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Regnum Galliae Regnum Mariae
Articles récents

Sainte Marguerite-Marie Alacoque, vierge

17 Octobre 2026 , Rédigé par Ludovicus

Sainte Marguerite-Marie Alacoque, vierge

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Seigneur Jésus-Christ, qui avez merveilleusement révélé à la bienheureuse Marguerite-Marie, vierge, les insondables richesses de votre Cœur : faites, par ses mérites et à son exemple, qu'en vous aimant en tout et par-dessus tout, nous méritions d'avoir une demeure permanente en votre Cœur. Vous qui..

Épitre Ép 3, 8-9.14-19

Mes frères, à moi, le plus petit de tous les saints, a été donnée cette grâce d'annoncer aux païens les richesses insondables du Christ, et de mettre en lumière devant tous l'économie du mystère caché dès le commencement des siècles en Dieu, créateur de toutes choses. À cause de cela, je fléchis les genoux devant le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, duquel toute paternité tire son nom dans les cieux et sur la terre ; afin qu'il vous donne, selon les richesses de sa gloire, d'être puissamment fortifiés par son Esprit dans l'homme intérieur : pour que le Christ habite en vos cœurs par la foi, et qu'enracinés et fondés dans la charité, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur, et connaître cet amour du Christ qui surpasse toute connaissance, de sorte que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu.

Évangile Mt 11, 25-30

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, car tu as caché ces choses aux sages et aux prudents, et tu les as révélées aux petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir. Toutes choses m'ont été données par mon Père. Nul ne connaît le Fils si ce n'est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n'est le Fils, et celui à qui le Fils a voulu révéler.
« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et ployez sous le fardeau, et je vous soulagerai. Prenez sur vous mon joug et recevez mes leçons, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez le repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. »

 

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Quid sit veritas ?

16 Octobre 2026 , Rédigé par Ludovicus

Quid sit veritas ?

De veritate, q. 1 a. 1 co. Responsio. Dicendum, quod sicut in demonstrabilibus oportet fieri reductionem in aliqua principia per se intellectui nota, ita investigando quid est unumquodque; alias utrobique in infinitum iretur, et sic periret omnino scientia et cognitio rerum. Illud autem quod primo intellectus concipit quasi notissimum, et in quod conceptiones omnes resolvit, est ens, ut Avicenna dicit in principio suae metaphysicae. Unde oportet quod omnes aliae conceptiones intellectus accipiantur ex additione ad ens. Sed enti non possunt addi aliqua quasi extranea per modum quo differentia additur generi, vel accidens subiecto, quia quaelibet natura est essentialiter ens; unde probat etiam philosophus in III Metaphys., quod ens non potest esse genus, sed secundum hoc aliqua dicuntur addere super ens, in quantum exprimunt modum ipsius entis qui nomine entis non exprimitur. Quod dupliciter contingit: uno modo ut modus expressus sit aliquis specialis modus entis. Sunt enim diversi gradus entitatis, secundum quos accipiuntur diversi modi essendi, et iuxta hos modos accipiuntur diversa rerum genera. Substantia enim non addit super ens aliquam differentiam, quae designet aliquam naturam superadditam enti, sed nomine substantiae exprimitur specialis quidam modus essendi, scilicet per se ens; et ita est in aliis generibus. Alio modo ita quod modus expressus sit modus generalis consequens omne ens; et hic modus dupliciter accipi potest: uno modo secundum quod consequitur unumquodque ens in se; alio modo secundum quod consequitur unum ens in ordine ad aliud. Si primo modo, hoc est dupliciter quia vel exprimitur in ente aliquid affirmative vel negative. Non autem invenitur aliquid affirmative dictum absolute quod possit accipi in omni ente, nisi essentia eius, secundum quam esse dicitur; et sic imponitur hoc nomen res, quod in hoc differt ab ente, secundum Avicennam in principio Metaphys., quod ens sumitur ab actu essendi, sed nomen rei exprimit quiditatem vel essentiam entis. Negatio autem consequens omne ens absolute, est indivisio; et hanc exprimit hoc nomen unum: nihil aliud enim est unum quam ens indivisum. Si autem modus entis accipiatur secundo modo, scilicet secundum ordinem unius ad alterum, hoc potest esse dupliciter. Uno modo secundum divisionem unius ab altero; et hoc exprimit hoc nomen aliquid: dicitur enim aliquid quasi aliud quid; unde sicut ens dicitur unum, in quantum est indivisum in se, ita dicitur aliquid, in quantum est ab aliis divisum. Alio modo secundum convenientiam unius entis ad aliud; et hoc quidem non potest esse nisi accipiatur aliquid quod natum sit convenire cum omni ente: hoc autem est anima, quae quodam modo est omnia, ut dicitur in III de anima. In anima autem est vis cognitiva et appetitiva. Convenientiam ergo entis ad appetitum exprimit hoc nomen bonum, unde in principio Ethicorum dicitur quod bonum est quod omnia appetunt. Convenientiam vero entis ad intellectum exprimit hoc nomen verum. Omnis autem cognitio perficitur per assimilationem cognoscentis ad rem cognitam, ita quod assimilatio dicta est causa cognitionis: sicut visus per hoc quod disponitur secundum speciem coloris, cognoscit colorem. Prima ergo comparatio entis ad intellectum est ut ens intellectui concordet: quae quidem concordia adaequatio intellectus et rei dicitur; et in hoc formaliter ratio veri perficitur. Hoc est ergo quod addit verum super ens, scilicet conformitatem, sive adaequationem rei et intellectus; ad quam conformitatem, ut dictum est, sequitur cognitio rei. Sic ergo entitas rei praecedit rationem veritatis, sed cognitio est quidam veritatis effectus. Secundum hoc ergo veritas sive verum tripliciter invenitur diffiniri. Uno modo secundum illud quod praecedit rationem veritatis, et in quo verum fundatur; et sic Augustinus diffinit in Lib. Solil.: verum est id quod est; et Avicenna in sua Metaphysic.: veritas cuiusque rei est proprietas sui esse quod stabilitum est ei; et quidam sic: verum est indivisio esse, et quod est. Alio modo diffinitur secundum id in quo formaliter ratio veri perficitur; et sic dicit Isaac quod veritas est adaequatio rei et intellectus; et Anselmus in Lib. de veritate: veritas est rectitudo sola mente perceptibilis. Rectitudo enim ista secundum adaequationem quamdam dicitur, et philosophus dicit IV Metaphysicae, quod diffinientes verum dicimus cum dicitur esse quod est, aut non esse quod non est. Tertio modo diffinitur verum, secundum effectum consequentem; et sic dicit Hilarius, quod verum est declarativum et manifestativum esse; et Augustinus in Lib. de vera Relig.: veritas est qua ostenditur id quod est; et in eodem libro: veritas est secundum quam de inferioribus iudicamus.

