DU COMPLOT INTÉRIEUR
Il y a donc entre la chair et l’esprit une sorte de mariage. Mais alors pourquoi « la chair convoite-t-elle contre l’esprit, et l’esprit contre la chair? » D’où vient ce châtiment, irrévocablement transmis par une génération de mort? Pourquoi cette parole : « Tous meurent en Adam (I Cor. XV, 22)» Pourquoi ce mot de l’Apôtre : « Autrefois nous aussi, comme tous les autres, nous avons été par nature enfants de colère (Ep. II, 3) ? » Celui dont nous tenons notre origine a mérité la mort pour châtiment, et nous recevons de lui un véritable ennemi à dompter; voilà pourquoi nous convoitons contre la chair afin de nous soumettre cette chair domptée, et de la réduire à une complète obéissance. Peut-on dire que nous la haïssons, parce que nous voulons qu’elle nous obéisse? Combien de maris, dans leur propre famille, sont contraints d’user d’une certaine rigueur à l’égard de leurs femmes, de les subjuguer pour ainsi dire malgré leurs résistances, sans qu’ils les regardent pour cela comme leurs ennemies? Vous domptez votre enfant pour le réduire à l’obéissance; est-ce que néanmoins vous le regardez comme un ennemi? Vous aimez votre serviteur; et pourtant vous le châtiez, et en le châtiant vous le rendez obéissant. Sur ce point encore l’Apôtre vous adresse une parole d’une parfaite évidence : « Pour moi je cours et je ne cours pas au hasard; je combats et je ne donne pas des coups en l’air. Mais je châtie mon corps et le réduis en servitude, de peur qu’ayant prêché aux autres, je ne sois réprouvé moi-même (I Cor. IX, 26-27)» En vertu de sa condition mortelle la chair apporte donc avec elle certains appétits terrestres; c’est contre ces appétits que vous êtes armé d’un frein redoutable. Que votre supérieur domine en vous, afin que la partie inférieure vous reste soumise. Ce qui vous est inférieur c’est votre chair, votre supérieur c’est Dieu; si vous voulez que votre chair vous soit soumise, restez vous-même soumis à Dieu. Vous n’oubliez pas ce qui est au-dessous de vous, faites de même pour ce qui est au-dessus. Vous n’avez d’autorité sur vos inférieurs que celle que vous avez reçue de votre supérieur. Vous êtes un serviteur et vous avez un serviteur; le Seigneur en a donc deux en vous. Votre serviteur est plus à Dieu qu’il n’est à vous-même. Vous voulez être obéi par votre chair; peut-elle donc vous obéir en tout? Elle obéit en tout au Seigneur, mais à vous-même elle n’obéit pas en tout. Et comment donc, me direz-vous? Vous marchez, vous remuez les pieds, elle vous suit; mais ira-t-elle toujours comme vous voudrez? Elle est animée par vous, est-ce aussi longtemps que vous voulez? Est-ce que vous souffrez quand vous voulez? Est-ce que vous êtes en bonne santé quand vous voulez? Votre Maître se sert souvent de votre serviteur pour vous éprouver, afin de vous procurer par ce serviteur l’expiation de la désobéissance dont vous vous êtes rendu coupable à l’égard du Seigneur.»
CHAPITRE III. LUTTE DE LA CONTINENCE CONTRE LA CHAIR
6. Autre chose est de bien combattre, quand, comme maintenant, nous avons à résister aux attaques de la mort; autre chose de ne plus avoir d'adversaire, ce qui n'arrivera que quand la mort dernière, notre grande ennemie, aura été détruite (Cor. XV, 55, 26). Quand donc la continence enchaîne et dompte les passions, en même temps elle aspire à l'heureuse immortalité vers laquelle tendent nos efforts,. et elle repousse le mal contre lequel nous avons à combattre pendant notre mortalité. Consumée de désirs et d'affections pour l'immortalité, la continence est l'ennemie déclarée de tout ce qui est mortel ; aspirant à la gloire, elle a la honte en horreur. Il lui serait facile d'enchaîner nos passions si le mal n'avait pour nous aucun attrait, si notre bonne volonté n'avait pas à lutter contre les efforts de la concupiscence mauvaise. En effet, j'entends l'Apôtre s'écrier : « Je sais que le bien n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair, Je puis vouloir le bien , mais à l'accomplir je me trouve impuissant». Dès lors, dans l'état où. nous sommes, le seul bien qui nous soit possible, avec la grâce du Ciel, c'est de ne pas consentir à la concupiscence mauvaise; ce n'est que quand cette dernière aura été détruite, que le bien sera parfait. Le même Apôtre s'écrie de nouveau : «Selon l'homme intérieur, je fais mes délices de la loi de Dieu; mais dans mes membres, je vois une autre loi qui lutte contre la loi de mon esprit (Rm. VIII 18, 22-23) ».
7. Cette lutte n'est connue que de ceux qui se font les champions de la vertu et les ennemis du vice, car le mal de la convoitise n'a d'ennemi que le bien de la continence. Il est même des hommes qui, entièrement étrangers à la loi de Dieu, ne regardent pas comme ennemies les, concupiscences mauvaises, s'en font les esclaves aveugles et mettent leur bonheur à les satisfaire plutôt qu'à les dompter. D'autres ont connu la concupiscence par la loi. « En effet, dit l'Apôtre, c'est par la loi que nous connaissons le péché (Id. III, 20) » ; ailleurs il ajoute : « J'aurais ignoré la concupiscence, si la loi n'avait dit: Tu ne convoiteras point (Rm. VIII, 7) ». Et néanmoins, tout en connaissant la concupiscence, on se laissent vaincre par elle, parce qu'ils vivent sous une loi qui, en ordonnant le bien, ne donne pas la force de l'accomplir. Que ne vivent-ils plutôt sous le règne de la grâce qui, par l'Esprit, donne la force de faire ce que la loi ordonne ! Mais non; et. voilà pourquoi la loi les éclaire pour faire régner en eux le péché (Id. V, 20). La défense n'a fait qu'accroître la convoitise et l'a rendue invincible. Alors, en effet, est survenue la prévarication, laquelle n'existait pas sans la loi, quoiqu'il y eût péché. « Car, dit l'Apôtre, là où il n'y a pas de loi, il n'y a pas de prévarication (Id. IV, 15) ». C'est ainsi que, privée du secours de la grâce, la loi, en défendant le péché, n'a fait que lui imprimer une plus grande énergie : « La force du péché c'est la loi », dit toujours le même Apôtre (I Cor. XV, 56). Il n'est pas étonnant, du reste, qu'une loi, bonne en elle-même, prête à l'infirmité humaine des forces pour le mal, puisque, pour accomplir cette loi; l'homme ne peut compter que sur ses propres forces. N'ayant aucune idée de la justice de Dieu, départie si largement à celui qui est faible ; voulant, d'un autre côté, fonder sur lui-même sa propre justification, il se révolte orgueilleusement contre la justice divine (Rm. X, 3). Je suppose, au contraire, que la loi, après avoir rendu l'homme prévaricateur, lui ouvre les yeux sur la gravité de ses blessures, lui fait sentir le besoin d'une guérison, et le met sur le chemin de la grâce; aussitôt, à cette suavité funeste qui assurait la victoire à la concupiscence, le Seigneur oppose une suavité bienfaisante qui rehausse encore les charmes de la continence. Notre terre alors donnera en abondance les fruits dont se nourrit le soldat qui, Dieu aidant, soutient courageusement la lutte contre le péché.
8. Pour ces combattants, la trompette apostolique fait retentir ce cri de guerre : « Que le péché ne règne plus dans votre corps mortel jusqu'à obéir à ses désirs, et gardez-vous de faire de vos membres des armes d'iniquité. Bien plutôt apparaissez aux yeux de Dieu comme des hommes ressuscités d'entre les morts, et faites de vos membres des armes de justice. Le péché, en effet, ne régnera plus sur vous, car vous n'êtes pas sous la loi, mais sous la grâce (Rm. VI, 12-14) ».
Et ailleurs : « Donc, mes frères, nous ne sommes plus les débiteurs du corps jusqu'à vivre selon la chair. Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l'esprit vous mortifiez les oeuvres de la chair, vous vivrez. Car ceux-là sont les enfants de Dieu qui se laissent conduire par son Esprit (Id. VIII, 12-14) ». Dès lors, pourvu que notre vie mortelle reste sous l'influence de la grâce, le péché, c'est-à-dire la concupiscence du péché, car c'est d'elle qu'il s'agit ici, ne régnera pas dans notre corps. Au contraire, obéir à ses désirs, c'est montrer que nous sommes soumis à son empire. Il est donc en nous une concupiscence coupable dont nous devons briser la domination ; et, à moins de vouloir qu'elle règne sur nous, il nous faut résister à ses désirs. Loin de laisser nos membres au service de la concupiscence, soumettons-les à la continence ; qu'ils deviennent des armes de justice peur Dieu, et non point des armes d'iniquité. A cette condition; le péché ne fera pas de nous des esclaves. Puisque la loi commande le bien et ne le donne pas, secouons son joug et soumettons-nous à la grâce. Alors, du moins, nous aimerons ce que la loi ordonne, et si nous servons nous servirons librement.
