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IVème dimanche de l’Avent

23 Décembre 2018 , Rédigé par Ludovicus

IVème dimanche de l’Avent

Introït

Cieux, répandez votre rosée ; que des nuées descende le salut ! Que s’ouvre la terre et qu’elle donne naissance au Sauveur. Les cieux chantent la gloire de Dieu : leur voûte solide proclame la puissance de ses mains.

Collecte

Excitez, Seigneur, votre puissance et venez : donnez-nous le secours de votre force infinie, et qu’avec l’aide de votre grâce, votre indulgente bonté nous accorde sans délai ce que retardent nos péchés.

Épitre 1 Cor. 4, 1–5.

Mes Frères : Ainsi, qu’on nous regarde comme des serviteurs du Christ et des dispensateurs des mystères de Dieu. Eh bien ! ce que l’on cherche dans les dispensateurs, c’est que chacun soit trouvé fidèle. Pour moi, il m’importe fort peu d’être jugé par vous ou par un tribunal humain ; je ne me juge pas moi-même ; car, quoique je ne me sente coupable de rien, je ne suis pas pour cela justifié : mon juge, c’est le Seigneur. C’est pourquoi ne jugez de rien avant le temps jusqu’à ce que vienne le Seigneur : il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres et manifestera les desseins des cœurs, et alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui est due.

Evangile Lc. 3, 1–6

La quinzième année du règne de Tibère César, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée ; Hérode, tétrarque de la Galilée ; Philippe, son frère, tétrarque de l’Iturée et du pays de la Trachonitide, et Lysanias, tétrarque de l’Abilène ; au temps des grands prêtres Anne et Caïphe, la parole de Dieu fut sur Jean, fils de Zacharie, dans le désert. Et il vint dans toute la région du Jourdain, prêchant un baptême de repentir pour la rémission des péchés, ainsi qu’il est écrit au livre des oracles du prophète Isaïe : « Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez ses sentiers. Toute vallée sera comblée, toute montagne et colline seront abaissées ; les chemins tortueux deviendront droits, et les raboteux unis. Et toute chair verra le salut de Dieu. »

Postcommunion

Après avoir reçu vos dons, Seigneur, nous vous demandons de faire croître en nos âmes les grâces du salut, à mesure que nous recourons à ce sacrement

.Office

Du Prophète Isaïe. Cap. 35, 1-10 & 41, 1-4.

Première leçon. Elle se réjouira, la terre déserte et sans chemin, et elle exultera la solitude, et fleurira comme le lys. Germant, elle germera, et elle exultera, toute joyeuse, et chantant des louanges ; la gloire du Liban lui a été donnée, la beauté du Carmel et de Saron ; eux-mêmes verront la gloire du Seigneur et la majesté de notre Dieu. Fortifiez les mains languissantes et affermissez les genoux débiles. Dites aux pusillanimes : Prenez courage et ne craignez point ; car voici que votre Dieu amènera la vengeance de rétribution ; Dieu lui-même viendra et il vous sauvera. Alors les yeux des aveugles s’ouvriront, et les oreilles des sourds entendront. Alors le boiteux bondira comme le cerf, et la langue des muets sera déliée, parce que des eaux se sont répandues dans le désert et des torrents dans la solitude. Et la terre qui était aride sera comme un étang, et celle qui avait soif comme des fontaines d’eaux.
Deuxième leçon. Dans les repaires, dans lesquels auparavant habitaient des dragons, croîtra la verdure du roseau et du jonc. Et là sera un sentier et une voie, et elle sera appelée la voie sainte ; l’impur n’y passera pas, et ce sera pour vous une voie droite, en sorte que les ignorants ne s’y égareront pas. Il n’y aura pas là de lion, et une mauvaise bête n’y montera pas et ne s’y trouvera pas ; mais ils y marcheront, ceux qui auront été délivrés. Et les rachetés par le Seigneur retourneront, et viendront à Sion, avec des chants de louange, et une allégresse éternelle sera sur leur tête ; ils obtiendront la joie et l’allégresse et la douleur fuira ainsi que le gémissement.
Troisième leçon. Que les îles se taisent devant moi, et que les Nations prennent une nouvelle force ; qu’elles s’approchent et alors qu’elles parlent, et entrons ensemble en jugement. Qui a suscité de l’Orient le juste ? L’a appelé pour qu’il le suivît ? Il mettra en sa présence des Nations et lui asservira des rois ; il [les] livrera comme de la poussière à son glaive, et comme une paille emportée par le vent à son arc. Il les poursuivra, il passera en paix, et la trace de ses pieds ne paraîtra pas. Qui a opéré et fait ces choses, appelant les générations dès le commencement ? Je suis le Seigneur ; c’est moi qui suis le premier et le dernier.
 

Au deuxième nocturne.

Sermon de saint Léon, Pape.

Quatrième leçon. Si nous avons, mes bien aimés, selon la foi et la sagesse, l’intelligence de l’exorde de notre création, nous trouverons que l’homme a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, afin qu’il imitât son Auteur, et que la perfection première de notre race consiste à ce qu’en nous resplendisse, comme en une sorte de miroir, l’image de la bénignité divine. C’est sur ce type que la grâce du Sauveur nous refait tous les jours, lorsque ce qui est tombé dans le premier Adam, est relevé dans le second.
Cinquième leçon. Nous devons à la seule miséricorde de Dieu le bienfait de notre Rédemption ; nous ne l’aimerions pas, « s’il ne nous avait aimés le premier, » et s’il n’eût dissipé les ténèbres de notre ignorance par la lumière de sa vérité. C’est ce que Dieu nous apprend lui-même par le saint Prophète Isaïe : « Je conduirai les aveugles dans une voie qu’ils ne connaissaient pas ; et je les ferai marcher dans des sentiers qu’ils ignoraient. Je convertirai devant eux les ténèbres en lumière, et les chemins tortus en chemins droits ; je ferai ces merveilles pour eux et je ne les délaisserai pas. » Et encore : « J’ai été trouvé, dit-il, par ceux qui ne me cherchaient pas ; je me suis montré à ceux qui ne me demandaient pas. »
Sixième leçon. L’Apôtre saint Jean nous explique de quelle manière ce mystère s’est accompli, lorsqu’il dit : « Nous savons que le Fils de Dieu est venu, et nous a donné l’intelligence, pour que nous connaissions le vrai Dieu, et que nous soyons en son vrai Fils. » Et encore « Aimons donc Dieu, puisque c’est lui qui nous a aimés le premier. » Or Dieu, en nous aimant, nous réforme sur son image ; et, pour trouver en nous des traits de sa bonté infinie, il nous donne des secours, afin que nous puissions faire ce qu’il fait lui-même : répandant les lumières de sa vérité dans notre esprit, et nous enflammant du feu de sa charité, pour que nous ne l’aimions pas seulement lui-même, mais que nous aimions tout ce qu’il aime.
 