 

Je suis la voie, la vérité et la vie : personne ne vient au Père que par moi. Jn 14, 6

Je suis la voie, la vérité et la vie : personne ne vient au Père que par moi. Jn 14, 6

Si vous demeurez dans l’observation de ma parole, vous serez véritablement mes disciples ; et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. Jn 8, 31-32

Je ne suis né, et je ne suis venu dans le monde, que pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité, écoute ma voix. Jn 18, 37

 

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Sainte Hedwige veuve

16 Octobre 2026 , Rédigé par Ludovicus

Sainte Hedwige veuve

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Ô Dieu, qui avez appris à la bienheureuse Hedwige à passer généreusement des honneurs du siècle à l'humble voie de votre croix : faites que, par ses mérites et son exemple, nous apprenions à fouler aux pieds les délices périssables du monde et à surmonter toutes nos adversités en embrassant votre croix. Vous qui...

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Sainte Thérèse d'Avila vierge

15 Octobre 2026 , Rédigé par Ludovicus

Sainte Thérèse d'Avila vierge

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Exaucez-nous, ô Dieu, notre salut ; que, joyeux de la fête de la bienheureuse Thérèse, votre vierge, nous soyons également nourris du pain de sa céleste doctrine et y puisions les sentiments d'une tendre dévotion. Par...

Épitre   II Cor 10, 17-18 ; 11, 1-2

Mes frères, que celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur. Ce n'est pas, en effet, celui qui se recommande soi-même qui est approuvé, mais celui que le Seigneur recommande. Oh, si vous pouviez supporter de ma part un peu de folie ! Mais supportez-moi : j'éprouve à votre égard une divine jalousie, car je vous ai fiancés à un seul époux pour vous présenter au Christ comme une vierge pure.

Évangile Mt 25, 1-13

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : « Le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l'époux et de l'épouse. Cinq d'entre elles étaient folles et cinq étaient sages. Les cinq vierges folles, en prenant leur lampes, ne prirent pas d'huile avec elles ; mais les vierges sages prirent de l'huile dans leurs vases, avec les lampes. Comme l'époux tardait à venir, toutes s'assoupirent et s'endormirent.
« Au milieu de la nuit, on cria : "Voici l'époux qui vient, allez à sa rencontre !" Alors toutes ces vierges se levèrent et préparèrent leurs lampes. Les vierges folles dirent aux sages : "Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent." Les sages répondirent : "De peur qu'il n'y en ait pas assez pour nous et pour vous, allez plutôt chez ceux qui en vendent et achetez-en pour vous." Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva ; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et la porte fut fermée. Plus tard, les autres vierges vinrent aussi, disant : "Seigneur, Seigneur, ouvrez-nous !" Il leur répondit : "En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas." Veillez donc, car vous ne savez ni le jour, ni l'heure. »

 

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Saint Calixte, pape et martyr

14 Octobre 2026 , Rédigé par Ludovicus

Saint Calixte 1er, au trumeau du portail central du transept nord, Cathédrale de Reims

Saint Calixte 1er, au trumeau du portail central du transept nord, Cathédrale de Reims

Introït

Si tu m'aimes, Simon-Pierre, pais mes agneaux, pais mes brebis. Je vous exalterai, Seigneur, parce que vous m'avez relevé et que vous n'avez pas réjoui mes ennemis à mon sujet. ℣. Gloire...

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Ô Dieu, qui nous voyez défaillir à cause de notre faiblesse : renouvelez-nous miséricordieusement dans votre amour par les exemples de vos saints. Par...

Épitre   I P 5, 1...11

Mes bien-aimés : j'exhorte les anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin de la passion du Christ, et qui aurai part à la gloire qui doit être manifestée. Soyez les pasteurs du troupeau de Dieu qui vous est confié, veillant sur lui non par contrainte mais de bon gré, selon Dieu ; non dans un intérêt vil, mais spontanément ; non en dominant sur l'héritage du Seigneur, mais en devenant de tout votre cœur les modèles du troupeau. Et quand paraîtra le maître des pasteurs, vous recevrez une impérissable couronne de gloire. Le Dieu de toute grâce qui nous a appelés dans le Christ Jésus à sa gloire éternelle, après ces quelques souffrances achèvera lui-même son œuvre, vous affermira et vous rendra inébranlables. À lui gloire et puissance dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il

