Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Regnum Galliae Regnum Mariae
Articles récents

Quatrième Dimanche de Carême LAETARE

15 Mars 2015 , Rédigé par Ludovicus

Quatrième Dimanche de Carême LAETARE

Bréviaire

Dieu révèle son Nom à Moïse et sa mission

Moïse conduisait les brebis de Jéthro, son beau-père, prêtre de Madian ; et ayant mené son troupeau au fond du désert, il vint à la montagne de Dieu, nommée Horeb. Alors le Seigneur lui apparut dans une flamme de feu qui sortait du milieu d’un buisson, et il voyait brûler le buisson sans qu’il fût consumé. Moïse dit donc : « Il faut que j’aille reconnaître quelle est cette merveille que je vois, et pourquoi ce buisson ne se consume point. » Mais le Seigneur, le voyant venir pour considérer ce phénomène, l’appela du milieu du buisson, et lui dit : « Moïse, Moïse ! » Il lui répondit : « Me voici. » Et Dieu dit : « N’approchez pas d’ici ; ôtez vos souliers de vos pieds, parce que le lieu où vous êtes est une terre sainte. » Il dit encore : « Je suis le Dieu de votre père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. » Moïse se cacha le visage, parce qu’il n’osait regarder Dieu.

Le Seigneur lui dit : « J’ai vu l’affliction de mon peuple, qui est en Égypte ; j’ai entendu le cri qu’il jette à cause de la dureté de ceux qui président aux travaux. Et, sachant quelle est sa douleur, je suis descendu pour le délivrer des mains des Égyptiens, et pour le faire passer de cette terre en une terre bonne et spacieuse ; en une terre où coulent le lait et le miel, au pays des Chananéens, des Héthéens, des Amorrhéens, des Phérézéens, des Hévéens et des Jébuséens. Le cri des enfants d’Israël est donc venu jusqu’à moi ; J’ai vu leur affliction et de quelle manière ils sont opprimés par les Égyptiens. Mais venez, j vous enverrai vers le Pharaon, afin que vous fassiez sortir de l’Égypte mon peuple, les enfants d’Israël. »

Moïse dit à Dieu : « Qui suis-je, pour aller vers le Pharaon et pour faire sortir d’Égypte les enfants d’Israël ? » Dieu lui répondit : « Je serai avec vous, et ceci sera pour vous le signe que c’est moi qui vous ai envoyé. Lorsque vous aurez tiré mon peuple de l’Égypte, vous offrirez à Dieu un sacrifice sur cette montagne. » Moïse dit à Dieu : « J’irai donc vers les enfants d’Israël, et je leur dirai : ‘Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous’. Mais s’ils me disent : ‘Quel est son nom ?’ que leur répondrai-je ? » Dieu dit à Moïse : « Je suis Celui qui est. Voici, ajouta-t-il, ce que vous direz aux enfants d’Israël : ‘Celui qui est m’a envoyé vers vous’. » Dieu dit encore à Moïse : « Vous direz ceci aux enfants d’Israël : ‘Le Seigneur, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob, m’a envoyé vers vous.’ Voilà mon nom pour l’éternité, et voilà mon mémorial de génération en génération. »

Introït

Réjouis-toi, Jérusalem, et rassemblez-vous, vous tous qui l’aimez ; tressaillez de joie avec elle, vous qui avez été dans la tristesse afin que vous exultiez et soyez rassasiés à la mamelle de vos consolations.

Je me suis réjoui de ce qui m’a été dit : Nous irons dans la maison du Seigneur.

Lecture

La nouvelle alliance éternelle et spirituelle remplace l'ancienne charnelle et esclave. Saint Paul condamne ici ceux qui veulent nous faire croire que l'ancienne alliance n'est pas révoquée, il nous indique aussi qui sont les persécuteurs.

Mes frères, il est écrit qu’Abraham eut deux fils, l’un de l’esclave, et l’autre de la femme libre. Mais celui de l’esclave naquit selon la chair ; et celui de la femme libre, naquit en vertu de la promesse.

Cela a été dit par allégorie ; car ces femmes sont deux alliances : l’une sur le mont Sina, qui enfante pour la servitude, et c’est Agar ; car Sina est une montagne d’Arabie, qui correspond à la Jérusalem d’à présent, laquelle est esclave avec ses enfants.

Mais la Jérusalem d’en-haut est libre, et c’est notre mère. En effet, il est écrit : Réjouis-toi, stérile, qui n’enfantes pas ; éclate, pousse des cris de joie, toi qui ne deviens pas mère ; parce que les enfants de la délaissée sont plus nombreux que ceux de la femme mariée.

Pour nous, mes frères, nous sommes, comme Isaac, les enfants de la promesse.

Et de même qu’alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l’esprit, ainsi en est-il encore maintenant.

Mais que dit l’Écriture ? Chasse l’esclave et son fils ; car le fils de l’esclave ne sera pas héritier avec le fils de la femme libre.

Ainsi, mes frères, nous ne sommes point les enfants de l’esclave, mais de la femme libre ; et c’est par cette liberté que le Christ nous a rendus libres

Evangile

La multiplicaion des pains figure de l'Eucharistie

En ce temps-là, Jésus s’en alla au delà de la mer de Galilée ou de Tibériade ; et une multitude nombreuse le suivait, parce qu’elle voyait les miracles qu’il opérait sur les malades. Jésus monta donc sur une montagne, et là il s’assit avec ses disciples. Or la Pâque, jour de fête des Juifs, était proche. Ayant donc levé les yeux, et voyant qu’une très grande multitude venait à lui, Jésus dit à Philippe : Où achèterons-nous des pains pour leur donner à manger ? Mais il disait cela pour l’éprouver ; car, lui, il savait ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : Deux cents deniers de pain ne suffiraient pas pour que chacun en reçût un peu. Un de ses disciples, André, frère de Simon-Pierre, lui dit : Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons ; mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ? Jésus dit donc : Faites asseoir ces hommes. Or il y avait beaucoup d’herbe en ce lieu. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Jésus prit alors les pains et ayant rendu grâces, il les distribua à ceux qui étaient assis ; il leur donna de même des poissons, autant qu’ils en voulaient. Lorsqu’ils furent rassasiés, il dit à ses disciples : Ramassez les morceaux qui sont restés, pour qu’ils ne se perdent pas. Ils les ramassèrent donc, et ils remplirent douze corbeilles avec les morceaux qui étaient restés des cinq pains d’orge après que tous eurent mangé. Ces hommes, ayant donc vu le miracle qu’avait fait Jésus, disaient : Celui-là est vraiment le prophète, qui doit venir dans le monde. Mais Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, s’enfuit de nouveau, tout seul, sur la montagne.

Quatrième Dimanche de Carême LAETARE
Lire la suite
Publicité

SEQUERE ME

14 Mars 2015 , Rédigé par Ludovicus

SEQUERE ME

" Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renonce lui-même, qu'il prenne sa croix et me suive.
Car celui qui voudra sauver sa vie, la perdra; et celui qui perdra sa vie à cause de moi, la trouvera.

Quel profit en effet aura l'homme, s'il gagne le monde entier, mais perd son âme? Ou que donnera l'homme en échange de son âme?


Car le Fils de l'homme doit venir dans la gloire de son Père avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon ses œuvres.

Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici présents ne goûteront point la mort qu'ils n'aient vu le Fils de l'homme venant dans son règne.  Mt 16, 24-28

 

IN CHRISTO

Ne dormons donc point comme le reste des hommes; mais veillons et soyons sobres. Car ceux qui dorment, dorment la nuit, et ceux qui s'enivrent, s'enivrent la nuit. Pour nous qui sommes du jour, soyons sobres, prenant pour cuirasse la foi et la charité, et pour casque l'espérance du salut. Dieu en effet ne nous a pas destinés à la colère, mais à l'acquisition du salut par notre Seigneur Jésus-Christ, qui est mort pour nous, afin que, soit que nous veillions, soit que nous dormions, nous vivions avec Lui. 1Th 5, 6-10

Il est l'image du Dieu invisible, né avant toute créature; car c'est en Lui que toutes choses ont été créées, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre, les choses visibles et les choses invisibles, Trônes, Dominations, Principautés, Puissances; tout a été créé par Lui et pour Lui. Il est, Lui, avant toutes choses, et toutes choses subsistent en Lui.

Il est la tête du corps de l'Église, Lui qui est le Principe, le Premier-né d'entre les morts, afin qu'en toutes choses, Il tienne, lui, la première place.

Car Dieu a voulu que toute la plénitude habitât en Lui; Col 1, 15-19

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis dans le Christ de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les cieux!

C'est en Lui qu'il nous a choisis dès avant la création du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant Lui, nous ayant, dans son amour, prédestinés à être ses fils adoptifs par Jésus-Christ, selon sa libre volonté, en faisant ainsi éclater la gloire de sa grâce, par laquelle il nous a rendus agréables à ses yeux en son Fils bien-aimé.

C'est en Lui que nous avons la rédemption acquise par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce, que Dieu a répandue abondamment sur nous en toute sagesse et intelligence, en nous faisant connaître le mystère de sa volonté, selon le libre dessein que s'était proposé sa bonté, pour le réaliser lorsque la plénitude des temps serait accomplie, à savoir, de réunir toutes choses en Jésus-Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre.

C'est aussi en Lui que nous avons été élus, ayant été prédestinés suivant la résolution de celui qui opère toutes choses d'après le conseil de sa volonté, pour que nous servions à la louange de sa gloire, nous qui d'avance avons espéré dans le Christ.

C'est en Lui que vous-mêmes, après avoir entendu la parole de la vérité, l'Évangile de votre salut, c'est en Lui, que vous avez cru et que vous avez été marqués du sceau du Saint-Esprit, qui avait été promis, et qui est une arrhe de notre héritage, en attendant la pleine rédemption de ceux que Dieu s'est acquis, à la louange de sa gloire. Ep 1, 3-14

Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, et alors que nous étions morts par nos offenses, nous a rendus vivants avec le Christ (c'est par grâce que vous êtes sauvés); il nous a ressuscités, ensemble et nous a fait asseoir ensemble dans les cieux en Jésus-Christ, afin de montrer dans les siècles à venir l'infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ.

Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi; et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu; ce n'est point par les oeuvres, afin que nul ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour faire de bonnes oeuvres, que Dieu a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions. Ep 2, 4-10

Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous êtes rapprochés par le sang du Christ.

Vous êtes le corps du Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. Dieu a établi dans l'Eglise premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite ceux qui ont les dons de faire des miracles, de guérir, d'assister, de gouverner, de parler diverses langues. 1Cor 12, 27-28

Car c'est Lui qui est notre paix, Lui qui des deux peuples n'en a fait qu'un: Il a renversé le mur de séparation, l'inimitié, ayant abrogé par l'immolation de sa chair la loi des ordonnances avec ses rigoureuses prescriptions, afin de fondre en Lui-même les deux dans un seul homme nouveau, en faisant la paix, et de les réconcilier, l'un et l'autre unis en un seul corps avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l'inimitié.

Et il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient proches; car par Lui nous avons accès les uns et les autres auprès du Père, dans un seul et même Esprit.

Ainsi donc vous n'êtes plus des étrangers, ni des hôtes de passage; mais vous êtes concitoyens des saints et membres de la famille de Dieu, édifiés que vous êtes sur le fondement des apôtres et des prophètes, dont Jésus-Christ lui-même est la pierre angulaire.

