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Regnum Galliae Regnum Mariae
Articles récents

Sainte Elisabeth reine et veuve

8 Juillet 2015 , Rédigé par Ludovicus

Sainte Elisabeth reine et veuve

Bréviaire

Quatrième leçon. Élisabeth, de la famille royale d’Aragon, naquit l’an du Christ mil deux cent soixante et onze. En présage de sa future sainteté, ses parents, laissant de côté, contre l’usage, le nom de la mère et de l’aïeule, voulurent qu’on l’appelât au baptême du nom de sa grand’ tante maternelle, sainte Élisabeth, duchesse de Thuringe. Dès qu’elle vint au monde, on vit qu’elle serait l’heureuse pacificatrice des royaumes et des rois, car la joie causée par sa naissance réconcilia son père et son aïeul divisés jusque-là. Son père, admirant les heureuses dispositions qu’elle montrait en grandissant, disait que sa fille surpassait de beaucoup en vertu, à elle seule, toutes les femmes de la maison royale d’Aragon. Dédaignant la parure, fuyant le plaisir, adonnée au jeûne, aux prières continuelles, aux œuvres charitables, elle menait une vie si céleste que le roi, plein de vénération, avait coutume d’attribuer aux mérites de sa fille la prospérité de ses affaires et du royaume. La réputation d’Élisabeth s’étendant partout, plusieurs princes la recherchèrent comme épouse. Ses parents l’accordèrent à Denys, roi de Portugal, et le mariage fut célébré avec les cérémonies de la sainte Église.

Cinquième leçon. Dans la vie conjugale, Élisabeth ne mettait pas moins de soin à cultiver les vertus qu’à élever ses enfants, s’appliquant à plaire à son époux, mais encore plus à Dieu. Pendant près de la moitié de l’année, elle ne vivait que de pain et d’eau. Étant malade, et les médecins lui ayant prescrit l’usage du vin, comme elle refusait d’en boire, l’eau qu’on lui présenta fut changée en vin. Une pauvre femme dont elle baisa l’horrible ulcère s’en trouva guérie subitement. Les pièces de monnaie qu’elle s’apprêtait à distribuer aux indigents, et qu’elle voulait cacher au roi, furent changées en rosés dans la saison d’hiver. Elle rendit la vue à une jeune fille aveugle de naissance ; délivra, rien que par le signe de la croix, quantité de personnes atteintes de graves maladies, et opéra beaucoup d’autres miracles de ce genre. Des monastères, des établissements hospitaliers et des églises furent construits par ses soins, et dotés par sa munificence. Elle fut admirable de zèle pour apaiser les discordes des rois, et infatigable pour secourir les misères publiques et privées de l’humanité.

Sixième leçon. Modèle de toutes les vertus pour les jeunes filles pendant sa jeunesse, et pour les épouses pendant son mariage, elle le fut aussi pour les veuves, dans l’isolement. Après la mort du roi Denys, prenant aussitôt l’habit des religieuses de sainte Claire, elle assista sans faiblir aux funérailles du prince, et se rendit peu après à Compostelle, afin d’y offrir pour l’âme de son époux de nombreux présents, des étoffes de soie, de l’argent, de l’or et des pierres précieuses. A son retour, elle convertit en pieux et saints usages tout ce qui lui restait de cher et de précieux. C’est ainsi qu’elle acheva le monastère vraiment royal de Coïmbre qu’elle avait fondé pour des vierges. Nourrir les pauvres, protéger les veuves, défendre les orphelins, soulager tous les malheureux, était toute sa vie ; elle vivait, non pour elle, mais pour Dieu et pour le bien de tous. Dans le but de rétablir la paix entre deux rois, son fils et son gendre, elle se rendit à Estrenoz, place forte célèbre : ce fut là que, tombée malade par suite des fatigues de la route, visitée par la Vierge Mère de Dieu, elle mourut saintement, le quatrième jour de juillet de l’an mil trois cent trente-six. Après sa mort, la sainteté d’Élisabeth fut marquée par un grand nombre de miracles, spécialement par l’odeur très suave de son corps exempt de corruption depuis bientôt trois siècles ; aussi est-elle restée constamment célèbre sous le surnom de la sainte reine. Enfin, l’année du jubilé, l’an de notre salut mil six cent vingt-cinq, aux applaudissements de tout le monde chrétien et au milieu d’un immense concours, Urbain VIII l’a solennellement inscrite au nombre des Saints.

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François et les Vaudois

7 Juillet 2015 , Rédigé par Ludovicus

Les relations entre Vaudois et francs-maçons sont à ce point étroites qu’en 2008, à l’occasion du centenaire de sa fondation, le Grand Orient organisa une conférence à l’université vaudoise de Rome ; cette conférence comptait, au nombre de ses orateurs, le doyen de la faculté vaudoise de théologie. Notons au passage que cette rencontre eut lieu symboliquement un 20 septembre, jour de la prise des Etats pontificaux.

Les relations entre Vaudois et francs-maçons sont à ce point étroites qu’en 2008, à l’occasion du centenaire de sa fondation, le Grand Orient organisa une conférence à l’université vaudoise de Rome ; cette conférence comptait, au nombre de ses orateurs, le doyen de la faculté vaudoise de théologie. Notons au passage que cette rencontre eut lieu symboliquement un 20 septembre, jour de la prise des Etats pontificaux.

LE PAPE FRANÇOIS SUR LES « FRANCS-MAÇONS, ANTI-CLÉRICAUX ENDURCIS ET SATANISTES »

Lors de sa récente visite au suaire de Turin le 21 juin, le pape François s’est également rendu à la grande maison-mère de l’ordre salésien au Valdocco. Dans la basilique Marie-Auxiliatrice de la maison-mère eut lieu une rencontre du pape avec les salésiens, qui célèbrent cette année le deuxième centenaire de la naissance de leur fondateur, saint Jean Bosco, enterré dans cette même basilique. Le soir de ce même jour, dans le centre de Turin, le pape rencontra les jeunes sur la Piazza Vittorio. Les propos que le pape leur tint alors –– il parla de « francs-maçons, anti-cléricaux endurcis et satanistes » –– n’ont pas trouvé d’écho dans la grande presse.
Aux jeunes, le pape parla aussi de l’époque où vécut le saint fondateur de l’ordre salésien. A ce propos, le chef de l’Eglise catholique expliqua qu’à la fin du XIXe siècle, Turin était un centre de la franc-maçonnerie et du satanisme. Voici ses propres termes :

LE PAPE FRANÇOIS PARLE DU RÉSEAU ÉSOTÉRIQUE DE LA FRANC-MAÇONNERIE
« Dans cette contrée, à la fin du XIXe siècle, les jeunes grandissaient dans les pires conditions : cette région d’Italie était pleine de francs-maçons, contre lesquels même l’Eglise ne pouvait rien, pleine d’anti-cléricaux endurcis et même de satanistes. Ce fut un des moments les plus horribles de l’Histoire de l’Italie. »

Une allusion claire au réseau ésotérique de la franc-maçonnerie. A ce sombre chapitre de l’Histoire, le pape opposa le nombre étonnant de saints actifs à la même période à Turin et dans le Piémont. François établit un rapport direct entre l’apparition des saints et la présence, massive, de la franc-maçonnerie, de l’anticléricalisme et du satanisme. Cette concentration de saints s’expliquerait comme une réponse directe à cet état de choses : « Si vous voulez faire un jour un beau devoir, cherchez combien de saints sont nés à cette époque ! Pourquoi ? Parce qu’ils avaient compris qu’ils devaient nager à contre-courant de cette culture, de cette manière de vivre… Pensez aux saints de cette terre et à ce qu’ils ont fait ! » Ce que le pape a dit aux jeunes, il l’avait déjà dit auparavant aux salésiens du Valdocco. Là il avait décrit Turin comme « le centre des satanistes. Et pourtant, combien de saints sont apparus ! »  Cette phrase toutefois n’a pas été reprise dans le texte officiel de l’allocution prononcée par le chef de l’Eglise dans la basilique Marie-Auxiliatrice (w2.vatican.va).

LA RENCONTRE AVEC LES VAUDOIS

Dans ses discours, le pape François ne fit aucune allusion aux Vaudois. Il a rencontré le matin suivant, dans le temple vaudois de Turin, une partie des descendants de ces « francs-maçons et anti-cléricaux endurcis » en la personne des pasteurs vaudois Teofilo Gay, Carlo Alberto Tron et Matteo Prochet, pour n’en citer que quelques-uns. En s’adressant aux Vaudois, le pape François n’évoqua par contre ni le sombre chapitre de l’histoire italienne ni les saints, apparus en réponse. Même saint Jean Bosco n’eut pas, dans « sa » ville, l’honneur d’une mention.
Il y avait à cela une raison : au XIXe siècle, des francs-maçons et des anticléricaux baptisés étaient passés chez les Vaudois pour pouvoir manifester aussi en tant que « vrais chrétiens » leur opposition à l’Eglise catholique. Parmi les francs-maçons et anticléricaux de Turin, se trouvaient de nombreux Vaudois, qui cherchèrent même à attenter à la vie de saint Jean Bosco. Un ouvrage paru en 2007 (F. Pinotti, Fratelli d’Italia, p. 213) cite littéralement Antonio Panaino : « […] dans le Grand Orient, nous avons des protestants, des catholiques, quelques musulmans, beaucoup de Juifs, beaucoup de Vaudois (…) ».

Panaino n’est pas seulement professeur de philologie iranienne à l’Université de Bologne, mais aussi un représentant éminent du Grand Orient d’Italie (Grande Oriente d’Italia) et directeur scientifique de la revue maçonne Hiram.

Les relations entre Vaudois et francs-maçons sont à ce point étroites qu’en 2008, à l’occasion du centenaire de sa fondation, le Grand Orient organisa une conférence à l’université vaudoise de Rome ; cette conférence comptait, au nombre de ses orateurs, le doyen de la faculté vaudoise de théologie. Notons au passage que cette rencontre eut lieu symboliquement un 20 septembre, jour de la prise des Etats pontificaux.

Cette lutte ouverte des Vaudois, francs-maçons, anti-cléricaux et satanistes de cette région contre l’Eglise catholique appartient sans conteste à ce « sombre chapitre » évoqué par le pape François. Une série de saints se dressèrent contre eux ; parmi ces saints culmine la figure de saint Jean Bosco.

VAUDOIS ET FRANÇS MAÇONS : SUPPRESSION ET ÉTOUFFEMENT DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE
Depuis l’entrée des troupes révolutionnaires françaises en 1796 et jusqu’en 1870 où s’acheva, sous la conduite des francs-maçons et des libéraux, l’unification italienne, les Vaudois du Piémont prirent part à tous les troubles anti-catholiques.

Au point de vue strictement historique, le premier contact repérable entre Vaudois et francs-maçons date de l’année 1787, à Turin. Là se rencontrèrent le théologien et franc-maçon danois Friedrich Münter et le pasteur Vaudois Pietro Geymet. Geymet devint, suite à cette rencontre, fondateur d’une loge.

Des Vaudois de premier plan, parmi lesquels l’historien Giorgio Spini et son fils Valdo –– lequel ne portait pas par hasard le nom du fondateur du mouvement vaudois, Pierre Valdes –– furent aussi des représentants éminents de la gauche anticléricale et du laïcisme. Toute loi anticléricale comme, par exemple, la suppression de tous les ordres et la confiscation des couvents et des biens des ordres par le nouvel État, put compter sur leur soutien virulent. Plus d’un historien voit là une « vengeance» compréhensible. Si l’on considère toutefois le contexte historique général, on s’aperçoit que leurs intentions allaient beaucoup plus loin. L’attitude des Vaudois visait à une décatholicisation de l’Italie, allant jusqu’à la suppression et à l’étouffement de l’Église catholique.


