car par vous il a réduit à néant tous nos ennemis. Ma fille, vous êtes bénie par le Seigneur, le Dieu très haut, plus que toutes les femmes qui sont sur la terre. Béni soit le Seigneur, créateur du ciel et de la terre, qui a conduit votre main pour trancher la tête au plus grand de nos ennemis ; car il a rendu aujourd'hui votre nom si glorieux, que votre louange ne disparaîtra pas de la bouche des hommes, qui se souviendront éternellement de la puissance du Seigneur, car pour eux vous n'avez pas épargné votre vie, à cause des souffrances et de la détresse de votre race, mais vous nous avez sauvés de la ruine, en présence de notre Dieu.

Séquence

Debout, la Mère des douleurs,
Près de la croix était en larmes,
Quand son Fils pendait au bois.
Alors, son âme gémissante,
Toute triste et toute dolente,
Un glaive le transperça.
Qu’elle était triste, anéantie,
La femme entre toutes bénie,
La Mère du Fils de Dieu !
Dans le chagrin qui la poignait,
Cette tendre Mère pleurait
Son Fils mourant sous ses yeux.
Quel homme sans verser de pleurs
Verrait la Mère du Seigneur
Endurer si grand supplice ?
Qui pourrait dans l’indifférence
Contempler en cette souffrance
La Mère auprès de son Fils ?
Pour toutes les fautes humaines,
Elle vit Jésus dans la peine
Et sous les fouets meurtri.
Elle vit l’Enfant bien-aimé
Mourir tout seul, abandonné,
Et soudain rendre l’esprit.
Ô Mère, source de tendresse,
Fais-moi sentir grande tristesse
Pour que je pleure avec toi.
Fais que mon âme soit de feu
Dans l’amour du Seigneur mon Dieu :
Que je lui plaise avec toi.
Mère sainte, daigne imprimer
Les plaies de Jésus crucifié
En mon cœur très fortement.
Pour moi, ton Fils voulut mourir,
Aussi donne-moi de souffrir
Une part de ses tourments.
Donne-moi de pleurer en toute vérité,
Comme toi près du crucifié,
Tant que je vivrai !
Je désire auprès de la croix
Me tenir, debout avec toi,
Dans ta plainte et ta souffrance.
Vierge des vierges, toute pure,
Ne sois pas envers moi trop dure,
Fais que je pleure avec toi.
Du Christ fais-moi porter la mort,
Revivre le douloureux sort
Et les plaies, au fond de moi.
Fais que ses propres plaies me blessent,
Que la croix me donne l’ivresse
Du sang versé par ton Fils.
Je crains les flammes éternelles ;
O Vierge, assure ma tutelle
A l’heure de la justice.
Ô Christ, à l’heure de partir,
Puisse ta Mère me conduire
À la palme des vainqueurs.
À l’heure où mon corps va mourir,
À mon âme, fais obtenir
La gloire du paradis. Amen. Alléluia.

Évangile Jn 19, 25-27

En ce temps-là, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie-Madeleine. Jésus, ayant vu sa mère et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Il dit ensuite au disciple : « Voilà ta mère. » Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

Secrète

Nous vous offrons des prières et des hosties, Seigneur Jésus-Christ, et vous supplions humblement afin que, commémorant dans nos prières la transfixion du très doux esprit de la bienheureuse Marie, votre mère, nous soyons, par sa très aimante et fréquente intercession, par celle des saints qui l'entouraient au pied de la croix et par les mérites de votre mort, récompensés avec les bienheureux. Vous qui...

Communion

Heureuse l'âme de la bienheureuse Vierge Marie qui, sans mourir, obtint la palme du martyre au pied de la croix du Seigneur.

Postcommunion

Seigneur Jésus-Christ, que le sacrifice auquel nous avons pris part en célébrant dévotement la transfixion de la Vierge, votre mère, nous obtienne de votre clémence la réalisation de tout bien salutaire. Vous qui...

 

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Exaltation de la Sainte Croix

14 Septembre 2026 , Rédigé par Ludovicus

Exaltation de la Sainte Croix

Introït

Quant à nous, c'est dans la croix de notre Seigneur Jésus-Christ qu'il nous faut nous glorifier : en lui est notre salut, notre vie et notre résurrection ; par lui nous avons été sauvés et délivrés. Que Dieu ait pitié de nous et qu'il nous bénisse ; qu'il fasse luire sur nous la lumière de son visage et qu'il nous fasse miséricorde. ℣. Gloire..