Au troisième nocturne.

Homélie de saint Grégoire, Pape.

Septième leçon. Jean disait à ceux qui accouraient en foule pour être baptisés : « Race de vipères, qui vous a montré à fuir la colère à venir ? » Or, la colère à venir est le châtiment final, que ne pourra fuir alors le pécheur, s’il ne recourt maintenant aux gémissements de la pénitence. Et i ! faut remarquer que ces rejetons mauvais, imitant la manière d’agir de parents méchants, sont appelés : race de vipères ; parce qu’en portant envie aux bons, en les persécutant, en faisant du mal à leur prochain, en se vengeant du dommage qu’on leur porte, ils suivent en tout cela les voies de leurs pères selon la chair, et agissent comme des enfants envenimés, nés de parents remplis eux-mêmes de venin.
Huitième leçon. Mais, puisque nous avons déjà péché, et que nous sommes enveloppés dans de mauvaises habitudes invétérées, qu’il nous dise ce que nous devons faire pour pouvoir fuir la colère à venir. Le voici : « Faites donc de dignes fruits de pénitence. » Il faut remarquer, dans ces paroles, que l’ami de l’Époux nous avertit de faire, non seulement des fruits de pénitence, mais de dignes fruits de pénitence. Car, c’est autre chose que de faire un fruit de pénitence, et de faire un digne fruit de pénitence. Pour bien parler de ces fruits de pénitence, il faut savoir que quiconque n’a rien commis d’illicite, a le droit d’user des choses licites : et ainsi, en s’exerçant dans les œuvres de piété, il lui est libre d’user, s’il le veut, des choses du monde.
Neuvième leçon. Mais, si il quelqu’un est tombé dans de grands péchés, il doit d’autant plus se retrancher ce qui est permis, qu’il se souvient d’avoir commis des actions défendues. Et, en effet, les fruits des bonnes œuvres ne doivent pas être pareils en celui qui a peu péché, et en celui qui a péché beaucoup ; ou bien en celui qui n’a jamais commis de crimes, celui qui en a commis quelques-uns, et celui qui en a commis un grand nombre. Ces paroles donc : « Faites de dignes fruits de pénitence, » sont un appel à la conscience de chacun, l’invitant à acquérir par la pénitence un trésor de bonnes œuvres d’autant plus grand, qu’il s’est causé de plus grands dommages par le péché.
 

ÉPÎTRE.

L’Église remet sous les yeux des peuples, dans cette Épître, la dignité du Sacerdoce chrétien, à l’occasion de l’Ordination qu’on a célébrée la veille, et rappelle en même temps aux Ministres sacrés l’obligation qu’ils ont contractée de se montrer fidèles dans la charge qui leur a été imposée. Au reste, il n’appartient pas aux brebis de juger le pasteur : tous, prêtres et peuple, doivent vivre dans l’attente du jour de l’Avènement du Sauveur, de ce dernier Avènement dont la terreur sera aussi grande qu’est attrayante la douceur du premier, et du second auquel nous préparons nos âmes. Après avoir fait retentir dans l’assemblée ces paroles sévères, la sainte Église reprend le cours de ses espérances, et célèbre encore l’arrivée prochaine de l’Époux. « Le Seigneur est proche de tous ceux qui l’invoquent en vérité. V/. Ma bouche annoncera la louange du Seigneur ; que toute chair bénisse son saint Nom. Alléluia, alléluia. V/. Venez, Seigneur, et ne tardez plus : pardonnez les crimes d’Israël votre peuple. Alléluia. »

ÉVANGILE.

Vous êtes proche, Seigneur, car l’héritage de votre peuple a passé aux mains des Gentils, et la terre que vous aviez promise à Abraham n’est plus aujourd’hui qu’une province de ce vaste empire qui doit précéder le vôtre. Les oracles des Prophètes s’exécutent de jour en jour ; la prédiction de Jacob lui-même est accomplie : Le sceptre est ôté de Juda. Tout se prépare pour votre arrivée, ô Jésus ! C’est ainsi que vous renouvelez la face de la terre : daignez aussi renouveler mon cœur, et soutenir son courage, dans ces dernières heures qui précèdent votre venue. Il sent le besoin de se retirer au désert, d’implorer le baptême de la pénitence, de redresser ses voies : faites tout cela en lui, divin Sauveur, afin qu’au jour où vous allez descendre sa joie soit pleine et parfaite.

O Emmanuel, Rex et legifer noster, exspectatio gentium, et Salvator earum : veni ad salvandum nos, Domine, Deus noster.

O Emmanuel, notre roi et législateur, que tous les peuples attendent comme leur Sauveur, venez nous sauver, Seigneur notre Dieu !

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Samedi des Quatre-Temps de l’Avent

22 Décembre 2018 , Rédigé par Ludovicus

Samedi des Quatre-Temps de l’Avent

Oraison

Seigneur Dieu, vous voyez les épreuves que nous subissons à cause du péché qui est en nous : accordez-nous de trouver le réconfort dans votre venue.

Lecture Is. 19, 20–22.