Évangile Mt 16, 13-19

En ce temps-là, Jésus vint aux environs de Césarée de Philippe, et il interrogeait ses disciples, disant : « Qui est le Fils de l'homme au dire des gens ? » Ceux-ci répondirent : « Les uns disent que c'est Jean-Baptiste, d'autres Élie ; d'autres Jérémie, ou quelqu'un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » Prenant la parole, Simon-Pierre dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Et Jésus, répondant, lui dit : « Tu es heureux, Simon fils de Jean, car ce n'est pas la chair ni le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux. Aussi moi, je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle. Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux : et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié aussi dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera aussi délié dans les cieux. »

 

Calixte naît vers 155 d'une famille d'esclaves d'origine grecque qui habitait le quartier du Transtévère (Trastevere) à Rome, Calixte (kalistos = le plus beau) devint Chrétien au début de sa vie d'adulte.
Il fut d'abord au service d'un haut fonctionnaire de l'empereur Commode, nommé Carpophore, Chrétien lui-même, qui le chargea d'administrer ses biens.
En relation d'affaires avec quelques Juifs de Rome, il fit de mauvaises opérations, s'affola, prit la fuite, fut finalement rattrapé et enfermé dans un cachot.
Son maître, qui l'estimait, le fit relâcher, pensant qu'il parviendrait à récupérer l'argent perdu.

Il était sur le point d'aboutir quand il pénétra un jour de sabbat dans la synagogue, perturba l'office qui s'y célébrait et se fit mettre rudement à la porte par les participants qui le livrèrent au préfet Tuscianus en le dénonçant comme Chrétien.
Il fut condamné aux mines de soufre de Sardaigne pour avoir troublé une réunion juive, et parce que Chrétien.
Il travailla donc durant 3 ans à l'extraction du minerai en Sardaigne et là, côtoya de nombreux Martyrs Chrétiens, relégués au bagne comme lui : il se montra auprès d'eux d'un dévouement admirable.

Libéré et affranchi vers 190, il passa quelques années à Antium (Anzio) au sud-est de Rome. Zéphyrin, dès son élection comme Pape en 199, l'appela à ses côtés, le faisant son secrétaire personnel et l'archidiacre de la ville : il le rendit responsable de la direction du clergé et de la création du premier cimetière Chrétien qu'il fit creuser dans le tuf sur la Via Appia : cimetière qui porte aujourd'hui son nom « Catacombe de Saint-Calixte ».

A la mort de Zéphyrin, en 217, Calixte est élu Pape. Il le demeura 5 ans 2 mois et 10 jours. Son court pontificat fut des plus difficiles, marqué par l'opposition d'un Prêtre de Rome, Hippolyte, brillant mais excessif.
Calixte défendit contre lui et quelques autres la Foi trinitaire et fit prévaloir l'usage d'absoudre tous les péchés, y compris ceux que les rigoristes, tel Tertullien, considéraient comme impardonnables : l'idolâtrie, l'adultère et le meurtre.
Il reconnut comme valide le mariage entre esclaves et femmes libres (non admis comme légal par le droit romain) et accepta le remariage des veufs ainsi que leur entrée éventuelle dans le clergé.

Politique d'indulgence générale qui lui valut beaucoup de critiques : face à ses opposants, il resta ferme et donna sans se lasser l'image du bon pasteur.
Il est à remarquer qu'envers l'État, il ne montra aucune servilité. Apprenant qu'un Chrétien venait d'être exécuté sur ordre de l'empereur Alexandre-Sévère et jeté dans le Tibre, Calixte se cacha sur les rives du fleuve et avec l'aide de quelques pêcheurs et membres du clergé, le retira des eaux, célébrant solennellement ses funérailles dans sa catacombe de la Via Appia.

Il mourut le 14 Octobre 222 dans son quartier du Transtévère, victime d'une émeute dirigée contre les Chrétiens.
Jeté du haut d'une fenêtre dans un puits, recouvert de décombres, il en fut retiré par un Prêtre une quinzaine de jours après : on l'enterra sur la Via Aurélia dans le cimetière de Calépode non loin de là.
Il laissait l'Église en pleine prospérité, organisée corporativement et dotée d'une école de théologie.

Dès le début du 4° siècle, il était déclaré Martyr et l'un des rares à avoir son anniversaire. Ses reliques se trouvent sous le maître-autel de la Basilique Sainte Marie du Transtévère : elle fut construite sur l'emplacement du modeste Oratoire consacré à Marie qu'il avait fait édifier dans sa maison : Ier lieu de culte connu érigé à la mémoire de la Mère du Christ dans la Ville éternelle.

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Saint Édouard, roi et confesseur

13 Octobre 2026 , Rédigé par Ludovicus

Saint Édouard, roi et confesseur

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Ô Dieu, qui avez couronné de la gloire éternelle le bienheureux roi Édouard, votre confesseur, nous vous en prions : donnez-nous de le vénérer ici-bas de telle manière que nous puissions régner avec lui dans les cieux. Par.

Lecture Eccl 31, 8-11

Heureux l'homme qui a été trouvé sans tache, qui n'a pas couru après l'or, ni espéré dans l'argent et les trésors. Qui est-il, que nous le louions ? Car il a fait des choses admirables dans sa vie. Il a été soumis à cette épreuve et il a eu la perfection : il y aura pour lui une gloire éternelle. Il pouvait violer la loi et ne l'a pas violée, faire le mal et ne l'a pas fait. C'est pourquoi ses biens sont affermis dans le Seigneur, et toute l'assemblée des saints publiera ses bienfaits.

 

Il fut le dernier roi à régner sur l'Angleterre avant la conquête de ce pays par les Normands de Guillaume le Conquérant. Il avait horreur du sang versé. Son peuple le chérissait. Aussi éminent par sa piété que par sa générosité, il sut se faire l'ami des petites gens et fut vite l'objet d'un culte populaire, mais il n'était pas fait pour être roi.