Collecte

Dieu qui, chaque année, en ce jour, nous réjouissez par la fête de l'Exaltation de la sainte Croix : faites, nous vous en prions, qu'après avoir connu le mystère du Christ sur la terre, nous méritions de recueillir les fruits de sa Rédemption dans le ciel. Par le même...

Épitre Ph 2, 5-11

Mes frères, ayez en vous les mêmes sentiments dont était animé le Christ Jésus, lui qui, bien qu'il fût de condition divine, n'a pas retenu avidement son égalité avec Dieu ; mais il s'est anéanti lui-même en prenant la condition d'esclave, devenant semblable aux hommes, et reconnu extérieurement comme un homme. Il s'est abaissé lui-même, se faisant obéissant jusqu'à la mort, et à la mort de la croix. C'est pourquoi Dieu l'a exalté et lui a donné un nom qui est au-dessus de tout nom : (ici on fléchit le genou) afin qu'au nom de Jésus, tout genou fléchisse au ciel, sur terre et dans les enfers, et que toute langue proclame que le Seigneur Jésus-Christ est dans la gloire de Dieu le Père.

Évangile Jn 12, 31-36

En ce temps-là, Jésus dit à la foule : « Maintenant a lieu le jugement du monde, maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors. Et moi, quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai tous les hommes à moi. » (En parlant ainsi, il indiquait de quelle mort il devait mourir.) La foule lui répondit : « Nous avons appris par la loi que le Christ demeure éternellement ; comment donc dis-tu : "Il faut que le Fils de l'homme soit élevé" ? Qui est ce Fils de l'homme ? » Jésus leur dit : « Pour un peu de temps encore, la lumière est parmi vous. Marchez, pendant que vous avez la lumière, de peur que les ténèbres ne vous surprennent ; celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va. Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous soyez des enfants de lumière. »

Offertoire

Seigneur, par le signe de la sainte Croix, protégez votre peuple contre les embûches de tous ses ennemis ; afin que notre ministère vous agrée et que vous acceptiez notre sacrifice, alléluia.

Secrète

Avant de nous fortifier par le corps et le sang de notre Seigneur Jésus-Christ, qui a sanctifié l'étendard de la Croix, nous vous demandons, Seigneur notre Dieu, qu'ayant mérité de l'adorer, nous jouissions éternellement aussi des effets de sa gloire salutaire. Par le même...

Communion

Par le signe de la croix, délivrez-nous de nos ennemis, ô notre Dieu.

Postcommunion

Assistez-nous, Seigneur notre Dieu ; et puisque vous nous réjouissez par l'honneur rendu à la sainte Croix, défendez-nous aussi par sa continuelle protection. Par...

 

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XVIe Dimanche après la Pentecôte

13 Septembre 2026 , Rédigé par Ludovicus

XVIe Dimanche après la Pentecôte

Introït

Ayez pitié de moi, Seigneur, car tout le jour j'ai crié vers vous : parce que vous êtes, Seigneur, doux et bon, et riche en miséricorde pour tous ceux qui vous invoquent.  Inclinez votre oreille vers moi, Seigneur, et exaucez-moi, car je suis pauvre et sans ressources. ℣. Gloire...

Collecte

Nous vous en prions, Seigneur : que toujours votre grâce nous prévienne et nous suive, et qu'elle nous donne d'être sans cesse appliqués aux bonnes œuvres. Par...

Épitre Ép 3, 13-21

Frères, je vous le demande, ne vous laissez pas abattre par les épreuves que j'endure pour vous : elles sont votre gloire.
C'est pourquoi je fléchis les genoux devant le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, duquel toute paternité tire son nom dans les cieux et sur la terre ; afin qu'il vous donne, selon les richesses de sa gloire, d'être puissamment fortifiés par son Esprit dans l'homme intérieur : pour que le Christ habite en vos cœurs par la foi, et qu'enracinés et fondés dans la charité, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur, et connaître cet amour du Christ qui surpasse toute connaissance, de sorte que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu.
À Celui qui peut tout faire, et bien au-delà de nos demandes et de nos pensées, en vertu de la puissance qui agit en nous, à lui la gloire dans l'Église et dans le Christ Jésus, pour toutes les générations, aux siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Évangile Lc 14, 1-11

