Le cardinal Jean-Louis Tauran vient d'être nommé par François camerlingue de l'église conciliaire.
Voyons un peu qui est ce personnage :
INDE : VISITE DU CARDINAL TAURAN EN VUE DE LA COLLABORATION DES RELIGIONS
Pour « la justice, la paix et l'harmonie »
– Le cardinal Jean-Louis Tauran s’est rendu en Inde cette semaine pour rencontrer plusieurs hauts responsables religieux de l’hindouisme, du sikhisme ou de l’islam, rapporte Radio Vatican.
Le cardinal Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, est accompagné du secrétaire de ce dicastère, Mgr Pierluigi Celata. Sa visite s’inscrit dans le prolongement de la rencontre pour la justice et la paix voulue par Benoît XVI à Assise, le 27 octobre dernier.
Un congrès de 4 jours s’est tenu du 6 au 9 novembre, à Pune, non loin de Bombay, en vue de « fortifier les relations » entre hindous et chrétiens et leur « collaboration pour la justice, la paix et l’harmonie ».
Pour Mgr Thomas Dabre, évêque de Pune, cette rencontre entre un envoyé du pape et de hauts responsables hindous, afin de promouvoir l’harmonie, constitue une « première » et donc un évènement « historique ».
Cette rencontre est aussi l’occasion de réfléchir à la contribution des religions dans la société indienne, et d’expliquer que la violence et le terrorisme ne sauraient être justifiés au nom de la religion.
Devant l’assemblée, composée d'une quarantaine de responsables catholiques et d'environ trente responsables hindouistes, le cardinal Tauran a rappelé que LES RELIGIONS ÉTAIENT DES VECTEURS DE PAIX ET D’UNITÉ, mais il a déploré que certains groupes utilisent encore la violence au nom de la religion, créant ainsi la méfiance entre les communautés: "Il est urgent de tourner le dos à la haine" [de la Vérité, de la seule vraie religion], a t-il déclaré.
Ces paroles prennent un relief particulier dans un contexte de tensions interreligieuses dans certaines régions de l'Inde, comme le rapporte « Églises d’Asie », l’agence des Missions étrangères de Paris.
Les attaques antichrétiennes ont en effet repris au Karnataka, un État du sud de l’Inde régulièrement en proie à des vagues de violences communautaristes.
Le 3 novembre dernier, à Kankanady, l’église catholique Sainte-Alphonsa, de rite syro-malabar, a été profanée dans la nuit par un groupe de jeunes hindouistes portant des brassards safran, dont l’un a pu être appréhendé par les jeunes de la résidence étudiante situé à proximité. ROME, mercredi 9 novembre 2011 Zenit
EN DIALOGUE SUR LA QUESTION DE DIEU : LE DANGER DE L’INTÉGRALISME
Le catholicisme Canada dry du cardinal : cela ressemble au catholicisme, cela utilise les mots du catholicisme, mais ce n’est pas du catholicisme, c’est ce que certains nomment, avec raison, de la contrefaçon.
Entretien avec le cardinal Jean-Louis Tauran
Un monde ouvert au dialogue sur la question de Dieu. C’est ainsi que le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, imagine le scénario qui se présente en ce début d’année. Il renforce son impression en soulignant – dans l’interview accordé à notre journal – l’actualité du débat entre chrétienté et sécularisme, dont on trouve aujourd’hui un large écho dans de nombreux ouvrages et revues internationales. Le cardinal s'appuie sur cette considération, pour rappeler l’importance du travail effectué par le dicastère au cours de l’année qui vient de se conclure, en s'arrêtant en particulier sur divers aspects du dialogue avec le monde musulman. « Malheureusement – dit le cardinal à ce propos – certaines minorités déviantes, qui instrumentalisent la religion pour justifier le recours à la violence, ou tentent d’imposer à tous, sans distinction, la loi islamique même par la force, constituent un danger non seulement pour leur société, mais aussi pour le monde entier, et mettent en difficulté le dialogue entre les religions. Il suffit de rappeler, à cet égard, le sort de quelques communautés chrétiennes dans des pays comme le Pakistan ou le Nigeria. Rien et personne ne peuvent justifier de tels excès. Malheureusement LE POIDS DE L’INTÉGRALISME RISQUE DE FAIRE OUBLIER LA DIMENSION RELIGIEUSE ET SPIRITUELLE DE L’ISLAM » [le cardinal a-t-il lu le Coran ?]. Osservatore Romano 4 janvier 2013
Le dialogue interreligieux en 2012: bilan
- Le voyage du pape Benoît XVI a été l'événement marquant de l'année 2012, fait observer le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, dans un entretien publié dans L'Osservatore Romano en italien du 4 décembre.