Après bien des querelles pour le pouvoir en Angleterre, la situation n'était pas bien claire. Les Danois avec le roi Canut régnaient sur l'est du pays, la Norvège et le Danemark. Edmond "Côte de Fer" prince d'Angleterre avait été assassiné et sa femme s'était réfugiée en Normandie. Edouard, son demi-frère, revint en Angleterre et y rétablit la couronne par sa sagesse, son humilité et sa compétence. Il cherchait toujours l'entente et la réconciliation là où c'était possible. Les expéditions danoises échouèrent. Le royaume connut une période moins troublée. Il épousa une princesse et vécurent toujours l'un et l'autre dans l'union la plus intime et la plus parfaite. Pourtant les guerres continuaient de se succéder entre Gallois et Anglais, entre les partisans d'Harold et ceux de Malcolm en Ecosse, ce qui n'empêcha pas saint Edouard de légiférer pour son royaume afin d'y établir meilleure justice et plus grande attention aux pauvres. Il résidait à Londres et à Westminster où il fit construire sa cathédrale. Il mourut quelque temps après sa dédicace.
Décédé le 5 janvier 1066, il est aussi fêté le 13 octobre, date à laquelle son corps fut transféré dans le tombeau prévu pour lui (1163).

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Contra Gentiles, lib. 4 cap. 1

12 Octobre 2026 , Rédigé par Ludovicus

Contra Gentiles, lib. 4 cap. 1

Liber 4

Caput 1

Contra Gentiles, lib. 4 cap. 1 n. 1 Ecce, haec ex parte dicta sunt viarum eius, et cum vix parvam stillam sermonum eius audiverimus, quis poterit tonitruum magnitudinis eius intueri. Jb, 26-14.

Contra Gentiles, lib. 4 cap. 1 n. 2 Intellectus humanus, a rebus sensibilibus connaturaliter sibi scientiam capiens, ad intuendam divinam substantiam in seipsa, quae super omnia sensibilia, immo super omnia alia entia improportionaliter elevatur, pertingere per seipsum non valet.

Contra Gentiles, lib. 4 cap. 1 n. 3 Sed quia perfectum hominis bonum est ut quoquo modo Deum cognoscat, ne tam nobilis creatura omnino in vanum esse videretur, velut finem proprium attingere non valens, datur homini quaedam via per quam in Dei cognitionem ascendere possit: ut scilicet, quia omnes rerum perfectiones quodam ordine a summo rerum vertice Deo descendunt, ipse, ab inferioribus incipiens et gradatim ascendens, in Dei cognitionem proficiat; nam et in corporalibus motibus eadem est via qua descenditur et ascenditur, ratione principii et finis distincta.

Contra Gentiles, lib. 4 cap. 1 n. 4 Praedicti autem descensus perfectionum a Deo duplex est ratio. Una quidem ex parte primae rerum originis: nam divina sapientia, ut perfectio esset in rebus, res produxit in ordine, ut creaturarum universitas ex summis rerum et infimis compleretur. Alia vero ratio ex ipsis rebus procedit. Nam cum causae sint nobiliores effectibus, prima quidem causata deficiunt a prima causa, quae Deus est, quae tamen suis effectibus praeminent; et sic deinceps quousque ad ultima rerum perveniatur.

Contra Gentiles, lib. 4 cap. 1 n. 5 Et quia in summo rerum vertice Deo perfectissima unitas invenitur; et unumquodque, quanto est magis unum, tanto est magis virtuosum et dignius: consequens est ut quantum a primo principio receditur, tanto maior diversitas et variatio inveniatur in rebus. Oportet igitur processum emanationis a Deo uniri quidem in ipso principio, multiplicari autem secundum res infimas, ad quas terminatur. Et ita, secundum diversitatem rerum, apparet viarum diversitas, quasi ab uno principio inchoatarum, et terminatarum ad diversa.

Contra Gentiles, lib. 4 cap. 1 n. 6 Per has igitur vias intellectus noster in Dei cognitionem ascendere potest, sed propter debilitatem intellectus nostri, nec ipsas vias perfecte cognoscere possumus. Nam cum sensus unde nostra cognitio incipit, circa exteriora accidentia versetur, quae sunt secundum se sensibilia, ut color et odor et huiusmodi; intellectus vix per huiusmodi exteriora potest ad perfectam notitiam inferioris naturae pervenire, etiam illarum rerum quarum accidentia sensu perfecte comprehendit. Multo igitur minus pertingere poterit ad comprehendendum naturas illarum rerum quarum pauca accidentia capimus sensu; et adhuc minus illorum quorum accidentia sensu capi non possunt, etsi per quosdam deficientes effectus percipiantur. Sed etsi ipsae naturae rerum essent nobis cognitae, ordo tamen earum, secundum quod a divina providentia et ad invicem disponuntur et diriguntur in finem, tenuiter nobis notus esse potest: cum ad cognoscendam rationem divinae providentiae non pertingamus. Si igitur ipsae viae imperfecte cognoscuntur a nobis, quomodo per eas ad perfecte cognoscendum ipsarum viarum principium poterimus pervenire? Quod quia sine proportione excedit vias praedictas, etiam si vias ipsas cognosceremus perfecte, nondum tamen perfecta principii cognitio nobis adesset.

Contra Gentiles, lib. 4 cap. 1 n. 7 Quia igitur debilis erat Dei cognitio ad quam homo per vias praedictas intellectuali quodam quasi intuitu pertingere poterat, ex superabundanti bonitate, ut firmior esset hominis de Deo cognitio, quaedam de seipso hominibus revelavit quae intellectum humanum excedunt.