En ce temps-là, Jésus était allé prendre son repas, un jour de sabbat, chez l'un des chefs des pharisiens, et ceux-ci l'observaient.
Or voici qu'il y avait devant lui un hydropique. Jésus, prenant la parole, dit aux docteurs de la Loi et aux pharisiens : « Est-il permis de guérir, le jour du sabbat ? » Mais ils gardèrent le silence. Jésus, prenant le malade, le guérit et le renvoya. Et il leur dit : « Lequel de vous, si son âne ou son bœuf tombe dans un puits, ne l'en retire aussitôt, le jour du sabbat ? » Et ils ne pouvaient rien répondre à cela.
Il disait encore une parabole aux invités, en remarquant comment ils choisissaient les premières places ; il leur disait : « Lorsqu'on t'invite à des noces, ne te mets pas à la première place ; de peur qu'on n'ait invité quelqu'un de plus digne que toi, et que celui qui vous a invités, toi et lui, ne vienne te dire : "Cède-lui la place." Alors tu irais, à ta honte, occuper la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place ; et ainsi, lorsque viendra celui qui t'a invité, il te dira : "Mon ami, monte plus haut." Alors ce sera pour toi un honneur devant tous les autres convives. Car quiconque s'élève sera abaissé, et qui s'abaisse sera élevé. »

Offertoire

Seigneur, voyez à me secourir ; que ceux qui cherchent à m'ôter la vie soient couvert de honte et saisis de crainte. Seigneur, voyez à me secourir.

Secrète

Purifiez-nous, Seigneur, nous vous en prions, par la vertu du présent sacrifice ; et dans votre miséricorde à notre égard, faites que nous méritions d'y participer. Par...

Communion

Seigneur, je ne me souviendrai que de votre justice ; ô Dieu, vous m'avez instruit dès ma jeunesse ; jusqu'au temps de la vieillesse et des cheveux blancs, mon Dieu, ne m'abandonnez pas.

Postcommunion

Dans votre bonté, Seigneur, nous vous en prions, purifiez et renouvelez nos âmes par les célestes sacrements, en sorte que nous en retirions aussi un secours pour nos corps, tant dans le présent que dans le futur.

Dom Guéranger L’année liturgique

Épître

Mon cœur a proféré une parole excellente ; c’est au Roi que je dédie mes œuvres (Ps. 44, 2). L’enthousiasme du Psalmiste chantant l’épithalame sacré est passé dans l’âme du Docteur des nations, et lui inspire cette lettre merveilleuse qui résume les sublimités de son enseignement comme un hymne d’amour. Devenu le prisonnier de Néron, Paul montre bien que la parole de Dieu n’est pas arrêtée sous les liens qui retiennent l’apôtre captif (2 Tm. 2, 9).

L’Épître aux Éphésiens n’est pas, de beaucoup, la plus longue de ses lettres ; il n’en est point pourtant auxquelles soient faits de plus nombreux emprunts dans toute la série des Dimanches après la Pentecôte : nous devons en conclure qu’elle présente, mieux qu’aucune autre, la pensée dominante à laquelle l’Église voudrait ramener ses fils dans cette partie de l’Année liturgique. Apprenons donc le mystère de l’Évangile (Ép. 6, 19), en écoutant le héraut qui reçut pour mission spéciale d’annoncer aux nations ce trésor resté caché en Dieu depuis les siècles éternels (Ibid. 3, 8-9). C’est comme ambassadeur qu’il vient vers nous (Ibid. 6, 20) ; les chaînes qui chargent ses bras, loin d’affaiblir l’autorité de son message, sont l’insigne glorieux qui l’accrédite auprès des disciples du Dieu du Calvaire.

Dieu seul au reste, il le déclare, peut fortifier suffisamment en nous les sens de l’homme intérieur pour nous permettre de connaître, avec les saints, les dimensions du grand mystère du Christ habitant l’homme afin de le remplir de la plénitude de Dieu. C’est pourquoi, fléchissant les genoux devant Celui de qui découle tout don parfait et qui nous a engendrés dans la vérité par son amour (s. Jc. 1, 17-18), il lui demande d’ouvrir par la foi et la charité les yeux de notre cœur, afin que nous comprenions les richesses glorieuses de l’héritage qu’il réserve à ses fils et le déploiement de puissance dont sont l’objet nos âmes ici-bas même (Ép. 1, 18- 19).