En ces jours là : quand ils crieront vers le Seigneur, à cause des oppresseurs, il leur enverra un sauveur et un champion pour les délivrer. Le Seigneur se fera connaître de l’Égypte, et l’Égypte connaîtra le Seigneur, en ce jour-là ; ils feront des sacrifices et des offrandes ; ils feront des vœux au Seigneur et les accompliront. Le Seigneur frappera l’Égypte, frappant et guérissant. Ils se convertiront au Seigneur, et il se laissera fléchir par eux et les guérira.

Oraison

Dieu tout puissant, par un vieil esclavage, nous sommes écrasés sous le joug du péché ; faites que la naissance nouvelle de votre Fils unique que nous attendons nous rende la liberté.

Lecture Is. 35, 1–7.

Voici ce que dit le Seigneur : Le désert et la terre aride se réjouiront ; la steppe sera dans l’allégresse, et fleurira comme le narcisse ; il se couvrira de fleurs et tressaillira, il poussera des cris de joie. La gloire du Liban lui sera donnée, avec la magnificence du Carmel et de Saron. Ils verront la gloire du Seigneur, la magnificence de notre Dieu ! Fortifiez les mains défaillantes, et affermissez les genoux qui chancellent ! Dites à ceux qui ont le cœur troublé ; « Prenez courage, ne craignez point : Voici votre Dieu ; la vengeance vient, une revanche divine, il vient lui-même et vous sauvera. » Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, alors s’ouvriront les oreilles des sourds. Le boiteux bondira comme un cerf, et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert, et des ruisseaux dans les steppes ; .Le sol brûlé se changera en un lac, et la terre altérée en sources d’eaux : Oracle du Seigneur Tout puissant.

Collecte

Nous sommes, Seigneur, des serviteurs indignes, et c’est notre vie coupable qui nous attriste. Cependant, rendez-nous la joie par l’avènement de votre Fils Unique

Lecture Is. 40, 9–11

Voici ce que dit le Seigneur : Monte sur une haute montagne, toi qui portes à Sion la bonne nouvelle ; élève la voix avec force, toi qui portes à Jérusalem la bonne nouvelle ; élève-la, ne crains point ; dis aux villes de Juda « Voici votre Dieu ! » Voici que le Seigneur Dieu vient avec puissance ; son bras exerce la domination ; Voici que sa récompense est avec lui, et son salaire est devant lui. Comme un berger, il fera paître son troupeau ; il recueillera les agneaux dans ses bras, et les portera dans son sein, le Seigneur notre Dieu.

Oraison

Nous vous en prions, Dieu tout puissant, permettez que la fête toute proche de votre Fils nous apporte les remèdes nécessaires à la vie présente et nous mérite la récompense éternelle.

Lecture Is. 45, 1–8.

Ainsi parle le Seigneur à son oint, à Cyrus , que j’ai pris par la main droite pour terrasser devant lui les nations, et pour délier la ceinture des rois, pour ouvrir devant lui les portes, afin que les entrées ne lui soient pas fermées. Moi, je marcherai devant toi ; j’aplanirai les chemins montueux ; je romprai les portes d’airain, et je briserai les verrous de fer. Je te donnerai les trésors cachés, et les richesses enfouies, afin que tu saches que je suis le Seigneur, le Dieu d’Israël, qui t’ai appelé par ton nom. A cause de Jacob, mon serviteur, et d’Israël, mon élu, je t’ai appelé par ton nom ; je t’ai désigné quand tu ne me connaissais pas. Je suis le Seigneur, et il n’y en a point d’autre ; hors moi, il n’y a point de Dieu ! Je t’ai ceint quand tu ne me connaissais pas, afin que l’on sache ; du levant au couchant, qu’il n’y a rien en dehors de moi ! Je suis le Seigneur, et il n’y en a point d’autre ; je forme la lumière et crée les ténèbres, je fais la paix et je crée le malheur c’est moi le Seigneur qui fais tout cela. Cieux, répandez d’en haut votre rosée, et que les nuées fassent pleuvoir la justice ! Que la terre s’ouvre et produise le salut, qu’elle fasse germer la justice en même temps ! Moi ! Le Seigneur, je crée ces choses.

Oraison

Par pitié, Seigneur, exaucez les prières de votre peuple,. Et puisque nous subissons les épreuves que nous ont mérités nos péchés, apportez-nous le réconfort quand vous viendrez à nous, plein de bonté

Épitre 2 Th. 2, 1–8.

Mes Frères : En ce qui concerne l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ et notre réunion avec lui, nous vous prions, frères, de ne pas vous laisser ébranler facilement dans vos sentiments, ni alarmer, soit par quelque esprit, soit par quelque parole ou lettre supposées venir de nous, comme si le jour du Seigneur était imminent. Que personne ne vous égare d’aucune manière ; car auparavant viendra l’apostasie, et se manifestera l’homme de péché, le fils de la perdition, l’adversaire qui s’élève contre tout ce qui est appelé Dieu ou honoré d’un culte, jusqu’à s’asseoir dans le sanctuaire de Dieu, et à se présenter comme s’il était Dieu. Ne vous souvenez-vous pas que je vous disais ces choses, lorsque j’étais encore chez vous ? Et maintenant vous savez ce qui le retient, pour qu’il se manifeste en son temps. Car le mystère d’iniquité s’opère déjà, mais seulement jusqu’à ce que celui qui le retient encore paraisse au grand jour. Et alors se découvrira l’impie, que le Seigneur Jésus exterminera par le souffle de sa bouche, et anéantira par l’éclat de son avènement.

Postcommunion

Nous vous le demandons, Seigneur, notre Dieu : que ces mystères sacrosaints, que vous avez donné pour raffermir en nous votre œuvre de rédemption, soient le remède qui nous sauve pour la vie présente et pour l’éternité.

 

O Rex Géntium, * et desiderátus eárum, lapísque anguláris, qui facis útraque unum : veni, et salva hóminem, quem de limo formásti.

O Roi des Nations, * et objet de leurs désirs, Pierre angulaire, qui réunissez en vous les deux peuples : venez et sauvez l’homme, que vous avez formé du limon.

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Saint Thomas apôtre mémoire de la férie de l'Avent

21 Décembre 2018 , Rédigé par Ludovicus

Saint Thomas apôtre mémoire de la férie de l'Avent

Dès 232, on vénère ses reliques à Édesse, et l’Église malabare, en Inde, se réclame de son évangélisation par St Thomas.