UN PASTEUR VAUDOIS PRÉSENT EN 1870 LORS DE LA PRISE DE ROME – AVEC SON CHIEN PIONONO

Lorsque, le 20 septembre 1870, des troupes italiennes eurent fait une brèche dans les murailles de Rome, à la Porta Pia, et pénétrèrent dans la ville, un pasteur vaudois se trouvait en première ligne : si grande était la haine envers les Etats pontificaux, destinés à disparaître.

A son chien, que le pasteur Luigi Ciari avait emmené avec lui pour pénétrer dans la ville éternelle, il avait donné, comme marque de son mépris, le nom de Pionono, en référence au pape régnant Pie IX. Sur un chariot, il transportait, comme œuvre de la « libération », des bibles vaudoises, au moyen desquelles il voulait protestantiser les Romains ; selon ses propres termes, « les libérer de la millénaire et ténébreuse tyrannie papiste ». Les «exploits héroïques» du Risorgimento, les évêques et les prêtres emprisonnés en masse, déportés ou tués, les mille actes arbitraires contre les laïcs catholiques, le véritable racisme anticatholique avec lequel le nouveau royaume d’Italie traita sa population catholique, surtout dans le sud et à Venise, tout cela ne doit pas être traité en détail ici. La persécution des catholiques, conforme à la doctrine d’État d’inspiration franc-maçonne et anticléricale d’alors, fait encore sentir ses effets aujourd’hui dans la grande distance que prennent les Italiens vis-à-vis de leur État.


LE PAPE FRANÇOIS CONNAÎT L’HISTOIRE ET FAIT POURTANT LE PREMIER PAS
Le pape François, devant les salésiens et les jeunes, a montré qu’il connaissait bien le contexte historique de cette région d’où provient sa famille.

Il n’empêche : rien de tout cela ne fut mentionné lors de sa rencontre avec les Vaudois. Au contraire, le pape leur a tendu généreusement la main. Par son mea culpa, il a demandé pardon pour tout ce que, au cours de l’histoire, les catholiques avaient infligé aux Vaudois.
Que le pape ait, sans que cela lui fût demandé, embrassé la bible vaudoise qu’on lui tendait, est un acte qui s’inscrit dans une série de gestes pontificaux, spontanés et malheureux, envers des croyants d’autres religions et qui donnent, depuis des décennies, matière à discussion. De plus, les propos adressés aux salésiens et aux jeunes d’une part et aux Vaudois de l’autre, ne sont pas exempts d’une certaine incohérence.

Avec cela le pape a fait le premier pas ; un pas auquel les Vaudois n’ont pas répondu. Au contraire, le représentant vaudois a revendiqué, dans son discours devant le pape à Turin, la « communauté eucharistique» avec l’Eglise catholique «indépendamment de l’interprétation du sacrement par les uns et les autres ».


LE TRIOMPHALISME DE LA RÉPONSE VAUDOISE ET SES REVENDICATIONS INACCEPTABLES
L’humiliation que s’est imposée le pape lors de sa demande de pardon fait apparaître plus clairement l’arrogance vaudoise. Bien des choses dans l’Histoire semblent immuables. Si les Vaudois d’aujourd’hui font référence à Pierre Valdes, ils n’en sont pas moins, depuis le XVIe siècle, largement une secte calviniste. Selon leur interprétation, le miracle de la transsubstantiation dépend de la croyance fidéiste subjective et non pas de Dieu. Pour les catholiques, qui y croient, le miracle devient réalité et pour les vaudois, qui n’y croient pas, il ne devient pas réalité. Aux yeux de l’Église catholique, pour qui la transsubstantiation n’est soumise ni à la projection d’un désir ni à un subjectivisme fidéiste de l’individu, c’est là une position incacceptable. Pour l’Église, la transsubstantiation est une réalité objective, opérée par le Seigneur, l’éternel Grand-Prêtre selon l’ordre de Melchisédech et que chacun peut saisir avec ses sens et vérifier dans les différents miracles eucharistiques.

On est étonné dès lors de voir avec quelle légèreté et avec quel ton revendicateur les protestants violent les frontières de l’oecumène. La rencontre au temple vaudois de Turin en est un nouvel exemple.


Sur cet arrière-fond se comprend aussi ce que le célèbre écrivain catholique Messori a dit de sa Turin « bien-aimée », où il vécut si longtemps : selon lui, Turin montre la cicatrice jusque dans son plan qui remonterait à une organisation architecturale des francs-maçons, exprimant ainsi leur vénération pour la symbolique ésotérique et initiatique qui leur est familière. De même, le philosophe du droit et journaliste Luigi Copertino rappelle que Turin fut, à la fin du XIXe siècle, un « centre du satanisme ». Source www.katholisches.info 2 juillet 2015 Giuseppe Nardi


 

 

 

 

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Saints Cyrille et Méthode

7 Juillet 2015 , Rédigé par Ludovicus

Saints Cyrille et Méthode

Collecte

Dieu tout puissant et éternel, vous avez accordé aux peuples slaves d’arriver à la connaissance de votre nom, par le ministère de vos bienheureux Pontifes et Confesseurs Cyrille et Méthode : faites que mettant notre gloire à célébrer leur fête, nous soyons associés à leur sort commun.

Epître

Mes Frères : il y a eu des prêtres en grand nombre, parce que la mort les empêchait de l’être toujours ; mais celui-ci, parce qu’il demeure éternellement, possède un sacerdoce éternel. C’est pourquoi il peut sauver pour toujours ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en notre faveur. Car il convenait que nous eussions un tel pontife, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux ; qui n’a pas besoin comme les prêtres, d’offrir tous les jours des victimes, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple ; car cela, Jésus-Christ, Notre-Seigneur, l’a fait une fois pour toute, en s’offrant lui-même.

Evangile

En ce temps-là : le Seigneur désigna encore soixante-dix autres disciples, et il les envoya devant lui, deux à deux, en toute ville et endroit où lui-même devait aller. Il leur disait : La moisson est grande, mais les ouvriers sont en petit nombre. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson. Allez : voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne portez ni bourse, ni besace, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. En quelque maison que vous entriez, dites d’abord : "Paix à cette maison !" Et s’il y a là un fils de paix, votre paix reposera sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Demeurez dans cette maison, mangeant et buvant de ce qu’il y aura chez eux, car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Et en quelque ville que vous entriez et qu’on vous reçoive, mangez ce qui vous sera servi ; guérissez les malades qui s’y trouveront, et dites-leur : "Le royaume de Dieu est proche de vous."

Bréviaire

De l’Encyclique du Pape Léon XIII

Quatrième leçon. Cyrille et Méthode étaient frères. Nés à Thessalonique de très nobles parents, ils se rendirent de bonne heure à Constantinople pour étudier les arts libéraux dans cette capitale de l’Orient. L’un et l’autre firent de grands progrès en peu de temps ; Cyrille surtout acquit dans les sciences une telle réputation, qu’on lui décernait, par une considération singulière, le surnom de philosophe. Méthode commença à mener la vie monastique. De son côté, Cyrille s’attira tant d’estime, que l’impératrice Théodora, sur le conseil du Patriarche Ignace, lui confia la mission d’initier au christianisme les Khazares, qui habitaient au delà de la Chersonèse. Instruits par sa parole et touchés par la grâce de Dieu, ces peuples, délivrés d’une foule de superstitions, s’attachèrent bientôt à Jésus-Christ. Lorsque la nouvelle communauté de chrétiens fut parfaitement constituée, Cyrille se hâta de revenir à Constantinople pour se retirer au monastère de Polychrone, où Méthode se trouvait déjà. Mais pendant ce temps, la renommée faisait connaître à Ratislas, prince de Moravie, les succès obtenus au delà de la Chersonèse, et ce prince demanda quelques ouvriers évangéliques à Michel III, empereur de Constantinople. Cyrille et Méthode furent destinés à cette mission, et ce fut avec une grande joie qu’on les accueillit à leur arrivée en Moravie. Ils entreprirent avec tant d’énergie et d’activité de faire pénétrer dans les esprits les enseignements chrétiens, que bientôt la nation entière se donna volontiers à Jésus-Christ. Pour arriver à ce résultat, la connaissance de la langue slave, que Cyrille avait acquise auparavant, lui fut d’un grand secours ; comme aussi les saintes lettres de l’Ancien et du Nouveau Testament, qu’il traduisit dans l’idiome propre à ce peuple. Cyrille et Méthode sont en effet les inventeurs des caractères de la langue slave, et c’est à juste titre qu’on regarde ces deux Saints comme les auteurs de cette langue.

Cinquième leçon. Le bruit de ces grandes actions se répandit promptement jusqu’à Rome, et le Pape saint Nicolas 1er ordonna aux deux illustres frères de se rendre en cette ville. Ils prirent le chemin de Rome, portant avec eux les reliques du Pape saint Clément 1er, que Cyrille avait découvertes en Chersonèse. A cette nouvelle, Adrien II, qui avait remplacé Nicolas récemment décédé, alla au-devant d’eux en grande pompe, accompagné du clergé et du peuple. Cyrille et Méthode rendirent compte au souverain Pontife, en présence du clergé, de la charge apostolique qu’ils avaient remplie si saintement et si laborieusement. Comme ils étaient accusés par des envieux de s’être servis de la langue slave dans l’accomplissement des saints Mystères, ils apportèrent pour se défendre des raisons si décisives et si lumineuses, qu’ils eurent l’approbation et les félicitations du Pape et de l’assistance. Tous deux s’étant alors engagés sous serment à persévérer dans la foi du bienheureux Pierre et des Pontifes romains, ils furent consacrés Évêques par Adrien. Mais la divine Providence avait décidé que Cyrille, plus mûr par la vertu que par l’âge, terminerait à Rome le cours de sa vie. Le corps du défunt, enlevé de sa demeure au milieu des témoignages d’un deuil public, fut déposé dans le tombeau qu’Adrien s’était fait construire à lui-même, puis transporté à la basilique de saint Clément et enseveli près des reliques de ce saint Pape. En portant ce corps à travers la Ville, au chant solennel des Psaumes, avec une pompe qui ressemblait plus à un triomphe qu’à des funérailles, le peuple romain sembla avoir décerné à cet homme très saint les prémices des honneurs célestes. Méthode, retourné en Moravie et s’y faisant de cœur le modèle du troupeau, s’appliqua de jour en jour avec plus de zèle à servir les intérêts catholiques. Bien plus, il affermit dans la foi chrétienne les Pannoniens, les Bulgares et les Dalmates, et travailla beaucoup à convertir les populations de Carinthie au culte du seul vrai Dieu.

Sixième leçon. Accusé, auprès de Jean VIII, successeur d’Adrien, d’avoir altéré la foi et changé les coutumes établies, il fut appelé à Rome pour se justifier devant le Pape, les Évêques et quelques membres du clergé romain. Méthode démontra facilement, et sa fidélité à conserver la foi catholique, et son zèle à l’enseigner aux autres ; quant à l’emploi de la langue slave dans les rites sacrés, il fit voir qu’il avait agi légitimement, pour de sérieux motifs et avec la permission du Pape Adrien, et que d’ailleurs rien dans les Écritures ne s’y opposait. C’est pourquoi le Pontife romain prit alors le parti de Méthode et ordonna de reconnaître son pouvoir archiépiscopal et sa délégation chez les Slaves ; il publia même une lettre à cet effet. De retour en Moravie, Méthode continua de remplir de plus en plus soigneusement la charge qui lui était confiée) et souffrit même l’exil de bon cœur à ce sujet. Il amena le prince des Bohèmes et son épouse à la foi, et répandit de tous côtés dans cette nation le nom chrétien. Ayant porté la lumière de l’Évangile en Pologne, et établi à Léopol un siège épiscopal, il pénétra, au rapport de quelques historiens, dans la Moscovie proprement dite, et fonda l’évêché de Kiev ; enfin il revint en Moravie parmi les siens, et là, sentant approcher la fin de sa carrière, il désigna lui-même son successeur. Ayant exhorté le clergé et le peuple à la vertu, par de suprêmes recommandations, il termina en grande paix cette vie qui avait été pour lui le chemin du ciel. La Moravie entoura ses funérailles des mêmes honneurs que Rome avait rendus à Cyrille. Le souverain Pontife Léon XIII a ordonné que leur Fête, depuis longtemps solennisée parmi les peuples slaves, serait célébrée annuellement dans l’Église universelle avec un Office et une Messe propres.