Mais si la sainteté est nécessaire pour obtenir l’épanouissement complet de la vie divine dont parle l’Apôtre, observons également que le désir de saint Paul et sa prière étant pour tous, il s’en suit que personne n’est exclu de cette vocation sublime. Et par le fait, selon la remarque de saint Jean Chrysostome (In ép. ad Éph. Hom. 1), les chrétiens auxquels il s’adresse vivent au milieu du monde, ayant femme, enfants et serviteurs, puisqu’il leur trace des règles de conduite sur tous ces points (Ép. 5, 22 ; 6, 1, 5). Les saints d’Éphèse, comme de partout, ne sont autres que les fidèles du Christ Jésus (Ép. 1,1), c’est-à-dire ceux qui suivent fidèlement l’impulsion du Seigneur dans la condition qui leur est propre. Or il ne tient qu’à nous de suivre la grâce ; nos résistances seules empêchent l’Esprit de faire de nous des saints. L’accès des régions supérieures où le mouvement progressif de la sainte Liturgie, depuis la Pentecôte, introduit l’Église est ouvert à tous. Si, peut-être, le nouvel ordre d’idées amené par ce mouvement a semblé plus d’une fois dépasser nos forces, peut-être aussi ne pourrions-nous point nous rendre le témoignage d’avoir mis à profit comme il convenait, depuis l’Avent et Noël, les enseignements, les grâces de tout genre, qui devaient développer en nous concurremment la vie chrétienne et la lumière. L’Église s’est mise à la portée de tous au commencement du Cycle ; mais elle ne pouvait rester stationnaire, et, par égard pour nos tiédeurs, négliger de conduire les hommes de bonne volonté à cette union divine qu’on leur avait annoncée comme devant « couronner à la fois le Cycle et l’âme sanctifiée par le Cycle (Le Temps de Noël. Chap. 3). » Gardons-nous cependant de perdre courage. Le Cycle de la Liturgie ne se déroule pas une fois seulement au ciel de la sainte Église. Bientôt, revenant à son point de départ, il adaptera de nouveau la puissance de ses rayons à notre faiblesse. Si alors, instruits par l’expérience, nous ne nous contentons pas d’admirer comme à distance la gracieuse poésie, la douceur et les charmes de ses débuts ; si nous voulons sérieusement grandir avec cette lumière qui n’est autre que le Christ (s. Jean 1, 5), en profitant des grâces de croissance qu’elle répandra de nouveau dans les âmes : l’œuvre de notre sanctification, déjà ébauchée, « pourra recevoir le complément que l’infirmité humaine avait suspendu (Le Temps ap. la Pentec. Chap. 3). »

Dès maintenant, si peu complètes que puissent être nos dispositions, l’Esprit de miséricorde, qui règne sur cette partie du Cycle, ne refusera pas à notre humble prière de suppléer en quelque chose à ce qui nous manque. C’est déjà beaucoup, d’ailleurs, que l’œil de notre foi ait vu s’élargir devant lui les horizons surnaturels, qu’il ait pénétré dans les régions sereines où, loin du regard hébété de l’homme animal (1 Cor. 2, 14), la Sagesse révèle aux parfaits ce secret de l’amour que ne connaissent point les puissants et les sages de ce monde, que l’œil n’avait point vu, ni l’oreille entendu, ni le cœur même soupçonné ou compris (Ibid. 6-9). Nous comprendrons mieux désormais les divines réalités qui remplissent la vie des serviteurs de Dieu ; elles nous apparaîtront comme dépassant mille fois, par leur impor­tance et leur grandeur, les vaines futilités ou les occupations au sein desquelles s’écoule l’existence prétendue positive des hommes de plaisirs ou d’affaires. Méditons sans fin le bienfait de cette élection divine qui nous a désignés, avant les siècles, pour être comblés de toutes les bénédictions spirituelles (Ép. 1, 3), dont les bénédictions temporelles de l’ancien peuple (Dt. 28, 1-14) étaient la figure. Le monde n’était point encore, et déjà Dieu nous voyait dans son Verbe (Ép 1, 4) ; il assignait à chacun de nous la place qu’il devait occuper dans le corps de son Christ (1 Cor. 12, 12-31 ; Ép. 4, 4, 12-16) ; par avance, son regard paternel nous contemplait revêtus de cette grâce (Ibid. 1, 6) qui lui fait trouver dans l’Homme-Dieu ses complaisances, et il nous prédestinait (Ibid. 4-5), comme étant les membres de ce Fils bien-aimé, à nous asseoir avec lui à sa droite au plus haut des cieux (Ibid. 20-23 ; 2, 6).

Combien grandes ne sont pas nos obligations envers le Père souverain dont la bienveillance (Ibid. 1, 9) a décrété d’accorder de tels dons à la terre ! Sa volonté est son seul conseil (Ibid. 11), l’unique règle de ses actes ; et sa volonté n’est qu’amour. C’est de la mort coupable du péché (Ibid. 7 ; 11, 1-5) qu’il nous appelle à cette vie qui n’est autre que la sienne à lui-même ; c’est de l’abîme ignominieux des vices, qu’après nous avoir lavés dans le sang de son Fils (Ibid. 1, 7), il nous élève à cette gloire dont le spectacle étonne les anges et les plonge dans un saint tremblement (Hymn. Ascens. ad Mat.).

