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Regnum Galliae Regnum Mariae
Articles récents

Mardi de Pâques

7 Avril 2015 , Rédigé par Ludovicus

Mardi de Pâques

Collecte

O Dieu, qui agrandissez sans cesse votre Église par une nouvelle génération : accordez à vos serviteurs de garder dans leur vie le sacrement qu’il ont reçu par la foi.

Lecture

En ces jours-là, Paul se levant, faisant le silence d’un signe de la main, dit : Mes Frères, fils de la race d’Abraham et ceux d’entre vous qui craignent Dieu, c’est à vous que cette parole de salut a été envoyée. Car les habitants de Jérusalem et leurs chefs, ayant méconnu Jésus, ont accompli sans le savoir les paroles des prophètes qu’on lit chaque sabbat en le condamnant ; et n’ayant trouvé en lui aucune cause de mort, ils ont demandé à Pilate de le faire périr. Et quand ils eurent accompli tout ce qui est écrit de lui, ils le descendirent du bois et le déposèrent dans un sépulcre. Mais Dieu l’a ressuscité d’entre les morts le troisième jour ; et il a été vu pendant bon nombre de jours par ceux qui étaient montés avec lui de la Galilée à Jérusalem, et qui maintenant sont ses témoins auprès du peuple. Et nous vous annonçons que la promesse faite à nos pères a été accomplie : car Dieu l’a accomplie pour nos fils, en ressuscitant Jésus-Christ, Notre-Seigneur.

Evangile

En ce temps-là : Jésus se tint au milieu de ses disciples et leur dit : "La paix soit avec vous ! C’est moi, n’ayez pas peur".

Mais saisis de stupeur et d’effroi, ils croyaient voir un esprit.

Et il leur dit : " Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi des pensées s’élèvent-elles dans vos cœurs ? Voyez mes mains et mes pieds ; c’est bien moi. Touchez-moi et voyez : car un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’en ai.". Et ce disant, il leur montra ses mains et ses pieds.

Comme ils ne croyaient pas encore et qu’ils étaient dans l’étonnement à cause de leur joie, il leur dit : "Avez-vous ici quelque chose à manger ?"

Ils lui présentèrent un morceau de poisson grillé et un gâteau de miel. Et après qu’il eut mangé devant eux, prenant les restes, il les leur donna. Puis il leur dit : "Telles sont bien les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : il faut que s’accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la Loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes." Alors il leur ouvrit l’intelligence pour comprendre des Ecritures ; et il leur dit : "Ainsi il est écrit que le Christ devait souffrir et ressusciter des morts le troisième jour, et que le repentir pour la rémission des péchés doit être prêché en son nom à toutes les nations.

Bréviaire Saint Ambroise

Il faut admirer comment une nature corporelle s’est insinuée au travers d’un corps impénétrable, restant invisible à son entrée, visible cependant aux regards ; facile à toucher, difficile à comprendre. En définitive, les disciples tout troublés croyaient voir un esprit. C’est pourquoi le Seigneur, afin de nous donner une preuve évidente de sa résurrection : « Palpez, dit-il, et voyez, parce qu’un esprit n’a ni chair ni os, comme vous me voyez en avoir. » Ce n’est donc pas par sa nature incorporelle, mais par sa nature telle que l’avait faite sa résurrection, qu’il pénétra en des lieux clos, dont aucune entrée n’avait été laissée libre. Car ce que l’on touche est corps, ce que l’on palpe est corps.

Or nous ressusciterons dans nos corps. Car on met en terre le corps animal, comme une semence, il en sort un corps spirituel : celui-ci plus subtil ; celui-là plus lourd, vu qu’il est encore appesanti par la condition même de l’infirmité terrestre. En effet, comment ne serait-ce pas un corps, ce dans quoi demeuraient les marques des blessures, les vestiges des cicatrices que le Seigneur présenta à palper ? En cela il n’affermit pas seulement la foi, il excite encore la dévotion, parce qu’il a préféré porter au ciel les blessures reçues pour nous, et n’a pas voulu en supprimer les traces, afin de montrer à Dieu son Père le prix de notre liberté. C’est en cet état que le Père le place à sa droite, embrassant en lui le trophée de notre salut : c’est là et dans le même état, que la couronne méritée par ses cicatrices nous a montré les Martyrs.

Et puisque notre discours nous y amène, considérons pourquoi, selon saint Jean, les Apôtres ont cru et se sont réjouis ; pourquoi, selon saint Luc, ils sont repris comme incrédules ; comment il est dit là qu’ils ont reçu le Saint-Esprit, et ici qu’ils ont l’ordre de rester dans la cité jusqu’à ce qu’ils soient revêtus de la force d’en haut. Or, il me semble que saint Jean, en sa qualité d’Apôtre, a touché à des choses plus grandes et plus profondes ; que saint Luc a touché à des événements qui s’enchaînent, plus en rapport avec les faits humains ; celui-ci se servant du circuit de l’histoire, celui-là d’un précis ; car on ne peut douter de saint Jean qui apporte son témoignage, « et son témoignage est véridique »; et d’autre part, il est juste d’écarter tout soupçon de négligence ou de mensonge de saint Luc aussi, qui a mérité d’être Évangéliste. C’est pourquoi nous considérons les deux récits comme vrais, ne différant l’un de l’autre ni par la variété des opinions, ni par la diversité des personnes. Bien que d’abord saint Luc dise que les Apôtres n’ont pas cru, il montre cependant plus loin qu’ils ont cru ; si nous considérons ses premières paroles, elles sont contraires au récit de saint Jean ; si nous considérons les suivantes, il est certain qu’elles sont d’accord avec ce récit.

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Lundi de Pâques

6 Avril 2015 , Rédigé par Ludovicus

Lundi de Pâques

Hæc dies, quam fecit Dominus : exsultemus et lætemur in ea.

Collecte

O Dieu, qui avez apporté au monde dans la solennité pascale la guérison : nous vous en supplions, continuez de répandre votre don céleste sur votre peuple ; qu’il soit digne de jouir de la liberté parfaite et qu’il s’avance vers la vie éternelle.

Lecture

En ces jours-là, Pierre debout au milieu du peuple dit : Mes frères, Vous savez ce qui s’est passé dans toute la Judée : Jésus de Nazareth, commençant par en Galilée, après le baptême que Jean a prêché ; comment Dieu l’a oint de l’Esprit-Saint et de puissance, Lui qui a passé en faisant le bien et en guérissant tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable ; car Dieu était avec Lui. Et nous, nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem, Lui qu’ils ont fait mourir en le pendant au bois. Dieu l’a ressuscité le troisième jour et lui a donné de se manifester, non à tout le peuple, mais à des témoins choisis d’avance par Dieu :à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. Et il nous a commandé de prêcher au peuple et d’attester que c’est Lui que Dieu a constitué juge des vivants et des morts. A Lui tous les prophètes rendent ce témoignage, que quiconque croit en Lui recevra, par son nom, la rémission de ses péchés."

 

Evangile

Jésus explique les Ecritures aux disciples incrédules

En ce temps-là : ce même jour, deux des disciples de Jésus faisaient route vers un village du nom d’Emmaüs, distant de Jérusalem de soixante stades. Et ils conversaient entre eux de tout ce qui était arrivé. Et il advint, comme ils conversaient et discutaient ensemble : Jésus en personne s’approcha, et il faisait route avec eux ; mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Et il leurs dit : "Quels sont donc ces propos que vous échangez en marchant et qui vous font tristes ?".

Et lui répondant, l’un d’eux, nommé Cléophas, lui dit : "Tu es bien le seul qui, de passage à Jérusalem, ne sache pas ce qui s’y est passé ces jours-ci !".

Il leur dit : "Quoi ?".

Et ils lui dirent : "Ce qui concerne Jésus de Nazareth, qui fut un prophète puissant en œuvres et en parole devant Dieu et tout le peuple ; et comment nos grands prêtres et nos chefs l’ont livré pour être condamné à mort et l’ont crucifié. Quant à nous, nous espérions que ce serait lui qui rachèterait Israël ; mais, en plus de tout cela, on est au troisième jour depuis que cela s’est passé. Mais quelques femmes, des nôtres, nous ont jetés dans la stupeur : étant allées de grand matin au sépulcre, et n’ayant pas trouvé son corps, elles sont venues dire même qu’elles avaient vu une apparition d’anges qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns des nôtres sont allés au tombeau et ont trouvé les choses tout comme les femmes avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu !".

Et lui leur dit : "O coeurs sans intelligence, lents à croire à tout ce qu’ont annoncé les Prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrit cela pour entrer dans sa gloire ?".

Et commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur interpréta, dans toutes les Ecritures, ce qui le concernait.

Ils approchèrent du bourg où ils se rendaient, et lui feignit de se rendre plus loin. Mais ils le forcèrent, disant : "Reste avec nous, car on est au soir et déjà le jour est sur son déclin." Et il entra avec eux. Et il advint, comme il était à table avec eux, qu’il prit le pain, le bénit et le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent ; et il disparut de leur vue.

Et ils se dirent l’un à l’autre : "Est-ce que notre cœur n’était pas brûlant en nous, lorsqu’il nous parlait sur le chemin, tandis qu’il nous dévoilait les Ecritures ?"

Sur l’heure même, ils partirent et retournèrent à Jérusalem ; et ils trouvèrent réunis les Onze et leurs compagnons, qui disaient : "Réellement le Seigneur est ressuscité, et il est apparu à Simon."

Et eux de raconter ce qui s’était passé en chemin, et comment ils l’avaient reconnu à la fraction du pain.