C'est en Lui que tout l'édifice bien ordonné s'élève, pour former un temple saint dans le Seigneur; c'est en Lui que, vous aussi, vous êtes édifiés, pour être par l'Esprit-Saint, une demeure où Dieu habite. Ep. 2, 13-22

Car, s'Il a été crucifié en raison de sa faiblesse, Il vit par la puissance de Dieu; or nous aussi, nous sommes faibles en Lui, mais nous vivrons avec Lui par la puissance de Dieu, pour sévir parmi vous. Examinez-vous vous-mêmes, voyez si vous êtes dans la foi; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous? A moins peut-être que vous ne soyez pas des chrétiens éprouvés2Cor 13, 4-5

Ainsi donc, comme vous avec reçu le Christ Jésus, le Seigneur, marchez en Lui, enracinés et édifiés en Lui, affermis par la foi, telle qu'on vous l'a enseignée et y faisant des progrès, avec actions de grâces.

Prenez garde que personne ne vous surprenne par la philosophie et par des enseignements trompeurs, selon une tradition toute humaine et les rudiments du monde, et non selon le Christ. Car en Lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. En Lui vous avez tout pleinement, Lui qui est le chef de toute principauté et de toute puissance.

En Lui vous avez été circoncis d'une circoncision non faite de main d'homme, de la circoncision du Christ, par le dépouillement de ce corps de chair. Ensevelis avec Lui dans le baptême, vous avez été dans le même baptême ressuscités avec Lui par votre foi à l'action de Dieu, qui l'a ressuscité d'entre les morts.

Vous qui étiez morts par vos péchés et par l'incirconcision de votre chair, Il vous a rendus à la vie avec Lui, après nous avoir pardonné toutes nos offenses.

Il a détruit l'acte qui était écrit contre nous et nous était contraire avec ses ordonnances, et Il l'a fait disparaître en le clouant à la croix; Il a dépouillé les principautés et les puissances, et les a livrées hardiment en spectacle, en triomphant d'elles par la croix. Col 2, 6-15

 

En quoi que ce soit que vous fassiez, en parole ou en oeuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par Lui des actions de grâces à Dieu le Père. Col 3, 17

Lire la suite

Samedi de la troisième semaine de Carême

14 Mars 2015 , Rédigé par Ludovicus

Samedi de la troisième semaine de Carême

Lecture

La chaste Suzanne

En ces jours-là, il y avait un homme qui habitait à Babylone, et dont le nom était Joakim. Il prit une femme nommée Suzanne, fille d’Helcias, parfaitement belle et craignant Dieu ; car ses parents, qui étaient justes, avaient instruit leur fille selon la loi de Moïse, Or Joakim était très riche, et il avait un jardin fruitier près de, sa maison ; les Juifs affluaient chez lui parce qu’il était le plus : honorable de tous. On avait établi pour juges, cette année-là, deux vieillards d’entre le peuple ; c’est d’eux que le Seigneur a dit : L’iniquité est sortie de Babylone par des vieillards qui étaient juges, qui semblaient conduire le peuple. Ceux-là fréquentaient la maison de Joakim, et tous ceux qui avaient des affaires à juger venaient les y trouver. Lorsque la foule était partie, sur le midi, Suzanne entrait et se promenait dans le jardin de son mari. Ces vieillards l’y voyaient tous les jours entrer et se promener, et ils brûlèrent de passion pour elle ; ils pervertirent leur sens, et ils détournèrent leurs yeux, pour ne pas voir le ciel et pour ne pas se souvenir des justes jugements. Comme ils cherchaient un jour convenable, il arriva que Suzanne entra, selon la coutume, accompagnée seulement de deux jeunes filles, et elle voulut se baigner dans le jardin, car il faisait chaud ; et il n’y avait là personne que les deux vieillards, qui étaient cachés et qui la regardaient. Elle dit donc aux jeunes filles : Apportez-moi de l’huile et des parfums, et fermez les portes du jardin, afin que je me baigne. Lorsque les jeunes filles furent sorties, les deux vieillards se levèrent, coururent à Suzanne et lui dirent : Voici, les du jardin sont fermées ; personne ne nous voit, et nous brûlons de passion pour toi ; rends-toi donc à notre désir, et unis-toi à nous. Si tu refuses, nous témoignerons contre toi, et nous dirons qu’un jeune homme était avec toi, et que c’est pour cela que tu as renvoyé tes jeunes filles. Suzanne gémit et dit : L’angoisse m’entoure de tous côtés ; car si je fais cela, c’est la mort pour moi ; si je ne le fais pas, je n’échapperai pas de vos mains. Mais il est meilleur pour moi de tomber sans motif entre vos mains, que de pécher en la présence du Seigneur. Alors Suzanne poussa un grand cri, et les vieillards crièrent aussi contre elle. Et l’un d’eux courut à la porte du jardin et l’ouvrit. Ayant entendu crier dans le jardin, les serviteurs de la maison se précipitèrent par la porte de derrière, pour voir ce que c’était. Après que les vieillards eurent parlé, les serviteurs éprouvèrent une grande honte, parce qu’on n’avait jamais rien dit de semblable de Suzanne. Le lendemain arriva, et te peuple étant venu chez Joakim son mari, les deux vieillards y vinrent aussi, pleins d’une résolution criminelle contre Suzanne, pour lui faire perdre la vie. Et ils dirent devant le peuple : Envoyez chercher Suzanne, fille d’Helcias, femme de Joakim. On y envoya aussitôt et elle vint avec ses parents, ses enfants et tous ses proches. Les, siens et tous ceux qui l’avaient connue pleuraient. Alors les deux vieillards, se levant au, milieu du peuple, mirent leurs mains sur sa tête. Elle, en pleurs, leva les yeux au ciel, car son œur avait confiance dans le Seigneur. Et les vieillards dirent : Comme nous nous promenions seuls dans le jardin, cette femme est entrée avec deux servantes ; elle a fermé les portes du jardin et elle a renvoyé les jeunes filles. Et un jeune homme, qui était caché, est venu et a péché avec elle. Nous étions dans un coin du jardin, et voyant cette iniquité, nous sommes accourus à eux, et nous les avons vus s’unir. Lui, nous n’avons pu le prendre, parce qu’il était plus fort que nous et qu’ayant ouvert la porte, il s’est échappé. Mais elle, après l’avoir prise, nous lui avons demandé quel était ce jeune homme, et elle n’a pas voulu nous le dire. C’est de quoi nous sommes témoins. La multitude les crut, parce qu’ils étaient des anciens et des juges du peuple, et ils la condamnèrent à mort. Alors Suzanne poussa un grand cri et dit Dieu éternel, qui pénétrez ce qui est caché, et qui connaissez toutes choses avant qu’elles arrivent, vous savez qu’ils ont porté un faux témoignage contre moi ; et voici que je meurs, sans avoir rien fait de tout ce qu’ils ont inventé malicieusement contre moi. Et le Seigneur entendit sa voix. Et comme on la conduisait à la mort, le Seigneur suscita l’esprit saint d’un jeune enfant nommé Daniel, qui cria à haute voix : Je suis pur du sang de cette femme. Tout le peuple se tourna vers lui et dit : Quelle est cette parole que tu as proférée ? Se tenant debout au milieu d’eux, il dit : Êtes-vous assez insensés, fils d’Israël, pour condamner, sans la juger et sans connaître la vérité, une fille d’Israël ? Jugez-la de nouveau, car ils ont porté un faux témoignage contre elle. Le peuple revint donc en grande hâte, et Daniel dit au peuple : Séparez-les l’un de l’autre, et je les jugerai. Lorsqu’ils eurent été séparés l’un de l’autre, Daniel appela l’un d’eux et lui dit : Homme vieilli dans le mal, les péchés que tu as commis autrefois viennent maintenant sur toi, qui rendais des jugements injustes, qui opprimais les innocents et qui relâchais les coupables, quoique le Seigneur ait dit : Tu ne feras pas mourir l’innocent et le juste. Maintenant donc, si tu l’as vue, dis sous quel arbre tu les as vus : parler ensemble. Il dit : Sous un lentisque. Daniel lui dit : Vraiment tu as menti contre ta tête, car voici que l’ange de Dieu, ayant reçu son arrêt, te coupera en deux. Après l’avoir renvoyé, il ordonna qu’on fît venir l’autre, et il lui dit Race de Canaan, et non de Juda, la beauté t’a séduit, et la passion a perverti ton cœur. C’est ainsi vous traitiez les filles d’Israël, et, effrayées, elles vous parlaient ; mais une fille de Juda n’a pu souffrir votre iniquité. Maintenant donc, dis-moi sous quel arbre tu les as surpris lorsqu’ils se parlaient. Il dit : Sous un chêne. Daniel lui dit : Vraiment, toi aussi tu as menti contre ta tête ; car l’ange du Seigneur est prêt, et tient l’épée pour te couper par le milieu et pour te faire mourir. Alors toute l’assemblée poussa un grand cri, et ils bénirent Dieu, qui sauve ceux qui espèrent en lui. Et ils s’élevèrent contre les deux vieillards, que Daniel avait convaincus par leur propre bouche d’avoir porté un faux témoignage et ils leur firent le mal qu’ils avaient fait à leur prochain, pour exécuter la loi de Moïse. Ils les firent mourir, et le sang innocent fut sauvé en ce jour-là.

Evangile

La femme adultère

En ce temps-là, Jésus se rendit sur la montagne des Oliviers. Et, de grand matin, il vint de nouveau dans le temple, et tout le peuple vint à lui ; et s’étant assis, il les enseignait. Alors les scribes et les pharisiens lui amenèrent une femme surprise en adultère ; et ils la placèrent au milieu de la foule. Et ils dirent à Jésus : Maître, cette femme vient d’être surprise en adultère. Or Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Vous donc, que dites-vous ? Ils disaient cela pour le tenter, afin de pouvoir l’accuser.

Mais Jésus, se baissant, écrivait avec son doigt sur la terre. Et comme ils persistaient à l’interroger, il se releva, et leur dit : Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette la pierre le premier. Puis, se baissant de nouveau, il écrivait sur la terre. Mais, ayant entendu cela, ils se retirèrent l’un après l’autre, en commençant par les plus âgés ; et Jésus demeura seul avec cette femme, qui était debout au milieu.

Alors Jésus, se relevant, lui dit : Femme, où sont ceux qui t’accusaient ? Personne ne t’a-t-il condamnée ?

Elle dit : Personne, Seigneur.

Jésus lui dit : Moi non plus, je ne te condamnerai pas ; va, et désormais ne pèche plus.

 

Bréviaire Saint Augustin 3ème leçon

Comprenons, mes frères, l’admirable mansuétude qui était dans le Seigneur. Ils ont remarqué qu’il était d’une extrême douceur, d’une extrême mansuétude. C’est de lui qu’il avait été dit autrefois : « Ceins ton épée à ton côté, tout-puissant. Dans ton éclat et ta beauté, avance, triomphe et règne pour la vérité, la mansuétude et la justice. » Il a donc apporté la vérité comme docteur, la mansuétude comme libérateur, la justice comme juge. C’est à cause de cela qu’il devait régner, selon que dans l’Esprit-Saint le prophète l’avait prédit. Lorsqu’il parlait, on reconnaissait la vérité ; lorsqu’il restait sans s’émouvoir face à ses ennemis, on louait la mansuétude. Ses ennemis donc, torturés par la jalousie et l’envie, au sujet de ces deux vertus, la vérité et la mansuétude, placèrent un piège dans la troisième, la justice.

Lire la suite

Vendredi de la 3ème semaine de Carême

13 Mars 2015 , Rédigé par Ludovicus

Vendredi de la 3ème semaine de Carême

Introït

Opérez un signe en ma faveur, afin que ceux qui me haïssent le voient et soient confondus ; car c’est vous, Seigneur, qui m’avez aidé et consolé. Penchez, Seigneur, votre oreille, et exaucez-moi, car je suis indigent et pauvre.