Les Malabars le célèbrent le 3 juillet et le 21 décembre. Une des dates serait la translation de ses reliques à Édesse, l’autre celle de sa Passion. Les Byzantins le célèbrent le 6 octobre et les Coptes le 21 mai.

Un oratoire lui fut érigé à Rome sous le pape Symmaque (+514), sa fête apparaît dans le Sacramentaire gélasien au VIIe siècle. Mais c’est au cours du Xe que sa fête s’établit et que sa popularité grandit.

La date du 21 décembre est admise en Occident depuis le VIIIe siècle.

Collecte

Faites-nous la grâce, nous vous en prions, Seigneur, de célébrer avec joie la solennité de votre bienheureux Apôtre Thomas, afin qu’étant toujours soutenus par sa protection, nous soyons, avec l’ardeur qui convient, les disciples de la foi qu’il a prêchée.

AU DEUXIÈME NOCTURNE.

Quatrième leçon. L’Apôtre Thomas, appelé aussi Didyme, était galiléen. Après avoir reçu le Saint-Esprit, il alla prêcher l’Évangile dans beaucoup de provinces. Il enseigna les vérités de la foi et les préceptes de la vie chrétienne aux Parthes, aux Mèdes, aux Perses, aux Hircaniens, aux Bactriens. Enfin il se rendit dans les Indes, et instruisit les habitants de ces pays dans la religion chrétienne. La sainteté de sa vie et de sa doctrine et la grandeur de ses miracles ayant excité l’admiration des Indiens pour l’Apôtre, et leur amour pour Jésus-Christ, le roi de la contrée, adorateur zélé des idoles, en fut tout enflammé de colère. Il condamna Thomas à mourir, et celui-ci tomba, percé de traits, à Calamine, rehaussant ainsi par la couronne du martyre, l’honneur de son apostolat.

AU TROISIÈME NOCTURNE.

Homélie de saint Grégoire, Pape.

Septième leçon. Quelles sont vos réflexions, mes très chers frères, en entendant lire ce passage de l’Évangile ? Attribuez-vous à l’effet du hasard qu’un disciple, choisi par le Seigneur, se soit trouvé absent au moment de son apparition ; mais que, venant ensuite, il en ait entendu le récit, que l’entendant il ait douté, qu’ayant douté il ait touché, qu’ayant touché il ait cru ? Non, cela n’est point arrivé par hasard, mais par une disposition de la Providence. La divine bonté à tout, conduit d’une manière admirable, afin que ce disciple, sous l’empire du doute, jusqu’à ce qu’il eût palpé les blessures du corps de son Maître, guérît en nous les plaies de l’infidélité. En effet, l’incrédulité de Thomas a plus servi à l’affermissement de notre foi, que la foi des autres disciples déjà convaincus ; car en voyant que cet Apôtre revient à la foi en touchant le Christ, notre esprit renonce au moindre doute et se sent fortifié dans la foi.
Huitième leçon. Si le Seigneur a permis qu’après sa résurrection, un disciple doutât de la sorte, il ne l’a cependant pas abandonné dans le doute : c’est ainsi qu’avant sa naissance il voulut que Marie eût un époux, sans néanmoins qu’elle cessât d’être vierge. Or, de même que ce disciple, doutant d’abord, puis touchant les plaies de son Maître, devint un témoin de la vérité de la résurrection, ainsi l’époux de la Mère de Dieu avait été le gardien de sa très pure virginité. Thomas palpa les plaies du Sauveur et s’écria : « Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit : Parce que tu m’as vu, tu as cru. » Puisque l’Apôtre Paul dit : « La foi est le fondement des choses qu’on doit espérer, et la démonstration de celles qu’on ne voit point », il est clair et certain que la foi est la démonstration des vérités qui ne peuvent paraître à nos yeux ; car les vérités apparentes ne sont plus l’objet de la foi, mais de la connaissance.
Neuvième leçon. Pourquoi donc le Seigneur dit-il à Thomas, lorsque cet Apôtre eut vu, lorsqu’il eut palpé : « Parce que tu m’as vu, tu as cru ? » C’est que, autre chose est ce qu’il a vu, et autre chose, ce qu’il a cru. Car un homme mortel ne peut voir la divinité. Il vit donc Jésus homme et il le confessa Dieu, disant : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » C’est donc en voyant qu’il a cru, c’est en considérant l’humanité véritable du Christ, qu’il a proclamé sa divinité que ses regards ne pouvaient atteindre. Les paroles qui suivent sont pour nous un sujet de joie : « Heureux ceux qui n’ont point vu et qui ont cru ! » Cette sentence s’adresse spécialement à nous qui, ne l’ayant point vu en sa chair, le retenons dans nos âmes par la foi. C’est nous que le Sauveur a désignés ; pourvu toutefois que nos œuvres soient conformes à notre foi. Car celui-là croit véritablement qui pratique ce qu’il croit.

Voici la dernière Fête que va célébrer l’Église avant celle de la Nativité de son Seigneur et Époux. Elle interrompt les Féries majeures pour honorer Thomas, Apôtre du Christ, et dont le glorieux martyre, consacrant à jamais ce jour, procura au peuple chrétien un puissant introducteur auprès du divin Messie. Il appartenait à ce grand Apôtre de paraître sur le Cycle dans les jours où nous sommes, afin que sa protection aidât les fidèles à croire et à espérer en ce Dieu qu’ils ne voient pas encore, et qui vient à eux sans bruit et sans éclat, afin d’exercer leur Foi. Saint Thomas douta un jour, et ne comprit le besoin de la Foi qu’après avoir passé par les ombres de l’incrédulité : il est juste qu’il vienne maintenant en aide aux enfants de l’Église, et qu’il les fortifie contre les tentations qui pourraient leur survenir de la part d’une raison orgueilleuse. Adressons-nous donc à lui avec confiance ; et du sein de la lumière où son repentir et son amour l’ont placé, il demandera pour nous la docilité d’esprit et de cœur qui nous est nécessaire pour voir et pour reconnaître Celui qui fait l’attente des nations, et qui, destiné à régner sur elles, n’annoncera son arrivée que par les faibles vagissements d’un enfant, et non par la voix tonnante d’un maître. L’Église a jugé à propos de nous présenter le récit des Actes de notre saint Apôtre aux Matines sous la forme la plus abrégée, dans la crainte de mêler quelques détails fabuleux aux faits incontestables que les sources authentiques nous fournissent.