9. Le même Apôtre nous presse de renoncer à la vie de la chair, pour éviter la mort, et de mortifier ses oeuvres, si nous voulons avoir la vie. Le cri de guerre qu'il fait entendre alors nous dévoile la lutte dans laquelle nous sommes engagés; en même temps il nous enflamme de courage pour combattre vivement et pour frapper de mort nos ennemis, si nous ne voulons périr sous leurs coups. Il n'est pas jusqu'à nos ennemis eux-mêmes qui ne nous soient clairement désignés, ce sont les oeuvres de la chair; frappons-les donc du glaive de la mortification. « Si, nous dit-il, vous mortifiez les oeuvres de la chair, vous vivrez ». Enfin il énumère ces oeuvres dans son épître, aux Galates : « Les oeuvres de la chair, dit-il, sont évidentes : la fornication, l'impureté, la luxure, l'idolâtrie, le sortilège, la haine, les divisions, la jalousie, les animosités, les dissensions, l'hérésie, J'envie, l'ivresse, la gourmandise et autres choses semblables. Or je vous déclare de nouveau que ceux qui s'y abandonnent ne posséderont pas le royaume de Dieu ».Telle est donc la guerre qu'il nous annonçait; et pour nous lancer ardemment à la mort de ces ennemis, il faisait retentir la trompette du Christ. En effet, précédemment il avait dit: « Je vous le déclare, laissez l'Esprit éclairer votre marche et ne suivez pas les désirs de la chair. Car la chair convoite contre l'esprit et l'esprit contre la chair ». C'est là l'ennemi qui est en présence et qui veut enchaîner notre volonté. « Et si l'esprit est votre guide, vous n'êtes plus sous le joug de la loi ». Ce combat contre la chair n'est donc que pour ceux qui vivent sous l'empire de la grâce. Or, pour nous dévoiler ces oeuvres de la chair, il ajoute les paroles que j'ai citées plus haut : « Les oeuvres de la chair sont manifestes : la fornication », et tous les autres crimes qu'il énumère et ceux qu'il nous laisse supposer et qu'il désigne implicitement par ces mots : « Et. autres choses semblables ».
A cette armée charnelle, l'Apôtre oppose ensuite une armée spirituelle : « Les fruits de l'Esprit, dit-il, sont la charité, la joie, la paix, la longanimité, la bonté, la confiance, la mansuétude, la continence, et contre de tels biens il n'y a point de loi ». Il ne dit pas : contre ces biens, car on aurait pu supposer que ce sont les seuls, quoique cependant on ait dû en appliquer les caractères à tous les biens de même espèce; son expression est donc plus générale et désigne tous les biens semblables. Toutefois il termine cette énumération par la continence, désirant par là que cette vertu produise sur nos esprits l'impression la plus vive et la plus durable. Et en effet, dans cette lutte de l'esprit contre la chair, la continence n'occupe-t-elle pas le premier rang? N'est-ce pas elle qui crucifie en quelque sorte la concupiscence de la chair? De là ce qui suit : « Ceux qui appartiennent à Jésus-Christ ont crucifié leur chair avec leurs passions et leurs concupiscences ». C'est là l'œuvre de la continence et la mort des oeuvres de la chair. Au contraire, ceux qui désertent la continence, pour suivre les attraits de la concupiscence, sont frappés mortellement par les oeuvres mêmes qu'ils accomplissent. Saint Augustin De la continence c. III
SI L’ON NE CONNAIT PAS L’ENNEMI L’ON EST DÉJÀ VAINCU
Il s'agit du titre d'un livre, écrit par Abu Bakr Naji (probablement un pseudonyme collectif), et qui est très certainement, d'après Valeurs actuelles, le livre de chevet des chefs djihadistes qui sévissent partout dans le monde, qu'il s'agisse d'Al Qaïda, de Daesh ou de Boko Haram. Jamais traduit avant avril 2007, date à laquelle il est sorti en France aux Editions de Paris avec une préface de Jacques Heers, il est comparable par son importance au "Mein Kampf" d'Hitler, dont le maréchal Lyautey recommandait la lecture afin de comprendre ce qui se tramait.
Cet article d'avril 2009 analyse ce livre comme étant le memento du parfait barbare djihadiste, et les évènements auxquels nous assistons depuis ces dernières années montrent que les conseils qu'il prodigue sont suivis à la lettre. Ce texte revêt une importance particul ière dans le contexte qui est le nôtre :
"Ce texte, jamais traduit en français, a été longuement étudié par le Combating Terrorisrn Center de West Point (le Saint-Cyr américain) et l’Olin Institute For Strategic Studies d’Harvard, vigilants observateur de la menace islamiste. Dans l’esprit même du philosophe chinois Sun Tzu : « Si tu connais ton ennemi et si tu te connais toi-même, ta victoire ne fera aucun doute. Si tu connais le Ciel et si tu connais la Terre, tu peux faire que ta victoire soit encore plus complète. »[...]
[...] "Ces travaux jihadistes sont intelligents (et diaboliquement intelligents), ce sont des manuels d’insurrection globale rédigés par des penseurs particulièrement doués. La question peut se poser de savoir si ces textes guident les actions des jihadistes de terrain. Ce qui est sûr, en revanche, c’est qu’ils sont lus et étudiés par l’intelligentsia jihadiste et qu’ils sont la meilleure des sources pour comprendre la nature intrinsèque du mouvement jihadiste.»[...]
Que dit Abu Bakr Naji? Qu’il ne croit pas que le mouvement jihadiste peut vaincre les États-Unis via un affrontement frontal mais qu’il peut le faire au prix d’une guerre planétaire et terroriste. En propageant partout la peur, la mort, la haine, en frappant les alliés — musulmans et non-musulmans — des infidèles, en ruinant les économies des puissances occidentales, se mettra en place une barbarie (nous aurions pu aussi bien traduire le titre arabe par Gestion de la sauvagerie) que les jihadistes auront à gérer. Et c’est de cette gestion (ce management en anglais), étape indispensable, qu’émergera le califat, la victoire d’Allah, le règne de l’Oumma.
Les actions terroristes tous azimuts, explique — et veut démontrer — Abu Bakr Naji, créeront un tel sentiment d’insécurité que des régions entières, des régions « barbares », des régions « sauvages », seront abandonnées aux jihadistes qui s’appliqueront alors à les gérer, appelés à le faire — suppliés de le faire — par les populations (musulmanes mais aussi non-musulmanes) hébétées de terreur et avides d’un retour à l’ordre. Une fois l’ordre islamique, l’ordre de la charia, rétabli, la marche vers le califat coulera de source.
Une illusion jihadiste ? Pas vraiment. Souvenons-nous qu’après les attentats islamistes de Madrid, une majorité d’Espagnols ont renvoyé le très pugnace Aznar pour se jeter dans les bras de Zapatero qui leur promettait d’acheter leur sécurité — leur dhimmitude en fait — en se rangeant aux exigences jihadistes : le retrait des forces espagnoles engagées en Irak.[...]
On lira aussi avec intérêt ce que Abu Bakr Naji écrit de l’utilisation des médias et de l’opinion publique, explicitant bien qu’il y a là un « ventre mou » qu’il convient de manipuler intelligemment. La méconnaissance de la menace islamiste et ce tabou suicidaire de s’interdire tout amalgame entre « islam » et « islamisme » sont les meilleurs alliés des théoriciens du jihad. D’un côté, des combattants prêts à tout — et d’abord au pire — pour imposer la loi de l’Oumma. De l’autre, des peuples fatigués et des gouvernants sans réelle volonté politique. D’un côté, la barbarie comme moyen de conquête. De l’autre, un mol endormissement…" [...] Source Le Salon Beige
Donc, en résumé la stratégie islamique est : oumma ab chao, qui nous fait penser évidemment à celle des illuminati : Ordo [NOM] ab chao.
LES ROUGES PAS MORTS
Certains ont voulu nous faire croire que « saint » Jean-Paul II avait été à l’origine de la chute du Mur de Berlin, et que nous étions face à la fin du communisme ; en fait, le serpent n’a fait que muer :
Le président chinois, qui veur montrer qu'il règne en maître absolu sur l'Armée populaire de Libération, prévoit d'organiser plus de défilés que tous ses prédécesseurs depuis Mao Tsé-toung. Le premier aura lieu le 3 septembre, à l'occasion du 70e anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale.
Correspondant à Pékin
Le président Xi Jinping poursuit son «rêve chinois» de grandeur retrouvée. Et il n'hésite pas à exhiber ses muscles en étalant la force militaire de la République populaire, qui se targuait jusqu'à son arrivée au pouvoir, début 2013, de sa «montée en puissance pacifique». Le numéro un chinois prévoit d'organiser pas moins de quatre défilés militaires au cours de son règne, plus que tous ses prédécesseurs depuis Mao Tsé-toung.