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Nouvelle religion

6 Juillet 2015 , Rédigé par Ludovicus

MARCHER ENSEMBLE VERS L’UNITÉ.

« - Père, je peux prier avec un évangélique, avec un orthodoxe, avec un luthérien ?

- Tu dois ! Tu dois ! Vous avez reçu le même baptême. Nous avons tous reçu le même baptême. Mais marcher ensemble vers l’unité.

- Mais Père, pour cela, nous devons signer un document ?

- Mais laissez vous conduire par l’Esprit Saint ! Prie, travaille, aime, partage et puis l’Esprit fera le reste », explique le pape François.

Le pape François a rencontré les membres du mouvement national italien du "RENOUVEAU DANS L'ESPRIT" (RnS), à 18h ce 3 juillet 2015, place Saint-Pierre, à l’occasion de leur 38e Rencontre nationale à Rome (3- 4 juillet).

Le pape avait commencé par une prière spontanée demandant pour tous les chrétiens le don de l'unité. C’est pour l’instant la seule audience officielle du pape pour le mois de juillet, à l’exception du voyage apostolique en Amérique latine (5-13 juillet), les autres rendez-vous étant suspendus.

La rencontre a commencé à 16h par un geste œcuménique, sur le thème “Voies d’unité et de paix – Voix en prière pour les martyrs d’aujourd’hui et pour un œcuménisme spirituel”.

Le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, le cardinal Kurt Kock, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens et le cardinal Angelo Bagnasco, président de la Conférence épiscopale italienne, ont participé à l’événement, ainsi que des patriarches orientaux orthodoxes et catholiques, des évêques anglicans et luthériens, et des pasteurs pentecôtistes.

Parmi les artistes présents, Noa et Andrea Bocelli. Rome, 4 juillet 2015 (Source : ZENIT.org : http://www.zenit.org/fr/articles/je-peux-prier-avec-un-evangelique-un-ortho…

 

Contra : CREDO IN UNAM SANCTAM ECCLESIAM......

MARCHER ENSEMBLE VERS L’UNITÉ.

« - Père, je peux prier avec un évangélique, avec un orthodoxe, avec un luthérien ?

- Tu dois ! Tu dois ! Vous avez reçu le même baptême. Nous avons tous reçu le même baptême. Mais marcher ensemble vers l’unité.

- Mais Père, pour cela, nous devons signer un document ?

- Mais laissez vous conduire par l’Esprit Saint ! Prie, travaille, aime, partage et puis l’Esprit fera le reste », explique le pape François.

Le pape François a rencontré les membres du mouvement national italien du "RENOUVEAU DANS L'ESPRIT" (RnS), à 18h ce 3 juillet 2015, place Saint-Pierre, à l’occasion de leur 38e Rencontre nationale à Rome (3- 4 juillet).

Le pape avait commencé par une prière spontanée demandant pour tous les chrétiens le don de l'unité. C’est pour l’instant la seule audience officielle du pape pour le mois de juillet, à l’exception du voyage apostolique en Amérique latine (5-13 juillet), les autres rendez-vous étant suspendus.

La rencontre a commencé à 16h par un geste œcuménique, sur le thème “Voies d’unité et de paix – Voix en prière pour les martyrs d’aujourd’hui et pour un œcuménisme spirituel”.

Le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, le cardinal Kurt Kock, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens et le cardinal Angelo Bagnasco, président de la Conférence épiscopale italienne, ont participé à l’événement, ainsi que des patriarches orientaux orthodoxes et catholiques, des évêques anglicans et luthériens, et des pasteurs pentecôtistes.

Parmi les artistes présents, Noa et Andrea Bocelli. Rome, 4 juillet 2015 (Source : ZENIT.org : http://www.zenit.org/fr/articles/je-peux-prier-avec-un-evangelique-un-ortho…

 

Contra CREDO IN UNAM SANCTAM CATHOLICAM ET APOSTOLICAM ECCLESIA

 

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6 ème Dimanche après la Pentecôte

5 Juillet 2015 , Rédigé par Ludovicus

6 ème Dimanche après la Pentecôte

Collecte

Dieu des vertus, unique auteur de tout ce qui est très bon : imprimez dans nos cœurs l’amour de votre nom, et augmentez en nous l’esprit de religion ; afin que vous y nourrissiez tout ce qu’il y a de bien, et que par l’amour de la piété vous conserviez ce que vous avez nourri.

Epître

Mes Frères : nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés. Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous aussi nous marchions dans une vie nouvelle. Si, en effet, nous avons été greffés sur lui, par la ressemblance de sa mort, nous le serons aussi par celle de sa résurrection : sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus les esclaves du péché ; car celui qui est mort est affranchi du péché. Mais si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivrons avec lui, sachant que le Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort n’a plus sur lui d’empire. Car sa mort fut une mort au péché une fois pour toutes, et sa vie est une vie pour Dieu. Ainsi vous-mêmes regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ Notre-Seigneur.

Evangile

En ce temps-là : Comme il y avait avec Jésus une nombreuse foule qui n’avait pas de quoi manger, il appela ses disciples et leur dit : « J’ai compassion de cette foule, car voilà trois jours déjà qu’ils restent près de moi, et ils n’ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, les forces leur manqueront en chemin ; or plusieurs d’entre eux sont venus de loin. » Ses disciples lui répondirent : « Comment pourrait-on ici, dans un désert, rassasier de pain ces gens ? » Et il leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils dirent : « Sept ». Alors il fit asseoir la foule par terre, prit les sept pains, et, après avoir rendu grâces, il les rompit et les donna à ses disciples pour les servir ; et ils les servirent à la foule. Ils avaient (en outre) quelques petits poissons ; après avoir prononcé la bénédiction sur eux, il dit de les servir aussi. Ils mangèrent et furent rassasiés, et l’on emporta sept corbeilles des morceaux qui restaient. Or ils étaient environ quatre mille. Et il les renvoya.

Bréviaire Saint Ambroise

Que de fautes chacun de nous ne commet-il pas à toute heure ! Et cependant aucun de nous, qui formons le peuple, ne pense à l’obligation de les confesser. David, ce roi si glorieux et si puissant, ne peut garder en lui, même un temps assez court, le péché qui pèse sur sa conscience : mais, par une prompte confession, accompagnée d’un regret sans mesure, il s’en décharge aux pieds du Seigneur. Me trouveriez-vous facilement aujourd’hui quelqu’un de riche et d’honoré, qui souffre sans peine d’être repris pour une faute qu’il aurait commise ? Et David, dans l’éclat de la puissance royale, David, loué si souvent par les saintes Écritures, lorsqu’un particulier lui reproche un grand crime, ne frémit point d’indignation, mais au contraire avoue sa faute et en gémit avec douleur.

Aussi le Seigneur fut-il touché de cette immense douleur, si bien que Nathan dit à David : Parce que tu t’es repenti, le Seigneur a mis à l’écart ton péché. La promptitude du pardon fait voir que le repentir du prince était bien profond, pour écarter ainsi l’offense d’un tel égarement. Le reste des hommes, lorsque les Prêtres ont lieu de les reprendre, aggravent leur péché, en cherchant soit à le nier, soit à l’excuser ; et il y a pour eux chute plus grande, là même où l’on espérait les voir se relever. Mais les saints du Seigneur, qui brûlent de continuer le pieux combat et de fournir en entier la carrière du salut, si parfois, hommes qu’ils sont, ils viennent à faillir, moins par détermination de pécher que par fragilité naturelle, ils se relèvent plus ardents à la course, et, stimulés par la honte de la chute, ils la compensent par de plus rudes combats. De sorte que leur chute, au lieu de leur avoir causé quelque retard, n’a servi qu’à les aiguillonner et à les faire avancer plus vite.

David pèche, ce qui arrive aux rois trop souvent ; mais il fait pénitence, il pleure, il gémit : ce qui est assez rare chez les rois. Il reconnaît sa faute, il en demande pardon, le front dans la poussière ; il déplore sa misérable fragilité ; il jeûne, il prie, et, manifestant ainsi sa douleur, fait parvenir aux siècles futurs le témoignage de sa confession. L’aveu qui fait rougir de honte les particuliers, ce prince n’en rougit pas. Ceux que les lois atteignent osent nier leur péché, ou ne veulent pas demander ce pardon que sollicite un souverain, qui n’est soumis aux lois d’aucun homme. En péchant, il a donné un signe de sa fragile condition ; en suppliant, il donne une marque d’amendement.

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Saint Irénée évêque et martyr

3 Juillet 2015 , Rédigé par Ludovicus

« Ce n'est pas toi qui fais Dieu mais Dieu qui te fait. Si tu es l'ouvrage de Dieu, attends tout de sa main : livre-toi à Celui qui peut te modeler et qui fais bien toutes choses en temps opportun et reçois en toi la forme que le Maître Ouvrier veux te donner. Garde en toi cette humilité qui vient de la Grâce, de peur que ta rudesse n'empêche le Seigneur d'imprimer en toi la marque de son doigt. C'est en recevant cette empreinte que tu deviendras parfait, et seul le Seigneur pourra faire une oeuvre d'art avec cette pauvre argile que tu es. En effet, faire est le propre de la bonté de Dieu et Le laisser faire, c'est le rôle qui convient à ta nature d'homme. Amen!»

« Ce n'est pas toi qui fais Dieu mais Dieu qui te fait. Si tu es l'ouvrage de Dieu, attends tout de sa main : livre-toi à Celui qui peut te modeler et qui fais bien toutes choses en temps opportun et reçois en toi la forme que le Maître Ouvrier veux te donner. Garde en toi cette humilité qui vient de la Grâce, de peur que ta rudesse n'empêche le Seigneur d'imprimer en toi la marque de son doigt. C'est en recevant cette empreinte que tu deviendras parfait, et seul le Seigneur pourra faire une oeuvre d'art avec cette pauvre argile que tu es. En effet, faire est le propre de la bonté de Dieu et Le laisser faire, c'est le rôle qui convient à ta nature d'homme. Amen!»

Epître

Très cher : Pour toi, tiens-t’en à ce que tu as appris et dont tu as la certitude, sachant de qui tu l’as appris et que, depuis l’enfance, tu connais les Saintes Lettres, qui peuvent te donner la sagesse pour le salut par la foi en le Christ Jésus. Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour reprendre, pour redresser, pour éduquer en la justice, afin que l’homme de Dieu soit parfait, prêt pour toute œuvre bonne. Je t’adjure devant Dieu et le Christ Jésus, qui doit juger les vivants et les morts, et par son apparition et par son règne : prêche la parole, insiste à temps et à contretemps, reprends, censure, exhorte, avec une entière patience et (souci d’)instruction. Car un temps viendra où ils ne supporteront pas la saine doctrine, mais au gré de leurs désirs se donneront une foule de maîtres, l’oreille leur démangeant, et ils détourneront l’oreille de la vérité pour se tourner vers les fables. Pour toi, sois sobre en toutes choses, endure la souffrance, fais œuvre de prédicateur de l’Évangile, remplis pleinement ton ministère.