Lecture

Moïse s'attribue le mérite du à Dieu et désobéit à son commandement

En ces jours-là, les enfants d’Israël s’assemblèrent contre Moïse et Aaron, et ayant excité une sédition, ils leur dirent : Donnez-nous de l’eau, afin que nous buvions. Moïse et Aaron, ayant quitté le peuple, entrèrent dans le tabernacle de l’alliance, et, s’étant jetés le visage contre terre, ils crièrent au Seigneur, et lui dirent : Seigneur Dieu, écoutez le cri de ce peuple, et ouvrez-leur votre trésor, ouvrez-leur la source d’eau vive, afin qu’étant désaltérés, ils cessent de murmurer. Alors la gloire du Seigneur parut au-dessus d’eux. Et le Seigneur parla à Moïse, et lui dit : Prenez votre verge, et assemblez le peuple, vous et votre frère Aaron ; et parlez à la pierre devant eux, et elle vous donnera des eaux. Et lorsque vous aurez fait sortir l’eau de la pierre, tout le peuple boira et ses bêtes aussi. Moïse prit donc la verge qui était devant le Seigneur, selon qu’il le lui avait ordonné, et ayant assemblé le peuple devant la pierre, il leur dit : Écoutez, rebelles et incrédules. Pourrons-nous vous faire sortir de l’eau de cette pierre ? Moïse leva ensuite la main, et ayant frappé deux fois la pierre avec sa verge, il en sortit une grande abondance d’eau, en sorte que le peuple eut à boire, et les bêtes aussi.

En même temps, le Seigneur dit à Moïse et à Aaron : Parce que vous ne m’avez pas cru, et que vous ne m’avez pas sanctifié devant les enfants d’Israël, vous ne ferez point entrer ce peuple dans la terre que je leur donnerai. C’est là l’eau de contradiction, où les enfants d’Israël murmurèrent contre le Seigneur, et où il fit paraître sa puissance et sa sainteté au milieu d’eux.

Evangile

La Samaritaine

En ce temps-là, Jésus vint dans une ville de Samarie, nommée Sichar, près du champ que Jacob avait donné à son fils Joseph. Or là était le puits de Jacob. Et Jésus, fatigué du chemin, était assis sur le puits. Il était environ la sixième heure. Une femme de la Samarie vint pour puiser de l’eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire. Car ses disciples étaient allés à la ville, pour acheter des vivres.

Cette femme samaritaine lui dit : Comment vous, qui êtes Juif, me demandez-vous à boire, à moi qui suis une femme samaritaine ? Les Juifs, en effet, n’ont point de rapports avec les Samaritains.

Jésus lui répondit : Si tu connaissais le don de Dieu, et quel est celui qui te dit : Donnez-moi à boire, peut-être lui aurais-tu fait toi-même cette demande, et Il t’aurait donné de l’eau vive.

La femme lui dit : Seigneur, vous n’avez rien pour puiser, et le puits est profond ; d’où avez-vous donc de l’eau vive ? Êtes-vous plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux ? Jésus lui répondit : Quiconque boit de cette eau aura encore soif, mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif ; car l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.

La femme lui dit : Seigneur, donnez-moi de cette eau, afin que je n’aie plus soif, et que je ne vienne plus Ici pour puiser.

Jésus lui dit : Va, appelle ton mari, et viens ici.

La femme répondit : Je n’ai pas de mari.

Jésus lui dit : Tu as eu raison de dire : Je n’ai pas de mari ; car tu as eu cinq maris, et maintenant celui que tu as n’est pas ton mari ; en cela, tu dis vrai.

La femme lui dit : Seigneur, je vois bien que vous êtes un prophète. Nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous, vous dites que Jérusalem est le lieu où il faut adorer.

Jésus lui dit : Femme, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne, ni à Jérusalem, que vous adorerez le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont de tels adorateurs que cherche le Père. Dieu est esprit, et II faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité.

La femme lui dit : Je sais que le Messie (c’est-à-dire le Christ) doit venir ; lors donc qu’il sera venu II nous annoncera toutes phases.

Jésus lui dit : Je le suis, moi qui te parle.

Au même instant, ses disciples arrivèrent, et ils s’étonnaient de ce qu’il parlait avec une femme. Cependant aucun ne lui dit : Que demandez-vous ? ou : Pourquoi parlez-vous avec elle ?

La femme laissa donc là sa cruche, et s’en alla dans la ville. Et elle dit aux gens : Venez, et voyez un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? Ils sortirent donc de la ville, et vinrent auprès de lui.

Cependant les disciples le priaient, en disant : Maître, mangez.

Mais il leur dit : J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. Les disciples se disaient donc l’un à l’autre : Quelqu’un lui a-t-il apporté à manger ? Jésus leur dit : Ma nourriture est de faire la volonté de Celui gui m’a envoyé, pour accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas : Encore quatre mois, et la moisson viendra ? Voici que je vous dis : Levez les yeux, et voyez les campagnes qui blanchissent déjà pour la moisson. Et celui qui moissonne reçoit une récompense, et amasse du fruit pour la vie éternelle, afin que celui qui sème se réjouisse, aussi bien que celui qui moissonne. Car ici se vérifie cette parole : Autre est celui qui sème, et autre celui qui moissonne. Je vous ai envoyés moissonner là où vous n’avez pas travaillé ; d’autres ont travaillé, et vous, vous êtes entrés dans leurs travaux.

Or beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en lui, sur la parole de la femme qui lui rendait ce témoignage : II m’a dit tout ce que j’ai fait. Les Samaritains, étant donc venus auprès de lui, le prièrent de demeurer chez eux ; et il y demeura deux jours. Et il y en eut un bien plus grand nombre qui crurent en lui, à cause de sa parole. Et ils disaient à la femme : Ce n’est plus à cause de ce que tu nous, as dit que nous croyons car nous l’avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde.

Bréviaire Saint Augustin 2ème leçon

C’est pour toi que Jésus est fatigué de la route. Nous trouvons Jésus fort et nous trouvons Jésus faible, fort et faible. Fort, car « au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu. Il était au commencement avec Dieu. »  Veux-tu voir combien est fort ce Fils de Dieu ? « Tout a été fait par lui et sans lui, rien n’a été fait », et tout a été fait sans peine. Qui pourrait être plus fort que celui par qui tout a été fait sans peine ? Veux-tu le connaître faible ? « Le Verbe s’est fait chair et il a demeuré parmi nous. » La force du Christ t’a créé, la faiblesse du Christ t’a recréé. La force du Christ a fait que ce qui n’était pas, fût. La faiblesse du Christ a fait que ce qui était ne pérît pas. Il nous a créés par sa force. Il nous a cherchés par sa faiblesse.

Lire la suite
Publicité

Sans Moi, vous ne pouvez rien faire

12 Mars 2015 , Rédigé par Ludovicus

Sans Moi, vous ne pouvez rien faire

LA SEULE SOLUTION

Il faut se rappeler que la société, comme l’homme, est créée par Dieu et pour Dieu, il y a donc un devoir strict de justice à exercer vis-à-vis du Créateur la vertu de religion. La société et l’État doivent rendre leurs hommages au seul vrai Dieu et respecter sa loi pour l’obtention du véritable Bien commun, ce qui implique que toute reconnaissance ou protection d’une fausse religion est, non seulement une injustice, mais un désordre social. Sans même parler d'un gouvernement occulte.

Tous nos partis sont coupables d’ignorer, ou de feindre d’ignorer, la cause efficiente et la cause finale de la société, pour se plonger, ou plutôt se vautrer, dans un faux débat d’idées, de slogans, cachant mal les ambitions, la soif de pouvoir et leur inféodation aux lobbys et sociétés secrètes.

Un exemple concret le commandement : tu ne tueras point, exige l’abolition de l’avortement et interdit toute euthanasie, ou sédation terminale, et même la contraception, souvent abortive. Autre exemple : ce que Dieu a uni que l’homme ne le désunisse pas, il faut donc pour être en accord avec la pensée divine bannir le divorce……quels sont les hommes aujourd’hui qui auraient le courage d’appliquer cela ? Et pourtant, est-il raisonnable de résister à Dieu, de faire comme s’il n’avait pas donné des lois, comme s’il n’existait pas, ou pire en rébellion ouverte avec ses commandements ? La société détachée de Dieu, sans Dieu, rebelle à Dieu, n’a pas d’avenir, elle est contre elle-même et contre les hommes qui la composent, elle est suicidaire, elle mène droit à l’Enfer, à la perdition éternelle.

 

Lire la suite

François condamne François

12 Mars 2015 , Rédigé par Ludovicus

HARMONISER LA LITURGIE ET L’EXISTENCE
Homélie pour les 50 ans de la première messe en italien

À l’occasion de la fête de la Pâque juive, Jésus se rend à Jérusalem. Arrivé au temple, il ne trouve pas des gens qui cherchent Dieu mais des gens occupés à leurs propres affaires : les marchands de bestiaux pour l’offrande des sacrifices, les changeurs qui changent de l’argent « impur » représentant la figure de l’empereur par des pièces acceptées par l’autorité religieuse pour payer l’impôt annuel du temple. Et nous, que trouvons-nous quand nous nous rendons, quand nous allons dans nos temples ? Je laisse cette question. Le commerce indigne, source de gros bénéfices, provoque une réaction énergique de Jésus. Il renverse les bancs et jette l’argent par terre, il éloigne les marchands en leur disant : « Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. »[de voleurs] (Jn 2, 16).

Cette expression ne se réfère pas seulement aux trafics que l’on pratiquait dans les cours du temple. Elle fait plutôt allusion à une forme de religiosité. Le geste de Jésus est un geste de « nettoyage », de purification et on peut trouver l’attitude qu’il dénonce dans les textes prophétiques selon lesquels Dieu n’agrée pas un culte extérieur fait de sacrifices matériels et basé sur l’intérêt personnel (cf. Is 1,11-17 ; Jr 7,2-11). Ce geste est un rappel du culte authentique, de la correspondance entre la liturgie et la vie, un rappel qui vaut pour toutes les époques et pour nous aussi aujourd’hui. Cette correspondance entre la liturgie et la vie. La liturgie n’est pas quelque chose d’étrange, là-bas, quelque chose de lointain, et pendant qu’elle est célébrée, je pense à beaucoup de choses, ou je prie le chapelet. Non, non. Il y a une correspondance entre la célébration liturgique que je porte ensuite dans ma vie ; et sur ce point, il faut aller encore plus loin, il y a encore un long chemin à faire.

La Constitution conciliaire Sacrosanctum concilium définit la liturgie comme «la source première et indispensable à laquelle les fidèles doivent puiser un esprit vraiment chrétien » (n. 14). Cela signifie réaffirmer le lien essentiel qui unit la vie du disciple de Jésus et le culte liturgique [Pour cela il ne faut pas le caricaturer]. Celui-ci n’est pas avant tout une doctrine à comprendre, ou un rite à accomplir ; il est naturellement aussi cela mais d’une autre manière, il est essentiellement différent : il est une source de vie et de lumière pour notre chemin de foi. [D’où l’importance du vrai culte voulu par Dieu, de la véritable Sainte Messe]

C’est pourquoi l’Église nous appelle à avoir et à promouvoir une vie liturgique authentique [C’est pour cela que les experts « réformateurs » ont tout démoli ?] afin qu’il puisse y avoir une harmonie entre ce que la liturgie célèbre et ce que nous vivons dans notre existence. Il s’agit d’exprimer dans la vie ce que nous avons reçu par la foi et ce que nous avons ici célébré (cf. Sacrosanctum concilium, 10) [D’où l’imporatnce du véritable sacrifice non-sanglant et cependant identique à celui du Calvaire pour appliquer les grâces nécessaires pour vivre dans le monde sans être du monde].