Bréviaire Saint Grégoire

Vous venez d’entendre, mes très chers frères, que le Seigneur apparut à deux disciples qui, à la vérité, ne croyaient pas encore en lui, mais qui cependant parlaient de lui en marchant le long du chemin. Toutefois il ne leur montra pas ses traits, qu’ils auraient reconnus. Il voulut paraître extérieurement à leurs yeux corporels, tel qu’il était intérieurement aux yeux de leur cœur. Au fond de leur cœur ces disciples l’aimaient, mais ils doutaient ; or le Seigneur se trouvait extérieurement auprès d’eux, mais il ne leur montrait pas qui il était. Il leur accorda donc le bienfait de sa présence, parce qu’ils s’entretenaient de lui ; mais leur foi restant hésitante, il leur cacha ses traits qui l’eussent fait reconnaître.

Il s’entretint avec eux, leur reprocha d’être si lents à comprendre, leur découvrit le sens mystérieux des passages de la sainte Écriture qui le concernaient, mais néanmoins, comme il était encore un étranger dans leur cœur sous le rapport de la foi, il feignit d’aller plus loin. Nous employons le mot feindre (fingere) dans le sens de composer, donner une forme, d’où vient que nous appelons figuli ceux qui façonnent l’argile. Jésus-Christ, qui est la vérité simple, ne fit donc rien avec duplicité ; mais il se montra aux yeux de leur corps, tel qu’il était dans leur âme. Il fallait éprouver ces disciples, pour voir si, ne l’aimant pas comme leur Dieu, ils pourraient l’aimer sous la figure d’un étranger.

Mais, comme ceux que la Vérité même accompagnait dans leur marche ne pouvaient pas être éloignés de la charité, ils lui offrirent l’hospitalité comme à un voyageur. Pourquoi disons-nous qu’ils la lui offrirent puisqu’il est écrit qu’ils le pressèrent ? On peut conclure de cet exemple qu’il faut non seulement inviter les étrangers à recevoir l’hospitalité, mais encore y mettre de l’insistance. Les deux disciples dressent donc la table, ils offrent à Jésus du pain ainsi que d’autres aliments, et le Dieu qu’ils n’avaient pas reconnu lorsqu’il leur expliquait la sainte Écriture, ils le reconnaissent à la fraction du pain. Ce n’est donc pas en écoutant les préceptes divins qu’ils reçoivent la lumière, c’est en les pratiquant ; car il est écrit : « Ce ne sont pas ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu ; mais ce sont les observateurs de la loi qui seront justifiés.» Quiconque veut avoir l’intelligence de ce qu’il entend, doit se hâter de mettre en pratique ce qu’il a pu entendre déjà. Vous voyez que le Seigneur n’a pas été reconnu quand il parlait, et qu’il a daigné se faire connaître lorsqu’on lui a servi à manger.

 

 

 

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7 millions de musulmans en France et combien de catholiques ?

5 Avril 2015 , Rédigé par Ludovicus

Boubakeur veut doubler le nombre de mosquées


Le président du Conseil français du culte musulman, Dalil Boubakeur, a appelé samedi à doubler le nombre de mosquées d'ici deux ans pour pallier le manque de lieux de culte pour les millions de musulmans français.

"Nous avons 2.200 mosquées. Il en faut le double d'ici deux ans", a souhaité M. Boubakeur, qui est également recteur de la mosquée de Paris, lors du Rassemblement annuel des musulmans de France, organisé par l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) au Bourget.
Pour les "7 millions de musulmans" de France, les mosquées actuelles "ne suffisent pas", a souligné le président du CFCM. Les estimations du nombre de musulmans en France varient de 4 à 5 millions.

"7 millions de musulmans"

"Il y a beaucoup de salles de prières, de mosquées inachevées, et il y a beaucoup de mosquées qui ne sont pas construites, je pense qu'il faut le double de mosquées", a-t-il insisté.
Le président du CFCM n'a pas précisé comment ces constructions pourraient être financées, un sujet sensible alors que le gouvernement cherche à éviter leur financement par des Etats étrangers.
"Il faut que le nombre de mosquées reflète le nombre de musulmans (...) Nous avons le droit de construire des mosquées, (le droit) que les maires ne s'y opposent pas", a précisé son hôte, le président de l'UOIF, Amar Lasfar.
"Il y a de moins en moins de maires qui s'opposent systématiquement à la construction de mosquées", s'est-il toutefois réjoui.
M. Boubakeur a également insisté sur la nécessaire formation des imams, annonçant avoir bon espoir d'aboutir bientôt à un accord avec "certaines universités parisiennes" pour le volet non-religieux de cette formation.
Ces cours auraient pour objectif "de transmettre des connaissances de la France, de la loi, des traditions françaises à nos imams, pour qu'ils aient une formation complète, religieuse et républicaine", a-t-il ajouté.
"Nous avons besoin d'une formation religieuse soutenue, acceptée et reconnue et nous devons faire tout pour que nos imams soient des modèles de paix et soient des modèles qui animent nos mosquées, qui sont des lieux de paix", a déclaré le président de l'instance qui représente le culte musulman en France.

Ces propos ont suscité de vives réactions sur la toile.Le vice-président du Front National Florian Philippot s'est empressé de dénoncer un propos "extravagant": 



 

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MORT ET RÉSURRECTION DE LA FRANCE

5 Avril 2015 , Rédigé par Ludovicus

MORT ET RÉSURRECTION DE LA FRANCE
Sans être en accord avec cette église conciliaire cette méditation n'est pas dénuée d'intérêt, mais incomplète.
Méditation de Pâques par Mgr Rey

Au cours de sa visite apostolique en 1980, Jean-Paul II adressait une adjuration pathétique aux chrétiens de France : « France, fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? »

Les peuples, comme les personnes, ont une âme et une vocation à remplir, en toute liberté. Une nation est une famille de familles qui a sa physionomie, son histoire temporelle et spirituelle particulières. L’amour de Dieu est certes le même pour tous les peuples de la surface du globe, même si ces derniers ne Le connaissent pas encore. Mais chacune des nations est aimée d’un amour de prédilection, qui correspond à son « genre de beauté » propre, c’est-à-dire à sa vocation communautaire spécifique.

Le rayonnement de la France à travers le monde s’enracine dans sa vocation chrétienne, source toujours vivante d’une culture riche de poètes et d’écrivains, de philosophes et de théologiens, de penseurs et d’artistes de génie, surgis d’un terreau fécondé par la foi des apôtres et irrigué du sang des martyrs. Notre géographie est recouverte du manteau d’églises, de sanctuaires et de cités, qui souligne combien la foi a embrassé notre histoire.

Cette mémoire chrétienne est pour nous encore référence et espérance pour le futur. Elle est source de responsabilité pour que l’expression de la laïcité et les choix éthiques, sociaux et politiques que notre pays pourra poser dans la construction de cet avenir, n’oublie jamais sa vocation.

Voilà des décennies que l'on annonce la mort de la France. Que ce soit par l'usure du temps, le suicide ou l'assassinat, notre vieux pays vivrait ses derniers instants. Pour certains même, il ne prendrait qu'aujourd'hui conscience de son trépas dissimulé de longue date par des politiciens avides de pouvoir et d'argent. Les vrais amoureux de la France seraient tout aussi convaincus de sa disparition mais n'oseraient le dire pour ne pas désespérer les braves gens. La France comme "société organique" ne serait donc plus : nous ne pourrions qu'en retarder la décomposition, par notamment la défense de sa cellule primordiale, la famille, ou de ce qui reste de sa culture absorbée par la globalisation économique et cyberespace. Quelques fidèles continueraient de s'émerveiller de cet héritage jusqu'à ce que leurs descendants se laissent finalement emporter par l'inéluctable montée du relativisme qui fait le lit du fondamentalisme.

Bien piètre perspective qui hélas, ne manque pas d'éléments de crédibilité ! Quoi qu'il en soit, pouvait-on sérieusement croire  à l'immortalité de la France ? Il ne lui a pourtant jamais été promis que les portes de l'Enfer ne prévaudraient pas contre elle, quelles qu'aient été les faveurs innombrables qu'elle reçut depuis son baptême. La question n'est donc pas de savoir si la France est morte ou vive mais si morte ou moribonde, elle pourrait revenir à la vie. En un mot, la France doit-elle craindre la mort ? Oui, comme le Christ a frémi devant l'imminence de sa Passion mais dans l'espérance de la Résurrection.

En crise, non seulement économique et politique, mais aussi [surtout et avant tout] morale et spirituelle, la France doit accepter de mourir à elle-même. Elle doit renier une conception de la "liberté au-dessus de toutes les valeurs" qu'elle a enseignée au monde entier : une liberté déifiée au nom de laquelle on s'arroge le droit de blasphémer, de corrompre les intelligences, de dénaturer l'amour humain ou de tuer "légalement" l'enfant et le vieillard. La France doit cesser de regimber sous l'aiguillon et rejoindre l'étendard qu'elle n'aurait jamais du quitter. Nombre de saints et de mystiques, dont bien sûr Jean-Paul II [ ???], ont conditionné le renouveau de la France et son relèvement à sa fidélité aux promesses de son baptême.

Le christianisme est l'âme de notre pays mais il s'est laissé depuis longtemps gagner par une profonde acédie qui l'entraîne aujourd'hui dans les pires égarements. Son principe vital s'affaiblissant, le corps naturellement se délite ; mais il se relèverait même du tombeau, si l'âme retrouvait sa ferveur baptismale. Le Salut de notre patrie suppose donc de chacun une conversion concrète et audacieuse, comme nous y appelle aujourd'hui encore l’apôtre Paul : « si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre » (Col., III, 1-2).