Saint Thomas apôtre mémoire de la férie de l'Avent
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O Clavis David

20 Décembre 2018 , Rédigé par Ludovicus

O Clavis David

O clavis David, * et sceptrum domus Israël ; qui áperis, et nemo claudit ; claudis, et nemo áperit : veni, et educ vinctum de domo cárceris, sedéntem in ténebris, et umbra mortis

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Mercredi des Quatre-Temps de l’Avent

19 Décembre 2018 , Rédigé par Ludovicus

Mercredi des Quatre-Temps de l’Avent

O radix Iesse, * qui stas in signum populórum, super quem continébunt reges os suum, quem Gentes deprecabúntur : veni ad liberándum nos, iam noli tardáre.

O Racine de Jessé, * qui êtes comme l’étendard des peuples, devant qui les rois fermeront leur bouche, et dont les Nations imploreront le secours : venez nous délivrer, maintenant ne tardez plus. 

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O Adonaï

19 Décembre 2018 , Rédigé par Ludovicus

O Adonai, * et Dux domus Israël, qui Moysi in igne flammæ rubi  aparuisti, et ei in Sina legem dedisti : veni ad redimendum nos in brachio extento.

O Adonaï, * et Conducteur de la maison d’Israël, qui avez apparu à Moïse dans le feu du buisson ardent, et lui avez donné la loi sur le Sinaï : venez pour nous racheter par la puissance de votre bras.

Oraison

Deus, qui hominem de lapsu in mortem Unigeniti tui adventu redimisti : præsta, quæsumus; ut qui ejus gloriosam fatentur Incarnationem, ipsius Redemptoris consortia mereantur : Qui tecum.

O Dieu qui par l’avènement de votre Fils unique avez racheté l’homme de sa chute dans la mort, accordez, nous vous le demandons, que ceux qui confessent sa glorieuse Incarnation méritent d’être participants de ce même Rédempteur.

 

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Ô Sapientia

17 Décembre 2018 , Rédigé par Ludovicus

Ô Sapientia

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III ème dimanche de l’Avent

16 Décembre 2018 , Rédigé par Ludovicus

III ème dimanche de l’Avent

Introït

Soyez toujours joyeux dans le Seigneur ! Je vous le répète : soyez joyeux. Votre sérénité dans la vie doit frapper tous les regards, car le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien, mais dans toutes vos prières exposez à Dieu vos besoins. Seigneur, vous avez béni votre domaine, vous avez délivré Jacob de la captivité.

Collecte

Seigneur, prêtez l’oreille à nos prières : et quand vous nous ferez la grâce de venir parmi nous, apportez votre lumière dans l’obscurité de nos âmes.

Épitre Ph. 4, 4–7

Mes Frères : Réjouissez-vous dans le Seigneur en tout temps ; je le répète, réjouissez-vous. Que votre modération soit connue de tous les hommes : le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute circonstance faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâce. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus.

Évangile Jn, I, 19–28

En ce temps-là : Les Juifs envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites vers Jean pour demander : « Qui êtes-vous ? » Il déclara, et ne le nia point ; il déclara : " »Je ne suis point le Christ. » Et ils lui demandèrent : « Quoi donc ! Êtes-vous Élie ? » Il dit « Je ne le suis point » « Êtes-vous le prophète ? » Il répondit « Non » « Qui êtes-vous donc », lui dirent-ils, « afin que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés ». « Que dites-vous de vous-même ? » Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme l’a dit le prophète Isaïe. » Or ceux qu’on lui avait envoyés étaient des Pharisiens. Et ils l’interrogèrent, et lui dirent : « Pourquoi donc baptisez-vous, si vous n’êtes ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » Jean leur répondit : « Moi je baptise dans l’eau ; mais au milieu de vous il y a quelqu’un que vous ne connaissez pas, C’est celui qui vient après moi ; je ne suis pas digne de délier la courroie de sa chaussure. » Cela se passait à Béthanie, au delà du Jourdain, où Jean baptisait.

Secrète

Faites, Seigneur, que sans cesse vous soit offerte la victime de notre sacrifice, pour que s’accomplisse le mystère divin que vous avez institué, et que s’opère en nous l’œuvre merveilleuse de notre salut.

Communion

Dites à ceux dont le cœur défaille : « Courage ! n’ayez plus peur !Voici notre Dieu qui vient : il va nous sauver. »

Office

Au premier nocturne.

Du Prophète Isaïe. Cap. 26, 1-14.

Première leçon. En ce jour-là, sera chanté ce cantique dans la terre de Juda : Notre ville forte est Sion ; le Sauveur y sera mis comme mur et avant-mur. Ouvrez les portes, et qu’il entre une nation juste, observant la vérité. L’ancienne erreur a disparu ; vous nous conserverez la paix : la paix, parce que nous avons espéré en vous. Vous avez espéré dans le Seigneur durant les siècles éternels, dans le Seigneur Dieu puissant à jamais. Parce qu’il abaissera ceux qui habitent dans les hauteurs, il humiliera la cité élevée. Il l’humiliera jusqu’à terre, et il la renversera jusque dans la poussière. Le pied la foulera, les pieds du pauvre, le pas des indigents.
Deuxième leçon. Le sentier du juste est droit, droit est le chemin où le juste doit marcher. Et dans le sentier de vos jugements, Seigneur, nous vous avons attendu patiemment ; votre nom et votre souvenir sont dans le désir de l’âme. Mon âme vous a désiré dans la nuit ; mais, et par mon esprit [et] dans mon cœur, dès le matin je veillerai pour vous. Lorsque vous aurez exercé vos jugements sur la terre, les habitants du globe apprendront la justice. Ayons pitié de l’impie, mais il n’apprendra pas la justice ; dans la terre des Saints, il a fait des choses iniques, et il ne verra pas la gloire du Seigneur.
Troisième leçon. Seigneur, que votre main s’élève et qu’ils ne voient pas ; qu’ils voient, et qu’ils soient confondus, ceux qui sont jaloux [de votre] peuple, et qu’un feu dévore vos ennemis. Seigneur, vous nous donnerez la paix ; car vous avez opéré toutes nos œuvres pour nous. Seigneur, notre Dieu, des maîtres étrangers nous ont possédés sans vous ; que seulement par vous, nous nous souvenions de votre nom. Que les morts ne revivent point, que les géants ne ressuscitent point  ; à cause de cela, vous les avez visités et brisés et vous avez anéanti toute leur mémoire.
 