Le voyage "hors du commun" au Liban
Évoquant le voyage de Benoît XVI au Liban (14-16 septembre 2012), il n'hésite pas: "Il s’agissait indubitablement d’un événement hors du commun. L’instauration d’un climat particulièrement cordial, favorisé par les chefs religieux musulmans du pays, a permis au pape de réaffirmer l’engagement de l’Église catholique à poursuivre un dialogue respectueux et sans ambigüités. De plus — un fait vraiment extraordinaire — ses interlocuteurs musulmans ont reconnu sans aucun mal que les chrétiens au Moyen Orient, en particulier ceux du Liban, sont une richesse".
Il insiste sur la façon dont Benoît XVI entend le dialogue: "Pour nous LE MAGISTÈRE LUMINEUX DE BENOÎT XVI RESTE UN PHARE. Au cours de l’audience à la Curie romaine du 21 décembre dernier, par exemple, le pape a tenu un discours pour ainsi dire programmatique sur le rapport entre dialogue et vérité, et entre annonce et conversion".
Le cardinal Tauran évoque un autre événement important dans ce domaine: "Parmi les expériences les plus significatives des mois passés, on ne peut faire l’impasse sur le King Abdullah bin Abdulaziz International Centre for Interreligious and Intercultural Dialogue, inauguré à Vienne le 26 novembre dernier. Un centre qui, bien que voulu et financé pendant quelques années par l’Arabie Saoudite, représente une bien plus grande organisation internationale non gouvernementale — fondée donc par l’Arabie Saoudite, mais avec l’Autriche et l’Espagne — où le Saint-Siège est présent en qualité d'observateur fondateur".
"Cet organisme constitue un bon canal de dialogue qui, nous le souhaitons, pourra promouvoir une meilleure connaissance réciproque entre les croyants, mais sera aussi un espace approprié pour dénoncer des situations où la liberté de conscience et de religion n’est pas respectée et protégée correctement", précise le cardinal Tauran.
Le dialogue, en vue du bien commun
Pour ce qui est de ses propres voyages, le cardinal Tauran retient sa visite "particulièrement significative" au Nigeria (23-31 mars 2012). Il témoigne: "J’ai pu constater que les nigérians veulent rester ensemble, malgré les diversités entre le nord et le sud. Je garde un souvenir ému de ma visite à une école technique, située dans une région à majorité musulmane. Gérée par un prêtre catholique, celle-ci accueille une trentaine de jeunes gens qui travaillent le bois. L’ambiance et les relations entre eux ont été pour moi la preuve que le dialogue interreligieux contribue aussi au bien commun. Ces jeunes montrent que malgré le caractère dramatique de certaines situations, il est possible de vivre et de travailler ensemble!"[Et pour le salut des âmes ?]
"Malheureusement, ajoute-t-il, on a vu d’autres situations moins encourageantes. Je pense, par exemple, à l’Égypte, un pays en pleine mutation. Cette année encore le dialogue avec Al Azhar s’est interrompu sur décision de nos partenaires musulmans. En ce qui nous concerne, nous continuons à dire que nos portes restent ouvertes à un dialogue sincère et respectueux".