Toute résurrection suppose, non pas le rétablissement d'un état antérieur, mais une profonde transformation de l'être jusqu'à son accomplissement. La France doit ainsi renoncer à ce qu'elle fut, pour s'accomplir davantage, à travers les circonstances dramatiques que Dieu permet en vue de ce plus grand bien. A l'image des stigmates du Christ glorifié, nos épreuves, vécues avec courage, dans la foi et l'espérance, seront la gloire de notre patrie transfigurée.

 

Mais Monseigneur, qui a tué l'âme catholique de la France, qui s'est détourné de Dieu pour célébrer face au peuple, qui a vidé les séminaires, les églises, les couvents, les monastères et autres maisons religieuses, qui s'est réconcilié avec le monde dans cette nouvelle religion de l'homme, oecuménique et maçonnique, qui s'est couché devant les pseudo lois sur l'avortement, la contraception..........???

MORT ET RÉSURRECTION DE LA FRANCE
MORT ET RÉSURRECTION DE LA FRANCE
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PÂQUES

4 Avril 2015 , Rédigé par Ludovicus

PÂQUES

Surrexit Dominus vere,  Alleluia

 

Ego sum qui sum et consílium meum non est cum impiis, sed in lege Domini voluntas mea est, alleluia.

 

Hæc dies, quam fecit Dominus : exsultemus et lætemur in ea.

 

O Dieu, qui avez en ce jour, par la victoire de votre Fils unique sur la mort, ouvert pour nous l’entrée de l’éternité : secondez de votre secours les vœux que vous nous inspirez, en nous prévenant au moyen de votre grâce.

 

Introit

O Dieu, qui avez en ce jour, par la victoire de votre Fils unique sur la mort, ouvert pour nous l’entrée de l’éternité : secondez de votre secours les vœux que vous nous inspirez, en nous prévenant au moyen de votre grâce.

Lecture

Mes Frères : purifiez-vous du vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, comme vous êtes des pains sans levain. Car le Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, ni avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains de levains de la sincérité et de la vérité.

Séquence

A la victime pascale, que les Chrétiens immolent des louanges.

L’Agneau a racheté  le Christ innocent a réconcilié les pécheurs avec son Père.

La vie et la mort se sont affronté en un duel prodigieux : l’Auteur de la vie était mort, il règne vivant.

Dis-nous, Marie, qu’as-tu vu en chemin ?

J’ai vu le tombeau du Christ vivant, et la gloire du ressuscité.

J’ai vu les témoins angéliques, le suaire et les linceuls.

Il est ressuscité, le Christ, mon espérance : il vous précèdera en Galilée.

Nous le savons : le Christ est ressuscité des morts :

Ô Vous, Roi vainqueur, ayez pitié de nous. Amen. Alléluia

Evangile

En ce temps-là : Marie-Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller oindre Jésus. Et de grand matin, le premier jour de la semaine, elles vont à la tombe, le soleil s’étant déjà levé. Elles se disaient entre elles : "Qui nous roulera la pierre de l’entrée du sépulcre ?" Et ayant levé les yeux, elles virent que la pierre avait été roulée : or elle était fort grande. Entrant dans le sépulcre, elles virent un jeune homme assis à droite, vêtu d’une robe blanche, et elles furent saisies de frayeur. Mais il leur dit : "Ne vous effrayez pas. Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié : il est ressuscité, il n’est pas ici. Voici le lieu où on l’avait mis. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre, qu’il vous précède en Galilée : là que vous le verrez, comme il vous l’a dit."

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Samedi Saint

4 Avril 2015 , Rédigé par Ludovicus

Samedi Saint

La nuit a passé sur le sépulcre où repose le corps de l’Homme-Dieu. Mais si la mort triomphe au fond de cette grotte silencieuse, si elle tient dans ses liens celui qui donne la vie à tous les êtres, son triomphe sera court. Les soldats ont beau veiller à l’entrée du tombeau, ils ne retiendront pas le divin captif, quand il prendra son essor. Les saints Anges adorent, dans un respect profond, le corps inanimé de celui dont le sang va « pacifier le ciel et la terre». Ce corps séparé de l’âme pour un court intervalle est demeuré uni au Verbe divin ; l’âme qui a cessé un moment de l’animer, n’a point non plus perdu son union avec la personne du Fils de Dieu. La divinité reste unie même au sang épanché sur le Calvaire, et qui doit rentrer dans les veines de l’Homme-Dieu, au moment de sa prochaine résurrection.

Nous aussi, approchons de ce tombeau, et vénérons à notre tour la froide dépouille du Fils de Dieu. Nous comprenons maintenant les effets du péché. « C’est par le péché que la mort est entrée dans le monde et qu’elle a passé dans tous les hommes» Jésus, « qui n’a point connu le péché », a cependant permis à la mort d’étendre jusque sur lui son empire, afin d’en diminuer pour nous les horreurs et de nous rendre, en ressuscitant, cette immortalité que le péché nous avait ravie. Adorons dans toute notre reconnaissance ce dernier anéantissement du Fils de Dieu. Il avait daigné, dans son incarnation, prendre « la forme d’esclave» ; en ce moment, il est descendu plus bas encore. Le voilà sans vie et glacé dans un tombeau ! Si ce spectacle nous révèle l’affreux pouvoir de la mort, il nous montre bien plus encore l’immense et incompréhensible amour de Dieu pour l’homme. Cet amour n’a reculé devant aucun excès ; et nous pouvons dire que si le Fils de Dieu s’est abaissé outre mesure, nous avons été d’autant plus glorifiés par ses abaissements. Qu’elle nous soit donc chère cette tombe sacrée qui doit nous enfanter à la vie ; et après avoir rendu grâces au Fils de Dieu de ce qu’il a daigné mourir pour nous sur la Croix, remercions-le aussi d’avoir accepté pour nous l’humiliation du sépulcre.

L'instruction des catéchumènes avant le Baptême

PREMIÈRE PROPHÉTIE. Genèse. Chap. I.

Cette première lecture retrace le récit de la création, l’Esprit de Dieu porté sur les eaux, la lumière séparée des ténèbres, l’homme crée à l’image de Dieu. L’œuvre de Dieu avait été troublée et déformée par la malice de Satan. Le moment est venu où elle va revivre dans toute sa beauté. L’Esprit-Saint se prépare à opérer la régénération par les eaux, le Christ-Lumière va sortir des ombres du tombeau, et la ressemblance de Dieu reparaître en l’homme purifié par le sang de son Rédempteur, nouvel Adam descendu du ciel, pour rétablir dans ses droits l’ancien qui avait été formé de la terre.

Après la lecture, l’Évêque dit : « Prions ». Le Diacre s’adressant à l’assemblée : « Fléchissons les genoux. » Puis le Sous-Diacre : « Levez-vous. »

L’Évêque dit alors cette Oraison : « O Dieu, qui avez créé l’homme d’une manière admirable, et l’avez racheté d’une façon plus admirable encore ; donnez-nous, s’il vous plaît, de résister par la vigilance de l’esprit aux attraits du péché, afin que nous méritions d’arriver aux joies éternelles. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen. »

DEUXIÈME PROPHÉTIE. Genèse. Chap. V.

Le récit du déluge fait l’objet de la deuxième lecture. Nous y voyons Dieu faisant servir à sa justice les eaux qui, par Jésus-Christ, vont devenir l’instrument de sa miséricorde ; l’arche, figure de l’Église, asile de salut pour ceux qui ne veulent pas périr sous les flots vengeurs ; le genre humain se régénérant par une seule famille qui représentait les disciples du Christ, d’abord faibles en nombre, et bientôt répandus par toute la terre.

« O Dieu, puissance invariable et lumière éternelle, jetez un regard favorable sur les merveilles de votre Église, et daignez opérer le salut du genre humain par l’effet de votre éternelle résolution ; en sorte que le monde entier éprouve et voie que ce qui était abattu est relevé, que ce qui était envieilli est renouvelé, et que tout est rétabli dans son intégrité première par celui qui est le commencement de tout : notre Seigneur Jésus-Christ votre Fils. Amen. »

TROISIÈME PROPHÉTIE. Genèse. Chap. XXII.

La foi ferme et courageuse d’Abraham, Père des croyants, est offerte ici pour modèle à nos catéchumènes. Ils y reçoivent une leçon sur la dépendance dans laquelle l’homme doit vivre à l’égard de Dieu, et sur la fidélité qu’il doit lui garder. L’obéissance d’Isaac retrace celle dont le Fils de Dieu vient de nous donner le gage dans le sacrifice du Calvaire. Le bois porté sur les épaules du fils d’Abraham jusque sur la montagne, rappelle le souvenir de la croix.

« O Dieu, souverain Père des fidèles, qui, répandant par toute fa terre la grâce de l’adoption, y multipliez les enfants de la promesse ; et qui, par le sacrement conféré dans la Pâque, rendez père des nations, selon votre serment, Abraham votre serviteur : accordez à vos peuples d’entrer dignement dans la grâce de votre appel. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen. »

QUATRIÈME PROPHÉTIE. Exode. Chap. XIV.

C’est ici le grand symbole du Baptême. Le peuple de Dieu, échappé au dur esclavage de Pharaon, trouve son salut dans les eaux, tandis que l’Égyptien y est englouti. Les catéchumènes, après avoir traverse la fontaine baptismale, vont en sortir affranchis de la servitude de Satan, laissant leurs péchés submergés pour jamais dans les eaux qui sont devenues leur salut.

Après cette lecture, la sainte Église entonne le Cantique de Moïse, qui fut chanté sur les bords de la mer Rouge, par sa sœur Marie, assistée du chœur des jeunes filles d’Israël, à la vue des cadavres flottants des Égyptiens.

« O Dieu, qui nous faites revoir de nos jours vos antiques merveilles, en opérant pour le salut de toutes les nations, par l’eau de la régénération, ce que vous opérâtes autrefois par la puissance de votre bras, en délivrant un seul peuple de la persécution des Égyptiens ; faites que le monde tout entier parvienne à la dignité des enfants d’Abraham et aux honneurs du peuple d’Israël. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen. »

CINQUIÈME PROPHÉTIE. Isaïe. Chap. LIV.