Soyons donc saints (Ép. 1, 4) à l’honneur de sa grâce (Ibid. 6). Le Christ est, dans sa divinité, la splendeur substantielle du Père et sa louange éternelle (Hé. 1, 3) ; s’il a pris un corps, s’il s’est fait notre chef, ce n’a été que pour chanter sur un rythme nouveau le cantique des cieux : non content de présenter dans son humanité sainte aux regards de son Père le rayonnement créé des perfections infinies, il a voulu que la création entière renvoyât à l’adorable Trinité l’écho des divines harmonies. C’est pourquoi, rompant dans sa chair l’ancienne inimitié du gentil et du juif (Ép. 2, 14-18) et rassemblant les hommes ennemis, il fait d’eux tous un même esprit, un seul corps, dont les mille voix s’unissent par lui dans l’unité de l’amour aux concerts angéliques, pour entourer sans fin le trône de Dieu d’une harmonie en accord avec le Verbe infini. Ainsi serons-nous à jamais pour Dieu, comme ce Verbe divin, la louange de sa gloire, selon l’expression qu’affectionne l’Apôtre dans le début de cette Épître aux Éphésiens (Ép. 1, 6, 12, 14) ; ainsi doit être consommé le mystère qui fut, dès avant tous les temps, l’objet des desseins éternels : le mystère de l’union divine réalisée par le Christ Jésus rassemblant en lui, dans l’amour, et la terre et les cieux (Ibid. 9-10).

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Fête du saint Nom de Marie

12 Septembre 2026 , Rédigé par Ludovicus

Fête du saint Nom de Marie

Collecte

Nous vous en prions, Dieu tout-puissant : accordez à vos fidèles, qui se réjouissent du nom et de la protection de la très sainte Vierge Marie, que par sa bienveillante intercession ils soient délivrés ici-bas de tout mal et méritent de parvenir aux joies éternelles dans le ciel. Par...

Lecture Eccl 24, 23-31

Comme la vigne, j'ai produit des fleurs d'une agréable odeur, et mes fleurs ont donné des fruits de gloire et de richesse. Je suis la mère du bel amour, de la crainte, de la connaissance et de la sainte espérance. En moi est toute la grâce de la doctrine et de la vérité, en moi est toute espérance de vie et de force.
Venez à moi, vous tous qui me désirez, et rassasiez-vous de mes fruits. Car mon esprit est plus doux que le miel et mon héritage plus suave que le rayon de miel. Ma mémoire demeurera dans la suite des siècles. Ceux qui me mangent auront encore faim, et ceux qui me boivent auront encore soif. Ceux qui m'écoutent ne seront pas confondus, et ceux qui agissent par moi ne pécheront point. Ceux qui me font connaître auront la vie éternelle.

Évangile Lc 1, 26-38

En ce temps-là, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, appelé Joseph. Et le nom de la vierge était Marie.
L'ange entra chez elle, et dit : « Je vous salue, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes. » L'ayant entendu, elle fut troublée par ses paroles, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit : « Ne craignez point, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu ; voici que vous concevrez en votre sein et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus. Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père. Il régnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin. » Marie dit alors à l'ange : « Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme ? » L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint surviendra en vous, et la puissance du Très-Haut vous couvrira de son ombre. C'est pourquoi l'Être Saint qui naîtra de vous sera appelé le Fils de Dieu. Et voilà qu'Élisabeth, votre parente, a conçu elle aussi un fils dans sa vieillesse ; et ce mois est le sixième de celle qui est appelée stérile : car il n'y a rien d'impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon votre parole. »

Le 12 septembre fut choisi par Innocent XI pour célébrer le nom de la Vierge « en raison de la victoire insigne qui lui avait été rapportée, sur les Turcs, à Vienne, grâce à la protection de cette même Vierge » le 12 septembre 1683. Il se trouve que le 12 septembre est dans le calendrier byzantin le jour de « clôture de la fête de la Nativité de la Mère de Dieu », avant la vigile de la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix.

En 1683 le roi de Pologne Sobieski avait arrêté la marée musulmane sous les murs de Vienne. En 2026, après des décennies d’invasion favorisée par les gouvernements et l’UE, plus de 41% des enfants des écoles primaires et secondaires de Vienne sont musulmans. (17,5% se disent catholiques, 14,5% orthodoxes.)

Fête du saint Nom de Marie
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