Et de définir ces deux qualificatifs: "Il faut toujours avoir à l’esprit LA HAUTE DIMENSION SPIRITUELLE DE CHAQUE RELIGION. La chose la plus importante est d’éviter que les aspects sociologiques ou politiques nous fassent oublier cette dimension. Je me rends compte que beaucoup de catholiques, malgré leur désir de dialogue avec d’autres croyants, on tendance à se décourager devant ce qui se passe autour d’eux. Difficile, par exemple, d’oublier que toutes les cinq minutes un chrétien est tué pour sa foi. Il faut naturellement dénoncer sans détours une telle barbarie. Cela dit, ce genre de situation peut stimuler les croyants à approfondir leurs propres convictions et à témoigner, au milieu de tant de violence, que TOUTES LES RELIGIONS FAVORISENT LA FRATERNITÉ. EN CE SENS-LÀ, LES RELIGIONS SONT UNE RESSOURCE POUR LE BIEN COMMUN".
Au programme de l'Année de la foi
C'est ce qui motive le dialogue dans lequel l’Église s'est engagée: "L’Église catholique, pour sa part, reste active dans le dialogue entre les religions; avec les musulmans comme avec les fidèles des religions orientales et traditionnelles. Les visites ad limina des évêques, qui viennent volontiers partager avec nous leurs initiatives, sont une autre preuve du sérieux de notre engagement".
Enfin, le dialogue interreligieux fait aussi partie de la mise en oeuvre de l'Année de la foi, fait observer le cardinal Tauran: "Durant cette Année de la foi nous serons tous engagés à redonner de la vigueur à notre foi chrétienne, de manière à mieux connaître son contenu [cela devient urgent] et proposer, par la parole et le geste, le message de Jésus Christ. Et puisque nous sommes au début d’une nouvelle année, donc au moment des vœux, je fais mien celui du pape à la curie romaine, en redisant les paroles de Jésus: «Venez et vous verrez!». Nous prierons le Seigneur afin que l’Église , malgré ses pauvretés [Une, Sainte, Catholique, Apostolique Épouse immaculée de Jésus-Christ, Colonne et Maitresse de Vérité, Seule voie de salut….], soit de plus en reconnue comme étant sa demeure. Nous le prierons afin que nous puissions dire toujours mieux et de manière toujours plus convaincante que « nous avons trouvé Celui que le monde entier attend, Jésus-Christ, vrai Fils de Dieu et vrai homme »." ROME, 4 janvier 2013 Zenit
MESSAGE AUX BOUDDHISTES
"Aimer, défendre et promouvoir la vie humaine", tel est le titre du message que le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux adresse aux bouddhistes pour la fête de Vesakh 2013 (ère bouddhiste 2556), sous la signature de son Président le Cardinal Jean-Louis Tauran:
"Dès le début de son ministère, le Pape François a réaffirmé la nécessité du dialogue amical entre les fidèles des différentes religions, rappelant combien l’Église est consciente de la responsabilité que nous avons tous à l’égard de notre monde, de la création tout entière, qu'il nous faut aimer et protéger. Nous pouvons faire beaucoup pour venir en aide aux pauvres, aux nécessiteux et à ceux qui souffrent, et pour favoriser la justice, promouvoir la réconciliation et construire la paix. Le message pour la Journée mondiale de la paix 2013 indique que le chemin pour atteindre le bien commun et la paix est avant tout celui du respect de la vie humaine dans tous ses aspects, à commencer par sa conception, en passant par son développement et en allant jusqu’à sa fin naturelle. Les véritables artisans de paix sont donc ceux qui aiment, défendent et promeuvent la vie humaine dans toutes ses dimensions, personnelle, communautaire et transcendante. La vie dans sa plénitude est l’apogée de la paix. Celui qui aime la paix ne peut tolérer des attaques et des crimes contre la paix. L’ÉGLISE CATHOLIQUE MONTRE UN RESPECT SINCÈRE POUR VOTRE NOBLE TRADITION RELIGIEUSE. Nous remarquons bien souvent une consonance avec les valeurs exprimées aussi dans vos livres religieux, tels le respect pour la vie, la contemplation, le silence et la simplicité. Notre dialogue fraternel a besoin de manifester que nous, bouddhistes et chrétiens, ayons en commun, spécialement le fait que nous partageons un profond respect pour la vie.