Contra Gentiles, lib. 4 cap. 1 n. 8 In qua quidem revelatione, secundum congruentiam hominis, quidam ordo servatur, ut paulatim de imperfecto veniat ad perfectum: sicut in ceteris rebus mobilibus accidit. Primo igitur sic homini revelantur ut tamen non intelligantur, sed solum quasi audita credantur: quia intellectus hominis secundum hunc statum, quo sensibilibus est connexus, ad ea intuenda quae omnes proportiones sensus excedunt, omnino elevari non potest. Sed cum a sensibilium connexione fuerit liberatus, tunc elevabitur ad ea quae revelantur intuenda.

Contra Gentiles, lib. 4 cap. 1 n. 9 Est igitur triplex cognitio hominis de divinis. Quarum prima est secundum quod homo naturali lumine rationis, per creaturas in Dei cognitionem ascendit. Secunda est prout divina veritas, intellectum humanum excedens, per modum revelationis in nos descendit, non tamen quasi demonstrata ad videndum, sed quasi sermone prolata ad credendum. Tertia est secundum quod mens humana elevabitur ad ea quae sunt revelata perfecte intuenda.

Contra Gentiles, lib. 4 cap. 1 n. 10 Hanc igitur triplicem cognitionem Jb in verbis propositis insinuat. Quod enim dicit, ecce, haec ex parte dicta sunt viarum eius, ad illam cognitionem pertinet qua per vias creaturarum in Dei cognitionem noster intellectus ascendit. Et quia has vias imperfecte cognoscimus, recte adiunxit, ex parte. Ex parte enim cognoscimus: sicut apostolus dicit, 1 Cor. 13-9.

Contra Gentiles, lib. 4 cap. 1 n. 11 Quod vero subdit, et cum vix parvam stillam sermonum eius audiverimus, ad secundam cognitionem pertinet, prout divina nobis credenda per modum locutionis revelantur: fides enim, ut dicitur Rm. 10-17, est ex auditu, auditus autem per verbum Dei; de quo etiam dicitur Jn. 17-17, sanctifica eos in veritate: sermo tuus veritas est. Sic igitur, quia revelata veritas de divinis non videnda, sed credenda proponitur, recte dicit, audiverimus. Quia vero haec imperfecta cognitio effluit ab illa perfecta cognitione qua divina veritas in seipsa videtur, dum a Deo nobis mediantibus Angelis revelatur, qui vident faciem Patris, recte nominat stillam. Unde et Jl 3-18 dicitur: in die illa stillabunt montes dulcedinem. Sed quia non omnia mysteria quae in prima veritate visa Angeli et alii beati cognoscunt, sed quaedam pauca nobis revelantur, signanter addit, parvam. Dicitur enim Eccli. 43-35 quis magnificat eum sicut est ab initio? Multa abscondita sunt maiora his: pauca enim vidimus operum eius. Et Dominus discipulis dicit, Jn. 16-12: multa habeo vobis dicere, sed non potestis portare modo. Haec etiam pauca quae nobis revelantur, sub quibusdam similitudinibus et obscuritatibus verborum nobis proponuntur: ut ad ea quomodocumque capienda soli studiosi perveniant, alii vero quasi occulta venerentur, et increduli lacerare non possint: unde dicit apostolus, I ad Cor. 13-12: videmus nunc per speculum in aenigmate. Signanter igitur addit, vix ut difficultas ostenderetur.

Contra Gentiles, lib. 4 cap. 1 n. 12 Quod vero subdit, quis poterit tonitruum magnitudinis eius intueri? Ad tertiam cognitionem pertinet, qua prima veritas cognoscetur, non sicut credita, sed sicut visa: videbimus enim eum sicuti est, ut dicitur I Jn. 3-2. Unde dicit, intueri. Nec aliquid modicum de divinis mysteriis percipietur, sed ipsa maiestas divina videbitur, et omnis bonorum perfectio: unde Dominus ad Moysen dixit, Ex 33-19: ego ostendam tibi omne bonum. Recte ergo dicit, magnitudinis. Non autem proponetur veritas homini aliquibus velaminibus occultata, sed omnino manifesta: unde Dominus discipulis suis dicit, Jn. 16-25: venit hora cum iam non in proverbiis loquar vobis, sed palam de Patre annuntiabo vobis. Signanter ergo dicit, tonitruum, ad manifestationem insinuandam.

Contra Gentiles, lib. 4 cap. 1 n. 13 Competunt autem verba praemissa nostro proposito. Nam in praecedentibus de divinis sermo est habitus secundum quod ad cognitionem divinorum naturalis ratio per creaturas pervenire potest: imperfecte tamen, et secundum proprii possibilitatem ingenii, ut sic possimus dicere cum Iob, ecce, haec ex parte dicta sunt viarum eius. Restat autem sermo habendus de his quae nobis revelata sunt divinitus ut credenda, excedentia intellectum humanum.

Contra Gentiles, lib. 4 cap. 1 n. 14 Circa quae qualiter procedendum sit, praemissa verba nos docent. Cum enim huiusmodi veritatem vix audiverimus in sermonibus sacrae Scripturae quasi stillam parvam ad nos descendentem; nec possit aliquis in huius vitae statu tonitruum magnitudinis intueri; erit hic modus servandus, ut ea quae in sermonibus sacrae Scripturae sunt tradita, quasi principia sumantur; et sic ea quae in sermonibus praedictis occulte nobis traduntur, studeamus utcumque mente capere, a laceratione infidelium defendendo; ut tamen praesumptio perfecte cognoscendi non adsit; probanda enim sunt huiusmodi auctoritate sacrae Scripturae, non autem ratione naturali. Sed tamen ostendendum est quod rationi naturali non sunt opposita, ut ab impugnatione infidelium defendantur. Qui etiam modus in principio huius operis praedeterminatus est.