Evangile

En ce temps-là : Jésus dit à ses disciples : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut perdre l’âme et le corps dans la géhenne. Deux moineaux ne se vendent-ils pas un as ? Et pas un d’entre eux ne tombe sur la terre, sans (la permission de) votre Père. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point : vous valez, vous, plus que beaucoup de moineaux. Celui donc qui me confessera devant les hommes, moi aussi je le confesserai devant mon Père qui est dans les cieux ; mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux.

Bréviaire

Quatrième leçon. Irénée, né dans l’Asie proconsulaire non loin de la ville de Smyrne se mit dès son enfance sous la conduite de saint Polycarpe, disciple de saint Jean l’Évangéliste et Évêque de cette Église de Smyrne. Grâce à la direction de cet excellent maître, ses progrès dans la connaissance et la pratique de la religion chrétienne furent remarquables. Quand Polycarpe lui eut été enlevé pour le ciel par un glorieux martyre, Irénée, bien qu’admirablement instruit des saintes Écritures, brûlait cependant encore du plus ardent désir d’étudier au lieu même où elles avaient été confiées à leur garde, les traditions que d’autres pouvaient avoir reçues quant à l’enseignement et aux institutions apostoliques. Il put rencontrer plusieurs disciples des Apôtres ; ce qu’il apprit d’eux, il le grava dans sa mémoire, et il devait dans la suite opposer fort à propos ce qu’il en avait recueilli, aux hérésies qu’il voyait s’étendre chaque jour davantage non sans grand péril pour le peuple chrétien, et qu’il se proposait de combattre avec soin et abondance de preuves. S’étant rendu dans les Gaules, Irénée fut ordonné prêtre de l’Église de Lyon par l’Évêque Pothin. Il remplit les devoirs de son ministère avec tant d’assiduité pour la prédication et tant de science qu’au témoignage de saints Martyrs qui combattirent courageusement pour la vraie religion sous l’empereur Marc-Aurèle, il se montra le zélateur du testament du Christ.

Cinquième leçon. Comme les Confesseurs de la foi eux-mêmes et le clergé de Lyon étaient au plus haut point préoccupés de la paix des Églises d’Asie que troublait la faction des Montanistes, ils s’adressèrent à Irénée qu’ils proclamaient être l’homme le plus capable d’obtenir gain de cause, et le choisirent avec grande unanimité pour aller prier le Pape Éleuthère de condamner les nouveaux sectaires par l’autorité du Siège apostolique et de supprimer ainsi la cause des discordes. Déjà l’Évêque Pothin était mort martyr, Irénée lui ayant succédé s’acquitta de la charge épiscopale avec tant de succès, par sa sagesse, sa prière et son exemple, qu’en peu de temps il vit non seulement tous les habitants de Lyon, mais ceux de beaucoup d’autres cités gauloises, rejeter l’erreur et la superstition et s’inscrire dans la milice chrétienne. Tandis qu’il se livrait à ces labeurs apostoliques une discussion s’était élevée au sujet du jour auquel il convenait de célébrer la fête de Pâques et, le Pontife romain Victor voyant les Évêques d’Asie se séparer presque tous de leurs frères dans l’épiscopat quant au jour de cette célébration, les traitait avec rigueur ou menaçait de les excommunier. Irénée, ami de la paix, intervint respectueusement auprès du Pape et, faisant valoir l’exemple des Pontifes précédents, il l’amena à ne pas souffrir que tant d’Églises se séparassent de l’unité catholique à propos d’un rite qu’elles affirmaient avoir reçu par tradition.

Sixième leçon. Irénée composa de nombreux ouvrages qu’ont cité Eusèbe de Césarée et saint Jérôme ; mais dont une grande partie a disparu par le malheur des temps. On a encore de lui cinq livres contre les hérésies, écrits vers l’année cent quatre vingt, quand Éleuthère régissait encore la chrétienté. Dans le troisième de ces livres, l’homme de Dieu, instruit par ceux qu’il déclare avoir ouï l’enseignement direct des Apôtres, dit au sujet de l’Église romaine et de sa succession de Pontifes, que son témoignage est le plus grand et le plus éclatant parce qu’elle a la garde fidèle perpétuelle et très sûre de la tradition divine. Aussi, ajoute-t-il, est-il nécessaire qu’avec cette Église, en raison de sa puissante primauté, s’accorde toute Église, c’est-à-dire les fidèles de tous les lieux. En même temps que d’innombrables chrétiens qui lui devaient le bonheur d’être parvenus à la vraie foi, Irénée obtint enfin la couronne du martyre et partit pour le ciel l’an du salut deux cent deux, alors que Septime Sévère avait ordonné de vouer à la torture et à la mort tous ceux qui voudraient persévérer avec constance dans la pratique de la religion chrétienne. Le Souverain Pontife Benoît XV a ordonné d’étendre la fête de saint Irénée à l’Église universelle. »

L’Année Liturgique est écrite avant que la fête de St Irénée ne soit inscrite au calendrier universel en 1921, d’abord à la date du 28 juin, ce qui entraîna le déplacement de celle de Léon ‘II’ au 3 juillet, puis à la date du 3 juillet en 1960, avec la suppression de Léon ‘II’.

Quoique la fête de saint Léon II eût suffi par elle-même à compléter les enseignements de cette journée, l’Église de Lyon présente à la reconnaissante admiration du monde, en ce même jour, son grand docteur, le pacifique et vaillant Irénée, lumière de l’Occident. A cette date qui le vit confirmer dans son sang la doctrine qu’il avait prêchée, il est bon de l’écouter rendant à l’Église-mère le témoignage célèbre qui, jusqu’à nos temps, a désespéré l’hérésie et confondu l’enfer ; c’est pour une instruction si propre à préparer nos cœurs aux gloires du lendemain, que l’éternelle Sagesse a voulu fixer aujourd’hui son triomphe. Entendons l’élève de Polycarpe, l’auditeur zélé des disciples des Apôtres, celui que sa science et ses pérégrinations, depuis la brillante Ionie jusqu’au pays des Celtes, ont rendu le témoin le plus autorisé de la foi des Églises au second siècle. Toutes ces Églises, nous dit l’évêque de Lyon, s’inclinent devant Rome la maîtresse et la mère. « Car c’est avec elle, à cause de sa principauté supérieure, qu’il faut que s’accordent les autres ; c’est en elle que les fidèles qui sont en tous lieux, gardent toujours pure la foi qui leur fut prêchée. Grande et vénérable par son antiquité entre toutes, connue de tous, fondée par Pierre et Paul les deux plus glorieux des Apôtres, ses évêques sont, par leur succession, le canal qui transmet jusqu’à nous dans son intégrité la tradition apostolique : de telle sorte que quiconque diffère d’elle en sa croyance, est confondu par le seul fait ».

La pierre qui porte l’Église était dès lors inébranlable aux efforts de la fausse science. Et pourtant ce n’était pas une attaque sans périls que celle de la Gnose, hérésie multiple, aux trames ourdies, dans un étrange accord, par les puissances les plus opposées de l’abîme. On eût dit que, pour éprouver le fondement qu’il avait posé, le Christ avait permis à l’enfer d’essayer contre lui l’assaut simultané de toutes les erreurs qui se divisaient alors le monde, ou même devaient plus tard se partager les siècles. Simon le Mage, engagé par Satan dans les filets des sciences occultes, fut choisi pour lieutenant du prince des ténèbres dans cette entreprise. Démasqué à Samarie par le vicaire de l’Homme-Dieu, il avait commencé, contre Simon Pierre, une lutte jalouse qui ne se termina point à la mort tragique du père des hérésies, mais continua plus vive encore dans le siècle suivant, grâce aux disciples qu’il s’était formés. Saturnin, Basilide, Valentin ne firent qu’appliquer les données du maître, en les diversifiant selon les instincts que faisait naître autour d’eux la corruption de l’esprit ou du cœur. Procédé d’autant plus avouable, que la prétention du Mage avait été de sceller l’alliance des philosophies, des religions, des aspirations les plus contradictoires de l’humanité. Il n’était point d’aberrations, depuis le dualisme persan, l’idéalisme hindou, jusqu’à la cabale juive et au polythéisme grec, qui ne se donnassent la main dans le sanctuaire réservé de la Gnose ; là, déjà, se voyaient formulées les hétérodoxes conceptions d’Arius et d’Eutychès ; là par avance prenaient mouvement et vie, dans un roman panthéistique étrange, les plus bizarres des rêves creux de la métaphysique allemande. Dieu abîme, roulant de chute en chute jusqu’à la matière, pour prendre conscience de lui-même dans l’humanité et retourner par l’anéantissement au silence éternel : c’était tout le dogme de la Gnose, engendrant pour morale un composé de mystique transcendante et de pratiques impures, posant en politique les bases du communisme et du nihilisme modernes.

Combien ce spectacle de la Babel gnostique, élevant ses matériaux incohérents sur les eaux de l’orgueil ou des passions immondes, était de nature à faire ressortir l’admirable unité présidant aux accroissements de la cité sainte ! Saint Irénée, choisi de Dieu pour opposer à la Gnose les arguments de sa puissante logique et rétablir contre elle le sens véritable des Écritures, excellait plus encore, quand, en face des mille sectes portant si ouvertement la marque du père de la division et du mensonge, il montrait l’Église gardant pieusement dans l’univers entier la tradition reçue des Apôtres. La foi à la Trinité sainte gouvernant ce monde qui est son ouvrage, au mystère de justice et de miséricorde qui, délaissant les anges tombés, a relevé jusqu’à notre chair en Jésus le bien-aimé, fils de Marie, notre Dieu, notre Sauveur et Roi : tel était le dépôt que Pierre et Paul, que les Apôtres et leurs disciples avaient confié au monde. « L’Église donc, constate saint Irénée dans son pieux et docte enthousiasme, l’Église ayant reçu cette foi la garde diligemment, faisant comme une maison unique de la terre où elle vit dispersée : ensemble elle croit, d’une seule âme, d’un seul cœur ; d’une même voix elle prêche, enseigne, transmet la doctrine, comme n’ayant qu’une seule bouche. Car, encore bien que dans le monde les idiomes soient divers, cela pourtant n’empêche point que la tradition demeure une en sa sève. Les églises fondées dans la Germanie, chez les Ibères ou les Celtes, ne croient point autrement, n’enseignent point autrement que les églises de l’Orient, de l’Égypte, de la Libye, ou celles qui sont établies au centre du monde. Mais comme le soleil, créature de Dieu, est le même et demeure un dans l’univers entier : ainsi l’enseignement de la vérité resplendit, illuminant tout homme qui veut parvenir à la connaissance du vrai. Que les chefs des églises soient inégaux dans l’art de bien dire, la tradition n’en est point modifiée : celui qui l’expose éloquemment ne saurait l’accroître ; celui qui parle avec moins d’abondance ne la diminue pas ».

Unité sainte, foi précieuse déposée comme un ferment d’éternelle jeunesse en nos cœurs, ceux-là ne vous connaissent point qui se détournent de l’Église. S’éloignant d’elle, ils perdent Jésus et tous ses dons. « Car où est l’Église, là est l’Esprit de Dieu ; et où se trouve l’Esprit de Dieu, là est l’Église et toute grâce. Infortunés qui s’en séparent, ils ne puisent point la vie aux mamelles nourrissantes où les appelait leur mère, ils n’étanchent point leur soif à la très pure fontaine du corps du Sauveur ; mais, loin de la pierre unique, ils s’abreuvent à la boue des citernes creusées dans le limon fétide où ne séjourne point l’eau de la vérité ». Sophistes pleins de formules et vides du vrai, que leur servira leur science ? « Oh ! combien, s’écrie l’évêque de Lyon dans un élan dont l’auteur de l’Imitation semblera s’inspirer plus tard combien meilleur il est d’être ignorant ou de peu de science, et d’approcher de Dieu par l’amour ! Quelle utilité de savoir, de passer pour avoir beaucoup appris, et d’être ennemi de son Seigneur ? Et c’est pourquoi Paul s’écriait : La science enfle, mais la charité édifie. Non qu’il réprouvât la vraie science de Dieu : autrement, il se fût condamné lui-même le premier ; mais il voyait que quelques-uns, s’élevant sous prétexte de science, ne savaient plus aimer. Oui certes, pourtant : mieux vaut ne rien du tout savoir, ignorer les raisons des choses, et croire à Dieu et posséder la charité. Évitons la vaine enflure qui nous ferait déchoir de l’amour, vie de nos âmes ; que Jésus-Christ, le Fils de Dieu, crucifié pour nous, soit toute notre science ».