Chers amis bouddhistes, votre premier précepte vous apprend à vous abstenir de détruire la vie de tout être sensible, et par conséquent il interdit le meurtre de soi-même et des autres. La pierre d’angle de votre éthique réside dans une réelle affection pour tous les êtres. Nous, chrétiens, nous croyons que le cœur de l’enseignement moral de Jésus est double: amour de Dieu et amour du prochain. Jésus dit Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Et encore Voici mon commandement: Aimez- vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Le cinquième commandement chrétien Tu ne tueras pas s’harmonise très bien avec votre premier précepte. Nostra Aetate enseigne que l’Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions [Un texte qui n’a aucune référence ni dans l’Écriture, ni dans les Pères, ni dans la Tradition]. Je pense, par conséquent, que ce qui est urgent pour les bouddhistes aussi bien que pour les chrétiens, sur la base du patrimoine spécifique de nos traditions religieuses, est de créer un climat de paix pour aimer, défendre et promouvoir la vie humaine. Mais en dépit de ces nobles enseignements sur la sainteté de la vie humaine, le mal sous différentes formes contribue à la déshumanisation de la personne en affaiblissant le sens de l’humanité chez les individus et dans les communautés. Cette situation tragique nous invite à unir nos efforts pour démasquer les menaces contre la vie humaine et à réveiller la conscience morale de nos fidèles respectifs pour provoquer une renaissance spirituelle et morale des individus et des sociétés afin d’être de véritables artisans de paix qui aiment, défendent et promeuvent la vie humaine dans toutes ses dimensions. Continuons donc à collaborer dans un esprit de compassion et de fraternité renouvelée, pour soulager les souffrances de la famille humaine en favorisant le caractère sacré de la vie humaine. C’est dans cet esprit que je vous souhaite une fête de Vesakh remplie de paix et de joie". Cité du Vatican, 2 mai 2013 VIS
- Le cardinal Jean-Louis Tauran et le Père Miguel Angel Ayso Guixot respectivement président et secrétaire du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, ont signé un message adressé chaque année par ce dicastère aux croyants bouddhistes, à l'occasion de la fête du Vesakh.
Le Vesakh est la principale fête bouddhiste qui rappelle les trois moments fondamentaux de la vie de Gautama le Bouddha. Selon la tradition, le Bouddha historique naquit, fut éclairé et disparut en atteignant le Nirvana au cours de la pleine lune du mois de mai. Cependant, cette fête est mobile selon les différents pays Pendant cette période, les croyants bouddhistes décorent leurs maisons avec des fleurs et les parfument à l'encens, visitent les temples locaux, écoutent les enseignements des moines et font des offrandes.
Le message de cette année s'intitule: "CHRÉTIENS ET BOUDDHISTES: PROMOUVONS ENSEMBLE LA FRATERNITÉ ''. Voici de larges extraits de ce texte:
''Nos voeux s’inspirent cette année du message de pape François pour la Journée mondiale de la Paix 2014, intitulé : LA FRATERNITÉ, FONDEMENT ET ROUTE POUR LA PAIX. En effet, le pape François y observe que 'la fraternité est une dimension essentielle de l’homme, qui est un être relationnel. La vive conscience d’être en relation nous amène à voir et à traiter chaque personne comme une vraie sœur et un vrai frère ; sans cela, la construction d'une société juste, d’une paix solide et durable devient impossible''.