Contra Gentiles, lib. 4 cap. 1 n. 15 Quia vero naturalis ratio per creaturas in Dei cognitionem ascendit, fidei vero cognitio a Deo in nos e converso divina revelatione descendit; est autem eadem via ascensus et descensus: oportet eadem via procedere in his quae supra rationem creduntur, qua in superioribus processum est circa ea quae ratione investigantur de Deo: ut primo scilicet ea tractentur quae de ipso Deo supra rationem credenda proponuntur, sicut est confessio Trinitatis. Secundo autem, de his quae supra rationem a Deo sunt facta, sicut opus Incarnationis, et quae consequuntur ad ipsam. Tertio vero, ea quae supra rationem in ultimo hominum fine expectantur, sicut Resurrectio et Glorificatio corporum, perpetua beatitudo animarum, et quae his connectuntur.

 

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XXe Dimanche après la Pentecôte Mémoire Maternité divine de Marie.

11 Octobre 2026 , Rédigé par Ludovicus

XXe Dimanche après la Pentecôte Mémoire Maternité divine de Marie.

Introït

Tout ce que vous nous avez fait, Seigneur, vous l'avez fait par un juste jugement ; car nous avons péché contre vous, et nous n'avons pas obéi à vos commandements ; mais glorifiez votre nom, et agissez envers nous selon l'abondance de votre miséricorde.  Heureux ceux qui sont sans tache dans leur voie, qui marchent selon la loi du Seigneur. ℣. Gloire...

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Accordez généreusement à vos fidèles, Seigneur, la faveur du pardon et de la paix : afin qu'ils soient purifiés de toutes leurs fautes et vous servent d'une âme assurée. Par...

Épitre Ép 5, 15-21

Mes frères, prenez bien garde à votre conduite et ne vivez pas comme des insensés, mais comme des hommes sages, profitant des moments qui vous sont donnés, car les jours sont mauvais. Aussi ne soyez pas imprudents, mais comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur.
Ne vous enivrez pas de vin, c'est une source de luxure ; mais remplissez-vous de l'Esprit Saint, vous entretenant de psaumes, d'hymnes et de cantiques spirituels, chantant et psalmodiant du fond de vos cœurs pour le Seigneur, rendant continuellement grâce pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ. Soyez soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ.

Évangile Jn 4, 46-53

En ce temps-là, il y avait un officier royal dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla vers lui et le supplia de venir chez lui pour guérir son fils qui se mourait. Jésus lui dit : « Si vous ne voyez des prodiges et des miracles, vous ne croyez point. » L'officier lui dit : « Seigneur, descends avant que mon fils ne meure. » Jésus lui dit : « Va, ton fils vit. » Cet homme crut à la parole que Jésus lui avait dite, et partit.
Comme il descendait, ses serviteurs vinrent à sa rencontre et lui apprirent que son enfant vivait. Il leur demanda à quelle heure il s'était trouvé mieux, et ils lui dirent : « Hier, à la septième heure, la fièvre l'a quitté. » Le père reconnut que c'était l'heure à laquelle Jésus lui avait dit : « Ton fils vit. » Et il crut, lui et toute sa maison.

Offertoire

Au bord des fleuves de Babylone, nous nous sommes assis et nous avons pleuré en nous souvenant de toi, Sion

Secrète

Nous vous en prions, Seigneur : que ces mystères nous procurent le céleste remède, et qu'ils extirpent les vices de notre cœur. Par.

Communion

Souvenez-vous, Seigneur, de votre parole à votre serviteur, par laquelle vous m'avez donné l'espérance : c'est elle qui m'a consolé dans mes humiliations.

Postcommunion

Pour que nous soyons rendus dignes de vos dons sacrés, Seigneur, faites, nous vous en prions, que nous obéissions toujours à vos commandements. Par...

Dom Guéranger L’année liturgique

L’approche de la consommation des noces du Fils de Dieu coïncidera ici-bas avec un redoublement des fureurs de l’enfer pour perdre l’Épouse. Le dragon de l’Apocalypse (Ap. 12, 9), l’ancien serpent séducteur d’Ève, vomissant comme un fleuve sa bave immonde (Ibid. 15), déchaînera toutes les passions pour entraîner la vraie mère des vivants sous l’effort. Cependant il sera impuissant à souiller le pacte de l’alliance éternelle ; et, sans forces contre l’Église, il tournera sa rage contre les derniers fils de la nouvelle Ève, réservés pour l’honneur périlleux des luttes suprêmes qu’a décrites le prophète de Patmos (Ibid. 17).

C’est alors surtout que les chrétiens fidèles devront se souvenir des avis de l’Apôtre, et se conduire avec la circonspection qu’il recommande, mettant tous leurs soins à garder pure leur intelligence non moins que leur volonté, dans ces jours mauvais. Car la lumière n’aura point alors à subir seulement les assauts des fils de ténèbres étalant leurs perverses doctrines ; elle sera plus encore, peut-être, amoindrie et faussée par les défaillances des enfants de lumière eux-mêmes sur le terrain des principes, par les atermoiements, les transactions, l’humaine prudence des prétendus sages. Plusieurs sembleront ignorer pratiquement que l’Épouse de l’Homme-Dieu ne peut succomber sous le choc d’aucune force créée. S’ils se souviennent que le Christ s’est engagé à garder lui-même son Église jusqu’à la fin des siècles ( Mt. 28, 20), ils n’en croiront pas moins faire merveille en apportant à la bonne cause le secours d’une politique dont les concessions ne seront pas toujours pesées suffisamment au poids du sanctuaire : sans songer que le Seigneur n’a point besoin, pour l’aider à tenir sa promesse, d’habiletés détournées ; sans se dire surtout que la coopération qu’il daigne accepter des siens, pour la défense des droits de l’Église, ne saurait consister dans l’amoindrissement ou la dissimulation des vérités qui font la force et la beauté de l’Épouse. Combien oublieront la maxime de saint Paul écrivant aux Romains que se conformer à ce siècle, chercher une adaptation impossible de l’Évangile avec un monde déchristianisé, n’est point le moyen d’arriver à discerner sûrement le bon, le meilleur, le parfait aux yeux du Seigneur (Rm. 12, 2) ! Aussi sera-ce un grand et rare mérite, en bien des circonstances de ces temps malheureux, de comprendre seulement quelle est la volonté de Dieu, comme le dit notre Épître.