Au deuxième nocturne.

Sermon de saint Léon, Pape.

Quatrième leçon. Nous vous avertissons publiquement, mes très chers frères, et avec une sollicitude pastorale d’observer le jeûne du dixième mois. Le temps où nous sommes et la coutume de notre dévotion nous y engagent. Par ce jeûne, qu’on célèbre lorsque la récolte de tous les fruits de la terre est terminée, on offre à Dieu, qui nous a donné ces fruits, un très juste sacrifice de continence. En effet, que peut-il y avoir de plus utile que le jeûne ? Par son observance, nous nous approchons de Dieu, et, résistant au démon, nous surmontons les attraits des vices.
Cinquième leçon. Le jeûne a toujours été un aliment pour la vertu. L’abstinence produit les pensées chastes, les résolutions sages, les conseils salutaires ; et, par les mortifications volontaires, la chair meurt à ses convoitises, tandis que l’esprit reçoit une nouvelle vigueur pour pratiquer les vertus. Mais, parce que le salut de nos âmes ne s’acquiert pas uniquement par le jeûne, ajoutons au jeûne, des œuvres de miséricorde envers les pauvres. Faisons servir à la vertu ce que nous retranchons à la sensualité, et que l’abstinence de celui qui jeûne devienne le repas du pauvre.
Sixième leçon. Appliquons-nous à la défense des veuves, à l’assistance des orphelins, à la consolation de ceux qui pleurent : occupons-nous de pacifier ceux qui se querellent. Que l’étranger reçoive l’hospitalité ; secourons l’opprimé, donnons des vêtements à ceux qui sont nus ; environnons le malade de nos soins et de nos sollicitudes ; pour que tous ceux d’entre nous qui, par ces bonnes œuvres, auront offert à Dieu, l’auteur de tous les biens, un sacrifice de piété, méritent de recevoir de lui, en récompense, le royaume des cieux. Jeûnons donc mercredi et vendredi prochains ; et samedi, veillons ensemble dans l’église du bienheureux Apôtre saint Pierre, afin qu’aidés du suffrage de ses mérites, nous puissions obtenir ce que nous demandons, par notre Seigneur Jésus-Christ, qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Amen.
 

Au troisième nocturne.

Homélie de saint Grégoire, Pape.

Septième leçon. Les paroles qu’on vient de nous lire, mes très chers frères, portent notre attention sur l’humilité de saint Jean. Lui, dont la vertu était si grande qu’on avait pu croire qu’il était le Christ, il préféra demeurer simplement et inébranlablement en son propre rôle et ne pas être vainement élevé dans l’opinion des hommes au-dessus de lui-même. Car il le déclara et ne le nia point ; il le proclama : « Je ne suis pas, moi, le Christ. » En disant : « Je ne le suis pas », il a clairement nié qu’il fût ce qu’il n’était pas ; mais il n’a pas nié être ce qu’il était, afin que, parlant selon la vérité, il devînt membre de celui dont il ne voulait pas usurper fallacieusement le nom. Parce qu’il ne veut pas chercher à prendre le nom de Christ, il est fait membre du Christ. Tandis qu’il s’étudie à reconnaître humblement sa propre faiblesse, il mérite de participer véritablement à la grandeur du Christ.
Huitième leçon. Mais, quand revient à l’esprit une autre parole de notre Rédempteur, les expressions que nous venons de lire soulèvent une question très compliquée. En effet, dans un autre endroit, le Seigneur, interrogé par ses disciples au sujet de l’avènement d’Élie, répondit : « Élie est déjà venu, et ils ne l’ont pas connu ; mais ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu : et, si vous voulez le savoir, Jean lui-même est Élie. » — Jean, cependant, étant interrogé, dit : « Je ne suis point Élie. » Comment se fait-il, mes frères, que la Vérité affirme une chose et que le Prophète de la Vérité la nie ? Car il y a opposition complète entre ces expressions : « Il est », et, « Je ne suis pas. » Comment donc est-il le Prophète de la Vérité, fil n’est pas d’accord avec les paroles de cette même Vérité ?
Neuvième leçon. Mais si l’on cherche à approfondir la vérité, on découvre comment ce qui paraît contradictoire ne l’est point. Car l’Ange, parlant de Jean, dit à Zacharie : « Il marchera devant Lui, dans l’esprit et la vertu d’Élie, » L’Ange parla de Jean, comme devant venir dans l’esprit et la vertu d’Élie, parce que, de même qu’Élie préviendra le second avènement du Seigneur, Jean a prévenu le premier ; et, comme celui-là sera le précurseur du Juge, celui-ci a été le précurseur du Rédempteur. Jean était donc Élie en esprit ; il ne l’était pas en personne. Ainsi ce que le Seigneur affirme de l’esprit, Jean le nie de la personne.

 

 

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Sainte Lucie vierge et martyre mémoire de la férie de l'Avent

13 Décembre 2018 , Rédigé par Ludovicus

Sainte Lucie vierge et martyre mémoire de la férie de l'Avent

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Exaucez-nous, ô Dieu notre Sauveur, afin que, comme la fête de la Bienheureuse Lucie, votre Vierge, nous donne la joie, elle nous enseigne aussi la ferveur d’une sainte dévotion.

AU DEUXIÈME NOCTURNE.