Votre tradition religieuse est marquée par la conviction que les relations amicales, le dialogue, l'échange de dons, le partage harmonieux et respectueux des points de vue conduisent à une attitude de bonté et d'amour qui, à son tour, engendre des relations authentiques et fraternelles. Vous êtes également convaincus que la source de bien des maux est l'ignorance et l'incompréhension qui, fruits de la cupidité et de la haine, conduisent à leur tour à la destruction des liens de fraternité. Malheureusement, '' l’égoïsme quotidien qui est à la base de nombreuses guerres et de nombreuses injustices '', nous empêche de voir les autres 'comme des êtres faits pour la réciprocité, pour la communion et pour le don'.
Nous, bouddhistes et chrétiens, nous vivons dans un monde trop souvent déchiré par l'oppression, l'égoïsme, le tribalisme, les rivalités ethniques, le fondamentalisme religieux et la violence. Un monde où 'l'autre' est considéré et traité comme un être inférieur, une non-personne ou quelqu'un à craindre et, si possible, à éliminer. Cependant, nous sommes appelés, dans un esprit de coopération avec tous les pèlerins de bonne volonté, à respecter et à défendre notre humanité commune dans la diversité socio-économique, politique et religieuse. Ancrés dans nos croyances religieuses différentes, nous sommes appelés, en particulier, à dénoncer ouvertement tous les maux sociaux qui nuisent à la fraternité ; à guérir les autres de ce qui les empêche de grandir dans la générosité désintéressée, à être les réconciliateurs qui brisent les murs de division dans la société, et à promouvoir une véritable fraternité entre les individus et les groupes.
Notre monde d'aujourd'hui est témoin du sentiment croissant de notre humanité commune et de la recherche globale d’un monde plus juste, paisible et convivial. Mais la réalisation de cet espoir dépend de la reconnaissance de valeurs universelles. Nous espérons que le dialogue interreligieux, en reconnaissant les principes fondamentaux de L'ÉTHIQUE UNIVERSELLE, puisse aider à promouvoir un sens renouvelé de la profonde unité et de la fraternité entre tous les membres de la famille humaine. Véritablement, '' chacun de nous est appelé à être un artisan de paix, qui unit au lieu de diviser, qui étouffe la haine au lieu de l’entretenir, qui ouvre des chemins de dialogue au lieu d’élever de nouveaux murs ''. Dialoguer, se rencontrer pour instaurer la culture du dialogue dans le monde, la culture de la rencontre
Chers amis, pour bâtir un monde fraternel, il est essentiel que nous unissions nos forces pour accompagner les personnes, surtout les jeunes, à rechercher toujours davantage la fraternité, ce savoir-vivre ensemble fraternellement, ce courage de construire encore la fraternité. Nous prions pour que la célébration de la fête de Vesakh soit une occasion de redécouvrir et de promouvoir à nouveau, en particulier dans les sociétés divisées, la fraternité.'' Cité du Vatican, 24 avril 2014 VIS
MESSAGE POUR LA FIN DU RAMADAN
"En route VERS UNE AUTHENTIQUE FRATERNITÉ ENTRE CHRÉTIENS ET MUSULMANS", tel est le titre du message que le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux adresse aux fidèles de l'islam pour la fin du Ramadan. Rappelant qu’en 2013, première année de son ministère, le Pape François avait personnellement signé ce message traditionnel, le Cardinal Jean-Louis Tauran cite aussi l'angélus du 11 août dernier, au cours duquel il avait parlé de nos frères et sœurs musulmans au sein de la famille humaine, créée par le Dieu unique. "Souvenons-nous de ce que Jean-Paul II disait à des chefs religieux musulmans du Nigeria en 1982: Nous tous, chrétiens et musulmans, vivons sous le soleil du même Dieu miséricordieux. Nous croyons les uns et les autres en un seul Dieu, créateur de l’homme. Nous acclamons la souveraineté de Dieu et nous défendons la dignité de la personne humaine comme serviteur de Dieu. Nous adorons Dieu et nous professons notre totale soumission à lui... Nous rendons grâce au Très Haut pour ce que nous avons en commun, tout en restant conscients de nos différences. Nous percevons l’importance de la promotion d’un fructueux dialogue, fondé sur le respect mutuel et l’amitié. En nous inspirant de nos valeurs partagées et fortifiés par nos sentiments d’authentique fraternité, nous sommes appelés à travailler ensemble pour la justice, la paix et le respect des droits et de la dignité de chaque personne. Nous nous sentons tout particulièrement responsables de qui a le plus besoin d’aide, les pauvres, les malades, les orphelins, les migrants, les victimes de la traite des êtres humains et tous ceux qui souffrent de dépendance quelle qu’en soit sa nature.