Le plus sublime des Prophètes, Isaïe, invite nos catéchumènes à s’approcher des eaux, pour y étancher leur soif ; il les engage à venir apaiser leur faim par le mets le plus délicieux ; il vante l’héritage que le Seigneur leur a préparé, et rassure leur pauvreté, en promettant que le Dieu souverainement riche les comblera gratuitement de tous ses biens.

« Dieu tout-puissant et éternel, multipliez, pour la gloire de votre nom, cette postérité que vous avez promise à la loi de nos pères ; et par une adoption sainte, augmentez le nombre des enfants de la promesse ; afin que votre Église connaisse que vous avez déjà accompli au milieu d’elle, en grande partie, ce que les premiers saints ont connu devoir arriver. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen. »

SIXIÈME PROPHÉTIE. Baruch. Chap. III.

Dans ce beau passage du prophète Baruch, Dieu rappelle à nos élus du saint Baptême leurs égarements passés qui les rendaient indignes du pardon ; mais, dans sa miséricorde toute gratuite, il a daigné répandre sur eux sa divine Sagesse, et ils sont venus à lui. Le Seigneur leur parle ensuite de tous ces hommes de la gentilité, riches, puissants et industrieux, qui ont laissé leur nom dans les annales de la terre. Ils ont péri, et leur sagesse mondaine avec eux. Le peuple nouveau que le Seigneur se forme aujourd’hui ne s’égarera pas ainsi. Il aura la vraie Sagesse en partage. Dieu avait autrefois parlé mystérieusement à Jacob ; mais cette parole ne parvint pas à tous les hommes : aujourd’hui il est venu en personne sur la terre ; il a habité avec nous ; voilà pourquoi le peuple qu’il se crée aujourd’hui lui demeurera fidèle.

« O Dieu, qui multipliez sans cesse votre Église par la vocation des Gentils, daignez accorder votre continuelle assistance à ceux que vous allez purifier dans l’eau du baptême. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen. »

SEPTIÈME PROPHÈTE. Ézéchiel. Chap. XXXVII.

Cette lecture a pour objet de proclamer devant les catéchumènes le grand dogme de la résurrection des corps, pour lequel l’esprit superbe et sensuel de la gentilité avait tant de répugnance. C’est le moment de rappeler la promesse que Dieu a daigné nous faire à ce sujet, quand l’heure est proche où le Christ, sortant du tombeau, va nous en montrer en sa personne le gage et l’accomplissement. Nos catéchumènes sont aussi figurés par ces ossements arides que le souffle du Seigneur va faire revivre tout à l’heure ; et qui, par toute la terre, vont lui former, cette nuit même, un grand peuple.

« O Dieu, qui par les pages des deux Testaments, nous mettez en état de célébrer dignement le Mystère Pascal, donnez-nous de comprendre les desseins de votre miséricorde ; afin que les grâces que nous recevons en cette vie nous soient un motif d’espérer fermement les biens futurs. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen. »

HUITIÈME PROPHÉTIE. Isaïe. Chap. IV.

Les sept femmes délivrées de l’opprobre et purifiées de leurs souillures, représentent ici les âmes des catéchumènes sur lesquelles la miséricorde du Seigneur va descendre. Elles désirent porter le nom de leur libérateur ; ce désir sera exaucé. Tous ceux qui remonteront de la fontaine sacrée s’appelleront Chrétiens, nom formé de celui du Christ. Elles se reposeront désormais sur la montagne sainte, à l’abri des orages. Ce séjour de lumière et de rafraîchissement que leur promet le prophète est l’Église, où elles habiteront avec l’Époux céleste.

Après cette lecture, on chante un Trait emprunté aussi à Isaïe, dans lequel le Prophète célèbre les faveurs que le Christ a prodiguées à son Église, qui est sa Vigne chérie, l’objet de son amour et de tous ses soins.

« O Dieu, qui avez déclaré par la bouche de vos saints Prophètes que, dans les enfants de votre Église, c’est vous qui semez la bonne semence et qui cultivez le plant choisi, en tous lieux de votre empire ; accordez à vos peuples qui sont désignés dans vos Écritures sous le nom de Vignes et de Moissons, d’arracher par votre secours les ronces et les épines, afin de produire des fruits en abondance. Par Jésus-Christ notre Seigneur, Amen. »

NEUVIÈME PROPHÉTIE. Exode. Chap. XII.

C’est par le sang de l’Agneau figuratif que le peuple d’Israël a été protégé contre le glaive de l’Ange exterminateur, qu’il a pu sortir de l’Égypte et se mettre en marche vers la terre promise ; c’est par le sang de l’Agneau véritable dont ils seront marqués, que nos catéchumènes vont être délivrés des terreurs de la mort éternelle et de la servitude de Satan. Bientôt ils prendront part au festin où l’on mange la chair de cet Agneau divin ; car nous touchons ù la Pâque du Seigneur, et ils doivent la célébrer avec nous.

« Dieu tout-puissant et éternel, qui vous montrez admirable dans la disposition de toutes vos œuvres : faites comprendre à ceux que vous avez rachetés, que la création du monde qui a eu lieu au commencement n’est pas une plus grande merveille que l’immolation du Christ, notre Pâque, qui a signalé la dernière partie des temps. Lui qui vit et règne avec vous dans les siècles des siècles. Amen. »

DIXIÈME PROPHÉTIE. Jonas. Chap. III.

Ninive est la gentilité couverte de crimes et aveuglée par toutes les erreurs. Dieu a eu pitié d’elle et lui a envoyé les Apôtres au nom de son Fils. A leur voix, elle a abjuré son idolâtrie et ses vices, elle a fait pénitence ; et le Seigneur s’est mis à choisir ses élus dans le sein même de cette cité abandonnée. Nos catéchumènes étaient enfants de Ninive ; et bientôt ils vont être comptés au nombre des enfants de Jérusalem. La grâce du Seigneur et les œuvres de leur pénitence ont prépare cette merveilleuse adoption.

« O Dieu, qui avez réuni tant de nations diverses dans la confession de votre nom, donnez-nous la volonté et le pouvoir de faire ce que vous commandez ; afin que, au sein de votre peuple qui est appelé à la gloire éternelle, tous soient unis par une même foi et par la même sainteté dans les œuvres. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen. »

ONZIÈME PROPHÉTIE. Deutéronome. Chap. XXXI.

La sainte Église, par la lecture de ce passage de Moïse, avertit les catéchumènes de la grandeur des obligations qu’ils sont près de contracter avec Dieu. La grâce de régénération va leur être conférée sur la promesse solennelle qu’ils feront de renoncer à Satan, l’ennemi de Dieu. Qu’ils se montrent fidèles à cette promesse, et qu’ils n’oublient jamais que Dieu est le vengeur de la foi violée.

Après cette lecture, on entonne les premières strophes du sublime Cantique que Moïse récita en présence d’Israël, avant de quitter la terre ; et dans lequel il exprime avec tant de vigueur les châtiments que Dieu exerce sur ceux qui ont osé rompre l’alliance qu’il avait daigné contracter avec eux.

« O Dieu qui êtes la grandeur des humbles et la force des justes ; vous qui, par Moïse votre saint serviteur, avez voulu instruire votre peuple dans ce sacré Cantique, qui est tout à la fois une répétition de votre loi et une instruction pour nous : faites éclater votre puissance sur toutes les nations que vous avez sanctifiées par vos mystères ; apaisez les craintes, répandez la joie : afin que les péchés étant effacés par votre miséricorde, la menace de vos vengeances se transforme en une assurance de salut. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen. »

DOUZIÈME PROPHÉTIE. Daniel. Chap. III.

Une dernière instruction est offerte à nos catéchumènes, avant qu’ils descendent à la fontaine du salut. Il faut qu’ils sachent à quoi ils s’engagent en donnant leurs noms à la milice du Christ. Peut-être un jour seront-ils appelés à confesser leur Dieu devant les puissances de la terre. Sont-ils résolus à souffrir les tourments, à mourir plutôt que de trahir sa cause ? N’y a-t-il pas eu, plus d’une fois, des apostats dans les rangs de ceux dont le baptême avait le plus réjoui l’Église ? Il leur est donc nécessaire de connaître les épreuves qui peuvent les attendre. La sainte Église va relire en leur présence l’histoire des trois jeunes Juifs qui, plutôt que d’adorer la statue du roi de Babylone, préférèrent se laisser jeter dans une fournaise ardente. Depuis la publication de la loi chrétienne, des millions de martyrs ont imité leur exemple. A chaque pas, dans les Catacombes romaines, des peintures retracent l’image de ces trois héros du vrai Dieu. La paix a été rendue à l’Église ; mais le monde est toujours l’ennemi de Jésus-Christ, et qui sait si Julien l’Apostat ne doit pas succéder à Constantin ?

Après cette dernière lecture, l’Évêque prononce l’Oraison, à l’ordinaire ; mais le Diacre n’avertit point l’assemblée de se mettre à genoux. L’Église omet la génuflexion à cet endroit, pour apprendre aux catéchumènes combien ils doivent détester l’idolâtrie des Babyloniens, qui fléchirent le genou devant la statue de Nabuchodonosor.