Le disciple de Jésus ne va pas à l’église seulement pour observer un précepte, pour se sentir en règle avec un Dieu qui, ensuite, ne doit pas trop nous «déranger». « Mais, moi, Seigneur, je vais tous les dimanches, j’accomplis…, toi, ne te mêle pas de ma vie, ne me dérange pas ». C’est l’attitude de beaucoup de catholiques, beaucoup. Le disciple de Jésus va à l’église pour rencontrer le Seigneur et trouver dans sa grâce agissante dans les sacrements [Encore faut-il que ceux-ci soient valides et conformes à leur institution par le Christ], la force de penser et d’agir selon l’Évangile. C’est pourquoi nous ne pouvons pas nous faire d’illusion en entrant dans la maison du Seigneur pour «recouvrir» de prières et de pratiques de dévotion des comportements contraires aux exigences de la justice, de l’honnêteté ou de la charité envers notre prochain [Donc, le catholique n’est pas un luthérien]. Nous ne pouvons substituer par des «hommages religieux» ce qui est dû à notre prochain, en repoussant notre véritable conversion. Le culte, les célébrations liturgiques, sont le cadre privilégié pour écouter la voix du Seigneur qui guide sur la voie de la rectitude et de la perfection chrétienne.[D’où l’importance de célébrer le culte inchangé de la Sainte Église]

Il s’agit d’accomplir un itinéraire de conversion et de pénitence, pour enlever de notre vie les scories du péché, comme l’a fait Jésus en nettoyant le temple des intérêts mesquins. Et le Carême est le temps favorable pour tout cela, c’est le temps du renouvellement intérieur, de la rémission des péchés, le temps où nous sommes appelés à redécouvrir le sacrement de la pénitence et de la réconciliation, qui nous fait passer des ténèbres du péché à la lumière de la grâce et de l’amitié avec Jésus. Il ne faut pas oublier la grande force qu’a ce sacrement pour la vie chrétienne : il nous fait grandir dans l’union avec Dieu, il nous fait retrouver la joie perdue et expérimenter la consolation de nous sentir personnellement accueillis dans les bras miséricordieux de Dieu.

Chers frères et sœurs, ce temple a été construit grâce au zèle apostolique de saint Louis Orione. C’est justement ici, il y a cinquante ans, que le bienheureux Paul VI a inauguré, dans un certain sens, la réforme liturgique par la célébration de la messe dans la langue parlée des gens [Qui a si bien vidé les églises des gens]. Je souhaite que cette circonstance ravive en chacun de vous l’amour pour la maison de Dieu. En elle, vous trouvez une grande aide spirituelle. Ici, vous pouvez faire l’expérience, toutes les fois que vous le voulez, de la puissance régénératrice de la prière personnelle et de la prière communautaire. L’écoute de la Parole de Dieu proclamée dans l’assemblée liturgique vous soutient sur le chemin de votre vie chrétienne. Vous vous rencontrez entre ces murs non pas comme des étrangers, mais comme des frères, capables de se donner volontiers la main, parce que vous partagez l’amour pour le Christ, fondement de l’espérance et de l’engagement de tous les chrétiens.

Dans cette sainte messe [Synaxe de Paul VI, messe de Luther], nous nous serrons, confiants, contre lui, Jésus-Christ, pierre angulaire, en renouvelant notre résolution de nous engager pour la purification et le nettoyage intérieur de l’Église, édifice spirituel dont chacun de nous est un membre vivant en vertu du baptême. Ainsi soit-il.

 

QUAND ON S’EST ÉGARÉ IL FAUT ALLER DE L’AVANT ET SURTOUT NE PAS RETOURNER EN ARRIÈRE

On ne peut revenir en arrière, nous devons toujours aller de l’avant, toujours en avant, et celui qui revient en arrière se trompe“. C’est ce qu’a soutenu le pape François, dans la soirée du 7 mars 2015, à la sortie de la messe commémorative qu’il présidait 50 ans après la première messe en langue vernaculaire célébrée par Paul VI (1963-1978), à l’église romaine de ‘Tous les saints’.

Si au cours de cette messe anniversaire le pape François s’était limité à insister sur la cohérence entre la liturgie et la vie quotidienne des fidèles, c’est en quittant la paroisse romaine qu’il a évoqué la réforme liturgique issue du Concile Vatican II (1962-1965). “Ce fut vraiment un geste courageux de l’Eglise de se rapprocher du peuple de Dieu pour qu’il puisse bien comprendre ce qu’elle fait“, a-t-il affirmé devant les fidèles de la paroisse, comme l’a rapporté le lendemain le Bureau de presse du Saint-Siège. “C’est important pour nous, de suivre la messe ainsi“, a-t-il ajouté, après avoir invité à remercier “le Seigneur pour ce qu’il a fait dans son Église pendant ces 50 années de réforme liturgique“.

Le 7 mars 1965, Paul VI avait ainsi célébré la première messe en langue vernaculaire, mettant en application la Constitution conciliaire Sacrosanctum concilium du 4 décembre 1963. Cette constitution accordait “une place plus large“ aux langues nationales, en particulier lors des lectures et prières. Ces dernières étaient traditionnellement prononcées en latin depuis le 3e siècle dans l’Église d’Occident.

A n’en point douter, ces propos seront particulièrement mal reçus par les fidèles attachés à l’ancien rite - dit de saint Pie V –[vulgo : catholiques] dont l’usage avait été libéralisé en juillet 2007 par Benoît XVI (2005-2013) avec la publication du Motu Proprio Summorum Pontificum. Durant l’été 2013, dans une interview accordée aux revues jésuites, le pape François avait qualifié l’ancienne messe de “Vetus Ordo“, et mis en avant le “risque d’idéologisation“ de ce rite ainsi que celui de “son instrumentalisation“. Peu tourné vers la tradition [Donc pas catholique] mais pétri de piété populaire, le pape François a cependant nommé en novembre dernier à la tête de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements le cardinal guinéen Robert Sarah, un prélat inquiet devant le risque de dérives liturgiques dans l’Église [La dérive a eu lieu il y a cinquante ans et François ne veut pas revenir en arrière, il y a donc matière à s’inquiéter effectivement]. – Agence I.Media – 8 mars 2015

QUAND ON S’EST ÉGARÉ IL FAUT ALLER DE L’AVANT ET SURTOUT NE PAS RETOURNER EN ARRIÈRE

On ne peut revenir en arrière, nous devons toujours aller de l’avant, toujours en avant, et celui qui revient en arrière se trompe“. C’est ce qu’a soutenu le pape François, dans la soirée du 7 mars 2015, à la sortie de la messe commémorative qu’il présidait 50 ans après la première messe en langue vernaculaire célébrée par Paul VI (1963-1978), à l’église romaine de ‘Tous les saints’. 

Si au cours de cette messe anniversaire le pape François s’était limité à insister sur la cohérence entre la liturgie et la vie quotidienne des fidèles, c’est en quittant la paroisse romaine qu’il a évoqué la réforme liturgique issue du Concile Vatican II (1962-1965). “Ce fut vraiment un geste courageux de l’Eglise de se rapprocher du peuple de Dieu pour qu’il puisse bien comprendre ce qu’elle fait“, a-t-il affirmé devant les fidèles de la paroisse, comme l’a rapporté le lendemain le Bureau de presse du Saint-Siège. “C’est important pour nous, de suivre la messe ainsi“, a-t-il ajouté, après avoir invité à remercier “le Seigneur pour ce qu’il a fait dans son Église pendant ces 50 années de réforme liturgique“.

Le 7 mars 1965, Paul VI avait ainsi célébré la première messe en langue vernaculaire, mettant en application la Constitution conciliaire Sacrosanctum concilium du 4 décembre 1963. Cette constitution accordait “une place plus large“ aux langues nationales, en particulier lors des lectures et prières. Ces dernières étaient traditionnellement prononcées en latin depuis le 3e siècle dans l’Église d’Occident.

A n’en point douter, ces propos seront particulièrement mal reçus par les fidèles attachés à l’ancien rite - dit de saint Pie V –[vulgo : catholiques] dont l’usage avait été libéralisé en juillet 2007 par Benoît XVI (2005-2013) avec la publication du Motu Proprio Summorum Pontificum. Durant l’été 2013, dans une interview accordée aux revues jésuites, le pape François avait qualifié l’ancienne messe de “Vetus Ordo“, et mis en avant le “risque d’idéologisation“ de ce rite ainsi que celui de “son instrumentalisation“. Peu tourné vers la tradition [Donc pas catholique] mais pétri de piété populaire, le pape François a cependant nommé en novembre dernier à la tête de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements le cardinal guinéen Robert Sarah, un prélat inquiet devant le risque de dérives liturgiques dans l’Église [La dérive a eu lieu il y a cinquante ans et François ne veut pas revenir en arrière, il y a donc matière à s’inquiéter effectivement]. - Agence I.Media - 8 mars 2015             

 

Lire la suite

Jeudi 3ème semaine de Carême mémoire de saint Grégoire le Grand

12 Mars 2015 , Rédigé par Ludovicus

Mais qui pourrait dépeindre les vertus sublimes qui firent de Grégoire un prodige de sainteté ? Ce mépris du monde et de la fortune qui lui fit chercher un asile dans l’obscurité du cloître ; cette humilité qui le porta à fuir les honneurs du Pontificat, jusqu’à ce que Dieu révélât enfin par un prodige l’antre où se tenait caché celui dont les mains étaient d’autant plus dignes de tenir les clefs du ciel, qu’il en sentait davantage le poids ; ce zèle pour tout le troupeau dont il se regardait comme l’esclave et non comme le maître, s’honorant du titre immortel de serviteur des serviteurs de Dieu ; cette charité envers les pauvres, qui n’eut de bornes que l’univers ; cette sollicitude infatigable à laquelle rien n’échappe et qui subvient à tout, aux calamités publiques, aux dangers de la patrie comme aux infortunes particulières ; cette constance et cette aimable sérénité au milieu des plus grandes souffrances, qui ne cessèrent de peser sur son corps durant tout le cours de son laborieux pontificat ; cette fermeté à conserver le dépôt de la foi et à poursuivre l’erreur en tous lieux ; enfin cette vigilance sur la discipline, qui la renouvela et la soutint pour des siècles dans tout le corps de l’Église : tant de services, tant de grands exemples ont marqué la place de Grégoire dans la mémoire des chrétiens avec des traits qui ne s’effaceront jamais.

Mais qui pourrait dépeindre les vertus sublimes qui firent de Grégoire un prodige de sainteté ? Ce mépris du monde et de la fortune qui lui fit chercher un asile dans l’obscurité du cloître ; cette humilité qui le porta à fuir les honneurs du Pontificat, jusqu’à ce que Dieu révélât enfin par un prodige l’antre où se tenait caché celui dont les mains étaient d’autant plus dignes de tenir les clefs du ciel, qu’il en sentait davantage le poids ; ce zèle pour tout le troupeau dont il se regardait comme l’esclave et non comme le maître, s’honorant du titre immortel de serviteur des serviteurs de Dieu ; cette charité envers les pauvres, qui n’eut de bornes que l’univers ; cette sollicitude infatigable à laquelle rien n’échappe et qui subvient à tout, aux calamités publiques, aux dangers de la patrie comme aux infortunes particulières ; cette constance et cette aimable sérénité au milieu des plus grandes souffrances, qui ne cessèrent de peser sur son corps durant tout le cours de son laborieux pontificat ; cette fermeté à conserver le dépôt de la foi et à poursuivre l’erreur en tous lieux ; enfin cette vigilance sur la discipline, qui la renouvela et la soutint pour des siècles dans tout le corps de l’Église : tant de services, tant de grands exemples ont marqué la place de Grégoire dans la mémoire des chrétiens avec des traits qui ne s’effaceront jamais.