Notre monde doit faire face à de graves problèmes qui sollicitent la solidarité de toutes les personnes de bonne volonté. Il s’agit notamment des menaces qui pèsent sur l’environnement, de la crise de l’économie mondiale et des taux de chômage élevés, particulièrement chez les jeunes. Ces situations génèrent un sentiment de vulnérabilité et un manque d’espérance en l’avenir. N’oublions pas non plus les problèmes rencontrés par de nombreuses familles qui ont été séparées, laissant derrière elles leurs proches et souvent des enfants en bas âge. Œuvrons donc ensemble à bâtir des ponts de paix et à promouvoir la réconciliation, en particulier dans les régions où musulmans et chrétiens souffrent ensemble des horreurs de la guerre. Puisse notre amitié nous inciter à toujours coopérer pour faire face à ces nombreux défis avec sagesse et prudence. Ainsi, nous contribuerons à réduire tensions et conflits et à faire progresser le bien commun. Nous démontrerons aussi que les religions peuvent être une source d’harmonie pour le bien de l’ensemble de la société. Prions pour que la réconciliation, la justice, la paix et le développement continuent de figurer parmi nos priorités de première importance pour le bonheur et le bien de toute la famille humaine. Avec le Pape François, nous vous adressons nos vœux cordiaux pour une joyeuse fête et une vie prospère dans la paix". Cité du Vatican, 18 juillet 2014 (VIS).
DIALOGUE INTERRELIGIEUX : CHRÉTIENS ET MUSULMANS POUR UNE SOCIÉTÉ MEILLEURE
Rencontre de dialogue en Iran avec le card. Tauran
- « Le dialogue constructif entre chrétiens et musulmans joue un rôle crucial pour construire une société meilleure », affirment les participants à la IXe réunion de dialogue entre le Centre iranien pour le dialogue interreligieux de « l'Islamic Culture and Relations Organization » (ICRO) et le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, organisée les 25 et 26 novembre 2014 à Téhéran.
L'événement était présidé conjointement par M. Abouzar Ebrahimi Turkaman, président de l'ICRO, et par le cardinal Jean-Louis Tauran, président du dicastère romain.
Les participants se sont penchés sur le thème « Chrétiens et musulmans en dialogue constructif pour le bien de la société » avec des exposés sur « la spiritualité : sa nature, le rôle et les méthodes de sa promotion » ; « les médias : leur rôle dans la promotion de la culture du dialogue » ; « les valeurs religieuses : une réponse à l'extrémisme et à la violence ».
À la fin de la réunion, les participants ont publié ensemble cette déclaration :
1. Les deux décennies de dialogue entre les deux institutions ont fourni l'occasion d'une meilleure connaissance et compréhension mutuelle.
2. Les participants ont souligné que le dialogue constructif entre chrétiens et musulmans joue un rôle crucial pour construire une société meilleure.
3. La spiritualité est à la fois un don de Dieu et le fruit d'une aventure humaine conduisant à la vérité.
4. Une véritable spiritualité permet de reconnaître la présence et l'action de Dieu en nous et dans le monde.
5. Les médias sont appelés à jouer un rôle spécifique dans la promotion de relations positives entre chrétiens et musulmans.
6. Les participants ont condamné toutes formes d'extrémisme et de violence, en particulier lorsqu'ils sont commis au nom de la religion. [Laquelle ??]