«Les parades militaires seront la nouvelle norme pendant les mandats de Xi» (deux fois cinq ans), explique une source proche du pouvoir citée par l'Agence Reuters en paraphrasant le «xin changtai» (nouveau normal), l'une des expressions fétiches du président visant à tempérer les ardeurs de la croissance chinoise. Il s'agit pour Xi Jinping «d'impressionner» un Japon, qui serait en rupture avec son passé pacifiste selon Pékin, et de montrer qu'il règne en maître absolu sur l'Armée populaire de Libération (APL), cible principale d'une campagne anti-corruption sans précédent, qui a semé le trouble dans ses rangs.
Souligner «les succès de la campagne anti-corruption»
Le premier défilé aura lieu le 3 septembre à l'occasion du 70e anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale. Les troupes s'entraînent déjà dans le plus grand secret dans les faubourgs de Pékin, pour le premier exercice de ce type sous le règne du nouvel empereur rouge. La Chine organisera trois autres parades, le 1er aout 2017, à l'occasion du 90e anniversaire de l'APL, le 1 octobre 2019, pour le 70e anniversaire de la République populaire et le 1 juillet 2021 pour marquer les 100 ans du Parti communiste chinois (PCC).
Le président passera à chaque fois les troupes en revue et sera salué par les principaux commandants de l'APL lors de ces cérémonies retransmises en direct. Les défilés militaires «montreront au monde que le président Xi contrôle pleinement le Parti, le gouvernement et l'armée et souligneront les succès de la campagne anti-corruption», affirme Li Jié, un colonel à la retraite.
L'opération mains propres a fait tomber plusieurs haut gradés au sein de l'armée pour des faits de corruption extravagants. Mais aussi de simples officiers. La gabegie aurait atteint un tel niveau au sein de l'APL, qu'elle entraverait sa capacité à mener des guerres, jugent les experts militaires chinois. La lutte anti-corruption, qui s'accompagne de bouleversements importants dans l'organisation de l'état major a sapé le moral de l'APL.
Les chefs d'Etat étrangers invités
Les grands défilés doivent aussi servir à «impressionner le Japon et faire savoir au monde la détermination de la Chine à maintenir l'ordre mondial issu de l'après-guerre», a souligné Hu Zhanhao, un éditorialiste cité dans un article repris par le Quotidien du peuple. Et d'ajouter: «Ce n'est qu'en exhibant ses capacités militaires que la Chine peut montrer au Japon sa posture et sa détermination».
Les relations entre Pékin et Tokyo sont très dégradées, en raison principalement d'un différend territorial et de fortes dissensions portant sur l'Histoire. En Chine, pas une semaine ne se passe sans que la presse officielle ou les autorités reviennent sur le passé du Japon, en l'accusant de refuser d'accomplir un travail de mémoire sur les atrocités commises par son armée.
En 1999 et 2009, Pékin avait accueilli une grande parade militaire dans la plus pure tradition socialiste, pour fêter respectivement les 50 et 60 ans du régime communiste. La plus grande armée au monde avait exhibé de nouveaux armements, comme des missiles, des avions et des drones, sur l'avenue de la Paix éternelle et la place Tiananmen, coeur du pouvoir en Chine. Pour la première fois, les chefs d'Etat étrangers seront invités pour l'occasion… Seul Vladimir Poutine a déjà répondu présent.
Les enthousiastes militaires attendent avec impatience de voir si les chasseurs furtifs de cinquième génération Chengdu J-20 défileront, ainsi que les Shenyang J-31 de 4e génération, et plusieurs systèmes de missiles… Cependant, à en croire un rapport de la Rand Corp. commandé par le Congrès américain, l'APL serait incapable de «remporter des guerres» en dépit de l'augmentation significative des dépenses militaires de Pékin visant à renforcer son armée. L'APL aurait néanmoins rattrapé, en partie, son très important retard sur l'US Army, ajoute la Rand Corp. Source Figaro 13/02/15
L’HISTOIRE PEUT ÊTRE MAITRESSE DE VIE SI L’ON S’EN SERT ET SI L’ON RÉFLÉCHIT UN PEU
Parmi les vérités les plus belles et mystérieuses de notre foi, figure le dogme de la vision béatifique des âmes au ciel. La vision béatifique consiste dans la contemplation immédiate et intuitive de Dieu réservée aux âmes qui sont passées dans l’autre vie, dans l’état de grâce et complètement purifiées de toute imperfection.
Cette vérité de foi, énoncée dans la Sainte Écriture et confirmée au cours des siècles par la Tradition, est un dogme intangible de l’Église catholique. Le Nouveau Catéchisme le rappelle au n°1023 : «Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, et qui sont parfaitement purifiés, vivent pour toujours avec le Christ. Ils sont pour toujours semblables à Dieu, parce qu’ils le voient “tel qu’il est” (1 Jn 3, 2), “face à face” (cf. 1Cor 13, 12) ».
Au début du XIVème siècle, un Pape, Jean XXII, contesta cette thèse dans son magistère ordinaire et tomba dans l’hétérodoxie. Les catholiques les plus zélés de son époque le reprirent publiquement. Jean XXII – a écrit le cardinal Schuster – «a de graves responsabilités devant le tribunal de l’histoire (…)», parce-qu’il «offrit à l’Église entière le spectacle humiliant des princes, du clergé et des universités qui remettent le Pontife dans le droit chemin de la tradition théologique catholique, en le mettant dans la dure nécessité de revenir sur ses propos» (Idelfonso Schuster o.s.b., Gesù Cristo nella storia. Lezioni di storia ecclesiastica, Benedictina Editrice, Rome 1996, pp. 116-117).
Jean XXII, dans le siècle Jacques Duèze, fut élu au trône pontifical à Lyon le 7 août 1316, après deux ans de vacance du Saint-Siège, suite à la mort de Clément XV. Il eût à vivre une époque tourmentée de l’histoire de l’Église, entre l’enclume du roi de France Philippe-le-Bel et le marteau de l’Empereur Louis-de-Bavière, tous deux opposés à la Primauté de Rome [Les laïcistes de l’époque]. Pour réaffirmer la suprématie du Pontife romain, contre les attaques gallicanes et laicistes insidieuses, le théologien augustinien Agostino Trionfo (1243 1328) composa, entre 1324 et 1328, à la demande du Pape, sa Summa de ecclesiastica potestate. Mais Jean XXII se mit en contradiction avec la tradition de l’Église sur un point de première importance.
Lors de trois sermons prononcés dans la cathédrale d’Avignon entre le 1er novembre 1331 et le 5 janvier 1332, il soutint la thèse selon laquelle les âmes des justes, même après leur parfaite purification au purgatoire, ne jouissent pas de la vision béatifique de Dieu. C’est seulement après la résurrection de la chair et le jugement dernier qu’elles seraient élevées par Dieu à la vision de la Divinité. Placées “sous l’autel” (Apoc. 6. 9) les âmes des saints seraient consolées et protégées par l’humanité du Christ, mais la vision béatifique serait différée jusqu’à la résurrection des corps et le jugement dernier (Marc Dykmans dans Les sermons de Jean XXII sur la vision béatifique, Università Gregoriana, Rome 1973, a publié les textes intégraux des sermons prononcés par Jean XXII; cf. aussi Christian Trottman, La vision béatifique. Des disputes scolastiques à sa définition par Benoît XII, École Française de Rome, Rome 1995, pp. 417-739).
L’erreur selon laquelle la vision béatifique de la Divinité serait accordée aux âmes non pas à la suite du premier jugement, mais seulement après la résurrection de la chair, était une erreur ancienne, mais elle avait été réfutée au XIIIème siècle par saint Thomas d’Aquin, principalement dans le De veritate (q. 8, ad 1) et dans la Somme Théologique (I, q. 12, a. 1). Quand Jean XXII proposa de nouveau cette erreur, il fut critiqué ouvertement par de nombreux théologiens. Parmi ceux qui intervinrent dans le débat, il y eut Guillaume Durand de Saint Pourcain, évêque de Meaux (1270-1334), qui accusa le Pape de réintroduire les hérésies des cathares, le dominicain anglais Thomas Waleys (1318–1349), qui, du fait de sa résistance publique, subit procès et prison, le franciscain Nicola da Lira (1270-1349) et le cardinal Jacques Fournier (1280-1342), théologien pontifical, auteur d’un traité De statu animarum ante generale iudicium.