Quatrième leçon. Lucie, vierge de Syracuse, illustre dès l’enfance non seulement par la noblesse de sa race, mais encore par la foi chrétienne, vint à Catane avec sa mère Eutychia malade d’un flux de sang, pour vénérer le corps de sainte Agathe. Après avoir prié humblement près du tombeau de la sainte, elle y obtint la santé de sa mère. Aussitôt elle supplia celle-ci de souffrir qu’elle distribuât aux pauvres de Jésus-Christ la dot qu’elle comptait lui donner. C’est pourquoi Lucie revint à Syracuse, vendit tous ses biens, et en distribua le prix aux pauvres.
Cinquième leçon. Celui à qui cette vierge avait été fiancée par ses parents contre sa volonté, apprenant ce fait, la dénonça comme chrétienne au préfet Paschasius. Ce dernier ne pouvant, ni par ses prières ni par ses menaces, amener Lucie au culte des idoles, voyant au contraire que plus il s’efforçait de la faire changer de sentiments, plus elle semblait ardente à célébrer les louanges de la foi chrétienne, lui dit : « Tu ne parleras plus ainsi lorsqu’on en sera venu aux coups. — La parole, répondit la vierge, ne peut manquer aux serviteurs de Dieu, car le Seigneur, le Christ leur a dit : Lorsque vous serez conduits devant les rois et les gouverneurs, ne vous mettez pas en peine de la manière dont vous parlerez ou de ce que vous direz ; ce que vous aurez à dire vous sera inspiré à l’heure même, car ce n’est pas vous qui parlez, mais l’Esprit-Saint. »
Sixième leçon. Paschasius lui adressant cette question : « Le Saint-Esprit est-il donc en toi ? » Elle répondit : « Ceux qui vivent chastement et pieusement sont le temple de l’Esprit-Saint. — Je vais donc te faire conduire en un lieu infâme, repartit le préfet, pour que le Saint-Esprit t’abandonne. » La vierge répondit : « Si vous ordonnez qu’on me fasse violence malgré moi, ma chasteté méritera doublement la couronne. » A ces mots Paschasius, enflammé de colère, ordonna d’entraîner la vierge ; mais, par un miracle de la puissance divine, celle-ci demeura ferme et immobile au même lieu, sans qu’aucun effort l’en pût arracher. C’est pourquoi le préfet, ayant fait répandre sur Lucie de la poix, de la résine et de l’huile bouillante, ordonna d’allumer du feu autour d’elle ; mais comme la flamme ne lui faisait aucun mal, après qu’on l’eut tourmentée en plusieurs manières, on lui perça la gorge d’un coup d’épée. Mortellement blessée, Lucie prédit la tranquillité dont l’Église devait jouir après la mort de Dioclétien et de Maximien, et rendit son esprit à Dieu, le jour des ides de décembre. Son corps, enseveli à Syracuse, fut ensuite transporté à Constantinople, et enfin à Venise.

Voici la quatrième de nos Vierges sages, la vaillante Lucie. Son nom glorieux étincelle au sacré Diptyque du Canon de la Messe, à côté de ceux d’Agathe, d’Agnès et de Cécile ; mais, dans les jours de l’Avent, le nom de Lucie annonce la Lumière qui approche, et console merveilleusement l’Église. Lucie est aussi une des trois gloires de la Sicile chrétienne ; elle triomphe à Syracuse, comme Agathe brille à Catane, comme Rosalie embaume Palerme de ses parfums. Fêtons-la donc avec amour, afin qu’elle nous soit en aide en ce saint temps, et nous introduise auprès de Celui dont l’amour l’a rendue victorieuse du monde. Comprenons encore que si le Seigneur a voulu que le berceau de son Fils parût ainsi entouré d’une élite de Vierges, et s’il ne s’est pas contenté d’y faire paraître des Apôtres, des Martyrs et des Pontifes, c’est afin qu’au milieu de la joie d’un tel Avènement, les enfants de l’Eglise n’oublient pas d’apporter à la crèche du Messie, avec la foi qui l’honore comme le souverain Seigneur, cette pureté du cœur et des sens que rien ne saurait remplacer dans ceux qui veulent approcher de Dieu.

Nous prenons dans l’Office de la Sainte quelques Antiennes, dont l’ensemble forme une œuvre lyrique pleine de grâce et de fraîcheur :

Sainte Lucie étant en prières, la bienheureuse Agathe lui apparut, et consolait la servante du Christ.
Vierge Lucie, lui dit-elle, pourquoi me demandes-tu pour ta mère un secours que toi-même lui peux procurer ?
A cause de toi, Vierge Lucie, la ville de Syracuse sera comblée de gloire par le Seigneur Jésus-Christ.
Voix de Lucie : Je vous bénis, ô Père de mon Seigneur Jésus-Christ, de ce que, par votre Fils, le feu qui m’environnait a été éteint.
Dans ta patience, tu as possédé ton âme, ô Lucie, Épouse du Christ ! tu as haï les choses du monde, et tu brilles avec les Anges : par ton propre sang, tu as vaincu l’ennemi.

Nous nous adressons à vous, ô Vierge Lucie, pour obtenir la grâce de voir dans son humilité Celui que vous contemplez présentement dans la gloire : daignez nous accepter sous votre puissant patronage. Le nom que vous avez reçu signifie Lumière : soyez notre flambeau dans la nuit qui nous environne. O Lampe toujours brillante de la splendeur de virginité, illuminez nos yeux ; guérissez les blessures que leur a faites la concupiscence, afin qu’ils s’élèvent, au-dessus de la créature, jusqu’à cette Lumière véritable qui luit dans les ténèbres, et que les ténèbres ne comprennent point. Obtenez que notre œil purifié voie et connaisse, dans l’Enfant qui va naître, l’Homme nouveau, le second Adam, l’exemplaire de notre vie régénérée. Souvenez-vous aussi, Vierge Lucie, de la sainte Église Romaine et de toutes celles qui empruntent d’elle la forme du Sacrifice : car elles prononcent chaque jour votre doux nom à l’autel, en présence de l’Agneau votre Époux, à qui il est agréable de l’entendre. Répandez vos bénédictions particulières sur l’île fortunée qui vous donna le jour terrestre et la palme de l’éternité. Maintenez-y l’intégrité de la foi, la pureté des mœurs, la prospérité temporelle, et guérissez les maux que vous connaissez.