3ème Jeudi de Carême

Lecture

En ces jours-là, la parole du Seigneur me fut adressée en ces termes : Tiens-toi à la porte de la maison du Seigneur, et là proclame cette parole, et dis : Écoutez la parole du Seigneur, vous tous, habitants de Juda, qui entrez par ces portes pour adorer le Seigneur. Voici ce que dit le Seigneur des armées, le Dieu d’Israël : Redressez vos voies et vos penchants, et j’habiterai avec vous dans ce lieu. Ne vous fiez pas à des paroles de mensonge, en disant : C’est ici le temple du Seigneur, le temple du Seigneur, le temple du Seigneur ! Car si vous dirigez bien vos voies et vos penchants, si vous rendez justice à l’un comme à l’autre, si vous ne faites pas violence à l’étranger, à l’orphelin et à la veuve, si vous ne répandez pas en ce lieu le sang innocent, et si vous n’allez pas après les dieux étrangers, pour votre malheur, je demeurerai avec vous de siècle en siècle dans ce lieu, sur cette terre que j’ai donnée à vos pères, d’âge en âge, dit le Seigneur tout-puissant.

Evangile

En ce temps-là, Jésus, étant sorti de la synagogue, entra dans la maison de Simon. Or la belle-mère de Simon était retenue par une forte fièvre ; et ils le prièrent pour elle. Alors, debout, auprès d’elle, il commanda à la fièvre, et la fièvre la quitta. Et se levant aussitôt, elle les servait.

Lorsque le soleil fut couché, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses maladies les lui amenaient. Et lui, imposant les mains sur chacun d’eux, les guérissait. Et les démons sortaient d’un grand nombre, criant et disant : Vous êtes le Fils de Dieu. Mais il les menaçait, et il ne leur permettait pas de dire qu’ils savaient qu’il était le Christ.

Lorsqu’il fut jour, il sortit, et alla dans un lieu désert ; et les foules le cherchaient ; et elles vinrent jusqu’à lui, et elles voulaient le retenir, de peur qu’il ne les quittât. Il leur dit : il faut que j’annonce aussi aux autres villes la bonne nouvelle du royaume de Dieu ; car c’est pour cela que j’ai été envoyé. Et il prêchait dans les synagogues de Galilée.

Admirons la bonté du Sauveur, qui daigne employer son pouvoir à la guérison des corps, et comprenons qu’il est plus empressé encore de subvenir aux infirmités de nos âmes. Nous sommes travaillés de la fièvre des passions : lui seul peut la chasser. Imitons pour notre propre compte le zèle des habitants de la Galilée, qui apportent leurs malades aux pieds de Jésus ; supplions-le aussi de nous guérir. Nous voyons avec quelle bonté il accueille tous ces malheureux ; présentons-nous à leur suite. Faisons-lui instance pour qu’il ne s’éloigne pas, pour qu’il demeure toujours avec nous ; et il daignera rester. Prions pour les pécheurs ; les jours du jeûne s’écoulent ; déjà nous entrons dans la seconde moitié du Carême, et la Pâque de notre délivrance approche. Voyez ces multitudes qui ne s’ébranlent pas, ces âmes fermées à la lumière qui ne s’ouvrent pas, ces cœurs endurcis que rien n’émeut, tant de chrétiens qui vont ajouter une chance de plus à leur réprobation éternelle. Offrons pour eux notre pénitence, et demandons à Jésus, par les mérites de sa Passion dont l’heure ne doit pas tarder, qu’il daigne faire un dernier effort de miséricorde, et arracher au démon ces âmes pour lesquelles il va répandre son sang.

Saint Grégoire

Quatrième leçon. Grégoire le Grand était romain et fils du sénateur Gordien. Il étudia la philosophie dans sa jeunesse, et exerça la charge de préteur. Après la mort de son père, il fonda six monastères en Sicile ; il en établit un septième à Rome sous le nom de Saint-André, dans sa propre maison, près de la Basilique des Saints-Jean-et-Paul, sur la pente dite de Scaurus. Là, sous la conduite d’Hilarion et de Maximien, il fit profession de la vie monastique, et devint ensuite Abbé. Créé Cardinal-Diacre, il fut envoyé par le pape Pelage à Constantinople, en qualité de légat auprès de l’empereur Tibère-Constantin. Pendant qu’il se trouvait à la cour de ce prince, son zèle eut un résultat mémorable : il convainquit si évidemment d’erreur le Patriarche Eutychius, qui avait écrit contre la vraie et tangible résurrection des corps, que l’empereur jeta son livre au feu. Aussi, Eutychius lui-même étant peu après tombé malade, et sur le point de mourir, touchant la peau de sa main, disait en présence de nombreux témoins : « Je confesse que nous ressusciterons tous dans cette chair ».

Cinquième leçon. De retour à Rome, Grégoire fut élu Pontife avec l’accord le plus unanime, pour succéder à Pelage que la peste avait enlevé. Il ne voulut pas accepter cet honneur, et le refusa aussi longtemps qu’il put. Sous un habit étranger il alla se cacher dans une caverne, mais une colonne de feu indiquant sa retraite l’y fit découvrir ; on le consacra à Saint-Pierre. Pendant son pontificat, ce Pape a laissé à ses successeurs de nombreux exemples de doctrine et de sainteté. Il admettait tous les jours des étrangers à sa table, et parmi eux, il lui arriva de recevoir un Ange, et même le Seigneur des Anges, sous la figure d’un pèlerin. Il nourrissait libéralement les pauvres de Rome et de l’étranger, et avait une liste des nécessiteux. Il rétablit la foi catholique en beaucoup d’endroits où elle était chancelante ; car il réprima les Donatistes en Afrique, les Ariens en Espagne, et expulsa les Agnoïtes d’Alexandrie. Il ne voulut pas donner le pallium à Syagrius, Évêque d’Autun, si celui-ci ne bannissait de la Gaule les hérétiques néophytes. Il obligea les Goths à abandonner l’hérésie arienne. Ayant envoyé dans la Grande-Bretagne, Augustin et d’autres moines doctes et saints, il convertit cette île à la foi de Jésus-Christ, ce qui l’a fait appeler avec raison l’Apôtre de l’Angleterre, par le vénérable Prêtre Béde. Il réprima l’audace de Jean, Patriarche de Constantinople, qui s’arrogeait le nom d’Évêque de l’Église universelle. L’empereur Maurice ayant défendu aux soldats de se faire moines, Grégoire l’amena à révoquer cet édit.

Sixième leçon. Cet illustre Pontife orna l’Église de plusieurs institutions et lois très saintes. Dans un concile rassemblé à Saint-Pierre, il fit plusieurs ordonnances ; il établit entre autres choses qu’à la Messe on répéterait neuf fois Kyrie eleison, que l’Alléluia se dirait toute l’année, hors le temps compris entre la Septuagésime et Pâques, qu’on ajouterait au Canon ces mots : Établissez nos jours dans votre paix, etc. Il augmenta les Litanies, le nombre des Stations, et l’Office ecclésiastique. Il voulait qu’on eût la même estime pour les quatre conciles de Nicée, de Constantinople, d’Éphèse et de Chalcédoine, que pour les quatre Évangiles. Il accorda aux Évêques de Sicile, qui, selon l’ancienne coutume de leurs Églises, se rendaient à Rome tous les trois ans, la liberté de n’y venir que tous les cinq ans. Le diacre Pierre atteste avoir vu souvent le Saint-Esprit, en forme de colombe, au-dessus de la tête du pieux Pontife, pendant qu’il dictait les nombreux ouvrages qu’il a composés. Ses paroles, ses actions, ses écrits, ses décrets, sont dignes d’admiration, surtout si l’on considère qu’il était toujours faible et souffrant. Enfin, ayant fait aussi beaucoup de miracles, il fut appelé au bonheur céleste, après treize ans, six mois et dix jours de pontificat, le quatre des ides de mars, jour où les Grecs eux-mêmes célèbrent sa Fête avec des honneurs particuliers, à cause de l’insigne sagesse et de la grande sainteté de ce Pontife. Son corps a été enseveli dans la basilique de Saint Pierre, près de la sacristie.

Lire la suite

Vous les reconnaîtrez à leurs fruits

11 Mars 2015 , Rédigé par Ludovicus

"L’esclavage, justifié par la sourate 4 du Coran, a été établi officiellement par Daesh, qui pratique la traite sexuelle dans son « califat » , comme en atteste une édition de sa revue en ligne Daquib, publiée en anglais. Ce commerce de la honte, qui déshonore tous ceux qui y trempent, concerne le plus souvent des jeunes filles des minorités chrétiennes ou yézidi. Leur prix varie en fonction de leur âge. Il est difficile d’imaginer le calvaire enduré par ces jeunes filles, et la souffrance de leur famille, en particulier de leurs parents. Celles qui ont la chance d’échapper à cet enfer mettront du temps à se reconstruire. Il est d’ailleurs peu probable qu’elles y arrivent vraiment un jour."[...]

S'il fallait une preuve supplémentaire que l'islam est une fausse religion inspirée par le Démon, qui ne porte aucune valeur, sinon celle de la haine et de la destruction.

Lire la suite
Publicité

Mercredi de la troisième semaine de Carême

11 Mars 2015 , Rédigé par Ludovicus

Mercredi de la troisième semaine de Carême

Lecture Exode

Dieu donne à Moïse la Loi et imprime la crainte à son peuple

Ainsi parle le Seigneur : Honorez votre père et votre mère, afin que vous viviez longtemps sur la terre que le Seigneur votre Dieu vous donnera. Vous ne tuerez point. Vous ne commettrez point d’adultère. Vous ne déroberez point. Vous ne porterez point de faux témoignage contre votre prochain. Vous ne désirerez point la maison de votre prochain ; vous ne désirerez point sa femme, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune de toutes les choses qui lui appartiennent.

Or tout le peuple entendait les tonnerres et le son de la trompette, et voyait les lampes ardentes et la montagne toute couverte de fumée. Et dans la crainte et l’effroi dont ils étaient saisis, ils se tinrent éloignés. Et ils dirent à Moïse : Parlez-nous vous-même, et nous vous écouterons ; mais que le Seigneur ne nous parle point, de peur que nous ne mourions.

Moïse répondit au peuple : Ne craignez point, car Dieu est venu pour vous éprouver et pour imprimer sa crainte en vous, afin que vous ne péchiez point.

Le peuple demeura donc à distance, et Moïse s’approcha de la nuée où était Dieu. Le Seigneur dit encore à Moïse : Vous direz ceci aux enfants d’Israël : Vous avez vu que c’est du ciel que je vous ai parlé. Vous ne ferez point de dieux d’argent, ni de dieux d’or. Vous me dresserez un autel de terre sur lequel vous m’offrirez vos holocaustes et vos hosties pacifiques, vos brebis et vos bœufs, en tous les lieux où la mémoire de mon nom sera établie.