Quand le Pape chercha à imposer cette doctrine erronée à la Faculté de théologie de Paris, le roi de France Philippe VI de Valois en interdit l’enseignement et, selon ce que rapporte le chancellier de la Sorbonne Jean Gerson, alla jusqu’à menacer Jean XXII de la peine du bûcher, s’il ne retirait pas ses déclarations. Les prêches de Jean XXII totus mundum christianum turbaverunt (ont troublé toute la Chrétienté), déclara le Maître des Ermites de saint Augustin, Thomas de Strasbourg (in Dykmans, op. cit., p. 10).[Que diraient ces éminents théologiens aujourd’hui, depuis Jean XXIII, et que dirait-il de certains qui affirment que ceux-là disent des hérésies mais ne sont pas hérétiques ?]
A la veille de sa mort, Jean XXII affirma s’être prononcé seulement en tant que théologien privé [Ce qui est un gros mensonge puisqu’il a voulu l’imposer à la Sorbonne], sans engager le magistère qu’il détenait. Giovanni Villani rapporte dans sa Chronique une rétractation que fit le Pape à propos de sa thèse, le 3 décembre 1334, la veille de sa mort, à l’instigation du cardinal Dal Poggetto, son neveu, et d’autres personnes de sa famille.
Le 20 décembre 1334, fut élu pape le cardinal Fournier, qui prit le nom de Benoît XII (1335-1342). Le nouveau pontife voulut clore le sujet par une définition dogmatique, la constitution Benedictus Deus du 29 janvier 1336, qui s’exprime en ces termes : «En vertu de l’autorité apostolique nous définissons que selon la disposition générale de Dieu, les âmes de tous les saints (…) avant même de reprendre leurs corps et avant même le jugement, ont été, sont et seront au ciel (…) et que ces âmes ont vu et voient l’essence divine par une vision intuitive et, plus encore, en face à face – sans la médiation d’aucune créature » (Denz-H, n. 1000 ). C’était un article de foi qui fut repris le 6 juillet 1439 par la bulle Laetentur coeli du Concile de Florence (Denz-H, n. 1305).
A la suite de ces décisions doctrinales, la thèse soutenue par Jean XXII devait être considérée comme formellement hérétique, même si à l’époque où le Pape la soutint, elle n’avait pas encore été définie comme un dogme de foi. Saint Robert Bellarmin qui a traité largement ce cas dans le De Romano Pontifice (Opera omnia, Venetiis 1599, Lib. IV, cap. 14, coll. 841-844) écrit que Jean XXII proposa une thèse hérétique, avec l’intention de l’imposer comme vérité aux fidèles, mais il mourut avant d’avoir pu définir le dogme, et donc sans porter atteinte par son comportement au principe de l’infaillibilité pontificale.
L’enseignement hétérodoxe de Jean XXII était certainement un acte du magistère ordinaire, concernant la foi de l’Église, mais non pas infaillible, parce que privé du caractère de définition. [D’où l’astuce des modernistes de Vatican II qui se gardent de ne rien définir, mais qui imposent leurs délires comme s’ils étaient infaillibles et vont même jusqu’à prétendre qu’ils appartiennent à la Révélation]
Si nous devions appliquer à la lettre l’Instruction Donum Veritatis du 24 mai 1990, ce magistère authentique, bien que non infaillible, aurait dû, selon certains, être reçu comme un enseignement dispensé par des pasteurs qui, dans la succession apostolique, parlent avec le «charisme de la vérité» (Dei Verbum, n. 8) , «revêtus de l’autorité du Christ» (Lumen Gentium, n° 25), «à la lumière de l’Esprit-Saint» (ibidem). Sa thèse aurait requis le degré d’adhésion dénommé «déférence religieuse de la volonté et de l’intellect, enraciné dans la confiance de l’assistance divine au magistère», et donc «dans la logique et sous la motion de l’obéissance de la foi» (Mgr Fernando Ocariz, “Osservatore Romano”, 2 décembre 2011).
Les défenseurs de l’orthodoxie catholique, au lieu de résister ouvertement aux doctrines hérétiques du Pape, auraient dû s’incliner devant son “magistère vivant”, et Benoît XII n’aurait pas dû opposer à la doctrine de son prédécesseur le dogme de foi qui nous assure que les âmes des justes, après la mort, jouissent de l’Essence divine par une vision intuitive et directe. Mais, grâce à Dieu, quelques bons théologiens et prélats de l’époque, mus par leur sensus fidei, refusèrent publiquement d’approuver l’autorité suprême. Une vérité importante de notre foi put ainsi être conservée, transmise et définie. (Roberto de Mattei CORRESPONDANCE EUROPÉENNE - 10 FÉVRIER 2015)[La différence avec la situation actuelle est que cela fait cinquante ans que le Siège de Pierre est occupé par des intrus, modernistes, libéraux, maçons, qui enseignent une autre religion, et pratiquent un autre culte, dispensnt d’autres sacrements que ceux de l’Église catholique]
En la fête des apparitions de Notre-Dame à Lourdes
En 778, Charlemagne, lassé par la résistance opiniâtre du Seigneur sarrasin Mirât occupant la citadelle de Mirambel (l'actuelle citadelle de Lourdes) s'apprête à lever le siège lorsque Turpin, évêque du Puy-en-Velay, compagnon de Charlemagne, a une inspiration et obtient l'autorisation d'aller parlementer avec l'assiégé. Il propose à Mirât de se rendre, non pas au souverain, mais à la Reine des cieux. La proposition plaît au chef Maure qui dépose ses armes aux pieds de la Vierge noire du Puy et se fait baptiser. Le jour de son baptême, Mirât prent le nom de Lorus qui, transmis à la ville, devint plus tard Lourdes. Lors de la reddition il est écrit que Mirât : « ne connaît aucun mortel au-dessus de lui et préfère la mort à la honte de la capitulation ; qu'il rend les armes au serviteur de Notre-Dame, et est prêt à recevoir le baptême, à condition que son comté ne relève jamais, soit pour lui soit pour ses descendants que d'Elle seule. » Charlemagne signe l'accord. Le 11 février 1858, Notre Dame apparaît à Sainte Bernadette et demande à être vénérée à Lourdes.
Jeudi 11 février 1858 : la première rencontre
Première apparition. Accompagnée de sa soeur et d'une amie, Bernadette se rend à Massabielle, le long du Gave, pour ramasser des os et du bois mort. Enlevant ses bas pour traverser le ruisseau et aller dans la Grotte, elle entend un bruit qui ressemblait à un coup de vent, elle lève la tête vers la Grotte : "J'aperçus une dame vêtue de blanc : elle portait une robe blanche, un voile blanc également, une ceinture bleue et une rose jaune sur chaque pied". Bernadette fait le signe de la croix et récite le chapelet avec la Dame. La prière terminée, la Dame disparaît brusquement.
Dimanche 14 février 1858 : l'eau bénite
Deuxième apparition. Bernadette ressent une force intérieure qui la pousse à retourner à la Grotte malgré l'interdiction de ses parents. Sur son insistance, sa mère l'y autorise ; après la première dizaine de chapelet, elle voit apparaître la même Dame. Elle lui jette de l'eau bénite. La Dame sourit et incline la tête. La prière du chapelet terminée, elle disparaît.
Jeudi 18 février 1858 : la Dame parle
Troisième apparition. Pour la première fois, la Dame parle. Bernadette lui présente une écritoire et lui demande d'écrire son nom. Elle lui dit : "Ce n'est pas nécessaire.", et elle ajoute : "Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde mais dans l'autre. Voulez-vous me faire la grâce de venir ici pendant quinze jours?"
Vendredi 19 février 1858 : le premier cierge
Quatrième apparition. Bernadette vient à la Grotte avec un cierge bénit et allumé. C'est de ce geste qu'est née la coutume de porter des cierges et de les allumer devant la Grotte.
Samedi 20 février 1858 : la grande tristesse
Cinquième apparition. La Dame lui a appris une prière personnelle. A la fin de la vision, une grande tristesse envahit Bernadette.
Dimanche 21 février 1858 : "Aquero"
Sixième apparition. La Dame se présente à Bernadette le matin de bonne heure. Une centaine de personnes l'accompagnent. Elle est ensuite interrogée par le commissaire de police Jacomet. Il veut lui faire dire ce qu'elle a vu. Bernadette ne lui parle que d' "Aquero" (cela).
Mardi 23 février 1858 : le secret
Septième apparition. Entourée de cent cinquante personnes, Bernadette se rend à la Grotte. L'Apparition lui révèle un secret "rien que pour elle ".
Mercredi 24 février 1858 : «Pénitence !»
Huitième apparition. Message de la Dame : "Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! Priez Dieu pour les pécheurs ! Allez baiser la terre en pénitence pour les pécheurs ! "
Jeudi 25 février 1858 : la source
Neuvième apparition. Trois cents personnes sont présentes. Bernadette raconte : "Elle me dit d'aller boire à la source (…). Je ne trouvai qu'un peu d'eau vaseuse. Au quatrième essai je pus boire. Elle me fit également manger une herbe qui se trouvait près de la fontaine puis la vision disparut et je m'en allai." Devant la foule qui lui demande: "Sais-tu qu'on te croit folle de faire des choses pareilles ?, elle répond : "C'est pour les pécheurs."