 

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V ème jour dans l’Octave de l’Immaculée Conception

12 Décembre 2018 , Rédigé par Ludovicus

V ème jour dans l’Octave de l’Immaculée Conception

Considérons la très pure Marie ayant conçu dans son sein le Verbe de Vie, et toute remplie des sentiments que lui inspirent sa religion profonde envers le souverain Seigneur, et son ineffable tendresse de mère envers un tel fils. Admirons une si haute dignité, rendons-lui hommage, et glorifions la Mère d’un Dieu. En elle s’accomplissent et la prophétie d’Isaïe : Une Vierge concevra et enfantera un Fils ; et celle de Jérémie : Le Seigneur a créé quelque chose de nouveau sur la terre : une Femme environnera un Homme ; oracles que les Gentils eux-mêmes avaient mystérieusement recueillis : en sorte que la gloire de la cité des Carnutes d’avoir dédié un autel à la vierge qui devait enfanter, Virgini pariturae, loin d’être douteuse, comme elle le parut aux yeux d’un siècle plus ignorant encore que rationaliste, doit être également attribuée à plusieurs autres villes de l’Occident. Mais qui pourrait raconter la dignité de cette Vierge qui porte en ses flancs bénis le Salut du Monde ? Si Moïse, sortant d’un simple entretien avec Dieu, reparut aux yeux du peuple d’Israël la tête encore environnée des rayons de la majesté de Jéhovah, quelle auréole devait entourer Marie, renfermant en elle, comme un ciel vivant, le souverain Seigneur lui-même ? Mais la divine Sagesse tempérait cet éclat aux yeux des hommes, afin que l’humilité que le Fils de Dieu avait choisie comme le moyen de se manifester à eux, ne fût pas dès l’abord anéantie par la gloire prématurée qui eût éclaté dans sa Mère.

Les sentiments du Cœur de Marie durant ces neuf mois de son union ineffable avec le Verbe divin, nous sont retracés au sacré Cantique, lorsque l’Épouse dit dans son ivresse : « Me voici établie à l’ombre de celui que je désirais, et son fruit est doux à ma bouche ; si je dors, mon cœur veille. Mon âme se fond au bruit de la voix de mon Bien-Aimé ; je suis à lui et il est à moi, celui qui paît entre les lis de ma virginité, jusqu’à ce que le jour de sa Nativité se lève, et que les ombres du péché disparaissent enfin. » Mais souvent aussi, trop faible dans sa mortalité pour soutenir l’amour qui l’oppresse, elle s’écrie aux âmes pieuses, ses compagnes : « O filles de Jérusalem ! Couvrez-moi de fleurs, environnez-moi de fruits odorants ; car je languis d’amour. » — « Cette douce parole, dit le vénérable Pierre de Celles dans son Sermon pour la Vigile de Noël, cette douce parole est celle de l’Épouse qui habite dans les jardins, et qui a voit approcher le temps de son enfantement divin. Quoi de plus aimable entre toutes les créatures que cette Vierge, l’amante du Seigneur, mais premièrement aimée de lui ? C’est elle qui, dans le Cantique, est appelée la biche à jamais chérie. Quoi de plus aimable aussi que a ce Fils de Dieu, né éternellement, et éternellement aimé ; formé, comme dit l’Apôtre, à la fin des temps, au sein de la bien-aimée, et devenu, suivant l’expression du Cantique, le faon, objet de sa tendresse ? Cueillons donc, et préparons nos fleurs, pour les offrir au fils et à la mère. Mais voici les fleurs que nous présenterons en particulier à Notre-Dame. Purifions et renouvelons nos corps par Jésus, qui dit être la Fleur des champs et le Lis des vallons, et efforçons-nous d’approcher de lui par la chasteté. Puis, défendons la fleur de pureté de tout contact étranger ; car elle se fane, et s’effeuille en un instant, si on l’expose au moindre souffle. Lavons nos mains pour l’offrir dans l’innocence ; et là d’un cœur pur, d’un corps chaste, d’une bouche a sanctifiée, d’une âme intacte, cueillons au jardin du Seigneur les fleurs nouvelles, pour la nouvelle Nativité du nouveau Roi ; environnons de ces fleurs la Sainte des Saintes, la Vierge des Vierges, la Reine des Reines, la Dame des Dames, pour mériter d’avoir notre part en son a Enfantement. »

SÉQUENCE EN L’HONNEUR DE LA SAINTE VIERGE. (Tirée des anciens Missels Romains-Français.)
Salut, Vierge gracieuse, Vierge-Mère glorieuse, Mère du Roi de gloire !
Salut, perle éclatante, par qui nous vint la vie du monde, le Christ, Soleil de justice !
Branche d’olivier chargée de fruits ! Les entrailles de votre tendresse ne sont fermées à aucun mortel.
Dans notre exil, vous nous réjouissez, lorsque, vigne féconde, vous produisez pour fruit le Sauveur, le Seigneur.
Salut, Vierge Mère d’un Dieu ! Soleil du jour céleste, Lune dans la nuit de ce monde !
Clémente par-dessus toutes les mères, secourez-nous, malheureux que nous sommes, ô unique espérance des mortels !
Salut, honneur de virginité, temple à Dieu seul réservé ! Rendez pardonnables toutes nos offenses.
Vous êtes toute à nous ; guidez-nous, Étoile de la mer ! Et nous protégez toujours : nous voici dans vos bras.
Vers vous, clémente, nous soupirons ; si vous ne nous conduisez, nous nous égarons ; donc, enseignez-nous ce qu’il faut faire, pour vivre, au terme de ces jours, éternellement avec les Saints.
Jésus-Christ, Fils de Dieu, tout le fondement de notre espérance, par la médiation de votre Mère, donnez-nous part, avec l’assemblée des Anges, à l’éternelle réjouissance.
Amen.
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