« Dieu tout-puissant et éternel, unique espérance du monde.qui par la voix de vos Prophètes avez annoncé les mystères qui s’accomplissent en notre temps ; daignez accroître encore l’ardeur des vœux de votre peuple : parce que nul de vos fidèles ne peut faire de progrès dans les vertus, si vous ne l’inspirez vous-même. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen. »

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Vendredi Saint

3 Avril 2015 , Rédigé par Ludovicus

Vendredi Saint

Lecture

Voici ce que dit le Seigneur : Dans leur affliction, ils se lèveront de grand matin pour venir à moi : Venez, et retournons au Seigneur ; car il nous a fait captifs, et il nous délivrera ; il a blessé, et il nous guérira. Il nous rendra la vie après deux jours ; le troisième jour il nous ressuscitera, et nous vivrons en sa présence. Nous saurons, et nous suivrons le Seigneur, afin de le connaître. Son lever sera semblable à l’aurore, et il descendra sur nous comme les pluies de l’automne et du printemps sur la terre. Que te ferai-je, Ephraïm ? Que te ferai-je Juda ? Votre miséricorde est comme la nuée matinale, et comme la rosée qui se dissipe le matin. C’est pourquoi je les ai frappés par les prophètes, je les ai tués par les paroles de ma bouche, et tes jugements éclateront comme la lumière. Car je veux la miséricorde et non le sacrifice, et la connaissance de Dieu plutôt que des holocaustes.

Oraison

O Dieu, qui avez puni la perfidie de Judas et récompensé la confession du larron, faites-nous ressentir l’effet de votre miséricorde, afin que Notre Seigneur Jésus-Christ, qui, dans sa Passion, les a traités tous deux selon leur mérite, détruise en nous les traces du vieil homme et nous accorde la grâce de sa résurrection.

Lecture

En ces jours-là : Le Seigneur dit à Moïse et à Aaron sur la terre d’Égypte : Ce mois-ci sera pour vous le commencement des mois ; ce sera le premier des mois de l’année. Parlez à toute l’assemblée des enfants d’Israël, et dites-leur : Qu’au dixième jour de ce mois, chacun prenne un agneau pour sa famille et pour sa maison. Que s’il n’y a pas dans la maison assez de personnes pour pouvoir manger l’agneau, il en prendra de chez son voisin dont la maison tient à la sienne, autant qu’il en faut pour pouvoir manger l’agneau. Cet agneau sera sans tache ; ce sera un mâle, et il n’aura qu’un an. Vous pourrez prendre un chevreau qui ait ces mêmes conditions. Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour de ce mois, et toute la multitude des enfants d’Israël l’immolera au soir. Ils prendront de son sang, et ils en mettront sur l’un et l’autre poteau et sur le haut des portes des maisons où ils le mangeront. Et cette même nuit ils en mangeront la chair rôtie au feu, et des pains sans levain avec des laitues sauvages. Vous n’en mangerez rien qui soit cru ou qui ait été cuit dans l’eau, mais il sera rôti au feu. Vous en mangerez la tête avec les pieds et les intestins. Et il n’en demeurera rien jusqu’au matin. S’il en reste quelque chose, vous le brûlerez au feu. Voici comment vous le mangerez : Vous vous ceindrez les reins, vous aurez aux pieds des sandales et un bâton à la main, et vous mangerez à la hâte ; car c’est la Pâque (c’est-à-dire le passage) du Seigneur.

Passion selon Saint Jean

En ce temps-là : Jésus se rendit, accompagné de ses disciples, au-delà du torrent de Cédron, où il y avait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples. Judas, qui le trahissait, connaissait aussi ce lieu, parce que Jésus y était souvent allé avec ses disciples. Ayant donc pris la cohorte et des satellites fournis par les Pontifes et les Pharisiens, Judas y vint avec des lanternes, des torches et des armes. Alors Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança et leur dit : "Qui cherchez-vous ?". Ils lui répondirent : "Jésus de Nazareth." Il leur dit : "C’est moi." Or, Judas, qui le trahissait, était là avec eux. Lors donc que Jésus leur eut dit : "C’est moi," ils reculèrent et tombèrent par terre. Il leur demanda encore une fois : "Qui cherchez-vous ?" Et ils dirent : "Jésus de Nazareth.". Jésus répondit : "Je vous l’ai dit, c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci.". Il dit cela afin que fût accomplie la parole qu’il avait dite : "Je n’ai perdu aucun de ceux que vous m’avez donnés.". Alors, Simon-Pierre, qui avait une épée, la tira, et, frappant le serviteur du grand prêtre, il lui coupa l’oreille droite : ce serviteur s’appelait Malchus. Mais Jésus dit à Pierre : "Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je donc pas le calice que mon Père m’a donné ?". Alors la cohorte, le tribun et les satellites des Juifs se saisirent de Jésus et le lièrent. Ils l’emmenèrent d’abord chez Anne parce qu’il était beau-père de Caïphe, lequel était grand-prêtre cette année-là. Or, Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs : "Il est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple.". Cependant Simon-Pierre suivait Jésus avec un autre disciple. Ce disciple, étant connu du grand-prêtre, entra avec Jésus dans la cour du grand-prêtre,. Mais Pierre était resté près de la porte, en dehors. L’autre disciple, qui était connu du grand-prêtre sortit donc, parla à la portière, et fit entrer Pierre. Cette servante, qui gardait la porte, dit à Pierre : "N’es-tu pas, toi aussi, des disciples de cet homme ?" Il dit : "Je n’en suis point.". Les serviteurs et les satellites étaient rangés autour d’un brasier, parce qu’il faisait froid, et ils se chauffaient. Pierre se tenait aussi avec eux, et se chauffait. Le grand-prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine. Jésus lui répondit : "J’ai parlé ouvertement au monde ; j’ai toujours enseigné dans la synagogue et dans le temple, où tous les Juifs s’assemblent, et je n’ai rien dit en secret. Pourquoi m’interroges-tu ? Demande à ceux qui m’ont entendu, ce que je leur ai dit ; eux ils savent ce que j’ai enseigné.". A ces mots, un des satellites qui se trouvait là, donna un soufflet à Jésus, en disant : "Est-ce ainsi que tu réponds au grand-prêtre ?". Jésus lui répondit : "Si j’ai mal parlé, fais voir ce que j’ai dit de mal ; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ?". Anne avait envoyé Jésus lié à Caïphe, le grand-prêtre. Or, Simon-Pierre était là, se chauffant. Ils lui dirent : "N’es-tu pas, toi aussi, de ses disciples ?". Un des serviteurs du grand-prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, lui dit : "Ne t’ai-je pas vu avec lui dans le jardin ?". Pierre nia de nouveau et aussitôt le coq chanta. Ils conduisirent Jésus de chez Caïphe au prétoire : c’était le matin. Mais ils n’entrèrent pas eux-mêmes dans le prétoire, pour ne pas se souiller et afin de pouvoir manger la Pâque. Pilate sortit donc vers eux, et dit : "Quelle accusation portez-vous contre cet homme ?". Ils lui répondirent : "Si ce n’était pas un malfaiteur, nous ne te l’aurions pas livré.". Pilate leur dit : "Prenez-le vous-mêmes, et jugez-le selon votre loi." Les Juifs lui répondirent : "Il ne nous est pas permis de mettre personne à mort." :. Afin que s’accomplît la parole que Jésus avait dite, lorsqu’il avait indiqué de quelle mort il devait mourir. Pilate donc, étant rentré dans le prétoire, appela Jésus, et lui dit : "Es-tu le roi des Juifs ?". Jésus répondit : "Dis-tu cela de toi-même, ou d’autres te l’ont-ils dit de moi ?". Pilate répondit : "Est-ce que je suis Juif ? Ta nation et les chefs des prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu fait ?". Jésus répondit : "Mon royaume n’est pas de ce monde ; si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour que je ne fusse pas livré aux Juifs, mais maintenant mon royaume n’est point d’ici-bas.". Pilate lui dit : "Tu es donc roi ?" Jésus répondit : "Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité : quiconque est de la vérité écoute ma voix.". Pilate lui dit : "Qu’est-ce que la vérité ?" Ayant dit cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit :. "Pour moi, je ne trouve aucun crime en lui. Mais c’est la coutume qu’à la fête de Pâque je vous délivre quelqu’un. Voulez-vous que je vous délivre le roi des Juifs ?". Alors tous crièrent de nouveau : "Non, pas lui, mais Barabbas." Or, Barabbas était un brigand. Alors Pilate prit Jésus et le fit flageller. Et les soldats ayant tressé une couronne d’épines, la mirent sur sa tête, et le revêtirent d’un manteau de pourpre ;. Puis s’approchant de lui, ils disaient : "Salut, roi des Juifs !" et ils le souffletaient. Pilate sortit encore une fois et dit aux Juifs : "Voici que je vous l’amène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime.". Jésus sortit donc, portant la couronne d’épines et le manteau d’écarlate, et Pilate leur dit : "Voici l’homme.". Lorsque les Princes des prêtres et les satellites le virent, ils s’écrièrent : "Crucifie-le, crucifie-le !" Pilate leur dit : "Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; car pour moi, je ne trouve aucun crime en lui.". Les Juifs lui répondirent : "Nous avons une loi, et d’après notre loi, il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu". Ayant entendu ces paroles, Pilate fut encore plus effrayé. Et rentrant dans le prétoire, il dit à Jésus : "D’où es-tu ?" Mais Jésus ne lui fit aucune réponse. Pilate lui dit : "C’est à moi que tu ne parles pas ? Ignores-tu que j’ai le pouvoir de te délivrer et le pouvoir de te crucifier ?". Jésus répondit : "Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir, s’il ne t’avait pas été donné d’en haut. C’est pourquoi celui qui m’a livré à toi a un plus grand péché.". Dès ce moment, Pilate cherchait à le délivrer. Mais les Juifs criaient, disant : "Si tu le délivres, tu n’es point ami de César ; quiconque se fait roi, se déclare contre César.". Pilate, ayant entendu ces paroles, fit conduire Jésus dehors, et il s’assit sur son tribunal, au lieu appelé Lithostrotos, et en hébreu Gabbatha. C’était la Préparation de la Pâque, et environ la sixième heure. Pilate dit aux Juifs : "Voici votre roi.". Mais ils se mirent à crier : "Qu’il meure ! Qu’il meure ! Crucifie-le." Pilate leur dit : "Crucifierai-je votre roi ?" les Princes des prêtres répondirent : "Nous n’avons de roi que César.". Alors il le leur livra pour être crucifié. Et ils prirent Jésus et l’emmenèrent. Jésus, portant sa croix, arriva hors de la ville au lieu nommé Calvaire, en Hébreu Golgotha ;. C’est là qu’ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate fit aussi une inscription, et la fit mettre au haut de la croix ; Elle portait ces mots : "Jésus de Nazareth, le roi des Juifs.". Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, car le lieu où Jésus avait été crucifié était près de la ville, et l’inscription était en hébreu, en grec et en latin. Or les princes des prêtres des Juifs dirent à Pilate : "Ne mets pas : Le roi des Juifs, mais que lui-même a dit : Je suis le roi des Juifs.". Pilate répondit : "Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit.". Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une pour chacun d’eux. Ils prirent aussi sa tunique : c’était une tunique sans couture, d’un seul tissu depuis le haut jusqu’en bas. Ils se dirent donc entre eux : "Ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera." ; afin que s’accomplît cette parole de l’Écriture : "Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont tiré ma robe au sort." C’est ce que firent les soldats. Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie-Madeleine. Jésus ayant vu sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : "Femme, voilà votre fils.". Ensuite il dit au disciple : "Voilà votre mère." Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, Jésus sachant que tout était maintenant consommé, afin que l’Écriture s’accomplît, dit : "J’ai soif.". Il y avait là un vase plein de vinaigre ; les soldats en remplirent une éponge, et l’ayant fixée au bout d’une tige d’hysope, ils l’approchèrent de sa bouche. Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : "Tout est consommé", et baissant la tête il rendit l’esprit(Ici, on se met à genoux et on fait une pause).Or, comme c’était la Préparation, de peur que les corps ne restassent sur la croix pendant le sabbat, car le jour de ce sabbat était très solennel, les Juifs demandèrent à Pilate qu’on rompît les jambes aux crucifiés et qu’on les détachât. Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jambes du premier, puis de l’autre qui avait été crucifié avec lui. Mais quand ils vinrent à Jésus, le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes. Mais un des soldats lui transperça le côté avec sa lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau. Et celui qui l’a vu en rend témoignage, et son témoignage est vrai ; et il sait qu’il dit vrai, afin que vous aussi vous croyiez. Car ces choses sont arrivées afin que l’Écriture fut accomplie : "Aucun de ses os ne sera rompu.". Et il est encore écrit ailleurs : "Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé.". Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate d’enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc, et prit le corps de Jésus. Nicodème, qui était venu la première fois trouver Jésus de nuit, vint aussi, apportant un mélange de myrrhe et d’aloès, d’environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus, et l’enveloppèrent dans des linges, avec les aromates, selon la manière d’ensevelir en usage chez les Juifs. Or, au lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans le jardin un sépulcre neuf, où personne n’avait encore été mis. C’est là, à cause de la Préparation des Juifs, qu’ils déposèrent Jésus, parce que le sépulcre était proche.