La prochaine rencontre aura lieu à Rome en 2016, et sera précédée par une réunion préparatoire en 2015.
La délégation de l'ICRO était composée du Dr Turkaman, du Dr Qahraman Suleimani, du Dr Ali Mohammad Helmi, de l'ayatollah Seyed Mostafa Mohageg Damad, de l'ayatollah Ali Akbar Rashad, de l'hojat al-islam Aboulhusein Khosrowpanah, de l'hojat al-islam Aboulhasan Nawab, de l'hojat al-islam Shahryar Shojaeipour, du Dr Emad Afrough, du Dr Abdolrahim Gavahi, de Mme Haideh Rostamabadi, de M. Ali Reza Gorbanpour. L'hojat al-islam Ali Younesi, Conseiller spécial du président pour les minorités ethniques et des affaires religieuses, est intervenu lors de la rencontre.
Du côté de l’Église catholique, étaient présents le cardinal Tauran, le P. Miguel Ángel Ayuso Guixot, MCCJ, secrétaire du dicastère, Mgr Khaled Akasheh, chef de bureau pour l'Islam, Mgr Ramzi Garmou, archevêque chaldéen de Téhéran, Mgr Neshan Karakéhéyan, le P. Paul Lawlor, O.P., M. Michel Roy, secrétaire général de Caritas Internationalis, le Prof. Michele Zanzucchi, directeur de la revue Città Nuova du mouvement des Focolari, Soeur Nora Ishoui, M. Majdi Dayyat, président du Centre Notre-Dame de la Paix (OLOPC) de Amman, M. George Darash et M. Nagui Rizk. ROME, 27 novembre 2014 Zenit
DIALOGUE INTERRELIGIEUX : ESPÉRANCE DANS LES RAPPORTS AVEC LES MUSULMANS
Bilan et perspectives, par le card. Tauran
- Le cardinal Tauran salue un « signe d’espérance », avec la création d’un dialogue spécial entre les représentants des diverses religions de l’Irak, alors que le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux intensifie ses relations avec les musulmans.
Au terme de l’année 2014, le cardinal Jean-Louis Tauran, président du dicastère, esquisse les perspectives du dialogue entre les religions dans les pages de L’Osservatore Romano du 29 décembre en italien.
S’inquiétant de l’époque actuelle, « un des moments les plus sombres de l’histoire de l’humanité » où les événements tragiques « n’épargnent personne : enfants, personnes âgées, femmes, civils… », il dénonce « de graves offenses à Dieu » à cause d’une « instrumentalisation insensée et malhonnête de LA religion ».
Dans ce contexte, explique-t-il, « le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux a intensifié ses activités, en particulier avec les musulmans ».
Il évoque à titre d’exemple la déclaration publiée le 12 août, le 3e Forum catholique-musulman organisé à Rome du 11 au 13 novembre, le colloque interreligieux qui s’est tenu au Vatican du 17 au 19 novembre 2014, le 9e colloque entre le dicastère et le Centre pour le dialogue interreligieux d’Iran les 25 et 26 novembre, le 3e sommet chrétien-musulman, qui a eu lieu à Rome du 2 au 4 décembre.
Le cardinal se réjouit d’un « signe d’espérance, dans un cadre plutôt sombre », avec la création d’un dialogue spécial avec l’Irak, par l’intermédiaire « d’un comité permanent pour le dialogue avec les représentants des plus grandes communautés religieuses du pays : chiites, sunnites, chrétiens, sabéens ».
« Les participants des deux parties sont choisis parmi les LEADERS religieux, les intellectuels et professeurs universitaires », précise-t-il.
Il annonce les futurs événements du dicastère : la réunion annuelle de la commission pour les Rapports religieux avec les musulmans aura lieu à Rome les 29-30 janvier 2015 et la réunion annuelle avec les partenaires au Conseil œcuménique des églises est prévue le 20 janvier.