Samedi 27 février 1858 : silence
Dixième apparition. Huit cents personnes sont présentes. L'Apparition est silencieuse. Bernadette boit l'eau de la source et accomplit les gestes habituels de pénitence.
Dimanche 28 février 1858 : pénitence
Onzième apparition. Plus de mille personnes assistent à l'extase. Bernadette prie, baise la terre et rampe sur les genoux en signe de pénitence. Elle est ensuite emmenée chez le juge Ribes qui la menace de prison.
Lundi 1er mars 1858 : la première miraculée de Lourdes
Douzième apparition. Plus de mille cinq cents personnes sont rassemblées et parmi elles, pour la première fois, un prêtre. Dans la nuit, Catherine Latapie, une amie lourdaise, se rend à la Grotte, elle trempe son bras déboîté dans l'eau de la source : son bras et sa main retrouvent leur souplesse.
Mardi 2 mars 1858 : le message aux prêtres
Treizième apparition. La foule grossit de plus en plus. La Dame lui demande : "Allez dire aux prêtres qu'on vienne ici en procession et qu'on y bâtisse une chapelle". Bernadette en parle à l'abbé Peyramale, curé de Lourdes. Celui-ci ne veut savoir qu'une chose : le nom de la Dame. Il exige en plus une preuve : voir fleurir en plein hiver le rosier (l'églantier) de la Grotte.
Mercredi 3 mars 1858 : le sourire de la Dame
Quatorzième apparition. Dès 7 heures le matin, en présence de trois mille personnes, Bernadette se rend à la Grotte, mais la vision n'apparaît pas ! Après l'école, elle entend l'invitation intérieure de la Dame. Elle se rend à la Grotte et lui redemande son nom. La réponse est un sourire. Le curé Peyramale lui redit : "Si la Dame désire vraiment une chapelle, qu'elle dise son nom et qu'elle fasse fleurir le rosier de la Grotte".
Jeudi 4 mars 1858 : huit mille personnes à la Grotte
Quinzième apparition. La foule toujours plus nombreuse (environ huit mille personnes) attend un miracle à la fin de cette quinzaine. La vision est silencieuse. Le curé Peyramale campe sur sa position. Pendant vingt jours, Bernadette ne va plus se rendre à la Grotte : elle n'en ressent plus l'irrésistible attrait.
Jeudi 25 mars 1858 : la Dame révèle enfin son nom
Seizième apparition. La vision révèle enfin son nom, mais le rosier (ou églantier) sur lequel elle pose les pieds au cours de ses Apparitions ne fleurit pas. Bernadette raconte : "Elle leva les yeux au ciel, joignant en signe de prière ses mains qui étaient tendues et ouvertes vers la terre, et me dit: Que soy era immaculada councepciou". Bernadette part en courant et répète sans cesse, sur le chemin, des mots qu'elle ne comprend pas. Ces mots troublent le brave curé. Bernadette ignorait cette expression théologique qui désigne la Sainte Vierge. Quatre ans plus tôt, en 1854, le pape Pie IX en avait fait une vérité de la foi catholique.
Mercredi 7 avril 1858 : le miracle du cierge
Dix-septième apparition. Pendant cette Apparition, Bernadette tient son cierge allumé. La flamme entoure longuement sa main sans la brûler. Ce fait est immédiatement constaté par le médecin, le docteur Douzous.
Vendredi 16 juillet 1858 : la toute dernière apparition
Dix-huitième apparition. Bernadette ressent le mystérieux appel de la Grotte, mais l'accès à Massabielle est interdit et fermé par une palissade. Elle se rend donc en face, de l'autre côté du Gave... et voit la Vierge Marie, une ultime fois : "Il me semblait que j'étais devant la grotte, à la même distance que les autres fois, je voyais seulement la vierge, jamais je ne l'ai vue aussi belle !".
Et le sanctuaire de Dieu dans le ciel fut ouvert, et l'arche de son alliance apparut dans son sanctuaire. Et il y eut des éclairs, des bruits, des tonnerres, un tremblement de terre et une grosse grêle. Puis il parut dans le ciel un grand signe: une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête. Après cela, j'entendis dans le ciel comme une grande voix d'une foule immense qui disait; " Alleluia! Le salut, la gloire et la puissance appartiennent à notre Dieu, Et j'entendis comme la voix d'une foule immense, comme le bruit des grandes eaux, comme le fracas de puissants tonnerres, disant: "Alleluia! car il règne, le Seigneur notre Dieu, le Tout-Puissant! Réjouissons-nous, tressaillons d'allégresse et rendons-lui gloire; car les noces de l'Agneau sont venues, et son épouse s'est préparée, et il lui a été donné de se vêtir de lin fin, éclatant et pur. " - Ce fin lin, ce sont les vertus des saints. Et l'ange me dit: " Ecris: Heureux ceux qui sont invités au festin des noces de l'Agneau! " Et il ajouta: " Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu. " Ap.
Ou le CHRIST-ROI ou ALLAH-ROI
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La charia la plus rigorste ratifié par tous les pays arabes
ripostelaique.com/.../exclusif-en-1996-tous-les-pays-arabes-ont-ratifie-la-charia Exclusif - En 1996, tous les pays arabes ont ratifié la charia ! www.youtube.com/watch Le professeur Sami Aldeeb ...
La laicité n'est pas une protection contre la secte mahométane
Le christianisme demande à ses disciples qu'ils joignent la bonne vie à la pureté de la doctrine. Ces gens craignent de nous approcher, dit Jésus, parce qu'ils ne veulent pas vivre dans la pureté et dans la sainteté. Personne ne reprend, ceux qui vivent dans l’erreur des gentils, à cause de leurs excès : ceux qui adorent les dieux du paganisme, et célèbrent des fêtes aussi, infâmes, aussi ridicules que le sont leurs dieux mêmes, ont une conduite digne de la doctrine qu'ils professent mais ceux qui adorent Dieu, s'ils sont des lâches, s'ils vivent mal ; il n'est personne qui ne leur adresse des réprimandes et des reproches : tant la vérité est en admiration, même parmi ses ennemis.
Considérez donc, mes frères, avec quelle exactitude et quelle précision Jésus-Christ parle : il ne dit pas : celui qui fait le mal ne s'approche point de la lumière, mais celui qui persévère dans le mal; en d'autres termes, celui qui se plaît à se vautrer toujours dans la boue du péché, ne veut point se soumettre à mes lois : il se tient à l'écart, pour se livrer librement à la volupté et faire toutes les autre choses que je défends; S'il s'approchait de moi, il serait comme un voleur que la lumière découvre aussitôt. Voilà pourquoi il fuit mon empire. Et véritablement nous entendons dire à bien des gentils, que la raison pour laquelle ils ne peuvent se résoudre à embrasser notre religion, c'est qu'ils ne sauraient s'abstenir de l'ivrognerie, de la fornication et d'autres vices semblables.
Quoi donc ! direz-vous, est-ce qu'il n'y a pas des chrétiens dont la vie n'est pas meilleure que celle des païens? est-ce qu'il n'y a pas des païens qui vivent philosophiquement? Qu'il y ait des chrétiens qui font le mal, je le sais aussi bien que vous ; mais qu'il y ait des gentils qui fassent le bien, c'est ce qui n'est pas également venu à ma connaissance. Et ne me parlez pas de ceux qui sont naturellement modérés, modestes et ornés de belles qualités; car ce n'est point là en quoi consiste la vertu mais parlez-moi de ceux qui, étant violemment agités par les passions, vivent néanmoins philosophiquement. Certes, vous ne m'en trouverez point. En effet, si la promesse d'un royaume, si la menace d'un enfer et bien d'autres semblables vérités, peuvent à peine retenir les hommes dans l'exercice de la vertu ; combien plus difficilement la pratiqueront-ils, ceux qui ne croient rien de tout cela? Que si quelques-uns contrefont la vertu, c'est par un esprit de vanité : or, ceux qui se contrefont ainsi, et qui exercent la vertu par vaine gloire, ne s'abstiendront pas, s'ils espèrent échapper aux regards, de satisfaire leurs mauvaises inclinations. Mais, toutefois, afin qu'on ne pense pas de nous que nous aimons à contester, nous vous accordons que parmi les gentils il s'en rencontre quelques-uns qui vivent bien ; car cela ne détruit nullement ce que nous avons avancé, puisque nous n'avons entendu parler que de ce qui arrive communément, et non pas de ce qui peut se rencontrer quelquefois.