 

Vendredi Saint

Grandes oraisons

Prions, mes très chers frères, pour la sainte Église de Dieu et supplions le Seigneur de lui donner la paix et l’union et de la garder par toute la terre, en lui assujettissant les principautés et les puissances ; qu’il nous accorde une vie calme et tranquille, afin que nous glorifiions à jamais Dieu le Père tout-puissant

Dieu tout-puissant et éternel, qui par le Christ avez révélé votre gloire à toutes les nations, conservez l’œuvre de votre miséricorde, afin que votre Église, répandue par toute la terre, persévère avec une ferme foi dans la confession de votre Nom.

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Dieu tout-puissant et éternel, tous les pouvoirs et le gouvernement de tous les peuples sont entre vos mains : regardez avec bienveillance ceux qui exercent sur nous l’autorité, afin que sous la protetion de votre main, la religion chrétienne garde partout sa pureté, et que la patrie connaisse toujours la sécurité.

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Prions le Dieu le Père tout-puissant, mes très chers frères, qu’il veuille bien purger le monde de toute erreur, dissiper les maladies, chasser la famine, ouvrir les prisons, rompre les liens des captifs, accorder aux voyageurs un heureux retour, rendre la santé aux malades et accorder aux navigateurs un port salutaire.

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Prions également pour les hérétiques et les schismatiques, afin que le Seigneur notre Dieu dissipe toutes leurs erreurs et daigne les ramener à notre Mère la sainte Église catholique et apostolique.

Dieu tout-puissant éternel, qui sauvez tous les hommes et qui ne voulez pas qu’aucun périsse, jetez les yeux sur les âmes qui ont été séduites par les artifices du démon, afin que, déposant la perversité hérétique, leurs cœurs égarés viennent à résipiscence et retournent à l’unité de votre vérité.

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Prions même pour les Juifs incrédules, afin que le Seigneur, notre Dieu, enlève le voile qui couvre leur cœur et qu’ils reconnaissent avec nous Notre Seigneur Jésus-Christ.

Dieu tout-puissant et éternel, qui, dans votre miséricorde, ne repoussez pas même l’incrédulité des les Juifs, exaucez les prières que nous vous adressons au sujet de l’aveuglement de ce peuple, afin que, reconnaissant la lumière de votre vérité, qui est Jésus-Christ, ils soient enfin tirés de leurs ténèbres.

.......

Prions enfin pour les païens, afin que le Dieu tout-puissant ôte l’iniquité de leurs cœurs et que, abandonnant leurs idoles, ils se convertissent au Dieu vivant et véritable et à son Fils unique, Jésus-Christ notre Dieu et notre Seigneur.

Dieu tout-puissant et éternel, qui ne voulez pas la mort, mais la vie des pécheurs, exaucez la prière que nous vous faisons en faveur des idolâtres ; délivrez-les du culte des idoles et donnez-leur place dans votre sainte Église pour l’honneur et la gloire de votre Nom.

 

Vendredi Saint
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JEUDI SAINT IN CENA DOMINI

2 Avril 2015 , Rédigé par Ludovicus

JEUDI SAINT IN CENA DOMINI

Epître

Mes frères, lorsque vous vous assemblez comme vous faites, ce n’est plus manger le souper du Seigneur. Car chacun se hâte de prendre son repas à part. Et ainsi l’un n’a rien à manger tandis que l’autre fait des excès. N’avez-vous donc pas vos maisons pour y boire et pour y manger ? ou méprisez-vous l’Église de Dieu et voulez-vous faire honte à ceux qui n’ont rien ? Que vous dirai-je à ce sujet ? Faut-il vous louer ? Non, je ne vous en loue point. C’est du Seigneur même que j’ai appris ce que je vous ai enseigné à mon tour : à savoir, que le Seigneur Jésus, dans la nuit même où il fut livré, prit du pain et, ayant rendu grâces, le rompit et dit : Prenez et mangez, ceci est mon corps, qui sera livré pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. Il prit de même le calice, après avoir soupe, et il dit : Ce calice est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi, toutes les fois que vous le boirez. En effet, toutes les fois que vous mangerez de ce pain et que vous boirez de ce calice, vous annoncerez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne.

Or, quiconque mangera de ce pain ou boira le calice du Seigneur indignement sera coupable du corps et du sang du Seigneur. Que l’homme donc s’éprouve soi-même et qu’ainsi il mange de ce pain et boive de ce calice. Car celui qui le mange et le boit indignement, mange et boit sa propre condamnation, ne faisant pas le discernement qu’il doit du corps du Seigneur. C’est pour cela que parmi vous beaucoup sont débiles et languissants et que plusieurs sont morts. Si nous nous examinions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés de Dieu. Mais le Seigneur nous juge et nous châtie, afin que nous ne soyons pas condamnés avec ce monde.

Evangile

Avant la fête de Pâque, Jésus sachant que son heure était venue de passer de ce monde à son Père, comme il avait aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’à l’excès. Et après le souper, le démon ayant déjà mis dans le cœur de Judas Iscariote, fils de Simon, le dessein de le trahir, Jésus, qui savait que son Père lui avait donné tout pouvoir, qu’il était sorti de Dieu et qu’il retournait à Dieu, se leva de table, ôta son manteau et, ayant pris un linge, il s’en ceignit. Puis il versa de l’eau dans un bassin, il se mit à laver les pieds de ses disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait attaché autour de lui. Il vint donc à Simon-Pierre. Mais Pierre lui dit : « Quoi, Seigneur, vous me laveriez les pieds ! » Jésus lui répondit : « Vous ne comprenez pas maintenant ce que je fais, mais vous le saurez bientôt. » Pierre lui dit : « Jamais vous ne me laverez les pieds. » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi. » Simon Pierre lui dit : « Seigneur, non seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête. » Jésus lui dit : « Celui que le bain a déjà purifié n’a besoin que de se laver les pieds ; il est pur dans tout son corps ; pour vous, vous êtes purs, mais non pas tous. » Il connaissait celui qui le devait trahir, c’est pourquoi il dit : Vous n’êtes pas tous purs. Après donc qu’il leur eut lavé les pieds et qu’il eut repris son manteau, il se remit à table et leur dit : « Savez-vous ce que je viens de faire ? Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez, vous aussi vous laver les pieds les uns aux autres. Car je vous ai donné l’exemple, afin que, comme je vous ai fait, vous fassiez aussi.

 

Je vous donne un commandement nouveau, qui est que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés, dit le Seigneur.

Heureux ceux dont la voie est pure et qui marchent dans la loi du Seigneur.