Evangile

Jésus dénonce l'hypocrisie et l'infidélité des Scribes et des Pharisiens qui ont remplacé la Loi divine par leurs préceptes "talmudistes", ils ont substitué une religion humaine à la religion divine

En ce temps-là, des Scribes et des Pharisiens venus de Jérusalem, s’approchèrent de Jésus, en disant : Pourquoi vos disciples violent-ils la tradition des anciens ? Car ils ne lavent pas leurs mains lorsqu’ils mangent du pain.

Mais Jésus leur répondit : Et vous, pourquoi violez-vous le commandement de Dieu, à cause de votre tradition ? Car Dieu a dit : Honore ton père et ta mère ; et : Que celui qui maudira son père ou sa mère soit puni de mort. Mais vous, vous dites : Quiconque aura dit à son père ou à sa mère : Tout don que je fais à Dieu vous profitera, ne sera pas tenu d’honorer son père et sa mère. Ainsi vous avez annulé le commandement de Dieu par votre tradition. Hypocrites, Isaïe a bien prophétisé de vous, quand il a dit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi ; ils me rendent un culte inutile, enseignant des doctrines et des ordonnances humaines.

Puis, ayant appelé à lui les foules, il leur dit : Écoutez et comprenez. Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme ; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui souille l’homme.

Alors les disciples, s’approchant, lui dirent : Savez-vous que les pharisiens, en entendant cette parole, se sont scandalisés ? Mais il répondit : Toute plante que mon Père céleste n’a pas plantée sera déracinée. Laissez-les : ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles ; or, si un aveugle conduit un aveugle, ils tombent tous deux dans la fosse.

Pierre, prenant la parole, lui dit : Expliquez-nous cette parabole.

Et Jésus dit : Vous aussi, êtes-vous sans intelligence ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche va dans le ventre, et est jeté dans un lieu à part ? Mais ce qui sort de la bouche part du cœur, et c’est là ce qui souille l’homme. Car c’est du cœur que sortent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les fornications, les vols, les faux témoignages, les blasphèmes. Voilà les choses qui souillent l’homme ; mais manger sans s’être lavé les mains ne souille pas l’homme.

L’Église nous rappelle aujourd’hui les préceptes du Seigneur qui ont rapport au prochain, en commençant par celui qui prescrit le respect des parents. Dans ce temps de réforme et de conversion, il est utile aux fidèles de se souvenir que c’est sur l’autorité de Dieu que reposent nos devoirs envers les hommes : d’où il suit que c’est Dieu même que nous avons offensé, quand nous avons péché contre nos semblables. Le Seigneur réclame d’abord ses propres droits ; il veut être adoré et servi ; il défend le culte grossier des idoles ; il prescrit l’observation du Sabbat, les sacrifices, les cérémonies ; mais en même temps il veut que l’homme aime son prochain comme lui-même ; il se déclare le vengeur de nos frères quand nous les avons lésés, si nous ne réparons pas le tort ou l’injure. La voix de Jéhovah est aussi tonnante sur le Sinaï, quand elle réclame les droits de notre prochain, que lorsqu’elle retentit pour déclarer à l’homme ses obligations envers son Créateur. Étant ainsi éclairés sur l’origine de nos devoirs, nous comprendrons mieux l’état de nos consciences, et combien nous sommes redevables à la justice de Dieu. Mais si l’ancienne loi, gravée sur des tables de pierre, sanctionne avec tant d’autorité le précepte de l’amour du prochain ; combien plus la nouvelle, scellée du sang de Jésus-Christ mourant sur la croix pour ses frères ingrats, nous révèlera-t-elle l’étendue du précepte de la charité fraternelle ! Ces deux lois sont devant nous ; elles sont le double texte sur lequel nous serons jugés ; hâtons-nous donc de nous conformer à ce qu’elles prescrivent, afin que cette parole du Sauveur s’accomplisse en nous : « Tout le monde verra que vous êtes mes disciples à l’affection que vous aurez les uns pour les autres »

Lire la suite

Le camerlingue de la nouvelle église universelle

10 Mars 2015 , Rédigé par Ludovicus

Le camerlingue de la nouvelle église universelle
Le cardinal Jean-Louis Tauran vient d'être nommé par François camerlingue de l'église conciliaire.
Voyons un peu qui est ce personnage :
INDE : VISITE DU CARDINAL TAURAN EN VUE DE LA COLLABORATION DES RELIGIONS
Pour « la justice, la paix et l'harmonie »

– Le cardinal Jean-Louis Tauran s’est rendu en Inde cette semaine pour rencontrer plusieurs hauts responsables religieux de l’hindouisme, du sikhisme ou de l’islam, rapporte Radio Vatican.

Le cardinal Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, est accompagné du secrétaire de ce dicastère, Mgr Pierluigi Celata. Sa visite s’inscrit dans le prolongement de la rencontre pour la justice et la paix voulue par Benoît XVI à Assise, le 27 octobre dernier.

Un congrès de 4 jours s’est tenu du 6 au 9 novembre, à Pune, non loin de Bombay, en vue de « fortifier les relations » entre hindous et chrétiens et leur « collaboration pour la justice, la paix et l’harmonie ».

Pour Mgr Thomas Dabre, évêque de Pune, cette rencontre entre un envoyé du pape et de hauts responsables hindous, afin de promouvoir l’harmonie, constitue une « première » et donc un évènement « historique ».

Cette rencontre est aussi l’occasion de réfléchir à la contribution des religions dans la société indienne, et d’expliquer que la violence et le terrorisme ne sauraient être justifiés au nom de la religion.

Devant l’assemblée, composée d'une quarantaine de responsables catholiques et d'environ trente responsables hindouistes, le cardinal Tauran a rappelé que LES RELIGIONS ÉTAIENT DES VECTEURS DE PAIX ET D’UNITÉ, mais il a déploré que certains groupes utilisent encore la violence au nom de la religion, créant ainsi la méfiance entre les communautés: "Il est urgent de tourner le dos à la haine" [de la Vérité, de la seule vraie religion], a t-il déclaré.

Ces paroles prennent un relief particulier dans un contexte de tensions interreligieuses dans certaines régions de l'Inde, comme le rapporte « Églises d’Asie », l’agence des Missions étrangères de Paris.

Les attaques antichrétiennes ont en effet repris au Karnataka, un État du sud de l’Inde régulièrement en proie à des vagues de violences communautaristes.

Le 3 novembre dernier, à Kankanady, l’église catholique Sainte-Alphonsa, de rite syro-malabar, a été profanée dans la nuit par un groupe de jeunes hindouistes portant des brassards safran, dont l’un a pu être appréhendé par les jeunes de la résidence étudiante situé à proximité. ROME, mercredi 9 novembre 2011 Zenit

 

EN DIALOGUE SUR LA QUESTION DE DIEU : LE DANGER DE L’INTÉGRALISME

Le catholicisme Canada dry du cardinal : cela ressemble au catholicisme, cela utilise les mots du catholicisme, mais ce n’est pas du catholicisme, c’est ce que certains nomment, avec raison, de la contrefaçon.

Entretien avec le cardinal Jean-Louis Tauran

Un monde ouvert au dialogue sur la question de Dieu. C’est ainsi que le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, imagine le scénario qui se présente en ce début d’année. Il renforce son impression en soulignant – dans l’interview accordé à notre journal – l’actualité du débat entre chrétienté et sécularisme, dont on trouve aujourd’hui un large écho dans de nombreux ouvrages et revues internationales. Le cardinal s'appuie sur cette considération, pour rappeler l’importance du travail effectué par le dicastère au cours de l’année qui vient de se conclure, en s'arrêtant en particulier sur divers aspects du dialogue avec le monde musulman. « Malheureusement – dit le cardinal à ce propos – certaines minorités déviantes, qui instrumentalisent la religion pour justifier le recours à la violence, ou tentent d’imposer à tous, sans distinction, la loi islamique même par la force, constituent un danger non seulement pour leur société, mais aussi pour le monde entier, et mettent en difficulté le dialogue entre les religions. Il suffit de rappeler, à cet égard, le sort de quelques communautés chrétiennes dans des pays comme le Pakistan ou le Nigeria. Rien et personne ne peuvent justifier de tels excès. Malheureusement LE POIDS DE L’INTÉGRALISME RISQUE DE FAIRE OUBLIER LA DIMENSION RELIGIEUSE ET SPIRITUELLE DE L’ISLAM » [le cardinal a-t-il  lu le Coran ?]. Osservatore Romano 4 janvier 2013

Le dialogue interreligieux en 2012: bilan

- Le voyage du pape Benoît XVI a été l'événement marquant de l'année 2012, fait observer le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, dans un entretien publié dans L'Osservatore Romano en italien du 4 décembre.

 

Le voyage "hors du commun" au Liban

Évoquant le voyage de Benoît XVI au Liban (14-16 septembre 2012), il n'hésite pas: "Il s’agissait indubitablement d’un événement hors du commun. L’instauration d’un climat particulièrement cordial, favorisé par les chefs religieux musulmans du pays, a permis au pape de réaffirmer l’engagement de l’Église  catholique à poursuivre un dialogue respectueux et sans ambigüités. De plus — un fait vraiment extraordinaire — ses interlocuteurs musulmans ont reconnu sans aucun mal que les chrétiens au Moyen Orient, en particulier ceux du Liban, sont une richesse".

Il insiste sur la façon dont Benoît XVI entend le dialogue: "Pour nous LE MAGISTÈRE LUMINEUX DE BENOÎT XVI  RESTE UN PHARE. Au cours de l’audience à la Curie romaine du 21 décembre dernier, par exemple, le pape a tenu un discours pour ainsi dire programmatique sur le rapport entre dialogue et vérité, et entre annonce et conversion".

Le cardinal Tauran évoque un autre événement important dans ce domaine: "Parmi les expériences les plus significatives des mois passés, on ne peut faire l’impasse sur le King Abdullah bin Abdulaziz International Centre for Interreligious and Intercultural Dialogue, inauguré à Vienne le 26 novembre dernier. Un centre qui, bien que voulu et financé pendant quelques années par l’Arabie Saoudite, représente une bien plus grande organisation internationale non gouvernementale — fondée donc par l’Arabie Saoudite, mais avec l’Autriche et l’Espagne — où le Saint-Siège est présent en qualité d'observateur fondateur".

"Cet organisme constitue un bon canal de dialogue qui, nous le souhaitons, pourra promouvoir une meilleure connaissance réciproque entre les croyants, mais sera aussi un espace approprié pour dénoncer des situations où la liberté de conscience et de religion n’est pas respectée et protégée correctement", précise le cardinal Tauran.

Le dialogue, en vue du bien commun

Pour ce qui est de ses propres voyages, le cardinal Tauran retient sa visite "particulièrement significative" au Nigeria (23-31 mars 2012). Il témoigne: "J’ai pu constater que les nigérians veulent rester ensemble, malgré les diversités entre le nord et le sud. Je garde un souvenir ému de ma visite à une école technique, située dans une région à majorité musulmane. Gérée par un prêtre catholique, celle-ci accueille une trentaine de jeunes gens qui travaillent le bois. L’ambiance et les relations entre eux ont été pour moi la preuve que le dialogue interreligieux contribue aussi au bien commun. Ces jeunes montrent que malgré le caractère dramatique de certaines situations, il est possible de vivre et de travailler ensemble!"[Et pour le salut des âmes ?]

"Malheureusement, ajoute-t-il, on a vu d’autres situations moins encourageantes. Je pense, par exemple, à l’Égypte, un pays en pleine mutation. Cette année encore le dialogue avec Al Azhar s’est interrompu sur décision de nos partenaires musulmans. En ce qui nous concerne, nous continuons à dire que nos portes restent ouvertes à un dialogue sincère et respectueux".