Considérez encore que Jésus-Christ leur ôte d'ailleurs tout prétexte et toute excuse, en disant que la lumière est venue dans le monde : l'ont-ils cherchée, dit-il, cette lumière? Se sont-ils donné quelque peine, quelque mouvement pour la trouver? La lumière s'est elle-même présentée à eux, et. ils n'ont pas même fait un pas vers elle. Mais comme ils peuvent alléguer la mauvaise vie de quelques chrétiens et s'en faire une excuse, nous leur répondrons qu'il n'est pas ici question de ceux qui sont nés chrétiens et qui ont reçu de leurs pères la véritable religion, quoique le plus souvent leur mauvaise vie finisse par les écarter de la vraie foi. Néanmoins je ne crois pas que ce soit d'eux que parle maintenant Jésus-Christ, je pense au contraire qu'il a en vue ces gentils ou ces Juifs qui auraient dû se convertir et embrasser la vraie foi. Car il fait voir qu'aucun de ceux qui vivent dans l'infidélité, ne peut approcher de la foi, qu'il ne se soit auparavant prescrit une règle de bonne vie, et que personne ne demeurera dans l'incrédulité, si auparavant il n'a résolu de persévérer dans le mal. Ne me dites pas : cet homme est chaste, il ne vole pas le bien d'autrui, parce que ce n'est point en ces choses seulement que consiste la vertu. En effet, de quoi lui servira-t-il d'être chaste, de ne point voler, si d'ailleurs il est passionné pour la vaine gloire, ou si, par complaisance pour ses amis, il demeure dans l'infidélité? ce n'est pas là bien vivre. L'esclave de la gloire ne pèche pas moins que le fornicateur, ou plutôt il commet beaucoup plus de péchés et de beaucoup plus grands.
Mais faites-moi connaître quelqu'un qui soit exempt de tous vices et de tous péchés et qui néanmoins reste païen : je vous en défie jamais vous ne m'en pourrez trouver un seul. Ceux d’entre-eux qui ont le plus brillé et qu'on dit avoir méprisé les richesses et la bonne chère, ont été, plus que les autres, esclaves de la gloire, qui est la source de toutes sortes de maux. Voilà par où les Juifs ont persévéré dans leur malice et dans leur méchanceté, et c'est aussi la raison pour laquelle Jésus-Christ leur fait ce reproche : "Comment pouvez-vous croire, vous qui recherchez la gloire qui vient des hommes? " (Jn V, 44) Mais pourquoi n'a-t-il point parlé de cela à Nathanaël, à qui il enseignait la vérité, et ne lui a-t-il pas tenu de longs discours? c'est parce que l'âme de celui-ci n'était point infectée de cette passion, et qu'il était venu le trouver avec un coeur simple, disposé à faire ce qu'il lui ordonnerait : et qu'il employait, à écouter sa doctrine et ses instructions, le temps que les autres donnent au repos et au sommeil. A la vérité il était venu trouver Jésus à la sollicitation de Philippe; cependant le divin Sauveur ne le rebuta pas; en effet, c'est à lui qu'il dit : " Vous verrez un jour les cieux ouverts, et les anges de Dieu monter et descendre",(Jn 1, 51) Mais à Nicodème il ne dit rien de cela, il l'entretient de l'incarnation et de la vie éternelle, parlant diversement à chacun selon les dispositions de son coeur : Nathanaël, qui entendait les prophètes, et qui n'était pas si craintif, dut se tenir pour content de ce qu'il lui dit; quant à Nicodème. qui était encore timide et craintif, il ne lui révèle pas tout sur-le-champ, mais il ébranle son âme pour chasser la crainte, par la crainte, il lui fait entendre que celui qui ne croit pas est déjà condamné; que ne pas croire, c'est l'effet d'une mauvaise volonté. Et comme il tenait grand compte de la gloire humaine et même plus que des supplices, car, dit l’Écriture, " Plusieurs des sénateurs crurent en lui, mais à cause des Juifs ils n'osaient le reconnaître a publiquement " (Jn II, 42), il en tire un argument propre à le toucher, et, par ses paroles, lui fait connaître qu'on ne peut avoir d'autre raison de ne pas croire en lui que de mener une vie déréglée et impie. Il est à remarquer que dans la suite Jésus-Christ dit " Je suis la lumière du monde " (Jn VIII, 12), et qu'ici il dit seulement : " La lumière est venue dans. le monde ". (Jn III, 19) La raison en est qu'au commencement il parlait d'une manière obscure, dans la suite il s'exprime plus clairement. Mais de plus la crainte de l'opinion publique retenait cet homme et l’intimidait. Voilà pourquoi Jésus-Christ ne lui parle qu'avec réserve. Saint Jean Chrysostome Homélie 28 sur Saint Jean
le 10 févier 1638 : consécration de la France par Louis XIII
C'est en 1636, que la Sainte Vierge apparaît et demande à Mère Anne-Marie de Jésus Crucifié, religieuse stigmatisée que le Cardinal de Richelieu tenait en grande estime, que la France lui soit consacrée. L'année suivante, le Roi Louis XIII consacre sa personne et son Royaume à Marie, et avec la Reine, Anne d'Autriche ; par ailleurs le couple royal multiplie prières et pèlerinages pour obtenir un héritier.
La Mère de Dieu répond en apparaissant à un religieux de Notre-Dame des Victoires, tout juste fondée par le Roi, reconnaissant pour ses premiers succès. Elle demande trois neuvaines à Notre-Dame de Cotignac en Provence, Notre-Dame de Paris et Notre-Dame des Victoires. Le caractère surnaturel des faits est rapidement reconnu et la Reine est prévenue. Le religieux, frère Fiacre, achève les trois neuvaines le 5 décembre et c'est neuf mois après, jour pour jour, que naît Louis Dieudonné futur XIV.
Le Frère Fiacre, religieux du couvent des Augustins de Montmartre, à Paris, alors qu'il priait à cette intention reçoit la révélation de la naissance future de Louis XIV, si 3 neuvaines sont célébrées à cet effet : « la première adressée à Notre Dame de Grâces, en Provence, la seconde à Notre Dame de Paris, la troisième à Notre Dame des Victoires. » Entre cette révélation et la possibilité pour le frère Fiacre de convaincre ses supérieurs 6 ans se passent. Le 3 novembre 1637, la Sainte Vierge lui apparaît en tenant un enfant :
« N'ayez pas peur, je suis la Mère de Dieu, et l'enfant que vous voyez est le dauphin que Dieu veut donner à la France. » Le 05 décembre 1637 le frère Fiacre termine les neuvaines qu'il n'a pu transmettre à la famille royale. Ce même jour Anne d'Autriche est déclarée enceinte.
Evolution de la révolution
Certains nous disent que les choses évoluent, effectivement, la révolution continue, après le choc du concile il reste encore quelques ruines à démolir. D’aillleurs le cardinal Müller nous dénonce fort bien ce qu’il s’est passé au concile.
DE L’AVIATION ET DES ARQUEBUSES
Les cardinaux, les évêques, les théologiens, qui veulent innover la doctrine et la pratique de l’Église à propos du mariage et de l’homosexualité sont les plus actifs. Mais, dans la première série d’élus qui vont siéger au prochain synode, les défenseurs de la tradition sont beaucoup plus nombreux
ROME, le 5 février 2015 – Comme l’avait annoncé le secrétaire général du synode des évêques, Lorenzo Baldisseri (photo), une première liste de participants à la session du synode qui aura lieu au mois d’octobre prochain vient d’être rendue publique. Ils ont été élus par leurs conférences épiscopales respectives.
On connaissait déjà la composition de la délégation des États-Unis. Les quatre membres qui ont été élus sont tous opposés à l'accès des divorcés remariés à la communion– point crucial de l’affrontement actuellement en cours – alors que le progressiste Blase Cupich, très apprécié par le pape François et récemment promu archevêque de l'important diocèse de Chicago, n’a pas été élu.
La délégation de la France apparaît plus équilibrée, le progressiste Jean-Luc Brunin, président de la commission épiscopale française pour la famille, y faisant contrepoids au cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris.
Parmi les délégués de l’Espagne, celui qui a recueilli le plus grand nombre de voix est le nouveau cardinal Ricardo Blázquez Pérez, archevêque de Valladolid et président de la conférence des évêques d’Espagne. Depuis des années il soutient résolument le Chemin néocatéchuménal, qui est le mouvement catholique le plus engagé dans la défense du modèle traditionnel de la famille. En revanche le délégué préféré du pape, le nouvel archevêque de Madrid Carlos Osoro Sierra, a été élu d’extrême justesse, puisqu’il n’a obtenu qu’une seule voix de plus que le conservateur Juan Antonio Reig Plá, évêque d’Alcalá de Henares.
Pour ce qui est de l'unique représentant des Pays-Bas, il s’agit d’un prélat d’orientation nettement conservatrice, en la personne du cardinal Willem Jacobus Eijk.
La même remarque s’applique à la plupart des délégués africains.
La Nouvelle-Zélande a créé une surprise, puisque le nouveau cardinal John Atcherley Dew, défenseur acharné des thèses progressistes lors du synode du mois d’octobre dernier, n’a pas obtenu le nombre de voix nécessaire pour revenir à Rome en tant que délégué de son pays.