Plutôt que de relever ici, à la suite d’illustres auteurs, le génie de l’éminent controversiste du second siècle, il nous plaît de citer de ces traits qui nous font entrer dans sa grande âme, et nous révèlent sa sainteté si aimante et si douce. « Quand viendra l’Époux, dit-il encore des malheureux qu’il voudrait ramener, ce n’est pas leur science qui tiendra leur lampe allumée, et ils se trouveront exclus de la chambre nuptiale ».

En maints endroits, au milieu de l’argumentation la plus serrée, celui qu’on pourrait appeler le petit-fils du disciple bien-aimé trahit son cœur ; il montre sur les traces d’Abraham la voie qui conduit à l’Époux : sa bouche alors redit sans fin le nom qui remplit ses pensées. Nous reconnaîtrons, dans ces paroles émues, l’apôtre qui avait quitté famille et patrie pour avancer le règne du Verbe en notre terre des Gaules : « Abraham fit bien d’abandonner sa parenté terrestre pour suivre le Verbe de Dieu, de s’exiler avec le Verbe pour vivre avec lui. Les Apôtres rirent bien, pour suivre le Verbe de Dieu, d’abandonner leur barque et leur père. Nous aussi, qui avons la même foi qu’Abraham, nous faisons bien, portant la croix comme Isaac le bois, de marcher à sa suite. En Abraham l’humanité connut qu’elle pouvait suivre le Verbe de Dieu, et elle affermit ses pas dans cette voie bienheureuse. Le Verbe, lui, cependant, disposait l’homme aux mystères divins par des figures éclairant l’avenir. Moïse épousait l’Éthiopienne, rendue ainsi fille d’Israël : et par ces noces de Moïse les noces du Verbe étaient montrées, et par cette Éthiopienne était signifiée l’Église sortie des gentils ; en attendant le jour où le Verbe lui-même viendrait laver de ses mains, au banquet de la Cène, les souillures des filles de Sion. Car il faut que le temple soit pur, où l’Époux et l’Épouse goûteront les délices de l’Esprit de Dieu ; et comme l’Épouse ne peut elle-même prendre un Époux, mais doit attendre qu’elle soit recherchée : ainsi cette chair ne peut monter seule à la magnificence du trône divin ; mais quand l’Époux viendra, il l’élèvera, elle le possédera moins qu’elle ne sera possédée par lui. Le Verbe fait chair se l’assimilera pleinement, et la rendra précieuse au Père par cette conformité avec son Verbe visible. Et alors se consommera l’union à Dieu dans l’amour. L’union divine est vie et lumière ; elle donne la jouissance de tous les biens qui sont à Dieu ; elle est éternelle de soi, comme ces biens eux-mêmes. Malheur à ceux qui s’en éloignent : leur châtiment vient moins de Dieu que d’eux-mêmes et du libre choix par lequel, se détournant de Dieu, ils ont perdu tous les biens ».

La perte de la foi étant, de toutes les causes de l’éloignement de Dieu, la plus radicale et la plus profonde, on ne doit pas s’étonner de l’horreur qu’inspirait l’hérésie, dans ces temps où l’union à Dieu était le trésor qu’ambitionnaient toutes les conditions et tous les âges. Le nom d’Irénée signifie la paix ; et, justifiant ce beau nom, sa condescendante charité amena un jour le Pontife Romain à déposer ses foudres dans la question, pourtant si grave, de la célébration de la Pâque. Néanmoins, c’est Irénée qui nous rapporte de Polycarpe son maître, qu’ayant rencontré Marcion l’hérétique, sur sa demande s’il le connaissait, il lui répondit : « Je te reconnais pour le premier-né de Satan ». C’est lui encore de qui nous tenons que l’apôtre saint Jean s’enfuit précipitamment d’un édifice public, à la vue de Cérinthe qui s’y trouvait, de peur, disait-il, que la présence de cet ennemi de la vérité ne fît écrouler les murailles : « tant, remarque l’évêque de Lyon, les Apôtres et leurs disciples avaient crainte de communiquer, même en parole, avec quelqu’un de ceux qui altéraient la vérité ». Celui que les compagnons de Pothin et de Blandine nommaient dans leur prison le zélateur du Testament du Christ, était, sur ce point comme en tous les autres, le digne héritier de Jean et de Polycarpe. Loin d’en souffrir, son cœur, comme celui de ses maîtres vénérés, puisait dans cette pureté de l’intelligence la tendresse infinie dont il faisait preuve envers les égarés qu’il espérait sauver encore. Quoi de plus touchant que la lettre écrite par Irénée à l’un de ces malheureux, que le mirage des nouvelles doctrines entraînait au gouffre : « O Florinus, cet enseignement n’est point celui que vous ont transmis nos anciens, les disciples des Apôtres. Je vous ai vu autrefois près de Polycarpe ; vous brilliez à la cour, et n’en cherchiez pas moins à lui plaire. Je n’étais qu’un enfant, mais je me souviens mieux des choses d’alors que des événements arrivés hier ; les souvenirs de l’enfance font comme partie de l’âme, en effet ; ils grandissent avec elle. Je pourrais dire encore l’endroit où le bienheureux Polycarpe s’asseyait pour nous entretenir, sa démarche, son abord, son genre de vie, tous ses traits, les discours enfin qu’il faisait à la multitude. Vous vous rappelez comment il nous racontait ses relations avec Jean et les autres qui avaient vu le Seigneur, avec quelle fidélité de mémoire il redisait leurs paroles ; ce qu’il en avait appris touchant le Seigneur, ses miracles, sa doctrine, Polycarpe nous le transmettait comme le tenant de ceux-là mêmes qui avaient vu de leurs yeux le Verbe de vie ; et tout, dans ce qu’il nous disait, était conforme aux Écritures. Quelle grâce de Dieu que ces entretiens ! J’écoutais avidement, transcrivant tout, non sur le parchemin, mais dans mon cœur ; et à l’heure qu’il est, parla même grâce de Dieu, j’en vis toujours. Aussi puis-je l’attester devant Dieu : si le bienheureux, l’apostolique vieillard, eût entendu des discours tels que les vôtres, il eût poussé un grand cri, et se serait bouché les oreilles, en disant selon sa coutume : O Dieu très bon, à quels temps m’avez-vous réservé ! Et il se fût levé aussitôt pour fuir ce lieu de blasphème ».

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Visitation de la Très Sainte Vierge Mémoire des saints Processus et Martinien

2 Juillet 2015 , Rédigé par Ludovicus

Visitation de la Très Sainte Vierge Mémoire des saints Processus et Martinien

Epître

Voici qu’il vient, bondissant sur les montagnes, sautant sur les collines. Mon bien-aimé est semblable à la gazelle, ou au faon des biches. Le voici, il est derrière notre mur, regardant par la fenêtre, épiant par le treillis. Voici, mon bien-aimé me dit : "Lève-toi, hâte-toi, mon amie, ma colombe, ma belle, et viens ! Car voici que l’hiver est fini ; la pluie a cessé, elle a disparu. Les fleurs ont paru sur notre terre, le temps des chants est arrivé ; la voix de la tourterelle s’est fait entendre dans nos campagnes ; le figuier pousse ses fruits naissants, les vignes en fleur donnent son parfum. Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens ! Ma colombe, qui te tiens dans la fente du rocher, dans l’abri des parois escarpées, montre-moi ton visage, que ta voix résonne à mes oreilles ; car ta voix est douce, et ton visage charmant.

Evangile

En ces jours-là : Marie partit et s’en alla en hâte vers la montagne, en une ville de Juda. Et elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint-Esprit. Et elle s’écria à haute voix, disant : "Vous êtes bénie entre les femmes, et le fruit de vos entrailles est béni. Et d’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne à moi ? Car votre voix, lorsque vous m’avez saluée, n’a pas plus tôt frappé mes oreilles, que l’enfant a tressailli de joie dans mon sein. Heureuse celle qui a cru ! Car elles seront accomplies les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur !" Et Marie dit : "Mon âme glorifie le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu, mon Sauveur"

Hymne

Celui que terre, mer, astres
vénèrent, adorent, annoncent,
Celui qui régit ce triple monde,
Marie le porte caché dans son sein.

Celui que lune, soleil et toutes choses
servent en tout temps,
est porté par les entrailles d’une jeune vierge,
toute pénétrée de la grâce céleste

La bienheureuse mère, par la grâce,
dans l’arche de son sein,
renferme l’Artisan suprême
qui tient le monde dans sa main.

Bienheureuse, à la parole d’un messager du ciel,
féconde par le Saint-Esprit,
et son sein donne au monde
le désiré des nations.

O Jésus, gloire à vous
qui êtes né de la Vierge,
ainsi qu’au Père et à l’Esprit nourricier,
dans les siècles éternels.
Ainsi soit-il.

Bréviaire Saint Jean Chrysostome

Lorsque le Rédempteur de notre race fut venu, il alla aussitôt près de Jean, son ami, tandis que celui-ci était encore dans le sein de sa mère. Du sein d’Élisabeth, Jean reconnut Jésus-Christ dans le sein de Marie ; et faisant tressaillir son enveloppe naturelle, il s’écrie : Je vois le Seigneur, qui a établi des limites à la nature et je n’attends pas le temps de naître : le terme des neuf mois ne m’est point ici nécessaire, car j’ai en moi celui qui est éternel ; je sortirai de cette demeure ténébreuse, je prêcherai la connaissance sommaire de choses admirables. Je suis un signe : je présagerai l’avènement du Christ. Je suis une trompette : j’annoncerai le mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu. Je retentirai comme une trompette, je bénirai la langue de mon père et la délierai afin qu’elle parle. Je retentirai comme une trompette, et je vivifierai le sein de ma mère.

Tu vois, ô bien-aimé, combien ce mystère est nouveau et admirable. Jean n’est pas encore né, et il s’exprime par des tressaillements ; il ne paraît pas encore, et il adresse des menaces ; il n’est pas encore en état de pousser des cris, et il se fait entendre par des actes ; il n’a pas commencé sa vie, et il publie la gloire de Dieu ; il ne voit pas encore la lumière, et il montre le vrai Soleil ; il n’est pas encore mis au monde, et il se hâte d’agir en précurseur. Car, à la présence du Seigneur, il ne peut plus se contenir, il ne supporte pas d’attendre le terme fixé par la nature ; mais il s’efforce de rompre la prison du sein de sa mère et il s’applique à faire connaître d’avance l’avènement du Sauveur. Il est arrivé, dit-il, celui qui brise les entraves : et pourquoi, moi, reste-je là enchaîné, et suis-je là pour y demeurer ? Le Verbe est arrivé pour constituer toutes choses : et moi je reste encore ici captif ! Je sortirai, je courrai en avant, à tous je dirai bien haut : « Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde »

Mais dis-nous, Jean, comment, encore enfermé dans l’obscure demeure du sein maternel, peux-tu voir et entendre ? Comment contemples-tu les choses divines ? Comment peux-tu avoir des tressaillements et des transports ? C’est là, dit-il, un grand mystère qui s’accomplit, et un acte qui dépasse l’intelligence humaine. Il faut bien que j’innove dans l’ordre naturel, à cause de celui qui doit innover dans l’ordre surnaturel. Je vois, étant encore dans le sein de ma mère, parce que le Soleil que porte le sein virginal m’éclaire et me fait voir. Mes oreilles entendent parce que je nais pour être la voix de celui qui est le Verbe par excellence. Je jette des exclamations, parce que je considère le Fils unique de Dieu enveloppé de chair. J’exulte, parce que je vois le Créateur de l’univers s’approprier la nature humaine. Je suis transporté, parce que le Rédempteur du monde a pris un corps. Je suis le Précurseur de son avènement, et je viens en quelque sorte au-devant de vous pour en témoigner.