Le rite du lavement des pieds se faisait autrefois après la messe de la Cène, et le pape le faisait non à Saint-Jean de Latran mais au Vatican. Il se fait depuis la réforme de 1955 après l’homélie de la messe, et dans toutes les églises où on le souhaite, alors qu’il ne se faisait que dans les cathédrales et les monastères.  Tout ceci explique que ce sont seulement des hommes (catholiques), auxquels le pape, l’évêque, le prêtre, lave les pieds. Cela est précisé dans tous les textes, y compris le Missel romain de 2011. Du reste, en 2008, la Congrégation pour le culte divin avait souligné qu’il s’agissait bien d’hommes, de mâles, comme c’est très clair dans le Cérémonial des évêques de 1984.

Le rite du lavement des pieds se faisait autrefois après la messe de la Cène, et le pape le faisait non à Saint-Jean de Latran mais au Vatican. Il se fait depuis la réforme de 1955 après l’homélie de la messe, et dans toutes les églises où on le souhaite, alors qu’il ne se faisait que dans les cathédrales et les monastères. Tout ceci explique que ce sont seulement des hommes (catholiques), auxquels le pape, l’évêque, le prêtre, lave les pieds. Cela est précisé dans tous les textes, y compris le Missel romain de 2011. Du reste, en 2008, la Congrégation pour le culte divin avait souligné qu’il s’agissait bien d’hommes, de mâles, comme c’est très clair dans le Cérémonial des évêques de 1984.

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Mercredi Saint

1 Avril 2015 , Rédigé par Ludovicus

Mercredi Saint

Collecte

Faites, nous vous en prions, Dieu tout-puissant, que sans cesse affligés par nos débordements, nous soyons libérés par la passion de votre Fils.

Lecture

Le prophète Isaïe annonce les deux avènements du Christ

Voici ce que le Seigneur Dieu a dit : Dites à la fille de Sion : "Voici que ton Sauveur vient ; voici que sa récompense est avec Lui." Qui est celui-là qui vient d’Edom, de Bosra en habits écarlates ? Il est magnifique dans son vêtement, il se redresse dans la grandeur de sa force. C’est moi, qui parle avec justice, et qui suis puissant pour sauver. Pourquoi y a-t-il du rouge à ton vêtement, et tes habits sont-ils comme ceux du pressureur ?Au pressoir j’ai foulé seul, et, parmi les peuples, personne n’a été avec moi. Et je les ai foulés dans ma colère, piétinés dans ma fureur ; le jus en a jailli sur mes habits, et j’ai souillé tout mon vêtement. Car un jour de vengeance était dans mon coeur, et l’année de ma rédemption était venue. J’ai regardé, et personne pour m’aider ; j’étais étonné, et personne pour me soutenir. Alors mon bras m’a sauvé, et ma fureur m’a soutenu. J’ai écrasé les peuples dans ma colère, et je les ai enivrés de ma fureur, et j’ai fait couler leur sang à terre." Je célébrerai les miséricordes du Seigneur, les louanges du Seigneur, selon tout ce que le Seigneur a fait pour nous, lui notre Dieu.

En ces jours-là, Isaïe dit : Qui a cru ce que nous avons entendu, et à qui le bras du Seigneur a-t-il été révélé ? Il s’est élevé devant lui comme un frêle arbrisseau ; comme un rejeton gui sort d’une terre desséchée ; il n’avait ni forme ni beauté pour attirer nos regards, ni apparence pour exciter notre amour. Il était méprisé et abandonné des hommes, homme de douleurs et familier de la souffrance, comme un objet devant lequel on se voile la face ; en butte au mépris, nous n’en faisions aucun cas. Vraiment c’était nos maladies qu’il portait, et nos douleurs dont il s’était chargé ; et nous, nous le regardions comme un puni, frappé de Dieu et humilié. Mais lui, il a été transpercé à cause de nos péchés, broyé à cause de nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix a été sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun de nous suivait sa propre voie ; et le Seigneur a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. On le maltraite, et lui se soumet et n’ouvre pas la bouche, semblable à l’agneau qu’on mène à la tuerie, et à la brebis muette devant ceux qui la tondent ; il n’ouvre point la bouche. Il a été enlevé par l’oppression et le jugement, et, parmi ses contemporains, qui a pensé qu’il était retranché de la terre des vivants, que la plaie le frappait à cause des péchés de mon peuple ? On lui a donné son sépulcre avec les méchants, et dans sa mort il est avec le riche, alors qu’il n’a pas commis d’injustice, et qu’il n’y a pas de fraude dans sa bouche.

Il a plu au Seigneur de le briser par la souffrance ; mais quand son âme aura offert le sacrifice expiatoire, il verra une postérité, il prolongera ses jours, et le dessein du Seigneur prospérera dans ses mains. A cause des souffrances de son âme, il verra et se rassasiera. Par sa connaissance le juste, mon Serviteur, justifiera beaucoup d’hommes, et lui-même se chargera de leurs iniquités. C’est pourquoi je lui donnerai sa part parmi les grands ; il partagera le butin avec les forts. Parce qu’il a livré son âme à la mort et qu’il a été compté parmi les malfaiteurs ; et lui-même a porté la faute de beaucoup, et il intercédera pour les pécheurs.