Pas plus que n’a été élu, en Uruguay, un autre cardinal récemment créé, Daniel Fernando Sturla Berthouet, archevêque de Montevideo et lui aussi progressiste. Celui qui participera au synode est l’évêque de Minas, Jaime Fuentes Martín, qui fait partie de l'Opus Dei. Il y a de cela trois lustres, alors qu’il était aumônier des religieuses qui travaillaient à la nonciature de Montevideo, il fut le témoin direct du scandaleux "ménage" constitué par Battista Ricca – celui-ci était à l’époque conseiller diplomatique et il est actuellement dans les bonnes grâces du pape François qui lui a accordé une promotion en le nommant prélat de l’IOR – et son amant, qu’il avait fait venir de Suisse. Le prédécesseur de Fuentes sur le siège épiscopal de Minas, l’évêque Francisco Domingo Barbosa Da Silveira, aujourd’hui à la retraite, avait fait parler de lui pour des faits de même nature, qui l’avaient contraint à donner sa démission en 2009.
La composition de cette première série de délégués permet donc de prévoir que, lors du synode du mois d’octobre prochain, les partisans de changements audacieux dans la doctrine et dans la pratique de l’Église en matière de mariage et d’homosexualité ne trouveront pas devant eux une route aplanie.
Ce qui n’empêche pas certains d’entre de faire preuve d’un activisme particulier pour défendre leur cause.
Aux États-Unis, par exemple, le nouvel archevêque de Chicago, Blase Cupich, ne cache pas qu’il a comme source d’inspiration le cardinal Walter Kasper, chef de file des novateurs, et qu’il agit en conséquence.
Comme il l’avait déjà fait précédemment, lorsqu’il était évêque de Spokane, Cupich a annoncé, dans une interview accordée à la revue "Commonweal", qu’il allait offrir à tous les prêtres de son diocèse un exemplaire du rapport présenté par Kasper au consistoire du mois de février 2014, rapport favorable à l’accès des divorcés remariés à la communion, et qu’il organiserait des séminaires afin que les prêtres en question assimilent bien le contenu de ce texte : A Listening Church. An Interview with Archbishop Blase Cupich
En Allemagne Reinhard Marx, l'archevêque de Munich, qui est par ailleurs l’un des neuf cardinaux auxquels le pape a demandé de le conseiller, a été encore plus loin.
Dans une interview tous azimuts qu’il a accordée à "America", l’hebdomadaire des jésuites de New-York, il a affirmé que l’accès des divorcés remariés à la communion ne constituait qu’un premier pas, parce que c’est sur la doctrine relative au mariage qu’il faut intervenir, afin de la moderniser, et qu’il faut faire de même en ce qui concerne les relations homosexuelles : Cardinal Marx on Francis, the Synod, Women in the Church and Gay Relationships
Et, pendant ce temps-là, la conférence des évêques d’Allemagne s’est occupée de publier sa contribution au synode du mois d’octobre dernier : un document favorable à l’accès des divorcés remariés à la communion, qui a été signé par la grande majorité des évêques allemands et qui est déjà mis en pratique à grande échelle : Theologisch verantwortbare und pastoral angemessene Wege zur Begleitung wiederverheirateter Geschiedener
En Belgique, l’évêque d’Anvers, Johan Bonny - il a été précédemment le collaborateur du cardinal Walter Kasper au conseil pontifical pour l'unité des chrétiens et il est aujourd’hui le candidat numéro un à la succession de l’actuel archevêque de Bruxelles, le conservateur André-Joseph Léonard - a augmenté le poids, déjà très lourd, de ses propositions innovatrices en réclamant à l’Église, dans une interview accordée au quotidien "De Morgen", une reconnaissance formelle de la "relationnalité" entre homosexuels : Bonny wil kerkelijke erkenning holebi's
Si maintenant on passe des évêques aux théologiens, l’un de ceux-ci, l'Italien Giovanni Cereti - que le cardinal Kasper a cité comme étant son premier auteur de référence pour la reconstitution de la pratique de l’Église de l’antiquité à propos des divorcés remariés – ne s’est pas contenté de réaffirmer ses thèses en repoussant en bloc toute critique, mais il les a même accentuées, en avertissant ceux qui refusent l'eucharistie aux divorcés remariés qu’ils se mettent par là même "en dehors de la communion de la grande Église".
C’est en effet ce qu’il a écrit dans la préface de la toute récente réimpression d’un livre qu’il a lui-même consacré à cette question, "Divorziati risposati. Un nuovo inizio è possibile?" , publié aux éditions Cittadella, à Assise :
"Quelqu’un qui n’admet pas qu’il soit possible d’accorder à ces personnes la réconciliation sacramentelle et qui refuse à l’Église le pouvoir d’exercer la miséricorde au nom du Christ et de remettre tous les péchés, retombe dans l’erreur des novatiens. Ceux-ci excluaient de la réconciliation et de la communion, jusqu’au lit de mort, les gens qui s’étaient rendus coupables des péchés d’apostasie, d’homicide et d’adultère, ce dernier terme correspondant, selon eux, aux personnes désignées de cette manière dans l’évangile (et jamais aux veufs remariés). La grande Église a pris très rapidement conscience du fait qu’elle avait reçu du Seigneur le pouvoir d’absoudre n’importe quel péché ; c’est pourquoi elle admettait ces personnes à la pénitence et, au terme du temps de pénitence, elle leur permettait d’accéder de nouveau à la communion ecclésiale et eucharistique. Que le Seigneur ne permette pas que ceux qui, au nom de la défense de la foi, s’opposent aujourd’hui à la réconciliation des fidèles qui se trouvent dans une telle situation aillent jusqu’à tomber dans l’erreur novatienne, risquant par là même de se mettre en dehors de la communion de la grande Église !".
Depuis le Japon, un jésuite espagnol, Juan Masiá, va beaucoup plus loin, dans une interview-fleuve qu’il a accordée au portail catholique progressiste "Religión Digital", qui le présente comme "l’un des plus grands experts mondiaux en matière de bioéthique" : Juan Masiá, S.J. : "Hace años que tendría que ser posible que se ordenen tanto hombres como mujeres, tanto célibes como casados"
Il ne veut pas seulement que le sacerdoce devienne accessible à tous, y compris aux femmes, ce que met en évidence le titre donné à son interview. En ce qui concerne le problème spécifique du mariage et du divorce, il demande que l’on ne s’arrête pas à des innovations uniquement pratiques, telles que celles qui sont suggérées par le trop prudent Kasper, mais que l’on fasse enfin ce que le concile Vatican II lui-même n’a jamais osé entreprendre : modifier la doctrine, y compris le dogme de l'indissolubilité du mariage. Quant l’encyclique "Humanæ vitæ", tellement appréciée par le pape François, Masiá coupe court et affirme qu’il est inutile de la prendre en considération. Elle est tout simplement "à oublier".
Autre prise de position, moins flamboyante dans le ton, mais pas moins radicale quant au fond : celle du monastère de Bose. Son fondateur et prieur, Enzo Bianchi, exerce son ascendant sur un nombre important de catholiques, pas uniquement italiens, et cela plus encore depuis que le pape François lui a accordé une promotion en le nommant consulteur du conseil pontifical pour l'unité des chrétiens.
Le sous-prieur de Bose, Luciano Manicardi, a formulé, lors d’une savante interview qu’il a accordée à l'Observatoire des libertés et des institutions religieuses, le souhait que l’Église catholique accepte elle aussi, comme le font déjà les Églises orthodoxes, la dissolution d’un mariage - et par conséquent la possibilité de contracter un second mariage - non seulement en raison de la mort de l’un des conjoints mais aussi, simplement, en raison de la "mort de l'amour" : Chiesa e famiglia dopo il sinodo straordinario: un cantiere in divenire
Voici ce que dit à ce sujet l’adjoint d’Enzo Bianchi :
"Dans la 'Relatio synodi' il est fait référence à la 'différence en matière de discipline du mariage qui existe dans les Églises orthodoxes '. Cette discipline prévoit la possibilité de contracter un nouveau mariage non seulement en cas de veuvage mais également en cas de divorce, accompagné par un parcours de pénitence et, dans tous les cas, pas plus de trois fois (cf. aussi la 'Relatio ante-disceptationem' 3f). Si, pour le moment, il paraît difficile d’introduire dans l’Église catholique le modèle orthodoxe qui prévoit également l’admission de justes causes de divorce (dans le monde orthodoxe, en effet, depuis le canon 9 de Basile de Césarée qui fut repris par le concile 'in Trullo' de 691-692, on considère comme une véritable exception à l'indissolubilité du mariage celle qui est évoquée par Matthieu en Mt 5, 32 et 19, 9). Cependant, du moment que l’Église catholique prévoit déjà la possibilité d’un autre mariage sacramentel en cas de mort de l’un des conjoints, reconnaissant ainsi une fin irréversible du premier mariage sans que le principe de l’indissolubilité ait été enfreint, on peut penser qu’elle pourrait aller jusqu’à accepter la possibilité d’un nouveau mariage face à l’évidence de la fin irréversible de certains mariages en raison de la mort de l'amour, de la mort de la relation, face à la transformation de la vie commune en un enfer quotidien. Certainement, en association avec une disposition pénitentielle et avec la volonté de prendre sérieusement un nouveau départ dans le cadre d’une nouvelle union. Et cela en tant que mesure pastorale et 'oikonomica' qui dit la miséricorde de Dieu, son amour plus fort que la mort, et qui va à la rencontre de la fragilité humaine avec compassion. Bien entendu cette solution, présentée par un théologien comme Basilio Petrà, que l’on s’étonne de ne pas avoir vu parmi les experts appelés au synode de 2014, aurait des conséquences au plan œcuménique dans la mesure où il représenterait un indiscutable rapprochement de positions avec ce qui se pratique dans d’autres Églises".