« Le Conseil pontifical poursuit sa collaboration avec différentes institutions engagées dans le dialogue interreligieux », précise-t-il en mentionnant le « Congress of World and Traditional Religions », qui a son siège au Kazakhstan et le « Centre international pour le dialogue interreligieux et interculturel Roi Abdullah Bin Abdulaziz ».
Le cardinal énumère des conditions pour les progrès du dialogue interreligieux : la contribution des mass médias « pour un langage objectif », sans tomber dans les « alarmismes, généralisations, préjugés, stéréotypes et demi vérités ».
Une deuxième condition : « l’éducation des jeunes, en se servant notamment de textes scolaires qui reflètent une image à la fois objective et respectueuse d’autrui. Références ambigües, fausses ou offensives à l’égard d’autres religions font beaucoup de dégâts », insiste-t-il en recommandant « la révision des textes scolaires, relatifs en particulier au fait religieux et à l’histoire ». [Autrement dit, le cardinal Tauran, conseille de bannir le Talmud et le Coran de l’enseignement religieux afin que tous les jeunes puissent accéder à la seule religion d’amour et de salut fondée par NSJC. Pour mémoire dans le Coran : 800 versets sur 6236 sont des injures, malédictions, appels à la guerre, au meurtre ou à la mutilation.]
Enfin, troisième condition : des lois « justes et respectueuses des droits et des devoirs dus à tous les groupes sociaux, aussi bien ethniques que religieux ». ROME, 31 décembre 2014 Zenit
NOUS VOULONS LA PAIX
Le cardinal Tauran nous le déclare : « Il est urgent de tourner le dos à la haine ». Oui, il est urgent de tourner le dos à la haine de l’unique Vérité, à la haine de l’unique Sauveur et Médiateur entre le Seul vrai Dieu et les hommes. Il est temps que les sectes et les fausses religions cessent de persécuter la seule véritable Église. Il est temps pour les infidèles, les impies, les athées de tous bord de se convertir au seul vrai Dieu et c’est au prix de cette conversion qu’ils trouveront la paix.
Mais, nous ne sommes pas des utopistes, les disciples ne sont pas plus grands que le Maître, or si mundus vos odit scitote quia me priorem vobis odio habuit si de mundo fuissetis mundus quod suum erat diligeret quia vero de mundo non estis sed ego elegi vos de mundo propterea odit vos mundus Jn 15, 18-19.
Et pourquoi cette haine du monde ? Le Maître nous l’enseigne non potest mundus odisse vos me autem odit quia ego testimonium perhibeo de illo quia opera eius mala sunt Jn
LE CARDINAL TAURAN CONNAIT-IL L’ISLAM ???
Inculquer une mentalité de paix dans les cœurs des fidèles
Un peu moins d’une semaine après une série d’attentats meurtriers contre des églises au Nigeria, le cardinal Jean-Louis Tauran demande que “tous les chefs religieux“ aient à cœur d’inculquer “une mentalité de paix“ dans les cœurs et les esprits des fidèles. Dans une interview publiée par L’Osservatore Romano le 30 décembre, le haut prélat français se félicite de la reconnaissance de la part des leaders religieux du monde entier de la “grande mission de paix“ menée par l’Église catholique.
Réagissant aux attentats du 25 décembre dernier au Nigeria, revendiqués par une secte islamiste, le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux souligne “l’urgence de l’intervention de tous les chefs religieux afin d’inculquer dans les cœurs et les esprits de leurs fidèles une vraie mentalité de paix: l’idée d’un Dieu non-violent qui aime tous les hommes [mais hait le péché], sans tenir compte de la race, de la culture, des conventions et de la condition sociale“ Rome, 30 décembre 2011 Apic.
Au vue de ces quelques documents nous pouvons que constater que le cardinal Tauran est un fervent oecuméniste atteint du syndrome roncallien du pacem in terris, aggravé d'une forte dose d'indifférentisme, ou pour le dire autrement, le cardinal Tauran a sombré dans la foi, il prêche une autre religion, la religion universelle, maçonnique et oecuménique.