Veillez, dirait saint Jean, à ne point perdre le fruit de vos œuvres ; assurez-vous la pleine récompense qui n’est donnée qu’à la plénitude persévérante de la doctrine et de la foi (2 s. Jean 8–9). Au reste, alors comme toujours, selon la parole de l’Esprit‑Saint, la simplicité des justes les conduira sûrement (Pr. 11, 3) ; l’humilité leur donnera la Sagesse (Ibid. 2) ; et, s’attachant uniquement à cette très noble compagne, ils seront vraiment sages par elle et sauront ce qui plaît au Seigneur (Sg. 9, 10). Ils comprendront qu’aspirant comme l’Église à l’union au Verbe éternel, pour eux comme pour l’Église la fidélité à l’Époux n’est autre chose que la fidélité à la vérité ; car le Verbe, objet de leur commun amour, n’est autre en Dieu que le rayonnement de la vérité infinie (Sg. 7, 25–26). Leur unique soin sera donc toujours de se rapprocher du Bien-Aimé par une ressemblance plus grande avec lui, c’est-à-dire par une reproduction plus complète du vrai dans leurs paroles et leurs actes. Et en cela ils serviront la société comme elle doit l’être, mettant en pratique le conseil du Seigneur qui nous demande de chercher d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et de nous confier en lui pour le reste (s. Mt. 6, 33). Laissant à d’autres la recherche d’humaines et louvoyantes combinaisons, d’incertains compromis destinés, dans la pensée de leurs auteurs, à retarder de quelques semaines, de quelques mois peut-être, le flot montant de la révolution, ils comprendront différemment, pour eux, le conseil de racheter le temps que nous donne l’Apôtre.

L’Époux avait acheté le temps d’un grand prix, pour être employé par ses membres mystiques à la glorification du Très-Haut. Perdu par la multitude dévoyée dans la révolte et l’orgie, les âmes fidèles le rachèteront en donnant une telle intensité aux actes de leur foi et de leur amour, que rien ne soit diminué, s’il se peut, jusqu’au dernier moment, du tribut qu’offrait chaque jour la terre à la Trinité souveraine. Contre la bête à la bouche insolente et pleine de blasphèmes (Ap. 13, 5–6), ils reprendront le cri de Michel contre Satan promoteur de la bête (Ibid. 2) : Qui est comme Dieu !

L’antiquité chrétienne appelait les dernières semaines du Cycle à son déclin : Semaines du saint Ange ; nous avons vu comment, dans un de ces Dimanches (17ème Dim. ap. la Pent.), elle chantait l’arrivée du grand Archange au secours du peuple de Dieu, ainsi que Daniel l’avait annoncé pour les derniers jours du monde (Dn. 12, 1). Quand donc commenceront les épreuves de la fin, lorsque l’exil dispersera les baptisés et que le glaive s’abattra sur leurs têtes (Ap. 13, 7, 10) aux applaudissements d’un monde prosterné devant la bête et son image (Ibid. 3, 4, 8, 15), n’oublions point que nous avons un chef choisi par Dieu, acclamé par l’Église, pour nous conduire dans ces derniers combats où la défaite des saints (Ibid. 7) sera plus glorieuse que les triomphes de l’Église aux jours de sa domination sur le monde. Ce que Dieu alors, en effet, demandera des siens, ce ne sera plus ni le succès de la diplomatie, ni la victoire armée, mais la fidélité à sa vérité, à son Verbe : fidélité d’autant plus franche et plus entière, que la défection sera plus universelle autour de la petite troupe rangée sous la bannière de l’Archange. Proféré par une seule poitrine fidèle avec la vaillance de la foi et l’ardeur de l’amour en de telles circonstances, le cri de saint Michel, une fois déjà vainqueur des infernales légions, honorera plus Dieu que ne l’atteindront les ignobles blasphèmes des millions d’êtres dégradés sectateurs de la bête.