Saint Ambroise

Remarquons-le : la supériorité vient à l’infériorité pour lui être utile ; Marie se rend vers Élisabeth, le Christ va trouver Jean. C’est aussi pour sanctifier le baptême de Jean, que le Seigneur ira plus tard à ce baptême. Remarquons en outre que les bienfaits de la divine présence ne tardent pas à se manifester. Distinguez bien tout, et notez la signification propre de chacun des termes. Ce fut Élisabeth qui, la première, entendit la voix, suivant l’ordre de la nature ; mais Jean fut le premier à recevoir la grâce, d’après l’économie du mystère. Élisabeth s’est ressentie de l’approche de Marie, et Jean, de l’approche du Seigneur. Élisabeth et Marie s’entretiennent de la grâce ; les deux enfants la produisent en elles : mystérieux et premier office d’une piété filiale qui s’annonce par les biens procurés à leurs mères ; un double miracle fait qu’elles prophétisent l’une et l’autre sous l’inspiration de leurs enfants. Jean tressaillit. Élisabeth fut remplie de l’Esprit-Saint ; la mère n’est pas remplie avant son fils, mais le fils a été rempli d’abord, et ensuite il remplit sa mère.

« Et d’où me vient-il que la Mère de mon Seigneur me visite ? » Ce qui veut dire : Quel grand bien c’est pour moi, que la Mère de mon Seigneur me visite ! J’aperçois le miracle, je m’explique le mystère : celle qui est appelée ici la Mère du Seigneur a conçu le Verbe, elle est remplie de la divinité. « Or, Marie demeura trois mois avec Élisabeth, et s’en retourna dans sa maison ». L’Évangéliste a bien raison de nous présenter la sainte Vierge accomplissant un devoir de charité et observant, dans la durée de son séjour, un nombre consacré.

En effet, elle ne resta pas tout ce temps auprès d’Élisabeth uniquement pour jouir de son intimité : ce fut encore au profit d’un si grand Prophète. Car s’il y eut de prime abord un effet de grâce si prodigieux, qu’à la salutation de Marie, Jean tressaillit dans le sein de sa mère, et que celle-ci fut remplie de l’Esprit-Saint, combien, pensons-nous, que dans toute la durée de la visite, la présence de Marie y ait surajouté ? C’est ainsi que le Précurseur reçut l’onction du Saint-Esprit et fut exercé dans le sein de sa mère, comme un athlète vaillant. C’est ainsi que sa vigueur était préparée en vue des plus rudes combats.

Déjà, dans les jours qui précédèrent la naissance du Sauveur, la visite de Marie à sa cousine Élisabeth a fait l’objet de nos méditations. Mais il convenait de revenir sur une circonstance aussi importante de la vie de Notre-Dame ; la simple mémoire de ce mystère, au Vendredi des Quatre-Temps de l’Avent, ne suffisait point à faire ressortir ce qu’il renferme par lui-même d’enseignement profond et de sainte allégresse. En se complétant dans le cours des âges, la sainte Liturgie devait exploiter cette mine précieuse, à l’honneur de la Vierge-mère. L’Ordre de saint François et quelques églises particulières, comme celles du Mans, de Reims et de Paris, avaient déjà pris les devants, lorsqu’Urbain VI, en l’année 1389, institua la solennité du présent jour. Le Pape conseillait le jeûne en la vigile de la fête, et ordonnait qu’elle fût suivie d’une Octave ; il accordait à sa célébration les mêmes indulgences qu’Urbain IV avait, dans le siècle précédent, attachées à la fête du Corps du Seigneur. La bulle de promulgation, arrêtée par la mort du Pontife, fut reprise et publiée par Boniface IX qui lui succéda sur le Siège de saint Pierre.

Nous apprenons des Leçons de l’Office primitivement composé pour cette fête, que le but de son institution avait été, dans la pensée d’Urbain, d’obtenir la cessation du schisme qui désolait alors l’Église. Exilée de Rome durant soixante-dix ans, la papauté venait d’y rentrer à peine ; l’enfer, furieux d’un retour qui contrariait ses plans opposés là comme partout à ceux du Seigneur, s’en était vengé en parvenant à ranger sous deux chefs le troupeau de l’unique bercail. Telle était l’obscurité dont de misérables intrigues avaient su couvrir l’autorité du légitime pasteur, qu’on vit nombre d’églises hésiter de bonne foi et, finalement, préférer la houlette trompeuse du mercenaire. Les ténèbres devaient même s’épaissir encore, et la nuit devenir un moment si profonde, que les ordres de trois papes en présence allaient se croiser sur le monde, sans que le peuple fidèle, frappé de stupeur, parvînt à discerner sûrement la voix du Vicaire du Christ. Jamais situation plus douloureuse n’avait été faite à l’Épouse du Fils de Dieu. Mais Notre-Dame, vers qui s’était tourné le vrai Pontife au début de l’orage, ne fit point défaut à la confiance de l’Église. Durant les années que l’insondable justice du Très-Haut avait décrété de laisser aux puissances de l’abîme, elle se tint en défense, maintenant si bien la tête de l’ancien serpent sous son pied vainqueur, qu’en dépit de l’effroyable confusion qu’il avait soulevée, sa bave immonde ne put souiller la foi des peuples ; leur attachement restait immuable à l’unité de la Chaire romaine, quel qu’en fût dans cette incertitude l’occupant véritable. Aussi l’Occident, disjoint en fait, mais toujours un quant au principe, se rejoignit comme de lui-même au temps marqué par Dieu pour ramener la lumière. Cependant, l’heure venue pour la Reine des saints de prendre l’offensive, elle ne se contenta pas de rétablir dans ses anciennes positions l’armée des élus ; l’enfer dut expier son audace, en rendant à l’Église les conquêtes mêmes qui lui semblaient depuis des siècles assurées pour jamais. La queue du dragon n’avait point encore fini de s’agiter à Bâle, que Florence voyait les chefs du schisme grec, les Arméniens, les Éthiopiens, les dissidents de Jérusalem, de Syrie et de Mésopotamie, compenser par leur adhésion inespérée au Pontife romain les angoisses que l’Occident venait de traverser.

Il restait à montrer qu’un pareil rapprochement des peuples au sein même de la tempête, était bien l’œuvre de celle que le pilote avait, un demi-siècle auparavant, appelée au secours de la barque de Pierre. On vit les factieux de l’assemblée de Bâle en donner la preuve, trop négligée par des historiens qui ne soupçonnent plus l’importance des grands faits liturgiques dans l’histoire de la chrétienté ; sur le point de se séparer, les derniers tenants du schisme consacrèrent la quarante-troisième session de leur prétendu concile à promulguer, pour ses adhérents, cette même fête de la Visitation en l’établissement de laquelle Urbain VI avait dès l’abord mis son espoir. Malgré la résistance de quelques obstinés, le schisme était vraiment fini dès lors ; l’orage se dissipait : le nom de Marie, invoqué des deux parts, resplendissait comme le signe de la paix sur les nuées. Ainsi l’arc-en-ciel unit dans sa douce lumière les extrémités opposées de l’horizon. Contemplez-le, dit l’Esprit-Saint, et bénissez celui qui l’a fait ; car il est beau dans sa splendeur ! Il embrasse les cieux dans le circuit de sa gloire.

Si l’on se demande pourquoi Dieu voulut que le mystère de la Visitation, et non un autre, devînt, par cette solennité qui lui fut consacrée, le monument de la paix reconquise : il est facile d’en trouver la raison dans la nature même de ce mystère et les circonstances où il s’accomplit.

C’est là surtout que Marie apparaît, en effet, comme la véritable arche d’alliance : portant en elle, non plus les titres périmés du pacte de servitude conclu au bruit du tonnerre entre Jéhovah et les Juifs ; mais l’Emmanuel, témoignage vivant d’une réconciliation plus vraie, d’une alliance plus sublime entre la terre et les cieux. Par elle, mieux qu’en Adam, tous les hommes seront frères ; car celui qu’elle cache en son sein sera le premier-né de la grande famille des fils de Dieu. A peine conçu, voici que pour lui commence l’œuvre d’universelle propitiation. Levez-vous, ô Seigneur, vous et l’arche d’où votre sainteté découlera sur le monde. De Nazareth aux montagnes de Judée, dans sa marche rapide, elle sera protégée par l’aile des chérubins jaloux de contempler sa gloire. Au milieu des guerriers les plus illustres et des chœurs d’Israël, David conduisit l’arche figurative de la maison d’Abinadab à celle d’Obedédom ; mieux que lui, Dieu votre Père saura entourer l’arche sacrée du Testament nouveau, lui composant une escorte de l’élite des célestes phalanges.

Heureuse fut la demeure du lévite devenu, pour trois mois, l’hôte du Très-Haut résidant sur le propitiatoire d’or ; plus fortunée sera celle du prêtre Zacharie, qui, durant un même espace de temps, abritera l’éternelle Sagesse nouvellement descendue au sein très pur où vient de se consommer l’union qu’ambitionnait son amour ! Par le péché d’origine, l’ennemi de Dieu et des hommes tenait captif, en cette maison bénie, celui qui devait en être l’ornement dans les siècles sans fin ; l’ambassade de l’ange annonçant la naissance de Jean, sa conception miraculeuse, n’avaient point exempté le fils de la stérile du tribut honteux que tous les fils d’Adam doivent solder au prince de la mort, à leur entrée dans la vie. Mais, les habitants d’Azot en firent autrefois l’expérience, Dagon ne saurait tenir debout devant l’arche : Marie paraît, et Satan renversé subit dans l’âme de Jean sa plus belle défaite, qui toutefois ne sera point la dernière ; car l’arche de l’alliance n’arrêtera ses triomphes qu’avec la réconciliation du dernier des élus.