Et de définir ces deux qualificatifs: "Il faut toujours avoir à l’esprit LA HAUTE DIMENSION SPIRITUELLE DE CHAQUE RELIGION. La chose la plus importante est d’éviter que les aspects sociologiques ou politiques nous fassent oublier cette dimension. Je me rends compte que beaucoup de catholiques, malgré leur désir de dialogue avec d’autres croyants, on tendance à se décourager devant ce qui se passe autour d’eux. Difficile, par exemple, d’oublier que toutes les cinq minutes un chrétien est tué pour sa foi. Il faut naturellement dénoncer sans détours une telle barbarie. Cela dit, ce genre de situation peut stimuler les croyants à approfondir leurs propres convictions et à témoigner, au milieu de tant de violence, que TOUTES LES RELIGIONS FAVORISENT LA FRATERNITÉ. EN CE SENS-LÀ, LES RELIGIONS SONT UNE RESSOURCE POUR LE BIEN COMMUN".

Au programme de l'Année de la foi

C'est ce qui motive le dialogue dans lequel l’Église  s'est engagée: "L’Église  catholique, pour sa part, reste active dans le dialogue entre les religions; avec les musulmans comme avec les fidèles des religions orientales et traditionnelles. Les visites ad limina des évêques, qui viennent volontiers partager avec nous leurs initiatives, sont une autre preuve du sérieux de notre engagement".

Enfin, le dialogue interreligieux fait aussi partie de la mise en oeuvre de l'Année de la foi, fait observer le cardinal Tauran: "Durant cette Année de la foi nous serons tous engagés à redonner de la vigueur à notre foi chrétienne, de manière à mieux connaître son contenu [cela devient urgent] et proposer, par la parole et le geste, le message de Jésus Christ. Et puisque nous sommes au début d’une nouvelle année, donc au moment des vœux, je fais mien celui du pape à la curie romaine, en redisant les paroles de Jésus: «Venez et vous verrez!». Nous prierons le Seigneur afin que l’Église , malgré ses pauvretés [Une, Sainte, Catholique, Apostolique Épouse immaculée de Jésus-Christ, Colonne et Maitresse de Vérité, Seule voie de salut….], soit de plus en reconnue comme étant sa demeure. Nous le prierons afin que nous puissions dire toujours mieux et de manière toujours plus convaincante que « nous avons trouvé Celui que le  monde entier attend, Jésus-Christ, vrai Fils de Dieu et vrai homme »." ROME, 4 janvier 2013 Zenit

MESSAGE AUX BOUDDHISTES

"Aimer, défendre et promouvoir la vie humaine", tel est le titre du message que le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux adresse aux bouddhistes pour la fête de Vesakh 2013 (ère bouddhiste 2556), sous la signature de son Président le Cardinal Jean-Louis Tauran:

"Dès le début de son ministère, le Pape François a réaffirmé la nécessité du dialogue amical entre les fidèles des différentes religions, rappelant combien l’Église  est consciente de la responsabilité que nous avons tous à l’égard de notre monde, de la création tout entière, qu'il nous faut aimer et protéger. Nous pouvons faire beaucoup pour venir en aide aux pauvres, aux nécessiteux et à ceux qui souffrent, et pour favoriser la justice, promouvoir la réconciliation et construire la paix. Le message pour la Journée mondiale de la paix 2013 indique que le chemin pour atteindre le bien commun et la paix est avant tout celui du respect de la vie humaine dans tous ses aspects, à commencer par sa conception, en passant par son développement et en allant jusqu’à sa fin naturelle. Les véritables artisans de paix sont donc ceux qui aiment, défendent et promeuvent la vie humaine dans toutes ses dimensions, personnelle, communautaire et transcendante. La vie dans sa plénitude est l’apogée de la paix. Celui qui aime la paix ne peut tolérer des attaques et des crimes contre la paix. L’ÉGLISE  CATHOLIQUE MONTRE UN RESPECT SINCÈRE POUR VOTRE NOBLE TRADITION RELIGIEUSE. Nous remarquons bien souvent une consonance avec les valeurs exprimées aussi dans vos livres religieux, tels le respect pour la vie, la contemplation, le silence et la simplicité. Notre dialogue fraternel a besoin de manifester que nous, bouddhistes et chrétiens, ayons en commun, spécialement le fait que nous partageons un profond respect pour la vie.

Chers amis bouddhistes, votre premier précepte vous apprend à vous abstenir de détruire la vie de tout être sensible, et par conséquent il interdit le meurtre de soi-même et des autres. La pierre d’angle de votre éthique réside dans une réelle affection pour tous les êtres. Nous, chrétiens, nous croyons que le cœur de l’enseignement moral de Jésus est double: amour de Dieu et amour du prochain. Jésus dit Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Et encore Voici mon commandement: Aimez- vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Le cinquième commandement chrétien Tu ne tueras pas s’harmonise très bien avec votre premier précepte. Nostra Aetate enseigne que l’Église  catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions [Un texte qui n’a aucune référence ni dans l’Écriture, ni dans les Pères, ni dans la Tradition]. Je pense, par conséquent, que ce qui est urgent pour les bouddhistes aussi bien que pour les chrétiens, sur la base du patrimoine spécifique de nos traditions religieuses, est de créer un climat de paix pour aimer, défendre et promouvoir la vie humaine. Mais en dépit de ces nobles enseignements sur la sainteté de la vie humaine, le mal sous différentes formes contribue à la déshumanisation de la personne en affaiblissant le sens de l’humanité chez les individus et dans les communautés. Cette situation tragique nous invite à unir nos efforts pour démasquer les menaces contre la vie humaine et à réveiller la conscience morale de nos fidèles respectifs pour provoquer une renaissance spirituelle et morale des individus et des sociétés afin d’être de véritables artisans de paix qui aiment, défendent et promeuvent la vie humaine dans toutes ses dimensions. Continuons donc à collaborer dans un esprit de compassion et de fraternité renouvelée, pour soulager les souffrances de la famille humaine en favorisant le caractère sacré de la vie humaine. C’est dans cet esprit que je vous souhaite une fête de Vesakh remplie de paix et de joie". Cité du Vatican, 2 mai 2013 VIS

- Le cardinal Jean-Louis Tauran et le Père Miguel Angel Ayso Guixot respectivement président et secrétaire du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, ont signé un message adressé chaque année par ce dicastère aux croyants bouddhistes, à l'occasion de la fête du Vesakh.

Le Vesakh est la principale fête bouddhiste qui rappelle les trois moments fondamentaux de la vie de Gautama le Bouddha. Selon la tradition, le Bouddha historique naquit, fut éclairé et disparut en atteignant le Nirvana au cours de la pleine lune du mois de mai. Cependant, cette fête est mobile selon les différents pays Pendant cette période, les croyants bouddhistes décorent leurs maisons avec des fleurs et les parfument à l'encens, visitent les temples locaux, écoutent les enseignements des moines et font des offrandes.

Le message de cette année s'intitule: "CHRÉTIENS ET BOUDDHISTES: PROMOUVONS ENSEMBLE LA FRATERNITÉ ''. Voici de larges extraits de ce texte:

''Nos voeux s’inspirent cette année du message de pape François pour la Journée mondiale de la Paix 2014, intitulé : LA FRATERNITÉ, FONDEMENT ET ROUTE POUR LA PAIX. En effet, le pape François y observe que 'la fraternité est une dimension essentielle de l’homme, qui est un être relationnel. La vive conscience d’être en relation nous amène à voir et à traiter chaque personne comme une vraie sœur et un vrai frère ; sans cela, la construction d'une société juste, d’une paix solide et durable devient impossible''.

Votre tradition religieuse est marquée par la conviction que les relations amicales, le dialogue, l'échange de dons, le partage harmonieux et respectueux des points de vue conduisent à une attitude de bonté et d'amour qui, à son tour, engendre des relations authentiques et fraternelles. Vous êtes également convaincus que la source de bien des maux est l'ignorance et l'incompréhension qui, fruits de la cupidité et de la haine, conduisent à leur tour à la destruction des liens de fraternité. Malheureusement, '' l’égoïsme quotidien qui est à la base de nombreuses guerres et de nombreuses injustices '', nous empêche de voir les autres 'comme des êtres faits pour la réciprocité, pour la communion et pour le don'.

Nous, bouddhistes et chrétiens, nous vivons dans un monde trop souvent déchiré par l'oppression, l'égoïsme, le tribalisme, les rivalités ethniques, le fondamentalisme religieux et la violence. Un monde où 'l'autre' est considéré et traité comme un être inférieur, une non-personne ou quelqu'un à craindre et, si possible, à éliminer. Cependant, nous sommes appelés, dans un esprit de coopération avec tous les pèlerins de bonne volonté, à respecter et à défendre notre humanité commune dans la diversité socio-économique, politique et religieuse. Ancrés dans nos croyances religieuses différentes, nous sommes appelés, en particulier, à dénoncer ouvertement tous les maux sociaux qui nuisent à la fraternité ; à guérir les autres de ce qui les empêche de grandir dans la générosité désintéressée, à être les réconciliateurs qui brisent les murs de division dans la société, et à promouvoir une véritable fraternité entre les individus et les groupes.

Notre monde d'aujourd'hui est témoin du sentiment croissant de notre humanité commune et de la recherche globale d’un monde plus juste, paisible et convivial. Mais la réalisation de cet espoir dépend de la reconnaissance de valeurs universelles. Nous espérons que le dialogue interreligieux, en reconnaissant les principes fondamentaux de L'ÉTHIQUE UNIVERSELLE, puisse aider à promouvoir un sens renouvelé de la profonde unité et de la fraternité entre tous les membres de la famille humaine. Véritablement, '' chacun de nous est appelé à être un artisan de paix, qui unit au lieu de diviser, qui étouffe la haine au lieu de l’entretenir, qui ouvre des chemins de dialogue au lieu d’élever de nouveaux murs ''. Dialoguer, se rencontrer pour instaurer la culture du dialogue dans le monde, la culture de la rencontre

Chers amis, pour bâtir un monde fraternel, il est essentiel que nous unissions nos forces pour accompagner les personnes, surtout les jeunes, à rechercher toujours davantage la fraternité, ce savoir-vivre ensemble fraternellement, ce courage de construire encore la fraternité. Nous prions pour que la célébration de la fête de Vesakh soit une occasion de redécouvrir et de promouvoir à nouveau, en particulier dans les sociétés divisées, la fraternité.'' Cité du Vatican, 24 avril 2014 VIS

 

MESSAGE POUR LA FIN DU RAMADAN

"En route VERS UNE AUTHENTIQUE FRATERNITÉ ENTRE CHRÉTIENS ET MUSULMANS", tel est le titre du message que le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux adresse aux fidèles de l'islam pour la fin du Ramadan. Rappelant qu’en 2013, première année de son ministère, le Pape François avait personnellement signé ce message traditionnel, le Cardinal Jean-Louis Tauran cite aussi l'angélus du 11 août dernier, au cours duquel il avait parlé de nos frères et sœurs musulmans au sein de la famille humaine, créée par le Dieu unique. "Souvenons-nous de ce que Jean-Paul II disait à des chefs religieux musulmans du Nigeria en 1982: Nous tous, chrétiens et musulmans, vivons sous le soleil du même Dieu miséricordieux. Nous croyons les uns et les autres en un seul Dieu, créateur de l’homme. Nous acclamons la souveraineté de Dieu et nous défendons la dignité de la personne humaine comme serviteur de Dieu. Nous adorons Dieu et nous professons notre totale soumission à lui... Nous rendons grâce au Très Haut pour ce que nous avons en commun, tout en restant conscients de nos différences. Nous percevons l’importance de la promotion d’un fructueux dialogue, fondé sur le respect mutuel et l’amitié. En nous inspirant de nos valeurs partagées et fortifiés par nos sentiments d’authentique fraternité, nous sommes appelés à travailler ensemble pour la justice, la paix et le respect des droits et de la dignité de chaque personne. Nous nous sentons tout particulièrement responsables de qui a le plus besoin d’aide, les pauvres, les malades, les orphelins, les migrants, les victimes de la traite des êtres humains et tous ceux qui souffrent de dépendance quelle qu’en soit sa nature.