Passion selon saint Luc

En ce temps-là : Etant sorti, Jésus s’en alla, comme de coutume, vers le mont des Oliviers ; les disciples aussi l’accompagnèrent. Lorsqu’il fut à l’endroit, il leur dit : "Priez afin de ne pas entrer en tentation." Et il s’éloigna d’eux environ d’un jet de pierre ; et, s’étant mis à genoux, il priait, disant : "Père, si vous voulez, détournez de moi ce calice. Cependant, que ce ne soit pas ma volonté, mais la vôtre qui soit faite." Et lui apparut, (venant) du ciel, un ange qui le réconfortait. Et, se trouvant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des gouttes de sang, qui tombaient sur la terre. S’étant relevé de (sa) prière, il vint vers les disciples, qu’il trouva plongés dans le sommeil à cause de la tristesse. Et il leur dit : "Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez, afin que vous n’entriez point en tentation." Comme il parlait encore, voici (venir) une foule, et le nommé Judas, l’un des Douze, les précédait. Il s’approcha de Jésus pour lui donner un baiser. Et Jésus lui dit : "Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme !" Ceux qui étaient autour de lui, voyant ce qui allait arriver, dirent : "Seigneur, si nous frappions du glaive ?" Et l’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre et lui emporta l’oreille droite. Jésus répondit : "Laissez faire jusque là !" Et touchant l’oreille, il le guérit. Et Jésus dit à ceux qui étaient venus contre lui, grands prêtres, commandants du temple et anciens : "Comme contre un brigand, vous êtes sortis avec des glaives et des bâtons ! Alors que chaque jour j’étais avec vous dans le temple, vous n’avez pas porté les mains sur moi. Mais c’est (maintenant) votre heure et la puissance des Ténèbres." S’étant saisis de lui, ils l’emmenèrent et le firent entrer dans la maison du grand prêtre. Or Pierre suivait de loin. Ayant allumé du feu au milieu de la cour, ils s’assirent autour, et Pierre s’assit parmi eux. Une servante, qui le vit assis près de la flamme, le dévisagea et dit : "Celui-là aussi était avec lui." Mais il nia, en disant : "Femme, je ne le connais point." Un peu après, un autre, l’ayant vu, dit : "Toi aussi, tu en es." Mais Pierre dit : "Homme, je n’en suis point." Et une heure environ s’étant écoulée, un autre affirma avec force : " our sûr, celui-là aussi était avec lui ; aussi bien, il est Galiléen." Pierre dit : "Homme, je ne sais ce que tu dis." Et à l’instant, comme il parlait encore, un coq chanta. Et le Seigneur, s’étant retourné, arrêta son regard sur Pierre, et Pierre se souvint de la parole du Seigneur, comme il lui avait dit : "Avant que le coq ait chanté aujourd’hui, tu me renieras trois fois." Et étant sorti, il pleura amèrement. Et ceux qui le tenaient se moquaient de lui et le frappaient. Et lui ayant voilé le visage, ils l’interrogeaient, disant : "Prophétise ! Quel est celui qui t’a frappé ?" Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres injures. Quand il fit jour, se réunit le conseil des anciens du peuple, grands prêtres et scribes ; et ils l’amenèrent à leur tribunal. Ils dirent : "Si tu es le Christ, dis-le-nous." Il leur dit : "Si je vous le dis, vous ne le croirez pas ; et si je vous interroge, vous ne répondrez pas. Mais dès maintenant le Fils de l’homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu." Ils dirent tous : "Tu es donc le Fils de Dieu ?" Il leur répondit : "Vous le dites : je le suis." Et ils dirent : "Qu’avons-nous encore besoin de témoignage ? Car nous l’avons nous-mêmes entendu de sa bouche." Alors toute l’assemblée s’étant levée, ils le menèrent à Pilate ; et ils se mirent à l’accuser, en disant : "Nous avons trouvé que cet homme détourne notre nation en l’empêchant de payer les impôts à César et en disant de lui-même qu’il est Christ-roi." Pilate l’interrogea, disant : "Es-tu le roi des Juifs ?" Jésus lui répondit : "Tu le dis." Pilate dit aux grands prêtres et aux foules : "Je ne trouve rien de coupable en cet homme." Mais eux insistaient avec force, disant : "Il soulève le peuple, enseignant par toute la Judée, depuis la Galilée, où il a commencé, jusqu’ici." A ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen ; et apprenant qu’il était de la juridiction d’Hérode, il le renvoya à Hérode, qui, lui aussi, était à Jérusalem en ces jours-là. Hérode, en voyant Jésus, se réjouit fort, car depuis longtemps il avait le désir de le voir, pour ce qu’il entendait dire de lui, et il espérait lui voir faire quelque miracle. Il lui adressa beaucoup de questions, mais lui ne répondit rien. Or les grands prêtres et les scribes se trouvaient là, l’accusant avec force. Hérode le traita avec mépris, ainsi que ses hommes d’armes, se moqua de lui et, après l’avoir revêtu d’un vêtement de couleur éclatante, il le renvoya à Pilate. En ce jour même, Hérode et Pilate devinrent amis, eux qui auparavant étaient en inimitié entre eux. Pilate, ayant convoqué les grands prêtres, les chefs et le peuple, leur dit : "Vous m’avez amené cet homme comme détournant le peuple ; or j’ai instruit l’affaire devant vous et je n’ai rien trouvé de coupable en cet homme quant aux choses dont vous l’accusez ; ni Hérode non plus, car il nous l’a renvoyé ; c’est bien qu’il n’a rien fait qui mérite la mort. Je le relâcherai donc après l’avoir fait châtier." Or il était obligé, à chaque fête, de leur relâcher quelqu’un. Mais tous ensemble ils crièrent : "Fais mourir celui-ci, et relâche-nous Barabbas !" lequel était en prison à cause d’une sédition qui avait eu lieu dans la ville et d’un meurtre. Et de nouveau Pilate, qui désirait relâcher Jésus, s’adressa à eux ; mais ils clamaient, disant : "Crucifie ! crucifie-le !" Pour la troisième fois, il leur dit : "Qu’a-t-il donc fait de mal ? Je n’ai rien trouvé en lui qui mérite la mort. Donc, après l’avoir fait châtier, je le relâcherai." Mais ils insistaient avec de grands cris, demandant qu’il fût crucifié, et leurs cris allaient grandissant. Alors Pilate décréta qu’il serait fait selon leur demande. Il relâcha celui qui avait été mis en prison pour sédition et meurtre, qu’ils demandaient, et il livra Jésus à leur volonté. Comme ils l’emmenaient, ils saisirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait de la campagne, et ils le chargèrent de la croix, pour qu’il la portât derrière Jésus. Or, il était suivi d’une grande masse du peuple et de femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. Se tournant vers elles, Jésus dit : "Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, mais pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants, car voici venir des jours où l’on dira : Heureuses les stériles, et les entrailles qui n’ont point enfanté et les mamelles qui n’ont point allaité ! Alors on se mettra à dire aux montagnes : Tombez sur nous ! et aux collines : Recouvrez-nous ! Car, si l’on traite ainsi le bois vert, qu’en sera-t-il du sec ?" On menait aussi deux autres, des malfaiteurs, pour être exécutés avec lui. Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé Calvaire, ils l’y crucifièrent, ainsi que les malfaiteurs, l’un à droite, l’autre à gauche. Et Jésus disait : "Père, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font." Et se partageant ses vêtements, ils les tirèrent au sort. Le peuple se tenait là et regardait. Même les chefs raillaient, disant : "Il en a sauvé d’autres, qu’il se sauve lui-même, s’il est le Christ de Dieu, l’Élu !" Les soldats aussi se moquèrent de lui, s’avançant pour lui présenter du vinaigre, et disant : "Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même !" Il y avait aussi au-dessus de lui une inscription en caractères grecs, latins et hébraïques : "Celui-ci est le roi des Juifs." Or, l’un des malfaiteurs, mis en croix l’injuriait, disant : "N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même et sauve-nous !" Mais l’autre le reprenait, disant : "Tu n’as pas même la crainte de Dieu, toi qui subis la même condamnation ! Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce que méritent les choses que nous avons faites ; mais lui n’a rien fait de mal." Et il dit : "Jésus, souvenez-vous de moi, quand vous reviendrez avec votre royauté." Et il lui dit : "Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis." Il était alors environ la sixième heure, et il se fit des ténèbres sur la terre entière jusqu’à la neuvième heure, le soleil s’étant éclipsé, et le voile du sanctuaire se fendit par le milieu. Et Jésus clama d’une voix forte : "Père, je remets mon esprit entre vos mains." Et, ce disant, il expira. Le centurion, ayant vu ce qui s’était passé, glorifia Dieu, disant : "Réellement, cet homme était un juste." Et toutes les foules rassemblées à ce spectacle, après voir regardé ce qui s’était passé, s’en retournaient en se frappant la poitrine. Tous ceux de sa connaissance se tenaient à distance, ainsi que les femmes qui l’avaient suivi depuis la Galilée, pour voir (tout) cela.

Et alors un homme, nommé Joseph, qui était membre du conseil, homme bon et juste, il n’avait donné son assentiment à leur résolution ni à leur acte, d’Arimathie, ville juive, qui attendait le royaume de Dieu, cet (homme) alla trouver Pilate pour lui demander le corps de Jésus ; il le descendit, l’enveloppa d’un linceul, et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne n’avait encore été mis.

Bréviaire 1 leçon

Seigneur, attente d’Israël : tous ceux qui vous abandonnent seront confondus ; ceux qui se retirent de vous seront écrits sur la terre, parce qu’ils ont abandonné la source des eaux vives, le Seigneur. Guérissez-moi, Seigneur, et je serai guéri ; sauvez-moi, et je serai sauvé ; parce que ma louange, c’est vous. Voilà qu’eux-mêmes me disent : Où est la parole du Seigneur ? qu’elle vienne. Et moi je n’ai pas été troublé, en vous suivant comme pasteur ; et le jour d’un homme, je ne l’ai pas désiré, vous le savez. Ce qui est sorti de mes lèvres a été juste en votre présence. Ne me soyez pas à effroi ; mon espoir, c’est vous, au jour de l’affliction. Qu’ils soient confondus, ceux qui me persécutent, et que je ne sois pas confondu moi-même ; qu’ils tremblent de peur, eux, et que je n’en tremble pas moi même ; amenez sur eux un jour d’affliction, et d’un double brisement, brisez-les.

 

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Prières, plus que jamais utiles, en ces temps troublés

31 Mars 2015 , Rédigé par Ludovicus

PRIÈRE FINALE DU CHEMIN DE LA CROIX

Père Éternel, je vous offre le Sang très précieux de Jésus-Christ, pour l'expiation de mes péchés, le soulagement des âmes du Purgatoire et les besoins de la Sainte Église.  Amen !

 

INDULGENCE DE LA BONNE MORT (Saint Pie X)

Ô Jésus, adorant votre dernier soupir, je vous prie de recevoir le mien.  Ignorant actuellement si j'aurai le libre usage de mon intelligence quand je quitterai ce monde, je vous offre, dès maintenant mon agonie et toutes les douleurs de mon trépas.  Vous êtes mon Père et mon Sauveur.  Je remets mon âme entre vos mains.  Je désire que mon dernier moment soit uni à celui de votre mort et que le dernier battement de mon Cœur soit un acte de pur Amour pour Vous.  

Seigneur, mon Dieu, j'accepte dès aujourd'hui, de votre main, volontiers et de grand Cœur, le genre de mort qu'il vous plaira de m'envoyer, avec toutes ses angoisses, ses peines et ses douleurs. Amen !

  

INDULGENCE PLEINIÈRE EN FAVEUR D'UN DÉFUNT

 Ô bon et très doux Jésus, prosterné à genoux en votre présence, je vous prie et vous conjure, avec toute l'ardeur de mon âme, de daigner imprimer en mon Cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes péchés et une volonté très ferme de m'en corriger.  Pendant que je considère en moi-même, et que je contemple en esprit vos cinq plaies, avec une grande affliction et une grande douleur, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David mettait déjà sur vos lèvres, O bon Jésus :  « Ils ont percé Mes mains et Mes pieds,Ils ont compté tous Mes os ».

Pater noster...  Ave Maria...  Gloria Patri...  aux intentions du Pape. Amen !

 

LA SOUFFRANCE AU SERVICE DE L'ÉGLISE

Miséricordieux Jésus, qui par Amour pour nous, avez sauvé l'humanité en souffrant et en mourant sur la Croix, daignez accepter par Notre-Dame des douleurs ma vie de souffrance pour le salut du monde. Agréez l'offrande de ma Croix, unie à la votre, pour féconder le ministère de vos prêtres et hâter l'avènement universel de Votre règne de Lumière, d'Amour et de Paix.  Fiat !  Mon Dieu, pour l'Église, pour vos prêtres et les âmes. Amen !

 

CONSÉCRATION AUX PLAIES DE JÉSUS-CHRIST

Dieu tout Puissant qui avez voulu vous incarner

Dans une de vos créatures par amour pour moi,

Afin de supporter l'insupportable,

Je vous consacre ma vie et mon éternité.  +

 

Ô saintes plaies des mains de Jésus-Christ,

Je vous consacre mes mains,

Afin de travailler toujours à votre gloire.  +

 

Ô saintes plaies des pieds de Jésus-Christ,

Je vous consacre mes pieds,

Afin de marcher toujours à votre suite.  +

 

Ô saintes plaies du dos de Jésus-Christ,

Je vous consacre ma chair,

Afin qu'elle soit toujours soumise

A Votre Divine Volonté +

 

Ô saintes plaies de la tête de Jésus-Christ,

Je vous consacre mon esprit,

Afin que mon intelligence

Ne soit pas un obstacle à ma sanctification.  +

 

Ô saintes plaies du Cœur de Jésus-Christ,

Je vous consacre mon Cœur,

Afin que, désormais uni au votre,

Il déborde d'amour pour les hommes, mes frères.  +

 

Ô très Précieux Sang de Jésus-Christ,

Je vous consacre tout mon sang,

Afin que désormais ne coule dans mes veines,

Que Foi, Espérance et Charité.  +

Amen !

 

 

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