Célébrons cette journée par nos chants d’allégresse ; car toute victoire, pour l’Église et ses fils, est en germe dans ce mystère : désormais l’arche sainte préside aux combats du nouvel Israël. Plus de division entre l’homme et Dieu, le chrétien et ses frères ; si l’arche ancienne fut impuissante à empêcher la scission des tribus, le schisme et l’hérésie n’auront licence de tenir tête à Marie durant plus ou moins d’années ou de siècles, que pour mieux enfin faire éclater sa gloire. D’elle sans cesse, comme en ce jour béni, s’échapperont, sous les yeux de l’ennemi confondu, et la joie des petits, et la bénédiction de tous, et la perfection des pontifes. Au tressaillement de Jean, à la subite exclamation d’Élisabeth, au chant de Zacharie, joignons le tribut de nos voix ; que toute la terre en retentisse. Ainsi jadis était saluée la venue de l’arche au camp des Hébreux ; les Philistins, l’entendant, savaient par là que le secours du Seigneur était descendu ; et, saisis de crainte, ils gémissaient, disant : « Malheur à nous : il n’y avait pas si grande joie hier ; malheur à nous ! » Oui certes, aujourd’hui avec Jean, le genre humain tressaille et il chante ; oui certes, aujourd’hui à bon droit l’ennemi se lamente : le premier coup du talon de la femme frappe aujourd’hui sa tête altière, et Jean délivré est en cela le précurseur de nous tous. Plus heureux que l’ancien, le nouvel Israël est assuré que jamais sa gloire ne lui sera ôtée ; jamais ne sera prise l’arche sainte qui lui fait traverser les flots et abat devant lui les forteresses. Combien donc n’est-il pas juste que ce jour, où prend fin la série de défaites commencée en Éden, soit aussi le jour des cantiques nouveaux du nouveau peuple ! Mais à qui d’entonner l’hymne du triomphe, sinon à qui remporte la victoire ? Levez-vous donc, levez-vous, Debbora ; levez-vous et chantez le Cantique. Les forts avaient disparu, jusqu’à ce que s’élevât Marie, la vraie Debbora, jusqu’à ce que parût la Mère en Israël. « C’est moi, c’est moi, dit-elle en effet, qui chanterai au Seigneur, qui célébrerai le Dieu d’Israël. Selon la parole de mon aïeul David, magnifiez avec moi le Seigneur, et tous ensemble exaltons son saint nom. Mon cœur, comme celui d’Anne, a tressailli en Dieu son Sauveur. Car, de même qu’en Judith sa servante, il a accompli en moi sa miséricorde et fait que ma louange sera dans toutes les bouches jusqu’à l’éternité. Il est puissant celui qui a fait en moi de grandes choses ; il n’est point de sainteté pareille à la sienne. Ainsi que par Esther, il a pour toutes les générations sauvé ceux qui le craignent ; dans la force de son bras, il a retourné contre l’impie les projets de son cœur, renversant l’orgueilleux Aman de son siège et relevant les humbles ; il a fait passer des riches aux affamés l’abondance ; il s’est ressouvenu de son peuple et a eu pitié de son héritage. Telle était bien la promesse que reçut Abraham, et que nos pères nous ont transmise : il a fait comme il avait dit ».

Filles de Sion, et vous tous qui gémissiez dans les fers de Satan, l’hymne de la délivrance a donc retenti sur notre terre. A la suite de celle qui porte en son sein le gage de l’alliance, formons des chœurs ; mieux que Marie sœur d’Aaron, et à plus juste titre, elle préside au concert d’Israël. Ainsi elle chante en ce jour de triomphe, rappelant tous les chants de victoire qui préludèrent dans les siècles de l’attente à son divin Cantique. Mais les victoires passées du peuple élu n’étaient que la figure de celle que remporte, en cette fête de sa manifestation, la glorieuse souveraine qui, mieux que Debbora, Judith ou Esther, a commencé de délivrer son peuple ; en sa bouche, les accents de ses illustres devancières ont passé de l’aspiration enflammée des temps de la prophétie à l’extase sereine qui marque la possession du Dieu longtemps attendu. Une ère nouvelle commence pour les chants sacrés : la louange divine reçoit de Marie le caractère qu’elle ne perdra plus ici-bas, qu’elle gardera jusque dans l’éternité.

Les considérations qui précèdent nous ont été inspirées par le motif spécial qui porta l’Église, au XIVe siècle, à instituer cette fête. En rendant Rome à Pie IX exilé, au 2 juillet de l’année 1849, Marie a montré de nouveau dans nos temps que cette date était bien pour elle une journée de victoire. Mais le mystère de la glorieuse Visitation est si vaste, que nous ne saurions, eu égard aux limites qui nous sont imposées, songer à épuiser ici tous les enseignements qu’il renferme. Quelques-uns d’eux, au reste, nous ont été donnés dans les jours de l’Avent ; d’autres plus récemment, à l’occasion de la fête de saint Jean-Baptiste et de son Octave ; d’autres enfin seront mis en lumière par l’Épître et l’Évangile de la Messe qui va suivre.

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Nouvelle religion

1 Juillet 2015 , Rédigé par Ludovicus

Nouvelle religion

NOUVELLE RELIGION le relativisme pratique est le plus dangereux

1 La religion de Gaïa

Les six responsables de la « Conférence des responsables de culte en France » observeront un jeûne demain mercredi, jour où ils remettront à François Hollande (en présence du grand prophète Nicolas Hulot – préfacier du pape qui « sacralise l’enjeu écologique » - et des ministres Ségolène Royal et Bernard Cazeneuve) une « déclaration commune sur la crise climatique ».

Les six responsables sont l’archevêque catholique Georges Pontier, le musulman Anouar Kbibech (qui sera alors le tout nouveau président du CFCM), le protestantFrançois Clavairoly, le grand rabbin de France Haïm Korsia, le métropolite orthodoxe Emmanuel Adamakis, et le bouddhiste Olivier Wang-Genh.

Et ils jeûneront en communion avec tous ceux qui jeûnent le premier jour de chaque mois pour la planète. J’apprends à cette occasion qu’il y a des « paroisse vertes », où l’on jeûne ce premier jour du mois (comme autrefois on allait à la messe le premier vendredi du mois…) – même quand ça tombe un dimanche…

On se demandait quel était ce « culte » unique de la « Conférence des responsables de culte en France », dont sont « responsables » des gens aux religions aussi diverses. On a aujourd’hui la réponse : c’est le culte de Gaïa.

 

PRIORITÉ AUX PERSONNES ET À LA PLANÈTE

2 La religion écolo naturaliste

Ce matin près la Salle de Presse du Saint-Siège a eu lieu la présentation de la Conférence de haut niveau intitulée Priorité aux personnes et à la planète. Changer de route est impératif (Rome, 2 - 3 juillet), organisée par le Conseil pontifical Iustitia et Pax et le CIDSE (réseau international catholiques d'ONG pour le développement). Avec le Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil, sont intervenus l'écrivain Naomi Klein, M.Ottmar Edenhofer, co-Président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), et M.Bernd Nilles, Secrétaire Général de l'Alliance internationale des agences de développement catholiques (CIDSE).

Le Cardinal Turkson a d'abord souligné que le titre de la conférence met l'accent sur le changement climatique, ce qui indique clairement l'objectif poursuivi par la conférence: Les personnes et la planète, pas l'une au détriment des autres ou le contraire. "Dans l'encyclique Laudato Si' le Pape propose une écologie globale qui respecte la dimension humaine et sociale et la preuve que le changement climatique est l'un des principaux défis de l'humanité, notant en outre que le climat est un bien commun qui appartient à tous et est capital pour le monde entier. Mais les effets négatifs de l'impact du changement climatique frappe surtout les pauvres, ceux qui sont moins responsables et moins capables de s'y adapter. En général, le changement climatique est un problème mondial aux conséquences graves environnementales, sociales, économiques et politiques. Dans Laudato Si' , le Saint-Père regrette l'échec de la dernière sommets mondiaux sur l'environnement et lance un appel pour un accord international contraignant, c'est à dire en mesure d'arrêter le changement climatique. A cet égard, a noté le Cardinal, la Conférence de Paris en novembre et décembre sera cruciale pour l'identification de solutions fortes au problème du changement climatique. Les objectifs du développement durable (2015 - 2030) sont également pertinents dans ce contexte d'accord sur divers aspects de l'encyclique. Par exemple, a souligné le Cardinal Turkson, le point 13 est consacré à l'impératif d'une action urgente afin de lutter contre le changement climatique. Les propositions comprennent la construction de villes et d'établissements humains sûrs et durables, la mise en place de modes durables de consommation et de production, la défense de la mer et l'utilisation durable des ressources marines..., la protection, la restauration et la promotion d'une utilisation durable des écosystèmes terrestres, la gestion durable des forêts, la lutte contre la désertification, la prévention de la dégradation des sols et de la perte de la biodiversité.''

''Ces objectifs coïncideront aux points importants de Laudato Si' à condition d'un engagement et d'une volonté de la communauté internationale tout entière lors de la 70 Assemblée générale de l'ONU de la mi septembre. Cependant le plus grand obstacle à l'impératif de changer de cap n'est pas économique, scientifique ou technologique. Il réside dans nos esprits et dans nos cœurs. Dans la même logique, il est difficile de prendre des décisions fortes pour renverser la tendance au réchauffement de la planète et...atteindre l'objectif d'éradication de la pauvreté... La dimension politique doit reprendre le contrôle de l'économie et de la finance. Il s'agit de décisions fondamentales pour les sociétés humaines. Tel est le chemin à suivre pour toute la famille humaine, de New York à Paris et au-delà.''

Puis Mme.Klein a dit que Laudato Si' n'est pas seulement un enseignement pour le monde catholique, mais que le texte s'adresse à toute personne vivant sur cette planète. Et je peux dire qu'en tant que féministe juive non pratiquante je suis surprise d'avoir été invité au Vatican... Dans un monde où le profit est constamment mis devant les gens et contre la planète, l'économie du climat a beaucoup à voir avec l'éthique et de la morale... Si nous sommes d'accord que la vie est mise en danger sur terre, nous avons à faire avec une crise morale, fac à laquelle il nous incombe d'agir moralement. Cela ne signifie pas mettre en jeu l'avenir grâce aux cycles expansion et de ralentissement du marché. Cela signifie que les politiques doivent réguler directement la quantité de charbon qui peut être extraite. Cela signifie des politiques qui nous conduisent à réaliser des énergies renouvelables à cent pour cent dans les deux ou trois décennies, et non la fin du siècle. Et cela signifie que l'allocation des ressources communes et partagées telles que l'atmosphère, sur la base de la justice et de l'équité". Donc, "un nouveau type de mouvement climatique doit émerger rapidement, fondé sur les vérités exprimées dans l'encyclique. Notre système économique actuel tout en alimentant la crise climatique nous empêche de prendre les actions nécessaires pour éviter. Est nécessaire un processus basé sur la connaissance si nous voulons éviter que le changement climatique échappe à notre contrôle. Il est besoin d'un changement de système. Et parce que notre système actuel est aussi le moteur de l'accroissement des inégalités, nous avons l'occasion en relevant le défi climatique de résoudre les multiples effets négatifs de la crise. En bref, nous pouvons inverser la route pour parvenir à un climat plus stable et en même temps à une économie plus juste... Cette perception croissante conduit à des alliances surprenantes et même improbables...Les peuples autochtones, les fidèles de divers confessions et les écologistes sont amenés à travailler ensemble plus que jamais. Certes, nous ne sommes pas d'accord sur tout....mais nous savons que les enjeux sont si élevés, le temps si court et si grande la tâche que nous ne pouvons pas nous permettre de laisser ces différences nous diviser. Lorsque quatre cent mille personnes ont défilé pour la justice climatique à New York, le mot d'ordre était Pour tout changer, nous avons besoin de tout le monde... A la Conférence de Paris, ce sera tolérance zéro à l'échec des travaux, surtout si les responsables le transformaient en succès médiatique. Si l'accord sur des réductions immédiates d'émissions de gaz n'allait pas de pair avec un soutien réel et substantiel aux pays pauvres, ce serait un échec cuisant.''

''Ce que nous devons toujours nous rappeler, a conclu Mme.Naomi Klein, c'est qu'il n'est pas trop tard pour inverser le processus dangereux qui nous porterait à un réchauffement de quatre degrés. En fait, nous pourrions encore maintenir le réchauffement en dessous de 1,5 degrés si nous considérons la priorité collective. Ce sera sans aucun doute aussi difficile que les rationnements...en temps de guerre. Il faut relancer des programmes ambitieux de réduction de la pauvreté et des infrastructures comme à la suite de la grande dépression... C’est difficile mais pas impossible. Pas question donc de renoncer à une tâche qui pourrait sauver d'innombrables vies et prévenir beaucoup de souffrances, simplement parce que c'est difficile et trop coûteux.'' Cité du Vatican, 1 juillet 2015 (VIS)

 

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Fête du Très Précieux Sang

1 Juillet 2015 , Rédigé par Ludovicus

Fête du Très Précieux Sang

Introït

Vous nous avez rachetés, Seigneur, par votre Sang, de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation : et vous nous avez fait royaume pour notre Dieu.