Pénétrons-nous de ces pensées que suggèrent les premières lignes de notre Épître ; comprenons également les autres instructions qu’elle renferme et qui, du reste, ne s’éloignent pas des premières. Pour ce Dimanche où se lisait autrefois l’Évangile des noces du Fils de l’homme et de l’appel à son divin banquet, la sainte Église remarque opportunément, dans l’Épître, combien l’ivresse et les délices des noces sacrées sont différentes des joies mondaines. La sérénité, la pureté, la paix du juste admis dans l’intimité divine, font en son âme un festin continuel (Pr. 15, 16) dont la Sagesse est le mets savoureux (Eccli. 24, 20) et l’éternelle convive (Sg. 8, 16 ; Ap. 3, 20). Laissant le monde à ses mesquins et trop souvent honteux plaisirs, le Verbe et l’âme, qu’il a remplie de l’Esprit-Saint par un mode ineffable (Ct. 1, 1), s’unissent pour chanter le Père souverain dans un concert merveilleux, où l’action de grâces et la louange trouvent sans cesse un nouvel aliment. Le hideux spectacle qu’offrira la terre, quand ses habitants se porteront en foule au-devant de la prostituée siégeant sur la bête et leur offrant la coupe d’ignominie (Ap. 17, 1–5), n’empêchera point le ciel de se reposer délicieusement dans la contemplation de ces âmes fortunées. Car les convulsions du monde agonisant, les poursuites de la femme ivre du sang des martyrs (Ibid. 6), loin de troubler l’harmonie qui s’élève de l’âme unie au Verbe, ne feront que donner plus d’ampleur à ses notes divines, plus de suavité à ses accents humains. « Qui donc, en effet, nous séparera de l’amour de Jésus-Christ ? Sera-ce la tribulation ou l’angoisse ? la faim ou la nudité ? les dangers, la persécution, le glaive ? Oui, sans doute, il est écrit qu’à cause de vous, tous les jours on nous met à mort, qu’on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie (Ps. 43, 22) ! Mais en tout cela nous sommes vainqueurs, à cause de celui qui nous a aimés. Car je suis sûr que ni la mort, ni la vie, ni anges, ni principautés, ni vertus, ni choses présentes, ni choses futures, ni violence, ni rien de ce qui est dans les hauteurs, ni rien de ce qui est dans les abîmes, ni créature quelconque ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu en Jésus‑Christ notre Seigneur (Rm. 8, 35–39). »

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Saint François Borgia confesseur

10 Octobre 2026 , Rédigé par Ludovicus

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Collecte

Seigneur Jésus-Christ, modèle et récompense de la vraie humilité, nous vous en prions : vous qui avez fait du bienheureux François votre glorieux imitateur dans le mépris des honneurs terrestres, donnez-nous aussi la grâce de l'imiter et de partager sa gloire. Vous qui...

Lecture

Il a été aimé de Dieu et des hommes : sa mémoire est en bénédiction. Dieu lui a donné une gloire semblable à celle des saints, il l'a rendu grand par la terreur qu'il inspira aux ennemis. Par sa parole, il a fait cesser des prodiges. Il l'a glorifié devant les rois, il lui a donné un commandement devant son peuple et il lui a montré sa gloire. À cause de sa foi et de sa douceur, il l'a sanctifié et l'a choisi entre tous les hommes. Il lui a fait entendre sa voix et l'a introduit dans la nuée. Il lui a donné face à face ses commandements, la loi de la vie et de la science.

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Saint Jean Léorardi, confesseur mémoire des saints Denis, Rustique et Éleuthère.

9 Octobre 2026 , Rédigé par Ludovicus

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Collecte

Ô Dieu, qui avez daigné susciter merveilleusement le bienheureux Jean, votre confesseur, pour propager la foi parmi les païens, et qui avez rassemblé par lui dans votre Église une nouvelle famille pour l'instruction des fidèles ; donnez à vos serviteurs que nous sommes de si bien profiter de ces institutions, que nous obtenions les récompenses éternelles. Par...

Lecture Cor II. 4, 1-6 ; 15-18

Mes frères, investis du ministère apostolique selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne faiblissons pas ; mais nous repoussons de nous les passions honteuses qui se cachent, ne nous conduisant point avec artifice et n'altérant point la parole de Dieu, mais nous recommandant nous-même à la conscience de tous les hommes, devant Dieu, par la manifestation de la vérité. Si votre Évangile est encore voilé, c'est pour ceux qui périssent qu'il est voilé, pour les infidèles dont le dieu de ce monde a aveuglé les esprits, afin que ne brille pas pour eux la lumière de l'Évangile de la gloire du Christ, qui est l'image de Dieu. Car nous ne nous prêchons pas nous-mêmes, mais Jésus-Christ notre Seigneur, et nous, nous sommes vos serviteurs, en Jésus ; parce que le Dieu qui a dit à la lumière de resplendir du sein des ténèbres, a fait luire aussi sa clarté dans nos cœurs, pour que nous fassions briller la connaissance de la gloire de Dieu, qui est sur la face du Christ Jésus. Car toutes choses sont pour vous, afin que la grâce, en se multipliant, fasse abonder les actions de grâces d'un grand nombre, pour la gloire de Dieu.
C'est pourquoi nous ne perdons pas courage ; mais bien qu'en nous l'homme extérieur se détruise, cependant l'homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car notre légère tribulation du moment présent produit pour nous le poids éternel d'une sublime et incomparable gloire ; pour nous qui ne considérons point les choses visibles, mais les choses invisibles, car les choses visibles sont temporelles, mais les invisibles sont éternelles.

 

Originaire de Lucques en Toscane. Fils de pharmacien et pharmacien lui-même jusqu'à l'âge de vingt-cinq ans, il devint prêtre à trente ans et fonda, deux années plus tard, à Lucques, la congrégation des Clercs de la Mère de Dieu (1574). Il prêche et il confesse inlassablement tandis que les théories nouvelles de la Réforme séduisent la jeunesse. Ses succès lui valent une violente persécution. Menacé de mort, il s'enfuit à Rome où il prend saint Philippe Néri comme père spirituel. Quand saint Philippe quittera Rome, saint Jean Léonardi installa sa communauté dans la maison que son père spirituel lui laissait. Saint Jean Léonardi aurait voulu partir pour les missions lointaines. Dans ce but, en 1603, il jette les bases du séminaire pour la Propagation de la Foi, destiné à la formation des prêtres indigènes envoyés par les missionnaires. Il meurt de la peste qu'il a contractée en se dévouant auprès des malades lors d'une épidémie.

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