Face à ce déploiement de forces massif, les défenseurs du mariage indissoluble apparaissent moins bruyants et moins voyants.
À leur actif, on peut citer l’article qui a été publié dans "Die Tagespost" le 22 janvier sous la signature du vicaire général du diocèse de Coire, Martin Grichting, l’une des rares voix discordantes par rapport au chœur des pro-Kasper qui dominent en Allemagne et en Suisse : Eine pastorale Wende
Grichting recommande d’aborder le problème des divorcés remariés dans le style de l'apôtre Paul, riche de compréhension mais parfaitement clair, jusqu’au martyre, dans sa manière de témoigner de la vérité. Son article peut être lu, en plus du texte en allemand, dans une traduction en italien disponible sur cette page de www.chiesa :
Le cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, s’est quant à lui exprimé à plusieurs reprises contre la "subtile hérésie" qui consiste à séparer la doctrine de la pratique pastorale, en modifiant cette dernière au point de porter atteinte à la doctrine tout en prétendant la défendre en paroles.[Là, le cardinal Müller nous démontre clairement ce qui c’est passé au concile]
Et l’évêque d’Alcalá de Henares, Juan Antonio Reig Pla, a fait de même, en référence directe à l’indissolubilité du mariage, le 5 février, à l’université Francisco de Vitoria de Madrid : La relación entre doctrina cristiana y pastoral
Enfin on peut signaler la "supplique filiale" qui a été adressée au pape François par 100 personnalités catholiques et par plus de 30 associations de défense de la vie et de la famille pour lui demander de prononcer "une parole clarificatrice" contre la "désorientation généralisée qui serait provoquée par l’ouverture éventuelle, au sein de l’Église, d’une brèche telle qu’elle permettrait l’adultère – comme résultat de l’accès à l’eucharistie de couples divorcés et remariés civilement – et même une acceptation virtuelle des unions homosexuelles. Toutes pratiques qui sont condamnées de manière catégorique par l’Église comme étant contraires à la loi divine et à la loi naturelle" : Filial Appeal to His Holiness Pope Francis on the Future of the Family
Parmi les signataires de la supplique figurent les cardinaux Raymond Leo Burke, Walter Brandmüller et Jorge Arturo Medina Estévez, les évêques Wolfgang Haas de Vaduz et Athanasius Schneider d’Astana, les professeurs Josef Seifert, Wolfgang Waldstein et Luke Gormally de l’Académie Pontificale pour la vie, Robert Royal, président du Faith and Reason Institute, les italiens Roberto de Mattei et Pietro De Marco, l'exilé cubain Armando Valladares, ancien ambassadeur des États-Unis près la commission pour les droits de l’homme de l'ONU.
Le cardinal Camillo Ruini a déclaré, dans une interview publiée dans le "Corriere della Sera" du 22 octobre dernier, que la puissance médiatique des catholiques qui critiquent François est bien plus faible que celle du monde de l’édition laïque qui tire le pape de son côté et se l’approprie : "Les premiers disposent d’arquebuses, les seconds utilisent l'aviation".
Pendant la période actuelle, qui sépare les deux sessions du synode consacré à la famille, il semble que l’on soit dans une situation du même genre. Les novateurs disposent de l’aviation et les arquebuses sont utilisées par ceux qui défendent la doctrine et la pratique traditionnelles.
Mais comme cela s’est produit lors de la session du mois d’octobre dernier, le prochain synode pourrait lui aussi être marqué par un renversement du destin. Source Sandro Magister - Chiesa (blog) 5 février 2015
SEXAGESIME
O Dieu, qui voyez que nous ne nous confions en aucune de nos œuvres, accordez-nous, dans votre bonté, d’être fortifiés contre tous les maux, grâce à la protection du Docteur des Gentils.
Epître
Mes Frères : vous qui êtes sensés, vous supportez volontiers les insensés. Vous supportez bien qu’on vous asservisse, qu’on vous dévore, qu’on vous pille, qu’on vous traite avec arrogance, qu’on vous frappe au visage. Je le dis à ma honte, nous avons été bien faibles ! Cependant, de quoi que ce soit qu’on ose se vanter, — je parle en insensé, moi aussi je l’ose. Sont-ils Hébreux ? Moi aussi, je le suis. Sont-ils Israélites ? Moi aussi. Sont-ils de la postérité d’Abraham ? Moi aussi. Sont-ils ministres du Christ ? — Ah ! je vais parler en homme hors de sens : — je le suis plus qu’eux : bien plus qu’eux par les travaux, biens plus par les coups, infiniment plus par les emprisonnements ; souvent j’ai vu de près la mort ; cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups de fouet moins un ; trois fois, j’ai été battu de verges ; une fois j’ai été lapidé ; trois fois j’ai fait naufrage ; j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme. Et mes voyages sans nombre, les périls sur les fleuves, les périls de la part des brigands, les périls de la part de ceux de ma nation, les périls de la part des Gentils, les périls dans les villes, les périls dans les déserts, les périls sur la mer, les périls de la part des faux frères, les labeurs et les peines, les nombreuses veilles, la faim, la soif, les jeûnes multipliés, le froid, la nudité !
Et sans parler de tant d’autres choses, rappellerai-je mes soucis de chaque jour, la sollicitude de toutes les Eglises ? Qui est faible que je ne sois faible aussi ? Qui vient à tomber sans qu’un feu me dévore ? S’il faut se glorifier, c’est de ma faiblesse que je me glorifierai. Dieu, qui est le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, et qui est béni éternellement, sait que je ne mens point. A Damas, l’ethnarque du roi Arétas faisait garder la ville pour se saisir de moi ; mais on me descendit par une fenêtre, dans une corbeille, le long de la muraille, et j’échappai ainsi de ses mains.
Faut-il se glorifier ? Cela n’est pas utile ; j’en viendrai néanmoins à des visions et à des révélations du Seigneur. Je connais un homme dans le Christ qui, il y a quatorze ans, fut ravi jusqu’au troisième ciel (si ce fut dans son corps, je ne sais ; si ce fut hors de son corps, je ne sais : Dieu le sait). Et je sais que cet homme (si ce fut dans son corps ou sans son corps, je ne sais, Dieu le sait) fut enlevé dans le paradis, et qu’il a entendu des paroles ineffables qu’il n’est pas permis à un homme de révéler. C’est pour cet homme-là que je me glorifierai ; mais pour ce qui est de ma personne, je ne me ferai gloire que de mes faiblesses. Certes, si je voulais me glorifier, je ne serais pas un insensé, car je dirais la vérité ; mais je m’en abstiens afin que personne ne se fasse de moi une idée supérieure à ce qu’il voit en moi ou à ce qu’il entend de moi. Et de crainte que l’excellence de ces révélations ne vînt à m’enfler d’orgueil, il m’a été mis une écharde dans ma chair, un ange de Satan pour me souffleter. A son sujet, trois fois j’ai prié le Seigneur de l’écarter de moi, et il m’a dit : "Ma grâce te suffit, car c’est dans la faiblesse que ma puissance se montre tout entière." Je préfère donc bien volontiers me glorifier de mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi.
Evangile extrait
"A vous, leur dit-il, il a été donné de connaître les mystères du royaume de Dieu ; mais pour les autres, c’est en paraboles, pour que regardant ils ne voient point, et qu’écoutant ils ne comprennent point.
Voici ce que signifie la parabole : La semence, c’est la parole de Dieu.
Ceux qui sont le long du chemin sont creux qui ont entendu ; ensuite le diable vient, et il enlève la parole de leur cœur, de peur qu’ils ne croient et ne se sauvent.
Ceux qui sont sur de la pierre sont ceux qui, en entendant la parole, l’accueillent avec joie ; mais ils n’ont point de racine : ils croient pour un temps, et ils se retirent à l’heure de l’épreuve.
Ce qui est tombé dans les épines, ce sont ceux qui ont entendu, mais vont et se laissent étouffer par les sollicitudes, les richesses et les plaisirs de la vie, et ils n’arrivent point à maturité.
Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, après avoir entendu la parole avec un cœur noble et bon, la gardent et portent du fruit grâce à la constance.
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