Notre monde doit faire face à de graves problèmes qui sollicitent la solidarité de toutes les personnes de bonne volonté. Il s’agit notamment des menaces qui pèsent sur l’environnement, de la crise de l’économie mondiale et des taux de chômage élevés, particulièrement chez les jeunes. Ces situations génèrent un sentiment de vulnérabilité et un manque d’espérance en l’avenir. N’oublions pas non plus les problèmes rencontrés par de nombreuses familles qui ont été séparées, laissant derrière elles leurs proches et souvent des enfants en bas âge. Œuvrons donc ensemble à bâtir des ponts de paix et à promouvoir la réconciliation, en particulier dans les régions où musulmans et chrétiens souffrent ensemble des horreurs de la guerre. Puisse notre amitié nous inciter à toujours coopérer pour faire face à ces nombreux défis avec sagesse et prudence. Ainsi, nous contribuerons à réduire tensions et conflits et à faire progresser le bien commun. Nous démontrerons aussi que les religions peuvent être une source d’harmonie pour le bien de l’ensemble de la société. Prions pour que la réconciliation, la justice, la paix et le développement continuent de figurer parmi nos priorités de première importance pour le bonheur et le bien de toute la famille humaine. Avec le Pape François, nous vous adressons nos vœux cordiaux pour une joyeuse fête et une vie prospère dans la paix". Cité du Vatican, 18 juillet 2014 (VIS).

 

DIALOGUE INTERRELIGIEUX : CHRÉTIENS ET MUSULMANS POUR UNE SOCIÉTÉ MEILLEURE
Rencontre de dialogue en Iran avec le card. Tauran

- « Le dialogue constructif entre chrétiens et musulmans joue un rôle crucial pour construire une société meilleure », affirment les participants à la IXe réunion de dialogue entre le Centre iranien pour le dialogue interreligieux de « l'Islamic Culture and Relations Organization » (ICRO) et le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, organisée les 25 et 26 novembre 2014 à Téhéran.

L'événement était présidé conjointement par M. Abouzar Ebrahimi Turkaman, président de l'ICRO, et par le cardinal Jean-Louis Tauran, président du dicastère romain.

Les participants se sont penchés sur le thème « Chrétiens et musulmans en dialogue constructif pour le bien de la société » avec des exposés sur « la spiritualité : sa nature, le rôle et les méthodes de sa promotion » ; « les médias : leur rôle dans la promotion de la culture du dialogue » ; « les valeurs religieuses : une réponse à l'extrémisme et à la violence ».

À la fin de la réunion, les participants ont publié ensemble cette déclaration :

1. Les deux décennies de dialogue entre les deux institutions ont fourni l'occasion d'une meilleure connaissance et compréhension mutuelle.

2. Les participants ont souligné que le dialogue constructif entre chrétiens et musulmans joue un rôle crucial pour construire une société meilleure.

3. La spiritualité est à la fois un don de Dieu et le fruit d'une aventure humaine conduisant à la vérité.

4. Une véritable spiritualité permet de reconnaître la présence et l'action de Dieu en nous et dans le monde.

5. Les médias sont appelés à jouer un rôle spécifique dans la promotion de relations positives entre chrétiens et musulmans.

6. Les participants ont condamné toutes formes d'extrémisme et de violence, en particulier lorsqu'ils sont commis au nom de la religion. [Laquelle ??]

La prochaine rencontre aura lieu à Rome en 2016, et sera précédée par une réunion préparatoire en 2015.

La délégation de l'ICRO était composée du Dr Turkaman, du Dr Qahraman Suleimani, du Dr Ali Mohammad Helmi, de l'ayatollah Seyed Mostafa Mohageg Damad, de l'ayatollah Ali Akbar Rashad, de l'hojat al-islam Aboulhusein Khosrowpanah, de l'hojat al-islam Aboulhasan Nawab, de l'hojat al-islam Shahryar Shojaeipour, du Dr Emad Afrough, du Dr Abdolrahim Gavahi, de Mme Haideh Rostamabadi, de M. Ali Reza Gorbanpour. L'hojat al-islam Ali Younesi, Conseiller spécial du président pour les minorités ethniques et des affaires religieuses, est intervenu lors de la rencontre.

Du côté de l’Église catholique, étaient présents le cardinal Tauran, le P. Miguel Ángel Ayuso Guixot, MCCJ, secrétaire du dicastère, Mgr Khaled Akasheh, chef de bureau pour l'Islam, Mgr Ramzi Garmou, archevêque chaldéen de Téhéran, Mgr Neshan Karakéhéyan, le P. Paul Lawlor, O.P., M. Michel Roy, secrétaire général de Caritas Internationalis, le Prof. Michele Zanzucchi, directeur de la revue Città Nuova du mouvement des Focolari, Soeur Nora Ishoui, M. Majdi Dayyat, président du Centre Notre-Dame de la Paix (OLOPC) de Amman, M. George Darash et M. Nagui Rizk. ROME, 27 novembre 2014 Zenit

 

DIALOGUE INTERRELIGIEUX : ESPÉRANCE DANS LES RAPPORTS AVEC LES MUSULMANS

Bilan et perspectives, par le card. Tauran

- Le cardinal Tauran salue un « signe d’espérance », avec la création d’un dialogue spécial entre les représentants des diverses religions de l’Irak, alors que le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux intensifie ses relations avec les musulmans.

Au terme de l’année 2014, le cardinal Jean-Louis Tauran, président du dicastère, esquisse les perspectives du dialogue entre les religions dans les pages de L’Osservatore Romano du 29 décembre en italien.

S’inquiétant de l’époque actuelle, « un des moments les plus sombres de l’histoire de l’humanité » où les événements tragiques « n’épargnent personne : enfants, personnes âgées, femmes, civils… », il dénonce « de graves offenses à Dieu » à cause d’une « instrumentalisation insensée et malhonnête de LA religion ».

Dans ce contexte, explique-t-il, « le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux a intensifié ses activités, en particulier avec les musulmans ».

Il évoque à titre d’exemple la déclaration publiée le 12 août, le 3e Forum catholique-musulman organisé à Rome du 11 au 13 novembre, le colloque interreligieux qui s’est tenu au Vatican du 17 au 19 novembre 2014, le 9e colloque entre le dicastère et le Centre pour le dialogue interreligieux d’Iran les 25 et 26 novembre, le 3e sommet chrétien-musulman, qui a eu lieu à Rome du 2 au 4 décembre.

Le cardinal se réjouit d’un « signe d’espérance, dans un cadre plutôt sombre », avec la création d’un dialogue spécial avec l’Irak, par l’intermédiaire « d’un comité permanent pour le dialogue avec les représentants des plus grandes communautés religieuses du pays : chiites, sunnites, chrétiens, sabéens ».

« Les participants des deux parties sont choisis parmi les LEADERS religieux, les intellectuels et professeurs universitaires », précise-t-il.

Il annonce les futurs événements du dicastère : la réunion annuelle de la commission pour les Rapports religieux avec les musulmans aura lieu à Rome les 29-30 janvier 2015 et la réunion annuelle avec les partenaires au Conseil œcuménique des églises est prévue le 20 janvier.

« Le Conseil pontifical poursuit sa collaboration avec différentes institutions engagées dans le dialogue interreligieux », précise-t-il en mentionnant le « Congress of World and Traditional Religions », qui a son siège au Kazakhstan et le « Centre international pour le dialogue interreligieux et interculturel Roi Abdullah Bin Abdulaziz ».

Le cardinal énumère des conditions pour les progrès du dialogue interreligieux : la contribution des mass médias « pour un langage objectif », sans tomber dans les « alarmismes, généralisations, préjugés, stéréotypes et demi vérités ».

Une deuxième condition : « l’éducation des jeunes, en se servant notamment de textes scolaires qui reflètent une image à la fois objective et respectueuse d’autrui. Références ambigües, fausses ou offensives à l’égard d’autres religions font beaucoup de dégâts », insiste-t-il en recommandant « la révision des textes scolaires, relatifs en particulier au fait religieux et à l’histoire ». [Autrement dit, le cardinal Tauran, conseille de bannir le Talmud et le Coran de l’enseignement religieux afin que tous les jeunes puissent accéder à la seule religion d’amour et de salut fondée par NSJC. Pour mémoire dans le Coran : 800 versets sur 6236 sont des injures, malédictions, appels à la guerre, au meurtre ou à la mutilation.]

Enfin, troisième condition : des lois « justes et respectueuses des droits et des devoirs dus à tous les groupes sociaux, aussi bien ethniques que religieux ». ROME, 31 décembre 2014 Zenit

 

NOUS VOULONS LA PAIX

Le cardinal Tauran nous le déclare : « Il est urgent de tourner le dos à la haine ». Oui, il est urgent de tourner le dos à la haine de l’unique Vérité, à la haine de l’unique Sauveur et Médiateur entre le Seul vrai Dieu et les hommes. Il est temps que les sectes et les fausses religions cessent de persécuter la seule véritable Église. Il est temps pour les infidèles, les impies, les athées de tous bord de se convertir au seul vrai Dieu et c’est au prix de cette conversion qu’ils trouveront la paix.

Mais, nous ne sommes pas des utopistes, les disciples ne sont pas plus grands que le Maître, or si mundus vos odit scitote quia me priorem vobis odio habuit si de mundo fuissetis mundus quod suum erat diligeret quia vero de mundo non estis sed ego elegi vos de mundo propterea odit vos mundus Jn 15, 18-19.

Et pourquoi cette haine du monde ? Le Maître nous l’enseigne non potest mundus odisse vos me autem odit quia ego testimonium perhibeo de illo quia opera eius mala sunt Jn

LE CARDINAL TAURAN CONNAIT-IL L’ISLAM ???

Inculquer une mentalité de paix dans les cœurs des fidèles   

Un peu moins d’une semaine après une série d’attentats meurtriers contre des églises au Nigeria, le cardinal Jean-Louis Tauran demande que “tous les chefs religieux“ aient à cœur d’inculquer “une mentalité de paix“ dans les cœurs et les esprits des fidèles. Dans une interview publiée par L’Osservatore Romano le 30 décembre, le haut prélat français se félicite de la reconnaissance de la part des leaders religieux du monde entier de la “grande mission de paix“ menée par l’Église catholique.

Réagissant aux attentats du 25 décembre dernier au Nigeria, revendiqués par une secte islamiste, le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux souligne “l’urgence de l’intervention de tous les chefs religieux afin d’inculquer dans les cœurs et les esprits de leurs fidèles une vraie mentalité de paix: l’idée d’un Dieu non-violent qui aime tous les hommes [mais hait le péché], sans tenir compte de la race, de la culture, des conventions et de la condition sociale“ Rome, 30 décembre 2011 Apic.

Au vue de ces quelques documents nous pouvons que constater que le cardinal Tauran est un fervent oecuméniste atteint du syndrome roncallien du pacem in terris, aggravé d'une forte dose d'indifférentisme, ou pour le dire autrement, le cardinal Tauran a sombré dans la foi, il prêche une autre religion, la religion universelle, maçonnique et oecuménique.

 

 

Lire la suite