Je chanterai éternellement les miséricordes du Seigneur : de génération en génération ma bouche annoncera votre vérité.

Collecte

Dieu tout-puissant et éternel, vous avez établi votre Fils unique rédempteur du monde, et vous avez voulu que votre justice soit apaisée par son sang : faites-nous la grâce, nous vous en prions, de vénérer d’un culte solennel ce prix de notre salut, et d’être ici-bas préservés par sa vertu des maux de la vie présente ; de manière à jouir éternellement de ses fruits dans les cieux. Par le même.

Epître

Mes Frères : le Christ ayant paru comme grand prêtre des biens à venir, c’est en passant par un tabernacle plus excellent et plus parfait, qui n’est pas construit de main d’homme, c’est-à-dire, qui n’appartient pas à cette création-ci et ce n’est pas avec le sang des boucs et des taureaux, mais avec son propre sang, qu’il est entré une fois pour toutes dans le saint des Saints, après avoir acquis une rédemption éternelle. Car si le sang des boucs et des taureaux, si la cendre d’une génisse, dont on asperge ceux qui sont souillés, sanctifient de manière à procurer la pureté de la chair, combien plus le sang du Christ qui, par l’Esprit-Saint, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes, pour servir le Dieu vivant ? Et c’est pour cela qu’il est médiateur d’une nouvelle alliance, afin que, sa mort ayant eu lieu pour le pardon des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l’héritage éternel qui leur a été promis, en Jésus-Christ Notre-Seigneur.

Evangile

En ce temps-là : Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : "Tout est consommé", et inclinant la tête il rendit l’esprit. Or, comme c’était la Préparation, de peur que les corps ne restassent sur la croix pendant le sabbat, car le jour de ce sabbat était très solennel, les Juifs demandèrent à Pilate qu’on rompît les jambes aux crucifiés et qu’on les détachât. Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jambes du premier, puis de l’autre qui avait été crucifié avec lui. Mais quand ils vinrent à Jésus, le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes. Mais un des soldats lui transperça le côté avec sa lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau. Et celui qui l’a vu en rend témoignage, et son témoignage est vrai.

Communion

Le Christ s’est offert une fois, pour effacer les péchés de beaucoup ; une seconde fois il apparaîtra sans péché pour donner le salut à ceux qui l’attendent.

Hymne

Que les places résonnent de chants de fête,
Que la joie brille au front des habitants,
Que les enfants comme les vieillards, à la lueur
Des torches, s’avancent en procession.

Le Christ, mourant sur un arbre cruel
Répand ce Sang par tant de plaies,
Nous en célébrons la mémoire,
Versons au moins des larmes.

L’Adam ancien par son crime avait
Gravement perdu le genre humain :
L’Adam nouveau, saint et pieux,
Redonne la vie à tous les hommes.

Si le Père souverain a entendu des cieux
Le cri puissant du Fils expirant,
C’est par son Sang qu’il fut apaisé,
Et qu’il nous accorda le pardon.

Quiconque lave sa robe dans ce Sang
Efface les taches ; et prend l’éclat
Empourpré qui le rend soudain semblable
Aux Anges et agréable au Roi.

Que personne ensuite n’ait l’audace de quitter
La voie droite : qu’il gagne le but suprême ;
Dieu qui nous aide dans la course
Lui donnera la noble récompense

Soyez-nous propice, Père puissant,
Élevez aux sommets des cieux
Les rachetés par le Sang du Fils unique
Créés à nouveau par l’Esprit de paix. Amen.

Bréviaire Saint jean Chrysostome

Veux-tu apprendre la vertu du sang du Christ ? Remontons à ce qui l’a figuré et rappelons-nous sa première image, en puisant aux récits de l’Écriture ancienne. C’était en Égypte, Dieu menaçait les Égyptiens d’une dixième plaie, il avait résolu de faire périr leurs premiers-nés, parce qu’ils retenaient son peuple premier-né. Mais afin que le peuple juif qu’il aimait ne risquât pas d’être frappé avec eux (car ils habitaient tous un même pays), le Seigneur lui indiqua un remède qui devait servir au discernement des Israélites et des Gentils. C’est un exemple admirable et propre à vous faire véritablement connaître la vertu du sang de Jésus-Christ. Les effets de la colère divine étaient attendus, et le messager de la mort allait de maison en maison. Que fait donc Moïse ? « Tuez, dit-il, un agneau d’un an, et de son sang, marquez vos portes ». Que dis-tu, Moïse ? Le sang d’un agneau peut-il donc préserver l’homme doué de raison ? Certainement, nous répond-il ; non parce que c’est du sang, mais parce que le sang du Seigneur y est représenté.

Comme les statues des rois, inertes et muettes, protègent d’ordinaire les hommes doués d’une âme et de raison qui se réfugient près d’elles, non parce qu’elles sont d’airain, mais parce qu’elles sont l’image du prince ; ainsi ce sang privé de raison délivra des hommes ayant une âme, non parce que c’était du sang, mais parce qu’il annonçait pour l’avenir le sang du Christ. Et alors l’Ange destructeur, en voyant les portes teintes, passa plus loin et n’osa pas entrer. Si donc aujourd’hui, au lieu de voir des portes teintes du sang d’un agneau figuratif, l’ennemi voit les lèvres des fidèles, portes des temples de Jésus-Christ, reluire du sang de l’Agneau véritable, cet ennemi s’éloignera bien plus. Car si l’Ange se retira devant la figure, à combien plus forte raison l’ennemi sera-t-il saisi de frayeur s’il aperçoit la réalité elle-même ? Voulez-vous sonder encore une autre vertu de ce sang ? Je le veux bien. Voyez d’où il s’est d’abord répandu, et de quelle source il est sorti. C’est de la croix même qu’il commença à couler ; le côté du Seigneur fut sa source. Car, est-il dit, Jésus étant mort et encore suspendu à la croix, un soldat s’approche, lui frappe le côté avec sa lance, et il en sort de l’eau et du sang : l’une, symbole du baptême ; l’autre, du Sacrement. C’est pourquoi l’Évangile ne dit pas : Il en sortit du sang et de l’eau, mais de l’eau d’abord, et puis du sang ; parce que nous sommes d’abord lavés dans l’eau baptismale, et consacrés ensuite par le très saint Mystère. Un soldat ouvre le côté, il fait une ouverture dans la muraille du temple saint. Et moi j’ai trouvé un trésor précieux, et je me félicite de découvrir de grandes richesses.

Ainsi a-t-il été fait de cet Agneau. Les Juifs ont tué l’Agneau, et moi j’ai connu le fruit du Sacrement. Du côté coulèrent le sang et l’eau. Je ne veux pas, mon auditeur, passer si rapidement sur les secrets d’un si grand mystère, car il me reste encore à vous dire des choses mystiques et profondes. J’ai dit que cette eau et ce sang étaient le symbole du baptême et des Mystères. D’eux, en effet, a été fondée l’Église, par la régénération du bain et la rénovation du Saint-Esprit : je dis par le baptême et les Mystères, qui paraissent être sortis du côté. De son côté donc le Christ a édifié l’Église, comme du côté d’Adam fut tirée Ève, son épouse. Saint Paul atteste aussi cette origine, lorsqu’il dit : « Nous sommes les membres de son corps, formés de ses os », faisant allusion au côté du Christ. Oui, ainsi que Dieu fit la femme du côté d’Adam, de même le Christ nous donna de son côté l’eau et le sang, destinés à l’Église comme éléments réparateurs.

– A l’occasion du dix-neuvième centenaire de la rédemption du genre humain, le pape Pie XI a promulgué un jubilé solennel pour commémorer un bienfait si ineffable. Voulant multiplier les grâces du précieux sang par lequel nous avons été rachetés dans le sang du Christ, l’agneau sans tache, et recommander plus intensément son souvenir aux fidèles, le Souverain Pontife a élevé au rang de première classe la fête du Précieux Sang de notre Seigneur Jésus Christ, que l’Église célèbre tous les ans.

Fête du Très Précieux Sang
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Nouvelle religion

30 Juin 2015 , Rédigé par Ludovicus

SURTOUT PAS DE RELATIVISME, NI DOCTRINAL, NI PRATIQUE, QUI EST ENCORE PIRE NOUS DIT FRANÇOIS DANS LAUDATO SI

JUIFS ET CHRÉTIENS CROIENT QUE DIEU S'EST RÉVÉLÉ DANS SA PAROLE [En Jésus-Christ le Verbe Incarné ?]

. Le Pape François a reçu les participants au Congrès international organisé par le International Council of Christians and Jews, en cours à Rome autours du cinquantième anniversaire de Nostra Aetate. Il s'est félicité que cette année on ait choisi la ville dans laquelle sont enterrés les Apôtres Pierre et Paul, "qui sont pour les chrétiens les piliers de l'Église et où vit la plus ancienne communauté juive d'Europe occidentale: "Chrétiens et juifs vivent ensemble à Rome depuis près de deux mille ans, bien que leurs relations à travers l'histoire ont pas été privées de tensions... Le véritable dialogue fraternel s'est développé depuis Vatican II, après la promulgation de la Déclaration Nostra Aetate, qui représente le oui définitif aux racines juives du christianisme et un non irrévocable antisémitisme... Alors que nous célébrons le cinquantième anniversaire de Nostra Aetate, nous pouvont vérifier le fruit riche qui a été fait avec gratitude et un équilibre du dialogue entre catholiques et juifs. Nous pouvons donc exprimer notre gratitude à Dieu pour tout le bien qui a été réalisé en termes d'amitié et de compréhension mutuelle dans les cinquante dernières années, parce que l'Esprit Saint a accompagné nos efforts de dialogue... Les chrétiens, tous les chrétiens je le souligne ont des racines juives. Par conséquent, depuis sa création, le Conseil international des chrétiens et des juifs a salué les diverses confessions chrétiennes. Chacun d'eux, dans la forme de sa propre, vient au judaïsme, qui, à son tour, se caractérise par différents courants et sensibilités. Les diverses confessions chrétiennes trouvent leur unité dans le Christ, tandis que le judaïsme trouve son unité dans la Torah. Les chrétiens croient que Jésus-Christ est la Parole de Dieu faite chair dans le monde, tandis que la Parole de Dieu est pour les juifs est principalement présent dans la Torah [Vous scrutez les Écritures, parce que vous pensez trouver en elles la vie éternelle; Or, ce sont elles qui rendent témoignage de moi; et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie. Jn 5, 39-40].. Les deux traditions religieuses sont basées en un seul Dieu, le Dieu de l'alliance, qui est révélé aux hommes par sa Parole [Jésus-Christ, la Vérité incarnée : Si je n'étais pas venu, et que je ne leur eusse point parlé, ils seraient sans péché; mais maintenant leur péché est sans excuse. Celui qui me hait, hait aussi mon Père. Si je n'avais pas fait au milieu d'eux des oeuvres que nul autre n'a faites, ils seraient sans péché; mais maintenant ils ont vu, et ils me haïssent moi et mon Père. Jn 15, 22-23.] Dans la recherche d'une attitude juste envers Dieu, les chrétiens voient dans le Christ la source de la vie nouvelle, qui réside dans l'enseignement de la Torah pour les juifs. Ce type de réflexion théologique sur la relation entre le judaïsme et le christianisme commence avec Nostra Aetate et c'est sur cette base solide qui doit être développé le dialogue.'' Cité du Vatican, 30 juin 2015 (VIS)

 

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